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Remise ferroviaire dite rotonde de Chambéry

Dossier IA73002502 réalisé en 2008

Fiche

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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication
Dénominationsremise ferroviaire
Aire d'étude et cantonRhône-Alpes patrimoine industriel - Chambéry
AdresseCommune : Chambéry
Adresse : avenue de la
Boisse
Cadastre : 1999

La rotonde monumentale couverte du dépôt des locomotives à Chambéry a été construite à partir de 1906 et mise en service en 1910. La compagnie de chemin de fer du P.L.M. signe un marché de construction de la rotonde avec la société des fonderies et ateliers de Fourchambault (Nièvre). La nouvelle construction de conception éprouvée par les travaux des ingénieurs Eiffel et Séjourné dans le domaine de la construction métallique est audacieuse. La rotonde se situe dans le quartier de la Cassine, en bout de gare direction Aix-les-Bains. Sa conception est audacieuse : fondations spéciales en zone marécageuse, ossature métallique articulée sur une surface de 110 m. de diamètre dont 55 pour une coupole centrale culminant à plus de 34 m., charpente métallique articulée de type Eiffel de 800 tonnes, couverte en ardoises de Maurienne. De plus, ce bâtiment est le seul de ce type en France encore en fonction, abritant 72 locomotives sur ses 36 voies. Un pont plaque de 24 m. permet la desserte de 36 voies rayonnantes et le passage des locomotives dans l'atelier adjacent. Après la Seconde Guerre mondiale, l'entretien du bâtiment est peu à peu délaissé par la SNCF. En 1996, un contrôle technique du bâtiment laisse apparaître des dégradations importantes au niveau de la coupole et de la partie annulaire qui montrent l'urgence des travaux de restauration. Cette restauration se heurte à deux obstacles : un technique et l'autre financier. La couverture des rotonde n'étant plus une nécessité technique pour la SNCF depuis l'abandon de la traction à vapeur (dès 1927 apparition des premières locomotives électriques), seul l'entretien de la partie au sol a été assuré, la démolition de l'ouvrage ayant été envisagé en 1982. L'appui des associations et des salariés de la SNCF (monsieur Georges Jenny en tête) permettront de sauver la rotonde. La fonction technique du bâtiment, réfection de la partie annulaire va être pris en charge par la SNCF (2,4 millions d'euros) permettra ainsi de protéger le pont tournant et les agents travaillant à ce poste. (suite de la restauration : partie coupole financée par l'Etat en cours).

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Dates1906, daté par source
Auteur(s)Auteur : société des fonderies et ateliers de Fourchambault
société des fonderies et ateliers de Fourchambault
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maître de l'oeuvre

La rotonde se compose en deux partie : une partie en ossature métallique de 55 m. de diamètre en forme de coupole reposant sur 18 piliers métalliques montés sur des tourillons, le socle de ceux-ci étant fixés dans des blocs de ciment enfouis à 9 m. et reposants sur des pieux de bois de 8 m. Les fermes de la coupole se composent d'arcs à trois articulations de 55 m. de portée et de 27 m. de flèche. Une rosace maintient les fermes entre elles au sommet de la coupole à 27, 60 m. du sol, un lanterneau vitré repose dessus portant ainsi la hauteur de la coupole à 34, 20 mètres. Des barres de contreventement empêchent la coupole de vriller sous la pression du vent. Des voûtes en pierres de taille pour une hauteur de 5,60 m. répartissent les charges de la structure métallique supérieure. Une partie annulaire de 26,50 m. de largeur supportée du côté extérieur par un mur polygonal d'enceinte et du côté intérieur par les mêmes piliers que la coupole. Les appareils d'appui des axes sont à rotule. Chaque appareil est fixé à la maçonnerie par des boulons. Une poutre ceinture reliant les piliers entre euxest en forme de I, constitué par des tôles et treillis en croix de Saint-André. Un chassis fitré règne sur tout le pourtour entre les poutres ceinture et la panne voisine, de plus un lanterneau vitré est placé au droit de chaque ferme intermédiaire. Le diamètre total de l'ensemble représente un diamètre de 109 m., sa hauteur totale est de 34,20 m., le poids de la charpente métallique représente environ700 tonnes. La couverture de l'ensemble est en ardoise sur un double voligeage.

Mursciment
fer
bois
pierre
Toitardoise
Étagesen rez-de-chaussée
Couverturesdôme circulaire
État de conservationbon état

Inscrite monument historique en totalité en 1984 y compris le pont tournant. Label XXe siècle en 2003.

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1984/12/28

Annexes

  • Le quartier de la gare : François Juttet

    Dès la création de la gare en 1856, une artère avait été ouverte afin de permettre aux voyageurs d'accéder au centre ville : la rue Neuve de la Boisse, devenue plus tard la rue Germain Sommeiller. Le quartier de la gare ne connaît pas de bouleversements au début du XXe siècle à cause de la proximité du cimetière du Paradis qui empêche tout dévellopement urbain. Des hôtels confortables sont construits, comme l'ancien hôtel des Ducs de Savoie (démoli en 1990) ou l'actuel hôtel du Lion d'or. La gare subit des modifications au fur et à mesure de l'augmentation du trafic. Modifié en 1864, agrandi en 1882 par l'aile de buffet et en 1907 par une aile symétrique abritant salle des pas perdus et consigne, le bâtiment demeure modeste et banal.

Références documentaires

Bibliographie
  • JUTTET, F. Chambéry lecture d'une ville, patrimoine, architecture, urbanisme. Ed. Comp'Act, 2005

    p. 303 à 306
  • La vie nouvelle, l'hebdo de la Savoie. La Rotonde, chef d'oeuvre en péril. La vie nouvelle, l'hebdo de la Savoie n° 433. 3 mai 1991 (DRAM Rhône-Alpes, CID, Lyon)

    p. 6, 7
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Halitim-Dubois Nadine