Logo ={0} - Retour à l'accueil

Scierie de la Fin devant, puis du Buisson, actuellement scierie Dubois

Dossier IA74001774 réalisé en 2012

Fiche

Dénominationsscierie
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
HydrographiesRuisseau de l'Adieu
AdresseCommune : Viuz-la-Chiésaz
Lieu-dit : le Buisson
Adresse : montée de la
Scierie
Cadastre : 1730 45 ; 1892 C 11 1076, 1077 ; 2008 C 11 847 Retenue : 2008 C11 1999.

Dès 1730, une scierie figurée sur la mappe sarde de Viuz-la-Chiesaz par un petit bâtiment situé sur le ruisseau de l'Adieu atteste l'ancienneté du site de la scierie du Buisson. La scierie d'alors semble très sommaire étant donné la petite taille du bâtiment et devait fonctionner au fil de l'eau car aucun bief n'est représenté. Le bâtiment présent sur le premier cadastre français dressé en 1892, très nettement plus grand que celui qui apparaît sur la mappe sarde, bénéficie alors d'un bief de dérivation aboutissant à un réservoir de grande taille. Ce bâtiment présente un plan quasiment identique au plan actuel, bien que la scierie actuelle, construit en ciment avec des dalles d'assez grande taille, semble plutôt dater du XXe siècle. D'après la propriétaire actuelle, cette scierie aurait appartenu au seigneur de Bel-Air et a été achetée par la famille Dubois en 1952. Elle était alors équipée d'un moteur thermique ancien permettant de faire fonctionner les machines en période d'étiage. Ce moteur, toujours présent et dont la cheminée est faite avec les tuyaux d'une conduite forcée, est remplacé ensuite par un moteur électrique. L'établissement a fonctionné jusqu'en 1999. Il exploitait essentiellement du bois issu des forêts du Semnoz.

La scierie a été restaurée par des bénévoles en 2014.

Période(s)Principale : 20e siècle

La scierie du Buisson se compose de deux bâtiments accolés formant un angle d'un peu plus de 100°. Le bâtiment aval, parallèle à la route, est en charpente et bardage bois surmonté d'un toit à longs pans couvert en éternit. Il servait au stockage du bois. Le bâtiment principal situé en amont est le bâtiment de la scierie. Il se compose d"une partie maçonnée (la plus ancienne) dans laquelle se trouve un petit atelier et d'une partie en ciment couverte mais non fermée. Grâce à la construction en ciment, qui permet de réaliser de grandes dalles reposant sur des piliers, un espace de travail de plain-pied débordant en porte-à-faux sur la partie aval a été établi. C'est dans cette partie que se trouve l'ensemble de la machinerie nécessaire au fonctionnement de la scierie. Sous la partie en porte-à-faux se trouvent les moteurs ainsi que les poulies et courroies permettant le renvoi du mouvement produit par les moteurs, ou par la roue hydraulique, aux scies situées au-dessus. Un système de débrayage permet de permuter l'entraînement des machines de l'énergie hydraulique aux systèmes motorisés. La roue située en sous-sol et accessible par une trappe était actionnée par une conduite forcée alimentée par une retenue maçonnée. La prise d'eau qui l'alimente est située une centaine de mètres en amont et dévie une part de l'eau du ruisseau de l'Adieu au moyen d'un bief réalisé sur une importante digue.

Mursbéton
bois
Toittuile mécanique, ciment amiante en couverture
Couverturestoit à longs pans
demi-croupe
Typologieslogis dissocié de l'espace de travail
État de conservationbon état
Statut de la propriétépropriété privée
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Parc naturel régional du Massif des Bauges © Parc naturel régional du Massif des Bauges - Daviet Jérôme - Guibaud Caroline