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Station d'incinération des déchets

Dossier IA69001208 réalisé en 2007

Fiche

Á rapprocher de

Parties constituantes non étudiéescheminée d'usine
Dénominationsstation d'incinération des déchets
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : Gerland
Adresse : avenue, Tony-Garnier , 7 rue de
Dole
Cadastre : 1999 CH 50

L'usine d'incinération des déchets est installée sur le porcellaire du port Edouart Herriot. Zone UIP

Période(s)Principale : 3e quart 20e siècle
États conservationsbon état

Zone UIP : zone portuaire

Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • "Panache blanc sur le port" / Pierre Perret in Lyon Figaro, 27 mars 1990

    Le 26 mars 1990, lancement en grande pompe de la flambant neuve usine d'incinération d'ordures ménagères de Gerland. Cette usine dite de "Lyon-Sud" - par opposition à l'équipement de puissance et de conception similaires établi à Rillieux et baptisé "Lyon-Nord" - fonctionne déjà depuis le début de l'année 1990. Le rythme de croisière venant d'être atteint en mars, soit la combustion de douze tonnes d'ordures à l'heure, Michel Noir et Michel Mercier ont symboliquement inauguré cet équipement situé dans l'enceinte même du port Edouard-Herriot. Dotée de trois énormes fours de fabrication allemande, cette usine est appelée à digérer trois cent soixante mille tonnes de déchets ménagers par an. Comme l'usine de Lyon-Nord, qui avait connu quelques balbutiements à son lancement, la période de rodage de Lyon-Sud ne s'est pas déroulée sans heurts, si l'on s'en tient à certaines indiscrétions, puisqu'une panne d'alternateur a privé cet équipement d'environ trois mois de production électrique. Tout l'intérêt du système d'incinération consiste justement à récupérer de l'énergie à partir de la combustion des ordures. L'équation la plus souvent admise est de deux cents litres de fioul pour une tonne d'ordures brûlée. Lyon-Sud est donnée pour assurer les besoins en chauffage de dix mille logements, ainsi que ceux de la caserne des pompiers ou encore des laboratoires Aguettant. Lyon-Sud et Lyon-Nord, qui se partagent grosso modo le traitement de la moitié des ordures collectées chaque jour sur la CoUrLy (Communauté Urbaine de Lyon), remplacent définitivement le monstre aux deux cheminées qui polluait terriblement l'air lyonnais, depuis plus de trente ans. Cette vieille usine, complètement hors normes vis-à-vis des réglementations en matière de rejets des poussières et des fumées, devrait être démolie sous peu, libérant ainsi un rectangle de 300x260 mètres à proximité du stade de Gerland. Espace qui devrait accueillir à terme le futur "Parc des quatre rives" dont les élus lyonnais parlent depuis bientôt trois ans. Sur un plan strictement écologique, le nouveau système mis en place représente un gain énorme. Le mérite en revient à une jeune société d'ingénierie lyonnaise, la "LAB", beaucoup plus connue au Japon par exemple qu'en France. Le procédé inventé par LAB permet en finale de diminuer par cent les quantités de poussières rejetées dans l'air ainsi que celles d'acide chlorhydrique. Manifestement, cet équipement à l'architecture audacieuse, signée Charles Delfante et Bernard Tarlier, devrait bien vieillir. La CoUrLy, principal financeur avec le Conseil général, a mis le prix puisque trois cent soixante millions de francs ont été injectés dans cette réalisation, qui a nécessité près de deux ans de travaux. Cette usine devrait enfin permettre une utile comparaison entre la gestion publique et privée, les deux usines étant quasiment siamoises. L'UIOM de Lyon-Nord a été concédé au privé et plus précisément à la COFRETH, une filiale de la Lyonnaise des Eaux de Jérôme Monod. Les élus socialistes, qui ont longtemps combattu cette formule bicéphale, sont déjà convaincus que la gestion CoUrLy sera plus efficace. Jean-Jack Queyranne et Bernard Rivalta, notamment, ont toujours contesté le choix pris par Francisque Collomb lorsqu'il était encore à la tête de la CoUrLy. Au même titre qu'Interpol, ce dossier de réaménagement des ordures est entièrement à mettre au crédit de l'ancienne municipalité. L'ancien maire de Lyon a d'ailleurs eu droit à la parole au cours de cette cérémonie d'inauguration.

    Source : "Panache blanc sur le port" / Pierre Perret in Lyon Figaro, 27 mars 1990

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Halitim-Dubois Nadine