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Fiche

Dénominationstableau
Aire d'étude et cantonLyon Jacobins
AdresseCommune : Lyon 2e
Lieu-dit : Jacobins
Adresse : Théâtre des Célestins, place des Célestins
Emplacement dans l'édificecheminée du foyer

Joanny Domer (1833-1896) est un peintre renommé à Lyon. Il débute au Salon en 1869. De 1860 à sa mort, il fait partie du renouveau de la grande peinture décorative de la ville. Le plafond du théâtre des Célestins et celui du Grand Théâtre de Lyon – actuel Opéra national de Lyon - comptent parmi les œuvres les plus remarquables de l’artiste dans la ville. Le peintre réalise le portrait de Molière situé également à l’intérieur du théâtre des Célestins. Cette peinture datant de 1882 se trouve sur le trumeau de la cheminée monumentale du foyer du public. Elle est signée et datée « Jy Domer 1882 » en bas à droite du tableau.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1882, porte la date
Auteur(s)Auteur : Domer Joanny peintre

Le tableau s’inscrit dans un format rectangulaire vertical. Il s’agit du format d’origine. Pour occuper une grande hauteur, le peintre a recours à des personnages peu nombreux, de grande taille, serrés et répartis en deux rangées successives. Les rappels des bords latéraux consistent en des formes verticalisantes comme la femme debout située derrière à gauche de Molière et les bords du fauteuil. Les rappels des bords supérieur et inférieur consistent en des formes horizontalisantes : marchepied et accoudoir du fauteuil, longue palme devant le fauteuil. Les ruptures de format sont composées de formes obliques comme les bras fléchis des trois personnages, les jambes fléchies de Molière, la pointe du phylactère, la lyre, les branches de laurier situées sur le bord latéral gauche et droit. Les ruptures de format sont présentes également avec la présence de formes arrondies : la tête des trois personnages, le masque de la Comédie, les genoux et chaussures de Molière. Les rappels des ruptures de format sont les plus nombreux.

Aucun personnage n’est tronqué par le bord inférieur. Ainsi, les pieds du dramaturge sont à une faible distance plastique du bord inférieur et, de cette manière, il apparaît spatialement proche du spectateur. En revanche, les deux personnages situés à l’arrière de Molière sont à une plus grande distance plastique du bord inférieur, ils apparaissent ainsi spatialement plus éloignés du spectateur. Cela permet de donner un certain effet de profondeur et une hiérarchie entre les personnages. En effet, Molière domine ce tableau par rapport aux personnages derrière lui qui le magnifient.

Tronquée par le bord inférieur, une palme fait effet de repoussoir de manière continue. Aucun des trois personnages n’est tronqué par les bords droit et gauche du tableau. L’image s’organise en un triangle dont le sommet correspond à la tête de Molière et la base au marchepied de pierre. De cette manière, la composition est équilibrée.

Le personnage est assis sur un siège de pierre à l’antique. Molière tient de la main droite une plume. Son pied droit est posé sur un marchepied sur lequel est gravé son nom « Molière » dont on ne distingue que quelques lettres. En effet, Molière est suffisamment reconnaissable pour qu'il ne soit pas nécessaire que son nom soit entièrement inscrit. En outre, un masque de la Comédie ancienne est posé sur ce marchepied ainsi qu’un phylactère. En bas à droite du fauteuil est posée une lyre. Molière est entouré de deux personnages situés derrière lui. A sa droite, une femme ailée (la Renommée ? une muse ?) dont les pieds ne touchent pas le sol se tient de trois-quarts. Elle porte une couronne de laurier qu’elle s’apprête à poser sur la tête du dramaturge. A gauche de ce dernier, un putto ailé assis sur un nuage tend les bras vers le ciel. Molière est vêtu d’un costume contemporain de son époque. Sa main gauche soutient sa tête. Son regard est dirigé vers la gauche, tout entier plongé dans l’inspiration. De plus, l’activité créatrice est symbolisée par la position différente des deux jambes qui suggèrent le mouvement ; la posture de Molière n’est pas statique. La lumière naturelle semble provenir de la gauche du tableau. L’intensité de l’éclairage semble fort. Les contours sont linéaires. En effet, les limites visuelles des objets sont nettes et précises. Ce portrait glorifie Molière puisque le peintre, par la représentation de la femme et de l’ange, démontre le génie de ce dramaturge. La présence du masque de la Comédie, de la lyre, du phylactère et de la plume témoigne du domaine théâtral dans lequel exerce l’auteur. Molière a composé des comédies dans lesquelles la musique fait office d’accompagnement ce qui pourrait expliquer la représentation de la lyre dans cette œuvre. Le fond, partiellement visible à droite, semble rappeler la marqueterie Boulle, l'ébéniste André-Charles Boulle étant à peu près contemporain de Molière.

Catégoriespeinture
Structuressupport et surface de même forme, rectangulaire vertical
Matériauxtoile, support peinture à l'huile
Mesuresla : 137.0 cm
Précision dimensions

hauteur du tableau non mesurée

Inscriptions & marquessignature, sur l'oeuvre, peint
date, sur l'oeuvre, peint
Précision inscriptions

La signature et la date sont peintes en bas à droite du tableau : "Jy. Domer 1882".

Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Bibliographie
  • CHOMARAT, Michel (dir.). Les Célestins, du couvent au théâtre. Catalogue d'exposition, Théâtre des Célestins. Lyon : Mémoire active, 2005. 284 p.

    BM Lyon : 6900X5CEL
  • SELLE, Hélène de la. Cafés et brasseries de Lyon. Architecture et décor des cafés et brasseries de Lyon des origines à 1914. Éditions Jeanne Laffitte. Italie, Campomorone-Gênes 1986. 167 p. ill. ; 24,5 cm

    p. 152-154 Région Auvergne-Rhône-Alpes, SRI, site de Lyon
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