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Tissage dit atelier de Georges Mattelon

Dossier IA69001288 réalisé en 2010

Fiche

Parties constituantes non étudiéesbureau, atelier de fabrication, logement patronal
Dénominationstissage
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
AdresseCommune : Lyon 4e
Lieu-dit : Croix-Rousse
Adresse : 10 rue
Richan
Cadastre : 1999 AX 48

L´immeuble situé, 10 rue Richan dans le quartier de la Croix-Rousse a été construit en 1841 et surélevé en 1878 par monsieur Millan, tisseur en soie. Il est acheté en 1939 par monsieur Georges Mattelon (né en 1913) dont la famille en est toujours propriétaire aujourd´hui. Il abrite au deuxième étage un atelier de tissage composé de 4 métiers à bras, d´un ourdissoir, d´un rouet, de divers outils et ustensiles qui ont été classés MH aux titres des objets mobiliers le 5/01/1996. En 1948-1950 est aménagé un nouvel atelier avec des métiers mécaniques dans la cour de l´immeuble, en rez-de-chaussée. En 1955, Georges Mattelon est promu meilleur ouvrier de France, il prend sa retraite en 1975 mais continue à faire fonctionner l´atelier avec l´association Soierie Vivante. Il décède en 2004. Son fils Jacques Mattelon continue à organiser des visites de l´atelier familial. Il s´agit d´un des derniers ateliers familiaux de tisseur de soie, survivance de l´industrie à domicile de la Fabrique Lyonnaise. (Les ateliers Prelle ne sont pas des ateliers familiaux). Il est urgent de protéger ce « monument » de l´archéologie industrielle lyonnaise avec son extension de 1948-1950 sur cour. En effet, cet atelier présente un grand intérêt au point de vue de l´histoire des techniques (atelier à bras et atelier mécanique) et de l´activité des fabriques de soieries au 19e siècle. Rappelons qu´en 1996 les 4 métiers à tisser à bras de l´atelier du 2e étage ont été protégés (fiche Palissy) 1 métier large, permettant de tisser jusqu´à 2 m de large (1830-1840) 1 métier dit étroit, permettant de tisser 80 cm de large 1 métier large, permettant de tisser 165 cm de large 1 métier large permettant de tisser 180 cm de large 1 ourdissoir vertical à bras et sa cantre horizontale, très rare, en noyer 1 rouet complet permettant la préparation des trames

Période(s)Principale : 2e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Dates1841, daté par source
1878
1948

L'immeuble situé 10 rue Richan, s'il n'obéit pas strictement au schéma historique de l'immeuble atelier, s'inscrit pleinement dans l'histoire du tissage à Lyon. Il a été construit en plusieurs étapes. La première construction date de 1841. A cette date un serrurirer, Yves Duguet demande l'autorisation de construire à cet emplacement une maison (composée d'un rez-de-chaussée et d'un étage, 9m de hauteur) sur un terrain acquis par lui dans le lotissement Bouniols. Les archives notent qu'en 1847 madame Duguet tisse, dans cette maison, sur un métier uni. En 1873, Pierre Millan, tisseur, achète la maison et en 1878, demande l'autorisation de la faire exhausser. Elle est portée à 16 m de hauteur. On doit considérer que 1878 est la date de naissance de l'immeuble de tissage actuel. Cet atelier se compose, au moment de son achat par monsieur Mattelon : d'une cave dans laquelle sont entreposés des battants ; le rez-de-chaussée est occupé par un café, lequel avait été précédé par un atelier de tissage (certainement celui de madame Duguet). Cet immeuble est situé au milieu de la rue Richan, la façade sur rue orientée au nord possède quatre niveaux (rez-de-chaussée et 3 étages carrés) et quatre travées. Entrée latérale gauche de l'immeuble, la partie rez-de-chaussée est affectée à un commerce aujourd'hui en location elle se compose d'une entrée et de deux larges baies. La façade est revêtue d'un enduit rouge-brun. Les percements occupent une grande part de la façade les baies sont larges et soulignées par des encadrements droits. Les fenêtres du 1er étage correspondent à l'appartement, elles ont des menuiseries à petits carreaux et sont décorées d'un garde-corps métallique. Les baies du second étage sont celles de l'atelier à bras actuel et n'ont pas de garde-corps. Les fenêtres du 3e étage sont plus petites et surmontées d'un large bandeau peint. L'entrée de l'immeuble donne sur une cour corridor dallé qui conduit à un escalier droit à deux demi-volées sur échiffre pleine qui dessert l'ensemble des étages. Dans la cour intérieure, sous une toiture en sheds, se trouve l'atelier des métiers mécaniques installé par monsieur Mattelon après guerre.

Mursrésidu industriel en gros oeuvre
Toittuile mécanique
Étages3 étages carrés
Couverturestoit à longs pans
États conservationsbon état

Il est urgent de protéger ce monument de l´archéologie industrielle lyonnaise avec son extension de 1948-1950 sur cour. En effet, cet atelier présente un grand intérêt au point de vue de l´histoire des techniques (atelier à bras au 2e étage et atelier mécanique au rez-de-chaussée sur cour) et de l´activité des fabriques de soieries au 19e siècle. (Dossier passé en CRPS le 3 mars 2010 : inscrit MH ; date de la crps, en attente de l'arrêté préfectoral)

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archive CID-DRAC Rhône-Alpes : GAUTHERON Bernard : dossier de protection monuments historiques, 1996

  • Archives orales : Entretien oral avec monsieur Jacques Mattelon (fils de Georges). 2009

Bibliographie
  • BARRE, Josette. La colline de la Croix-Rousse, histoire et géographie urbaines. Ed. Lyonnaises d'Arts et d'histoire, Institut des études rhodaniennes, 1993

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Halitim-Dubois Nadine