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Usine d'impression sur étoffes dit Mermoz ennoblisseur Textile

Dossier IA38000513 réalisé en 2004

Fiche

  • Vue générale nord
    Vue générale nord
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • atelier de fabrication
    • bureau
    • jardin
Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication, bureau, jardin
Dénominationsusine d'impression sur étoffes
Aire d'étude et cantonRhône-Alpes patrimoine industriel - Bourgoin-Jallieu Sud
HydrographiesLa Bourbre rivière
AdresseCommune : Bourgoin-Jallieu
Adresse : 31bis avenue du
Dauphiné
Cadastre : 2004

Cette société d’impression sur étoffe est créée en 1923 par monsieur Robert Mermoz[1] (mort en 1965), après l’achat d’un ancien tissage de tulle installé dans une propriété (grand parc), où sera installée la nouvelle usine, à proximité du canal Mouturier et de la rivière la Bourbre. Les ateliers d'impression à la planche portent le nom de leur fondateur qui travaille à façon pour la Fabrique Lyonnaise. La planche fait place en 1938 au cadre plat, où l'une des premières machines Buser à impression automatique fait son apparition en 1942 avec des tables d'impression de 40 m de long.

En 1936, un agrandissement de l´usine existante se réalise avec la construction d’un nouveau bâtiment en béton armé de belle qualité architecturale de style Art déco, comprenant le mobilier du bureau du directeur. Cette société fonctionne avec plus d’une centaine de clients dont des grands noms de la Haute-couture (Chanel, Hermès, Dior, etc..). 20% des clients font les 80% du chiffre d’affaire. 60% de l'activité est réalisé dans l'ameublement, en attestent les milliers de mètres de tentures imprimées de papillons et de porcelaines de Chine pour Manuel Canovas (propriété du groupe anglais Colefax). Mermoz imprime les fibres naturelles comme les polyamides des maillots de bain, avant de s'atteler dès 1950 à l'impression d'étoffes d'ameublement. Dans les années 1960, l'entreprise emploie 175 personnes et développe l'impression sur d'autres supports : cuir, polyester. Mermoz va orienter ses productions vers le luxe et de la haute nouveauté à Paris et à l'international , notamment aux Etats-Unis. La société accroît dès 1985 de 15 à 20% par an , le chiffre d'affaires de l'impression des tissus d'ameublement.

Les ateliers d’impression sur étoffes sont composés d’une série de grandes tables 80 mètres de long, avec à l´arrière la « cuisine des couleurs », la salle des coloristes avec tous les catalogues et échantillonneurs. Un atelier lavage est équipé de trois machines à laver d’époques différentes, à côté de l’atelier de la visite (contrôle). En 1990, une nouvelle extension est réalisée pour la création de l´atelier d’impression de Ruy qui comprend sept nouvelles tables de 120 m de long et 2 m de large, équipées des chariots informatisés. Enfin, en juin 2003, la société emploie encore 60 personnes au moment de sa mise en liquidation judiciaire. Le site sera démoli en grande partie après 2004. Il restait 60 000 cadres d'impression sur étoffe dans les stocks.

[1]Entretien avec monsieur Raverat dernier directeur des usine Mermoz.

annexe : La salle du coffre : salle des produits finis (grand atelier) Stockage des écrus Casier de mise au travail : qui correspond à l´imprimeur/sas/ local des tissus d´ameublement. Ateliers des impression sur étoffes : une série de grandes tables 80 mètres de long, avec à l´arrière la cuisine des couleurs et les livres de recettes. Atelier lavage : 3 machines à laver (3 époques différentes) Atelier de la visite (contrôle)

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 2e quart 20e siècle
Principale : 4e quart 20e siècle
Dates1923, daté par source
1936
1990

Ateliers 1930 en béton armé. En 1936, agrandissement de l´usine existante par un nouveau bâtiment de belle qualité architecturale, toit terrasse, hall d´entrée très marqué année 1930, ainsi que le mobilier du bureau du directeur. Atelier lavage : 3 machines à laver (3 époques différentes) Atelier de la visite (contrôle) En 1990 extension : création de l´atelier de Ruy, grand entrepôt basique.

Mursbéton
Toittuile mécanique
Étages2 étages carrés
Couverturesterrasse
toit à longs pans
shed
lanterneau

Dossier en cours Visite du site mardi 27 janvier 2004 effectuée avec le dernier directeur monsieur Guy Raverat et les gardiens de l'usine, Philippe et Carine Fiard (entretien).

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesbureau

Annexes

  • Historique Bourgoin-Jallieu/industries

    Le textile, lié à la « Fabrique » lyonnaise, et l’industrie mécanique qui en découle, gouverne la vie de la cité : ateliers de gravure sur bois et sur cadre, usines d’impression (Brunet-Lecomte sur le site de l’actuel Pont Saint-Michel, Dolbeau, rue de la Libération), ateliers de dévidage et d’ourdissage (Caffarel à Jallieu), usines d’encollage, de tissage (Debar à La Grive) et fabrique de métiers à tisser (Ateliers Diederichs). Au début du XXe siècle, Bourgoin et Jallieu constituent un des tout premiers centres français pour l’impression sur étoffe.

    D’autres activités complètent l’économie locale : cartonnerie (Voisin- Pascal, petite rue de la Plaine), chimie (Le Dauphin, site PCAS). Pendant deux siècles, l’industrie offre de nombreux emplois ouvriers à la population berjallienne jusqu’à la crise des années 1970. Après la disparition des établissements Brunet-Lecomte et Dolbeau, la relève est en partie assurée par les établissements Mermoz de Champaret. L’établissement conserve jusqu’à sa fermeture, en 2003, une activité importante, axée sur la qualité, au service de grands couturiers comme Dior, Cardin, Lanvin…

    La fermeture des entreprises traditionnelles transforme le paysage industriel et urbain. Ce savoir-faire exceptionnel quitte les usines pour entrer au musée. Les pertes sont cependant compensées par l’implantation de nouvelles entreprises, liées au développement de technologies comme le solaire ou la recherche textile.

    Si le passé de Bourgoin-Jallieu, de Bourgoin et de Jallieu, réunis en 1967, est celui d'un petit centre rural et commercial du Bas-Dauphiné, son avenir est celui d'une ville dynamique, gardant sa spécificité et son originalité de ville moyenne.

    sources : http://www.bourgoinjallieu.fr/decouvrir-la-ville/histoire

    Sont conservées aux archives municipales de Bourgoin-Jallieu une partie des archives de l'entreprise dont des photographies.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Archives orales : Entretien de monsieur Guy Raverat, dernier directeur de la société Mermoz. janvier 2004

Bibliographie
  • VAILLERANT, Jacques, (ss la direction de) Le nord-dauphiné : points de vue, écomusée nord-dauphiné, mars 1984

    p. 106 à 108
Périodiques
  • Ameublement, les grands noms intéressés, 2003, in Journal le Progrès, J.V.D., édition Lyon 14/01/2003

    AP
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Halitim-Dubois Nadine