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Usine des eaux de Saint-Clair et pompe de Cornouailles actuellement musée

Dossier IA69001327 réalisé en 2012

Fiche

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Destinationsmusée
Parties constituantes non étudiéesbureau, bassin de décantation
Dénominationsétablissement élévateur des eaux
Aire d'étude et cantonLyon patrimoine industriel - Lyon
HydrographiesRhône
AdresseCommune : Caluire-et-Cuire
Lieu-dit : Saint-Clair
Adresse : chemin de, Wette-Fays , 2 avenue
Poumeyrol
Cadastre : 1999 AV 65, 30

Le 16 septembre 1853, le traité signé entre la ville de Lyon et la Compagnie Générale des Eaux délimite le périmètre de la concession, prévoit entre autres, la fourniture de 20 000 m3 d'eau potable par jour et instaure un périmètre de protection des captages situés rive droite du Rhône sur la plaine des petits-Brotteaux. En décembre, un décret impérial autorise la création de la Compagnie Générale des eaux dont le siège social est fixé à Paris. L'approbation du traité de concession par la commission municipale met un terme à des décennies de discussions sur l'alimentation en eau de la seconde ville de France. L'ingénieur Aristide Dumont prévoit une galerie filtrante à proximité du Rhône, aux petits-Brotteaux, et installe 3 pompes à vapeur dites de Cornouailles car utilisées à l'époque dans les mines d'étain du comté anglais du même nom. En 1856, trois machines, dites de Cornouailles, entrent en service. La première est affectée au bas service, une autre approvisionne le haut service, la troisième peut refouler à volonté sur l'un ou l'autre service. L'eau provient d'une galerie filtrante qui alimente trois bassins où plongent les tuyauteries d'aspiration des pompes. La fondation des travaux de l'usine principale contenant la pompe de Cornouailles, s'effectue en juin 1854. La construction démarre en septembre 1856 par monsieur Villate et son neveu, entrepreneurs, selon le projet d'Aristide Dumont. En 1888, c'est le rachat de la concession à la cie générale des eaux par la ville de Lyon. L'usine des eaux de Saint-Clair fonctionne jusqu'en 1910 (rive droite du Rhône), elle sera relayé par l'usine du Grand Camp à Villeurbanne (le transbordeur) en face (rive gauche). Les bassins filtrants fonctionnent jusqu'en 1976. Le service des eaux sera privatisé en 1986, le bâtiment restant propriété de la ville de Lyon est transformé en musée où l'on peut voir la dernière pompe de Cornouaille conservée sur le site, d'une hauteur de 20 m avec un balancier de 36 tonnes. Aux machines à vapeur animant des pompes à pistons ont succédé les pompes centrifuges à moteur électrique. Aux puits des anciennes usines de Saint-Clair, de Vassieux, du Grand Camp, de Bois-Perret, trop proche du Rhône et cerné par l'agglomération, a succédé l'immense captage de Crépieux-Charmy mieux alimenté et mieux protégé. De part et d'autre de ce captage, deux usines modernes, l'usine de Crépieux et l'usine de Croix-Luizet mises en service respectivement en 1971 et 1976, assurent le refoulement de l'eau dans les réseaux de première élévation de l'agglomération première étape du parcours de l'eau potable qui sera ensuite pompée à nouveau une, deux ou trois fois selon les nécessités du relief pour être distribuée sur tout le territoire de la COURLY.

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle
Dates1854, daté par source

Le bâtiment principal est composé d'un corps principal de deux niveaux avec 5 travées ; deux ailes sur un même alignement avec un soubassement et un rez-de-chaussée surélevés.

Mursbrique
pierre de taille
Toittuile plate mécanique
Plansplan rectangulaire régulier
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
pignon couvert
croupe
États conservationsbon état

dossier en cours bassins filtrants

Statut de la propriétépropriété publique
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH, 1988/11/03

Annexes

  • usine des eaux de Saint-Clair : ville de lyon pompe de Cornouailles, 1992

    A l'origine, les premiers habitants de Lyon s'étaient établis à mi-pente sur les flancs des collines de fourvière et de la croix-rousse au niveau ou le sous-sol, devenant imperméable, rejetait sous forme de multiples émergences les eaux infiltrées à partir du plateau. Mais ces ressources trop dispersées, peu abondantes et situées à une altitude trop basse ne pouvaient suffire à la nouvelle cité pour laquelle 20 ans seulement après l'arrivée des premiers colons romains entrait en service le premier de ces aqueducs. Avec les 250 km d'aqueducs qui lui apportaient 75 000 m3/jour, l'adduction d'eau de Lyon fut la plus importante du monde antique après Rome. Détruits aux Ive et Ve siècles avec l'effondrement de l'empire Romain, ces ouvrages grandioses n'ont laissé que quelques vestiges encore impressionnants par la hardiesse de leur conception et par l'extraordinaire maîtrise technique dont ils témoignent. Pendant les 11 siècles suivant, puits et fontaines alimentèrent les particuliers, l'hygiène n'étant pas une préoccupation majeure. Mais devenant un centre de foires renommées, lyon se devait d'améliorer l'accueil des voyageurs et de satisfaire aux besoin des habitants. Des sources furent recherchées sur les pentes puis captées, des puits publics furent construits. Les fontaines publiques apparurent, ornées comme des monuments : en 1807, 180 fontaines, soit un point d'eau pour mille habitants, fournissaient à la population une eau pas tout à fait potable.

    Aux machines à vapeur animant des pompes à pistons ont succédé les pompes centrifuges à moteur électrique. Aux puits des anciennes usines de Saint-Clair, de Vassieux, du Grand Camp, de Bois-Perret, trop proche du Rhône et cerné par l'agglomération, a succédé l'immense captage de Crépieux-Charmy mieux alimenté et mieux protégé. De part et d'autre de ce captage, deux usines modernes, l'usine de Crépieux et l'usine de Croix-Luizet mises en service respectivement en 1971 et 1976, assurent le refoulement de l'eau dans les réseaux de première élévation de l'agglomération première étape du parcours de l'eau potable qui sera ensuite pompée à nouveau une, deux ou trois fois selon les nécessités du relief pour être distribuée sur tout le territoire de la COURLY.

Références documentaires

Bibliographie
  • BRAVARD Jean-Paul, le Rhône, du Léman à Lyon, la manufacture, 1987

    p. 276 à 278
  • GIRARD, Roger. L'alimentation en eau de Lyon, ed. D'Architecture, d'industrie et d'économie rurale, 1935

    p. 49 à 60
  • Générale des Eaux, 1856 la pompe de Cornouailles, 2, avenue Poumeyrol 69300 Caluire et Cuire

Périodiques
  • BELASCO René, Histoire d'eau à Saint-Clair, Le Progrès édition Lyon, 20/09/2002

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Halitim-Dubois Nadine