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Viaduc de Garabit

Dossier IA15000405 réalisé en 2015

Fiche

Dénominationsviaduc
Aire d'étude et cantonAuvergne
HydrographiesTruyère (la)
AdresseCommune : Loubaresse
AdresseCommune : Ruynes-en-Margeride

En 1877, la première étude de tracé de la ligne Marvejols - Neussargues ne nécessite qu'un ouvrage d'art relativement modeste pour franchir la Truyère. L'ingénieur des Ponts & Chaussées Léon Boyer, qui est chargé de l'étude de la ligne en 1878, présente en 1879 un nouveau tracé passant par le plateau dominant la vallée, 123 m au-dessus de la Truyère : le franchissement de la rivière nécessite dès lors un ouvrage d'art spécifique et on fait appel à Gustave Eiffel (qui vient de réaliser un pont en arc métallique à Porto) pour ce projet de viaduc. Le projet d'Eiffel est approuvé et, en 1880, la construction du viaduc est confiée à sa propre société de Levallois-Perret. Deux ingénieurs de la société, Maurice Koechlin et Emile Nouguier, sont chargés de l'exécution de l'ouvrage.

Les travaux débutent en 1881. Le 26 avril 1884, l'arc central est clavé, et les travaux de construction du viaduc sont achevés en septembre 1884. L'ouvrage est mis à l'épreuve en août 1888, avant d'être ouvert à la circulation des trains.

Le viaduc a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 14 septembre 1965.

Depuis la construction du barrage de Grandval, dont les travaux ont été menés de 1955 à 1959, les eaux du lac de barrage ont englouti une partie de la vallée, que le viaduc surplombe dorénavant de 95 m.

Toute la partie métallique du viaduc a été repeinte en rouge "poinsettia" dans les années 1990.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1881, daté par travaux historiques
1888, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Eiffel Alexandre Gustave
Eiffel Alexandre Gustave , né(e) Bönickhausen (1832 - 1923)
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ingénieur civil attribution par travaux historiques
Auteur : Boyer Léon ingénieur des Ponts et Chaussées attribution par travaux historiques
Auteur : Koechlin Maurice ingénieur civil attribution par travaux historiques
Auteur : Nouguier Emile ingénieur civil attribution par travaux historiques

Le viaduc de Garabit est implanté à la limite des communes de Loubaresse et de Ruynes-en-Margeride.

L'ouvrage d'art est composé de deux petits viaducs d'accès en maçonnerie de granite (longs respectivement de 70 m côté sud et 46 m côté nord), de part et d'autre du viaduc métallique proprement dit. Sa longueur totale est de 564 m, dont 448 m pour le tablier métallique. Ce dernier repose sur 10 piles en treillis, dont les deux plus hautes, supportant les bases de l'arc central, atteignent 80 m (dont 18 m de pile-culée en maçonnerie). Cet arc, de forme parabolique et haut de 52 m, est articulé à sa base par des rotules en fer.

La hauteur totale du viaduc est de 122 m et son poids d'environ 3 200 tonnes.

Léon Boyer s'inspire du viaduc Maria Pia de Porto, conçu en 1877 par Théophile Seyrig.

Il est principalement construit en laminés de fer puddlé, usinés par la société Eiffel, et assemblés par rivetage. "Lors du lancement des tabliers, des échafaudages de bois sont utilisés afin d'éviter un trop fort porte-à-faux et des oscillations qui pourraient se produire sous les effets de trop grands vents" ont précisé Frédéric Faucon et Pascal Desmichel (Revue de la Haute-Auvergne, octobre-décembre 2017).

Mursgranite pierre de taille
fer
Couvrements
Couvertures
Mesuresh : 122.0 m
l : 564.0 m
Statut de la propriétépropriété d'un établissement public de l'Etat
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 2017/10/18

Annexes

  • Guide Joanne 1883 : Saint-Flour-Loubaresse (en construction)

    p. 438. Route 128 de Saint-Flour à Mende Route de voit. ... On peut à Saint-Flour se procurer des voit. pour aller visiter les travaux du Pont de Garabi [sic] … A pied 12 km aller et retour. Chemin de fer en construction, … Une descente rapide conduit dans la vallée sauvage de la Truyère que l'on franchit au pont de Garabi et d'où l'on gagne en zigzag le ham. de Garabi, qui doit son origine aux travaux du chemin de fer. La voie ferrée en construction de Neussargues à Marvejols est obligée de franchir la tortueuse gorge de la Truyère pour passer de la Planèze sur le plateau de Saint-Chély. Pour éviter un grand circuit, des rampes et des tunnels, M. l'ingénieur Boyer a proposé de jeter un pont sur la gorge de la Truyère. Ce gigantesque projet a été adopté et l'exécution en a été confiée à son inventeur. Le pont de Garabi aura, au rail, une élévation de 122 m 20 cm au-dessus de l'étiage de la Truyère. Afin de franchir la distance de 564 m 25 cm, qui sépare les deux plateaux, un viaduc a été construit de chaque côté et ces deux viaducs seront reliés par un tablier en fonte boulonnée d'une longueur de 448 m 30 cm reposant sur cinq colonnes de pièces de fonte scellées sur pareil nombre de culées, et sur l'arc qui joindra les deux rives de la Truyère. Les cinq culées sont formées d'un blocage de moellons liés avec de la chaux du Teil et revêtues d'un solide parement de granit. Les deux culées, les plus rapprochées de la Truyère, s'appuyant sur la roche en place, portent chacune une colonne de fonte haute de 60 m 73 cm et servent de point de départ aux deux extrémités de l'immense arc de fonte sur lequel repose le tablier du pont. La longueur de la corde de cet arc est de 165 m. Les travaux de maçonnerie, terminés au mois d'août 1882, ont coûté un million, et le 1er août 1882, a eu lieu la pose de la première pièce de fonte. La charpente de fer, fabriquée à Paris par la maison Eiffel, du prix de 2,800,000 fr sera entièrement posée en 1884. ... Pour mieux se rendre compte des travaux, il faut ... si l'on s'est arrêté au hameau de Garabi et qu'on ne craigne pas le vertige, franchir la Truyère sur la passerelle des ouvriers et escalader ensuite le versant très rapide de la rive dr. en s'aidant de la main courante en corde et en fer qui a été posée sur le long du sentier, ...

Références documentaires

Documents figurés
  • "Viaduc de Garabit. La plus grande arche du monde. Ligne de Marvejols à Neussargues (Chemins de fer exécutés par l'Etat)". Echelle de 0,001m pour 1m, autographie et lithographie par Bancharel à Aurillac. s.d.

    Bibliothèque Clermont Université : GRA 87
  • "Viaduc de Garraby [sic]. Le plus gigantesque travail du monde. Ligne de Marvejols à Neussargues (Chemins de Fer de l'Etat)". Arthur Ravoux [ ] à Paris, imp. Goujon, Paris, s.d.

    Bibliothèque Clermont Université : GRA 88
  • "Le Viaduc de Garabit". Collection: Auvergne, n° catalogue 229. Carte postale noir & blanc, Lib. Bougé-Béal, 21, rue de l'Ecu, Clermont-Ferrand, s.d.

    Bibliothèque Clermont Université
  • Viaduc de Garabit. Photographie ancienne noir & blanc, s.n., s.d.

    Archives du Groupe de Recherches Historiques et Archéologiques de la Vallée de la Sumène
Bibliographie
  • BELHOSTE, Jean-François, LISBONIS, Odile. Viaducs d'Auvergne. Monuments du chemin de fer. Clermont-Ferrand : EPA (coll. "Itinéraires du patrimoine", n° 24), 1992.

    p. 8-11. Service Régional de l'Inventaire

Liens web

© Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel - Ceroni Brigitte - Renault-Jouseau Delphine - Durin-Tercelin Maryse - Renaud-Morand Bénédicte
Renaud-Morand Bénédicte

Chercheure à l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Auvergne-Rhône-Alpes.


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