ANNEXE 2 Historique des conventions et du partenariat avec l’Inventaire général du patrimoine culturel :
L’opération d’inventaire de la commune d’Aix-les-Bains (2003-… ) : objectifs et phases de l’étude
Phase 1 : un inventaire topographique à la parcelle
La 1ère convention (2003-2006) liste cinq thèmes dont les données récoltées pourront alimenter l’étude :
- les fonctions de la ville, leur évolution dans le temps et dans l’espace, leurs incidences sur l’urbanisme et la composition socio-économique des quartiers ;
- la place de l'activité thermale et sa traduction urbanistique et architecturale ;
- la place de l'industrie dans le paysage urbain ;
- le rapport à l'environnement : lac du Bourget et montagne du Revard ;
- l’évolution des hameaux ruraux confrontés à l’expansion du tissu urbain…
Dès 2003, le travail de documentation, d’enquête sur le terrain et de mise en forme des données a été fait simultanément. L’outil de mise en forme des données, utilisé au sein du service de l’Inventaire général du patrimoine culturel et mis à disposition pour l’Inventaire de la commune, était la base de données RenablLyon. Cet outil, associé à la photographie numérique mise en œuvre dès le début de l’étude, a permis la production et la diffusion sur Internet de dossiers électroniques (plateforme SDX administrée par la Région). A partir de 2006 la Ville met au point un site internet alimenté par ces données et permettant leur accès cartographique, L’Inventaire architectural et urbain d’Aix-les-Bains.
La troisième convention (2009-2011) ajoute deux précisions :
- l’opération d’Inventaire du patrimoine culturel de la ville d’Aix-les-Bains s’intègre dans le cadre de la thématique nationale de recherche sur l’architecture de villégiature
- les données recueillies participeront à l’élaboration des projets de labellisation Ville d’Art et d’Histoire et de ZPPAUP (Zone de protection du patrimoine urbain et paysager).
Lors de cette première phase, trois secteurs : le centre historique, la plaine de Marlioz et le quartier de la gare, correspondant au noyau urbain historique ainsi qu’à la partie la plus dense de la ville, ont été étudiés de manière systématique.
Des opérations d’urgence ont par ailleurs été menées sur l’ensemble de la commune. Entre 2012 et 2015, l’Inventaire s’est concentré plus précisément sur des bâtiments repérés préalablement et signalés dans le Plan Local d’Urbanisme (2008, révisé en 2013). L’étude de ces édifices a permis de compléter deux corpus : celui de la villégiature d’une part et, d’autre part, celui des bâtiments témoignant de l’histoire ainsi que des formes architecturales et urbaines de la ville. Des édifices de la thématique patrimoine industriel ont été étudiés, bénéficiant en particulier du travail de stagiaires.
Les travaux de l’Inventaire ont également permis d’alimenter des projets culturels, patrimoniaux, touristiques et urbains. La réalisation de dossiers d’inventaire très documentés a permis la mise en valeur de fonds d’archives publiques (notamment les archives municipales et les archives départementales de la Savoie) et privées (notamment les archives privées de l’Entreprise Léon Grosse). Des actions de valorisation ont été organisées à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine. Les recherches menées dans le cadre de ces projets ont apporté un éclairage différent et plus précis sur un bâtiment, une période ou une spécificité de la ville. A ce titre une visite virtuelle à 360°des anciens thermes a été réalisée en 2013.
Phase 2 : capitalisation des résultats
La cinquième convention (2015-2018) précise que les conventions précédentes « ont permis d’atteindre une grande partie des objectifs initiaux. L’étude de plusieurs quartiers du centre urbain, de l’ensemble des bâtiments recensés comme emblématiques de la thématique de la villégiature, ainsi que de nombreux autres édifices, a été achevée ».
Le préambule de la convention ajoute que si « l’objectif de départ, qui était de couvrir l’ensemble des parcelles bâties de la ville, s’est révélé irréalisable au regard des moyens déployés, des projets de valorisation menés parallèlement et de l’exhaustivité documentaire des recherches menées pour chaque bâtiment. Aussi, après l’étude systématique de plusieurs quartiers du centre urbain (centre historique, plaine de Marlioz, quartier de la gare), le comité de suivi de l’Inventaire a décidé d’orienter les recherches sur des bâtiments repérés préalablement pour leur intérêt historique et/ou architectural et signalés dans le Plan Local d’Urbanisme ». Le label Ville d’Art et d’Histoire est obtenu en 2014.
Depuis 2013, le service de l’Inventaire général du patrimoine culturel de la Région a adopté la base de données Gertrude, conçue et commandée par et pour l’ensemble des services d’Inventaire des vingt-deux Régions. En février 2013, l’ensemble des données de l’Inventaire de la commune a été migré dans cette nouvelle base de données. Depuis, les dossiers sont saisis dans Gertrude et mis en ligne sur un nouveau site de diffusion, www.patrimoine.rhonealpes.fr puis après 2016 www.patrimoine.auvergnerhonealpes.fr).
Lors du comité de suivi de l’Inventaire du 27 février 2014 a été décidé de de publier conjointement un ouvrage de synthèse. A partir de 2015, dans la perspective de cette publication sur la villégiature et les liens entre la station thermale, les rives aixoises du lac du Bourget et la station du Revard, les recherches ont porté sur ces différentes zones pour alimenter les contenus et la réflexion sur l’ouvrage.
Phase 3 : opérations ponctuelles et valorisation des résultats
La fin de la cinquième convention est marquée par le départ d’une chercheuse de l’équipe d’Inventaire du site de Lyon, avec suppression du poste. A partir de 2018, l’opération d’inventaire d’Aix-les-Bains ne bénéficie plus de la présence d’un chercheur Région (la chercheuse en poste en 2018 participe cependant après son départ à l’élaboration et rédaction de la publication).
Les années concernées par la sixième convention (2019-2023) ont été pour partie occupées par la rédaction de l’ouvrage de synthèse paru en 2022 sous le titre Aix-les-Bains : carrefour des villégiatures.
La création de nouveaux dossiers s’est également poursuivie. Le secteur de la ville basse n’ayant fait l’objet que de recherches ponctuelles, la Ville a souhaité procéder à une enquête fine sur cette zone, par l’intermédiaire d’une démarche systématique similaire à celle adoptée pour les trois autres secteurs du centre urbain. D’autres secteurs ou thématiques pourront faire l’objet de travaux, validés annuellement en comité de suivi. Il s’agit de maintenir l’Inventaire comme outil d’aide à la décision en matière d’urbanisme, et d’alimentation de projets de valorisation et de médiation culturelle à l’initiative de la Ville, de l’Office du tourisme et des associations.
[par Caroline Guibaud,
Conservatrice du patrimoine,
Responsable de l’unité Recherche
Service Inventaire et patrimoine culturel
Direction de la culture et du patrimoine
Région Auvergne-Rhône-Alpes / février 2026]