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Cité jardin Gerland - La Mouche

Dossier IA69004484 réalisé en 2010

Fiche

LOGEMENT

Types

Les cinq cent cinquante trois logements sont à 60% des T4. Ils se répartissent en quatre-vingt-deux T2, cent quarante T3, trois cent vingt neuf T4 et deux T5.

La construction suit quatre types d´aménagement A, B, C et E selon la taille des logements. Les types B et C sont les plus répandus. Les types E sont présents uniquement dans les deux bâtiments sur cour 61 rue Georges-Gouy et 58 rue de l´Effort.

Les cent cinq logements de type A se composent de quarante-deux T2 et de soixante-trois T4. Les cent quatre vingt dix huit logements de type B correspondent à six T2, cinquante T3 et cent quarante deux T4. Quand aux deux cent dix logements de type C, ils se composent de deux T2, quatre-vingt-deux T3 et de cent vingt quatre T4. Et pour le type E, ils sont au nombre de quarante avec trente-deux T2 et huit T3.

Répartition des types de logements selon les rues

Les quarante-cinq logements de la rue de Gerland se repartissent en six T2 et trente neuf T4.

La rue Challemel-Lacour présente cent cinquante avec deux T2, cinquante-huit T3, quatre-vingt-huit T4 et deux T5. La rue de l´Effort se compose de cent treize avec vingt-deux T2, dix-neuf T3, et soixante-douze T4. Cent cinquante cinq logements se situent sur la rue Georges-Gouy, avec cinquante-deux T2, vingt-neuf T3 et soixante-quatorze T4. Quant à la rue Benjamin-Delessert, trente-quatre sont des T3 et cinquante-six T4, avec un total de quatre-vingt-dix logements.

Organisation des logements

Les logements s´organisent symétriquement. Les mêmes types d´appartement sont tous du même côté. Globalement, chaque maison est aménagée en trois appartements par niveau : deux T4 et un T3.

Les T2 se situent au : 58, 60, 61,62 rue Georges-Gouy ; 58 rue de l´Effort ; au premier et deuxième étage du 32 rue Challemel-Lacour ; en rez-de-chaussée du 174, 176,178 rue de Gerland, 52, 54, 56,58 rue de l´Effort, 61 rue Georges-Gouy.

Les T3 se trouvent côté rue aux 174, 176, 178 rue de Gerland et aux 1, 3, 9,11 rue Benjamin-Delessert.

TRAVAUX DE CONSTRUCTION

Première tranche

Première série : 1924-1926

50-52 rue Challemel-Lacour (type B), 174, 176,178 rue Gerland (type A)

Réception provisoire : Juin - Août 1926

Réception définitive : 3 février 1927

Deuxième série : 1926-1929

49, 51, 52, 53, 54, 56 rue de l´Effort

Réception provisoire : Août 1928 à Décembre 1928

Réception définitive : 11 janvier 1930

42, 44, 46, 48 rue Challemel-Lacour

Réception provisoire : Décembre 1928 à Février 1929

Réception définitive : 11 janvier 1930

Deuxième et troisième tranche : 1928-1931

Deuxième : 2 E, 4C´, 4B´

Troisième : 3A, 3B, 4C

58 rue de l´Effort ; 57, 58, 59, 61, 63, 64, 65 rue Georges-Gouy ; 32, 34, 38, 40 rue Challemel-Lacour ; 1, 3, 5, 7, 9, 11 rue Benjamin-Delessert

Réception provisoire : Janvier 1930 à Juillet 1931

Réception définitive : 17 octobre 1931

LES TRAVAUX DE REHABILITATION

Travaux 1968-1973 faits par la ville de Lyon

De 1968 à 1973, la ville a procédé à d´importants travaux de réfection sur la Cité qui se compose comme suit :

Des travaux ravalement de façade et de cages d´escalier

Un chemisage des cheminées et la réfection des toitures (1968)

La réfection des colonnes de gaz (1968)

Le doublage en placoplâtre et polystyrène de certains logements en rez-de-chaussée (1968)

Le changement des éviers en pierre(1968)

Les changements des appareils sanitaires (chasses d´eau, WC)

Le raccordement aux égouts en 1970 par le service d´assainissement de la Ville de Lyon

Les réfections de carrelage sur cent cinquante logements de 1966 à 1973 aux numéros : 52-54 rue de l´Effort, 57-60-64-65 rue Georges-Gouy, 1-3-9-11 rue Benjamin-Delessert

Faits par l´Office Public d´HLM

Parallèlement aux travaux de la ville de Lyon, l´Office a fait des travaux d´entretien annuel pour des logements. Ces derniers se repartissent ainsi :

Deux logements chacun au 49, 51, 59, 63 rue de l´Effort.

Un logement chacun au 179, 174, 176 rue de Gerland.

Deux logements chacun au 58, 59, 62, 63 rue Georges-Gouy.

Un logement au 5 rue Benjamin Delessert.

Un logement chacun au 32, 38, 40, 42 rue Challemel-Lacour, ainsi que deux logement au 46 et quatre au 52.

Des réfections de sol en dalles plastiques sont également réalisées au coup par coup, ainsi que les mises aux normes de l´électricité à chaque changement de bail.

Travaux tranches I, II, et II bis, III, IV : 1989-1994

Il s´agit de la mise aux normes générales relatives à la sécurité, la salubrité et à l´équipement des immeubles.

Travaux par immeuble :

Ces travaux se traduisent par le traitement des remontées d´eau, ravalement de façade et entretien du gros œuvre (fers à nu de linteaux ou de garde-corps, etc.), révision de l´étanchéité des menuiseries, fermetures des caves, dégagement des combles, peinture et mise sous gaine des réseaux dans les parties communes, et pose d´interphone.

Travaux par logement:

Ce sont des travaux de ventilation générale et permanente des logements, la mise en conformité de l´électricité, équipement sanitaire pour la salle de bain ou douche, chauffage.

Des réfections de carrelage sont effectuées dans les halls et séjours des logements des tranches I, II, et II bis.

Les entreprises intervenant dans ces travaux:

Tranche I, II, et II bis et ascenseurs : Architectes : Cabinet ARCHIGROUP

Coordinateur : ARCHIGROUP et SCB

Économiste : MAXENCE

Bureau d´études : BELYER

Tranche III et IV : Architectes : MARIN et LARMARAUD

Coordinateur : bureau SECOB

Économiste : MINANGOY

Bureau d´études : MATTE

Bureau de contrôle : SOCOTEC

Jardin : Maître d’œuvre, Pascale HANNETEL, architecte paysagiste

Bureau d'études éclairage : JEOL

Les travaux se terminent avec le réaménagement de l'îlot ouest des espaces extérieurs. La création de jardins « porteurs d'identité » et la réorganisation des espaces extérieurs en trois îlots : 8 000 m2 à l'est, 13 000 m2 au centre, 7 000 m2 à l´ouest. L'ensemble s'organise en deux zones : le jardin proprement dit avec une promenade bordée de haies, un passage en enrobé accompagné de plantations d'arbres de haute tige, le traitement ponctuel de petits espaces et les cours distribuées par la promenade, avec la réorganisation du stationnement, la végétalisation des pieds d'immeuble et la mise en place de grilles et portails pour marquer le seuil des entrées.

Salohy Rakotomalala

Appellationscité d'habitations à bon marché
Parties constituantes non étudiéescour, boutique, bains douches, lavoir
Dénominationscité jardin
Aire d'étude et cantonLyon Urgences - Lyon 7e canton
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : Gerland
Adresse : rue, Challemel-Lacour , rue, Delessert-Benjamin , rue, Georges-Gouy , rue de, Gerland , rue de l'
Effort
Cadastre : 2000 CD 55, 53, 39, 40

En mars 1923, en référence à la loi du 5 décembre 1922, le Conseil municipal de Lyon se prononce pour la construction de cinq groupes d´habitations à bon marché (HBM devenues après la guerre HLM) : rues Ravat, Juliette-Récamier, Bossuet, Gerland et Lavoisier. Au cours de la séance du 4 juin 1923, le maire de Lyon Édouard HERRIOT soumis au Conseil municipal le plan de financement des quatre premières opérations concernant les rues Ravat, Juliette-Récamier, Bossuet et Gerland, ainsi que le projet de convention de gestion à passer avec l´office municipal HBM. Un premier crédit de deux millions de francs est alloué et pour Gerland, la première tranche comprend la construction de cinq maisons : trois isolées et deux jumelées situées à l´angle de la rue Gerland et de la rue Challemel-Lacour. Construit par les architectes ROBERT et CHOLLAT en 1924, la construction de la Cité Jardin de Gerland La Mouche accompagne l´industrialisation de Gerland avec un grand besoin de logement en rapport aux abattoirs et aux usines en pleine activité aux alentours. Elle est réalisée en partie pour accueillir l´immigration italienne d´après 1920 spécialisée dans les techniques de construction. Son édification témoigne également d´une réflexion nouvelle sur l´habitat. Elle développe une typologie : la cour ouverte présentée par l´architecte et hygiéniste Augustin REY au deuxième congrès de l´habitation, en mars 1920 à Lyon. Elle est représentative des recherches lyonnaises d´habitation à bon marché où le principe de la salle commune centrale prévaut, distribuant les autres pièces, avec une organisation type de bâtiments en blocs articulés et non pas en immeubles continus. Les logements HBM à Lyon reprennent les préoccupations hygiénistes des élus lyonnais qui sont, dès 1903, les premiers à édicter un règlement sanitaire et des règles générales de salubrité des habitations. La Cité Jardin de Gerland La Mouche est installée sur des terrains acquis par la ville en 1917 en vue d´aménagements futurs, d´une surface totale de 46.380 m2. Elle regroupe cinq cent cinquante trois logements construits en deux temps, de 1923 à 1930, par la Ville de Lyon. Le premier groupe de construction, décidé en 1923 et réalisé en 1924, comprend les cinq maisons à l´angle de la rue de Gerland et de la rue Challemel-Lacour ; le deuxième groupe comprend l´ensemble restant débuté en 1925 et achevé en 1930. Les logements et les locaux annexes sont gérés en vertu d´une convention de 1924 par l´office public HLM de la COURLY à Lyon. Cette convention n´est pas spécifique mais concerne l´ensemble du parc HBM propriété de la Ville. Certaines des figures emblématiques se trouvant à l´angle des murs pignons sont l´œuvre du sculpteur Pierre DEVAUX. A partir des années 1970, l'environnement de la Cité Jardin se transforme rapidement avec le départ des abattoirs et de nombreuses installations industrielles. De 1968 à 1973, la ville procède à d´importants travaux de réfection de la Cité, à la demande du maire Louis Pradel, pour un montant de 12.318.161 francs. De 1987 à 1988, une étude de faisabilité est confiée à l´Agence d´Urbanisme de la Communauté Urbaine de Lyon et une enquête sociale du CREPAH pour la réhabilitation des 553 logements de la cité-jardin de Gerland. Le 16 mai 1988, le conseil municipal adopte le programme de travaux proposé par l´office de la Ville de Lyon. Les premières tranches de travaux portent sur quarante-cinq logements, et en 1993, des travaux complémentaires de réfection des carrelages dans les halls et séjours des logements des tranches I, II, et II bis sont effectués. Les travaux se terminent avec le réaménagement de l'îlot ouest des espaces extérieurs pour un budget total de 17,4 millions de francs. En 2001, le Conseil municipal décide la sécurisation et l´embellissement des parties communes : le coût d'opération est estimé à 640 286 euros. La maîtrise d'ouvrage est déléguée à l'OPAC du Grand Lyon. Puis, en 2002, est décidé l´aménagement d'un pôle de services au public en rez-de-chaussée d'immeubles rue Georges-Gouy, projet estimé à 220 000 euros.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle
Secondaire : 1er quart 20e siècle
Principale
Dates1921, daté par source
Auteur(s)Auteur : Robert Victor et Chollat Auguste architecte attribution par source
Auteur : Devaux Pierre sculpteur attribution par source

Les murs porteurs sont en pisé de mâchefer. Les murs de refend reposent sur une fondation en béton. Les planchers sur poutrelles métalliques sont revêtus de carrelage dans les cuisines, séjour et WC, et de parquets de chêne dans les chambres. Les cloisonnements sont en briques plâtrières enduites de plâtre, doublés entre toilette et chambre. La menuiserie et la charpente sont en bois, et la couverture en tuile de terre cuite. Toutes les portes-fenêtres et fenêtres des rez-de-chaussée sont protégées par des persiennes métalliques. A chaque fenêtre est scellé un garde-corps stylisé en fonte; les rampes sont également en fonte. Les escaliers se composent de béton de ciment coulé sur place. Les loggias sont équipées de parement stylisé.

Mursrésidu industriel en gros oeuvre
béton
brique
Toittuile
Plansplan carré régulier
Étages5 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Escaliersescalier intérieur : escalier droit
Jardinsgroupe d'arbres
Techniquessculpture

Labellisé «patrimoine du XXe siècle», le 10 mars 2003. Très bel ensemble urbain à signaler.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà étudier
Éléments remarquablesdécor d'architecture

Annexes

  • Description

    LE TERRAIN

    Une vente à l´amiable est conclue entre la ville de Lyon et la Société civile immobilière de Gerland représentée par Monsieur Chappet, propriétaire du château de Gerland, pour une surface de terrain de 131.000 m2. Il s´agit d´un ensemble situé entre la gare municipale des Abattoirs, l´avenue Jean-Jaurès, le chemin du Moulin-à-Vent et celui de Gerland. L´acte est signé le 31 juillet 1917.

    DESCRIPTION

    Situation

    La Cité Jardin se situe à l´extrémité sud de Gerland, sur un tènement qui joint le cours Jean-Jaurès et la Grande Rue de Gerland, dans l´axe des pavillons des anciens abattoirs, le long de la rue Challemel-Lacour.

    Elle comprend trois îlots, s´échelonnant d´est en ouest de la rue de Gerland au cours Jean-Jaurès, et séparés par la rue Georges-Gouy et la rue de l´Effort.

    Composition d´ensemble

    De plan régulier, la Cité-Jardin de Gerland est conçue selon le principe de la cour ouverte. Ce principe assure une pénétration maximum des rayons solaires ainsi qu´une aération optimum des logements.

    Les quatre modules de maisons collectives isolées ou jumelées sont disposés en bordure des rues. Des intervalles variables de neuf à quatorze mètres sont laissés entre elles. Les îlots restent délimités par des petits murets interrompus par des passages. Quant à l´espace intérieur des parcelles, il n´est plus clos, il s´ouvre sur une face avec des jardins où des bancs et des bosquets d´arbre y sont aménagés.

    Deux blocs reliés constituent les immeubles. La Cité se compose de trente-cinq immeubles de cinq niveaux, où chaque montée est composée de quinze voire seize logements chacune. Ils sont distribués par un escalier : une seule cage d´escalier éclairée naturellement qui dessert chacun des logements. Le plus souvent, une seule allée dessert trois blocs verticaux de cinq à six logements.

    Les trente-cinq maisons sont soit jumelées soit isolées. Elles forment vingt-six bâtiments utilisant en tout quatre types d´aménagement, composés d´un des premiers plans d´organisation systématique.

    Pour les maisons jumelées le long de la rue Challemel-Lacour et Benjamin-Delessert, les bâtiments ont deux cages d´escalier symétriques. Celles des rues de l´Effort, de Gerland et de Georges-Gouy ont essentiellement des blocs à une seule cage d´escalier. Seul le type de logement sur cour varie, bien que le bloc conserve la même esthétique et la même volumétrie.

    La Cité est équipée de garages à bicyclettes, de caves et greniers, et, à proximité, d´une crèche, une école maternelle et une école primaire. Quelques commerces occupent le rez-de-chaussée de certains bâtiments des rues de Gerland, Georges-Gouy, et de l´Effort.

    Organisation intérieure

    L´ensemble de la Cité présente une organisation assez homogène. Les logements se divisent en quatre types : T2, T3, T4 et T5.

    La typologie des appartements émane d´un mode de vie des années 1920-1930. En effet, à l´époque, la famille vit essentiellement en groupe dans une pièce appelée salle commune, attenante à une cuisinette, sans qu´existe entre elles la moindre séparation. On accède à cet ensemble soit par un petit hall carré, soit par un long couloir. Cette salle commune dessert très souvent la majeure partie des chambres. A cette époque, il n´y a pas de salle de bains ni de salle d´eau, seul un cabinet d´aisance se trouve au fond d´un couloir.

    Ce mode de disposition de bâtiment, appelé au début du siècle « cité ouvrière » tel que le voulait Henry GORJUS, alors conseiller municipal, s´inspirait de la cité jardin d´Howard.

    Composé de bâtiments très arborés et aménagés pour les loisirs.

    Les pièces ne s´organisent pas suivant l´orientation des logements. L´entrée est réduite au minimum, tout comme la surface des dégagements. La cuisine l´est également, avec de petites dimensions, à l´exception des types C et D. A l´intérieur, la chambre s´ouvre directement sur le séjour, suivi d´un WC et parfois une chambre.

    Les chambres présentent une surface de 11 à 14 m2. Les chambres fonctionnent avec le séjour et il n´existe pas d´espaces de circulation à l´exception de l´entrée.

    Les logements T4 présentent une surface de 65 à 75 m2, les T3 entre 50 et 60 m2 et les T2 entre 31 et 36 m2.

    Organisation des façades

    Les bâtiments s´élèvent sur une hauteur avoisinant 20m. De nombreux conduits de fumées sont visibles sur les toitures correspondant aux pièces des logements.

    En ce qui concerne la composition des façades, l´ensemble présente une unité architecturale par rapport aux loggias et la symétrie, malgré la différenciation visible entre façades sur rue et façades sur cour.

    Les façades sur rue présentent des loggias dans l´épaisseur des bâtiments avec des garde-corps de béton ajouré dans l´alignement des façades. Elles sont parfaitement symétriques, avec une dimension des percements identique sur l´ensemble des logements.

    Elles conservent un certain académisme avec le rez-de-chaussée affirmé par des soubassements et un niveau de commerces, des étages courants et un couronnement marqué par une différenciation des loggias et par les figures emblématiques à l´angle des murs pignons.

    La composition des façades est symétrique, rythmée verticalement par l´alignement des percements. Les baies présentent un appui saillant.

    Le traitement de la façade des bâtiments sur cour est plus simple, et ne joue que sur les percements, car les appartements sur cour n´ont pas de loggias. Lorsque ces façades sont d´accès, elles sont traitées différemment. Pour les façades d´entrée, un angle est traité en pan coupé. Le palier de desserte de l´escalier, situé dans un renfoncement est souligné par une terrasse protégeant l´entrée. Quelques modules sont traités côté cour en redents qui expriment la cage d´escalier et la pièce commune. La pièce commune du logement sur cour possède un balcon arrondi.

    Les cages d´escalier restent intégrées, mais permettent un travail en différents plans en façade.

    Les pignons aveugles ne sont pas fonction d´une orientation, mais d´une utilisation en plan masse de modules répétitifs qui ne sont pas adaptés. Ces murs présentent également les figures emblèmes de la Cité. Il s´agit de motifs décoratifs en bas-relief sur les façades symbolisant la famille avec : la jeunesse, l´âge mûr et la vieillesse.

    Par le jeu des ouvertures révélant l´organisation intérieure des logements, la lisibilité des façades rend l´ensemble moderne.

    Les toitures constituées de quatre pans sont très traditionnelles. Avec le dépassement de la toiture, les traitements des rez-de-chaussée différents des étages courants, le marquage de soubassements et l´intégration de commerces, tous ces éléments constituent l´élément urbain qu´est la rue.

    Relation avec l´extérieur

    Un palier éclairé et vitré permet l´accès au logement. Il est commun à tous les logements.

    La plupart des appartements présente une loggia pour la salle commune.

    L´orientation sur la rue est privilégiée par rapport à la cour.

    Salohy Rakotomalala

Références documentaires

Documents d'archives
  • Arch. mun. Lyon. 923WP346. Acquisition du terrain appartenant à la Société Civil Immobilière de Gerland par la ville de Lyon, 31 juillet 1917.

  • Arch. mun. Lyon. 1217 WP 180. Délibération municipale du 5 mars 1923

    documents d'archives
  • Arch. mun. Lyon. 923WP346. Acquisition du terrain appartenant à la Société Civil Immobilière de Gerland par la ville de Lyon, 31 juillet 1917.

    documents d'archives
  • Arch. mun. Lyon. 481 WP 017. HBM La Mouche. Devis estimatifs et approximatifs des travaux. 1923

    documents d'archives
  • Arch. mun. Lyon. 960 W 29. Proposition d´installation d´un bain douche dans la cité jardin de Gerland. Projet et plan. 11 avril 1930

  • Arch. mun. Lyon. 1616 WP 244.Cité-jardin de Lyon La Mouche, plan général, architectes Robert et Chollat, 1927.

  • Arch. mun. Lyon. 1217 WP 180. Délibération municipale. 5 mars 1923

  • AGENCE D'URBANISME DE LYON. A 141. COMMUNAUTE URBAINE DE LYON, La Cité jardin de Gerland : étude préalable. Décembre 1986.

  • AGENCE D'URBANISME DE LYON. A 180. La Cité "Jardin de la Mouche" : document préparatoire à la réunion du travail du 26 juin 1986. 1986.

  • OFFICE PUBLIC COMMUNAUTAIRE HLM DE LYON. VILLE DE LYON. A 149. Cité jardin de Gerland : réhabilitation de six logements témoins. Décembre 1988.

Documents figurés
  • Cité d´Habitations à Bon Marché de la Mouche, dans le quartier de Gerland à Lyon, vue d´une partie des immeubles (A.E. Chollat architecte) Photogr. Nég. sur verre, [vers 1935] (Arch. mun. Lyon : 15 Ph 1/250)

  • Cité d´Habitations à Bon Marché de la Mouche, dans le quartier de Gerland à Lyon, vue d´une partie des immeubles (A.E. Chollat architecte) Photogr. Nég. sur verre, [vers 1935] (Arch. mun. Lyon : 15 Ph 1/252)

  • Cité d´Habitations à Bon Marché de la Mouche, dans le quartier de Gerland à Lyon, vue d´une partie des immeubles (A.E. Chollat architecte) Photogr. Nég. sur verre, [vers 1935] (Arch. mun. Lyon : 15 Ph 1/251)

  • Cité d´Habitations à Bon Marché de la Mouche, dans le quartier de Gerland à Lyon, vue d´une partie des immeubles (A.E. Chollat architecte) Photogr. Nég. sur verre, [vers 1935] (Arch. mun. Lyon : 15 Ph 1/250)

  • Cité d´Habitations à Bon Marché de la Mouche, dans le quartier de Gerland à Lyon, vue d´une partie des immeubles (A.E. Chollat architecte) Photogr. Nég. sur verre, [vers 1935] (Arch. mun. Lyon : 15 Ph 1/251)

  • Cité d´Habitations à Bon Marché de la Mouche, dans le quartier de Gerland à Lyon, vue d´une partie des immeubles (A.E. Chollat architecte) Photogr. Nég. sur verre, [vers 1935] (Arch. mun. Lyon : 15 Ph 1/252)

  • Cité d´Habitations à Bon Marché de la Mouche, dans le quartier de Gerland à Lyon, vue d´une partie des immeubles (A.E. Chollat architecte) Photogr. Nég. sur verre, [vers 1935] (Arch. mun. Lyon : 15 Ph 1/253)

  • Cité d´Habitations à Bon Marché de la Mouche, dans le quartier de Gerland à Lyon, vue d´un immeuble (A.E. Chollat architecte) Photogr. Nég. sur verre, [vers 1935] (Arch. mun. Lyon : 15 Ph 1/254)

  • Cité d´Habitations à Bon Marché de la Mouche, dans le quartier de Gerland à Lyon, vue d´une partie des immeubles (A.E. Chollat architecte) Photogr. Nég. sur verre, [vers 1935] (Arch. mun. Lyon : 15 Ph 1/253)

Bibliographie
  • CHARRE A., GAGES R., ROZ M., Lyon-Europe : 100 ans d'architecture moderne, Pierre Mardaga, 1988.

    p. 90-91
  • GAGES P., L'Avenir, entreprise coopérative: 70 ans de l'histoire d'une métropole : 70 ans d'architecture, Liège : P. Mardaga, 1989.

    p. 22, 23, 25, 47, 50, 51
  • MAREY B., Guide Rhône-Alpes d´architecture du XXe siècle, Ed. Picard et URCAUE Rhône-Alpes, 2004.

    p.85
  • MISSION SITE HISTORIQUE DE LYON, Zoom rive gauche : lire la ville en creux et en relief : lieux, sites et acteurs du patrimoine, Ville de Lyon, mars 2004

    p.73
  • PIERRON N., L´avènement des grands ensembles à Lyon dans l'entre deux guerres : projets et réalisations, Maîtrise : Histoire de l'art : Lyon 2 , vol 2, 1988 (Tapuscrit)

    p. 94
  • VASQUEZ, E., Gerland que j'aime : La vie du quartier 1803-1983, Collection quartier Lyonnais, 1968.

  • VASQUEZ, E., Gerland que j'aime : La vie du quartier 1803-1983, Collection quartier Lyonnais, 1968.

    p. 140
  • VERBEKE P., Habitations à bon marché : Lyon et sa banlieue, pré inventaire et analyse architecturale , Ecole d´Architecture de Lyon, 1983

    p. 75 - 76
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Ville de Lyon © Ville de Lyon - Rakotomalala Salohy - Belle Véronique