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Couvent d'ursulines, puis hospice de la Charité, actuellement maison de retraite les Monts du Soir

Dossier IA42003294 inclus dans Ville de Montbrison réalisé en 2007

Fiche

Œuvres contenues

Le petit couvent des ursulines

Les ursulines s'installent à Montbrison en 1629, mais rapidement le couvent qu'elles occupent ne suffit plus (voir le dossier sur l'ancien couvent des ursulines, actuellement collège Victor-de-Laprade). En 1648, Emmanuel Lascaris d'Urfé, marquis de Bâgé, offre la construction d'un second couvent. Ce couvent est bâti dans le faubourg de la Croix, en dehors de la ville selon la volonté des habitants. Il fonctionne en même temps que le premier, avec parfois des tensions entre les deux (Broutin). En 1738, les bâtiments sont détruits par un incendie. Ils sont reconstruits par les ursulines, mais en 1751 l'archevêque de Lyon ordonne la suppression du second couvent.

L'hôpital Sainte-Anne profite de l'occasion pour acheter les lieux et y installer l'hospice de la Charité pour infirmes et vieillards. Ce dernier a été fondé en 1659 et installé dans le quartier du Bourgneuf, dans des bâtiments préexistants, vétustes et peu adaptés (Barou, La Charité de Montbrison...). Après quelques travaux, l'hospice est transféré en 1753. Il accueille essentiellement les enfants abandonnés de plus de sept ans et les vieillards indigents de la ville.

L'hospice de la Charité

En 1809 (cadastre napoléonien), le bâtiment occupe une emprise quadrangulaire à l'angle du boulevard de la Préfecture et de la rue du Faubourg de la Croix, avec un grand clos le long du boulevard (la propriété comprenant également toute la parcelle située à l'ouest du bâtiment et du clos : 1809 D 403 et 403 bis). Les plans conservés dans les archives de l'Hôpital de Montbrison (AH Montbrison, déposées aux AC, non classées) permettent de préciser l'organisation de l'édifice dans le temps.

Un plan daté de 1850 montre une emprise similaire, avec de petits agrandissements ou modifications à l'ouest, et précise l'implantation des corps de bâtiments et des cours, avec deux grandes cours carrées, à l'est et à l'ouest, et des petites cours le long de la rue du Faubourg de la Croix. Dans le clos, qui est en surplomb par rapport au boulevard (avec un grand mur de soutènement en moellon de granite), est dessiné un jardin divisé en carrés, avec une fontaine (disparue) au centre, dans l'axe du portail en fer forgé (existant) sur le boulevard de la Préfecture. Un plan-masse non daté (1ère moitié 19e siècle ?) et le plan d'état des lieux d'Eugène Serre en 1947, qui conserve le parti-pris général de l'édifice, renseignent sur les fonctions des bâtiments. La cour située à l'est était la cour des hommes (ou "cour des vieillards et des petits garçons"). Son emprise correspond peut-être à celle du cloître des ursulines, avec son puits. L'aile est, le long du boulevard de la Préfecture, était affectée à des dépendances (remises, cellier, cuvage, étable et écurie) et à la salle de classe des garçons. L'escalier rampe sur rampe, à paliers voûtés d'arêtes, situé au milieu de cette aile peut remonter au 18e siècle. Deux passages couverts la séparent des ailes sud et nord, reliées par l'aile ouest qui comprenait le dortoir des garçons et des vieillards au 19e siècle, le réfectoire et la cuisine en 1947, et séparait la première cour de celle des femmes ("cour des petites filles", prolongée à l'ouest par la "cour des femmes", au 19e siècle). Au 19e siècle, l'aile sud de cette cour était le dortoir des filles, l'aile nord, celui des religieuses (avec l'infirmerie) et des femmes ; la chapelle, rebâtie en 1807, formait une saillie au bâtiment des religieuses, joignant la rue du Faubourg de la Croix.

Les Monts du Soir

Dans la 2e moitié du 20e siècle, l'hospice de la Charité devient maison de retraite des Monts du Soir. Dans le 3e quart du 20e siècle, la cour orientale est profondément remaniée (les élévations prévues pour l'aile sud par Eugène Serre n'ont pas été réalisées) : l'élévation des niveaux supérieurs sur le boulevard de la Préfecture est refaite, le passage nord-est supprimé (il reste une arcade en brique à l'intérieur des bâtiments), le grand escalier de l'angle nord-ouest est refait. Dans la 2e moitié du 20e siècle, les bâtiments entourant la cour ouest sont détruits, en particulier la chapelle supprimée en 1982 (une salle polyvalente est construite à la place) et remplacés par des bâtiments modernes, avec des extensions organisées autour de trois nouvelles cours au sud.

Genred'ursulines
AppellationsMaison de retraite les Monts du Soir
Destinationshospice, maison de retraite
Dénominationscouvent
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Montbrison
Adresse : 22 rue du
Faubourg de la Croix
Cadastre : 1986 AX 139 Aujourd'hui AX 225. ; 1809 D 402, 403

Le bâtiment a été construit pour servir de couvent annexe aux ursulines de Montbrison, devenues trop nombreuses pour leur site d'origine (actuel collège Victor-de-Laprade). Situé hors les murs, au faubourg de la Croix, il est fondé en 1648 mais reconstruit après un incendie survenu en 1738. L'archevêque de Lyon ayant ordonné la réunion des deux couvents d'ursulines en 1751, le bâtiment acheté par les recteurs de l'Hôpital de Montbrison afin d'y installer l'hospice de la Charité, fondé en 1659 dans le quartier du Bourgneuf, qui accueille des "pauvres renfermés" : enfants abandonnés, infirmes et vieillards. Cette fonction subsiste au 19e siècle. Les bâtiments sont agrandis et transformés au 20e siècle, en particulier dans la 2e moitié du siècle, avec la transformation de l'hospice en maison de retraite.

Période(s)Principale : 2e quart 17e siècle
Secondaire : 3e quart 18e siècle
Principale : 19e siècle
Secondaire : 20e siècle
Auteur(s)Auteur : Serre Eugène

La propriété de la maison de retraite s'étend entre le boulevard de la Préfecture à l'est, la rue du Faubourg de la Croix puis la rue de Beauregard au nord et une impasse au sud.

A l'angle du boulevard de la Préfecture et de la rue du Faubourg de la Croix, les bâtiments entourent une cour carrée au milieu de laquelle se trouve un puits. L'aile est a un étage de soubassement, un rez-de-chaussée surélevé un étage carré et un étage de comble. L'étage de soubassement est occupé par deux caves voûtées en anse de panier (du côté ouest, la cave est prolongée par une galerie murée), avec un accès sur sur rue donnant sur le départ de l'escalier tournant à retours, à paliers voûtés d'arêtes, qui dessert les étages (la communication avec le rez-de-chaussée est aujourd'hui murée). Les ailes en retour au nord et au sud ont un rez-de-chaussée et deux étages carrés ; l'aile ouest a un étage.

Ces constructions sont complétées par des corps de bâtiments entourant une cour autrefois symétrique, à l'ouest, dont un grand escalier tournant à retour, dont la cage occupe un pavillon plus élevé que les autres bâtiments, assure la desserte des étages. Cette partie de l'édifice, de même que ses extensions au sud, n'ont pas été repérées.

Les murs sont entièrement crépis (ils sont sans doute en moellon de granite, mais des parties peuvent être en pisé), avec des encadrements en granite, majoritairement refaits en ciment. Les toits sont à longs pans, en tuile creuse, avec une génoise sur l'aile nord, côté rue ; la cage de l'escalier nord-ouest et coiffée d'un toit en pavillon orné d'une grande crois en fer forgé.

Mursrevêtement
Toittuile creuse mécanique
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés
Couvrementsvoûte en berceau en anse-de-panier
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours
Autres organes de circulationsascenseur
Techniquessculpture
ferronnerie
Précision représentations

Une croix en fer forgé est installée au sommet du toit de la cage de l'escalier nord-ouest.

Une statue de la Vierge (sur le modèle de la Vierge de la rue du Bac : couronnée, vêtue d'un grand manteau, mains ouvertes), en fonte peinte en blanc, est posée sur un socle en pierre sculptée (décor en bas-relief : deux rameaux de lys noués d'un ruban, formant une couronne), dans la cour ouest.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan de l'enclos de la terre appartenant à l'hospice des Infirmes de Montbrison et de la parcelle de vigne du sieur Chambon... / Godefin (géomètre). 1 dess. : encre noire, lavis d'encre rouge sur calque. Échelle : 1:1250. Montbrison, 20 décembre 1850 (AH Montbrison, dépôt aux AC, fonds de l’hôpital, non classé ; ancienne série N).

    [Titre complet : Plan de l'enclos de la terre appartenant à l'hospice des Infirmes de Montbrison et de la parcelle de vigne du sieur Chambon, dont la vente est projetée en vue de faire disparaître la servitude du chemin ABC, qui s'oppose à la réunion des deux immeubles de l'hospice du rez-de-chaussée des bâtiments de l’hospice de la Charité. Signé : l'ancien géomètre en chef Godefin].

    AC Montbrison : Fonds de l'hôpital, non classé ; ancienne série N
  • Plan du rez-de-chaussée des bâtiments de l’hospice de la Charité / Serre Eugène (architecte). 1 dess. : encre de chine sur calque, 57,5 x 41 [62 x 43,5]. Échelle : 1 : 200. Montbrison, 1947. (AH Montbrison, dépôt aux AC, fonds de l’hôpital, non classé ; ancienne série N).

    AC Montbrison : Fonds de l'hôpital, non classé ; ancienne série N
  • Hospices civils de Montbrison. Maison de retraite. État des lieux du premier étage en mars 1947 / Serre Eugène (architecte). 1 dess. : encre de chine sur calque, 57,7 x 42 [63,8 x 48]. Échelle : 1 : 200. Montbrison, 1947. (AH Montbrison, dépôt aux AC, fonds de l’hôpital, non classé ; ancienne série N). Annotations : date.

    AC Montbrison : Fonds de l'hôpital, non classé ; ancienne série N
  • Hospices civils de Montbrison. Maison de retraite. Vieux ménages et ensemble de façades [plans et élévations] / Serre Eugène (architecte). 1 dess. : encre de chine sur calque, 56,4 x 42 [59,7 x 52,5]. Échelle 1 : 100. et 1 : 200 Montbrison, 1947. (AH Montbrison, dépôt aux AC, fonds de l’hôpital, non classé ; ancienne série N). Légende : Rez-de-chaussée, terrasse, façades actuelles, façades projetées, nord, ouest, sud. Annotations : date.

    AC Montbrison : Fonds de l'hôpital, non classé ; ancienne série N
  • [Plan-masse schématique des bâtiments de l’hospice de la Charité] / 1 dess. : encre sur papier ; s. n., s. d. (1ère moitié 19e siècle ?) (AH Montbrison, dépôt aux AC, fonds de l’hôpital ; non classé).

    AC Montbrison : Fonds de l’hôpital
Bibliographie
  • BAROU, Joseph. Petite histoire de l'hôpital général des pauvres renfermés du Bourgneuf (Montbrison 1658-1753), Village de Forez, 1983.

  • BAROU, Joseph. La Charité de Montbrison (1695-1789) : Vie d'un hôpital général sous l'Ancien Régime, Village de Forez, 1985.

  • BAROU, Joseph. La Charité de Montbrison. Montbrison : Printemps de l'histoire, 2003.

  • FOURNIER-NEEL, Marguerite. Montbrison coeur du Forez. Son passé, ses monuments, ses rues. Montbrison : impr. I.P.M., rééd. 2001.

    P. 55-56.
  • LATTA, Claude. Histoire de Montbrison. Lyon : Horvath, 2e éd., 1994.

    P. 224.
  • VACHET, Adolphe (abbé). Les paroisses du diocèse de Lyon : archives et antiquités. Abbaye de Lérins ; Imprimerie M. Bernard,1899. 752 p. ; 27,5 cm.

    P. 233-234.
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Conseil général de la Loire © Conseil général de la Loire - Bellet Jérôme
Jérôme Bellet

2015 : stagiaire Master 2 Lyon III CEROR (4 mois), mise en forme de dossiers sur la ville de Montbrison [responsable : Caroline Guibaud]

2016 : vacataire INHA cellule vitrail (3 mois), mise en ligne sur patrimoine.rhonealpes.fr des dossiers de l'opération Vitrail ancien [suivi : Caroline Guibaud]


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