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Église paroissiale Saint-Symphorien

Dossier IA42001349 réalisé en 2006

Fiche

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VocablesNativité de la Vierge, Saint-Symphorien
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonMontbrison - Montbrison
AdresseCommune : Précieux
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1808 B 1 ; 1986 B2 216

La première mention de l'église de Précieux, dans le Cartulaire de Savigny, remonterait au 11e siècle. Les parties les plus anciennes de l'église, le choeur et l'abside, peuvent dater du 11e ou du 12e siècle. Leurs chapiteaux peuvent être rapprochés de ceux de l'abbatiale d'Ainay (chapelle Sainte-Blandine), dont l'église de Précieux dépend au 12e siècle, et de l'église du prieuré de Saint-Romain-le-Puy, dépendance d'Ainay. L'église est placée alternativement sous le vocable de Saint-Symphorien (vocable actuel, qui aurait été, avec Saint-Benoît, le vocable originel) et de la Nativité de la Vierge (en 1662). A la fin du 15e ou au 16e siècle, l'église semble avoir subit d'importantes réparations (reconstruction de la nef, avec réutilisation du portail du 14e siècle où sont gravées les dates 1571 (?) et 1573, clocher), après une période de ruine signalée dans la visite pastorale de 1469. Au 17e siècle a lieu un remaniement général des ouvertures qui semble faire suite à la visite pastorale de l´archevêque Camille de Neuville, également abbé d'Ainay et prieur de Saint-Romain-le-Puy : ses armes, accompagnées de la date 1688, figurent à plusieurs endroits de l'édifice. On a aussi les chronogrammes 1689 sur le degré précédent le choeur et 1695 sur l'appui extérieur de la fenêtre de la première chapelle nord (actuellement chapelle de la Vierge). Les chapelles latérales auraient été construites dans la 2e moitié du 17e siècle, ainsi que la sacristie sud. En 1836, lors d'une première campagne de travaux portant essentiellement sur l'intérieur, les huisseries et le mobilier, le lambris de couvrement de la nef est refait. Puis l'agrandissement de l'édifice est décidé. En 1852-1853, sur un projet donné par l'architecte départemental A. Favrot, la nef est allongée d'une travée vers l'ouest ; le portail ancien est alors déplacé et surélevé de quelques assises, et surmonté d'un oculus à encadrement de briques. Le mur nord de la nef est démoli pour aménager un collatéral (voûté en berceau plein-cintre construit en brique) prolongeant la chapelle de la Vierge, dont le mur est reconstruit en partie haute, de même que celui de la chapelle Saint-Symphorien. Les parties hautes du clocher sont refaites, avec construction d'une flèche et modification du beffroi (par Blin, charpentier à Saint-Etienne). En 1875, la 'voûte' de l'église (celle du choeur, ou le lambris de la nef ?) menace de s'écrouler : le devis de réparation de M. Blanc, architecte à Montbrison, est exécuté par l'entrepreneur Vergnaux, avant une nouvelle réparation en 1928 : devis de l'agent voyer Péricard, travaux par Pelardy plâtrier à Sury-le-Comtal, financés par souscription.

Période(s)Principale : 12e siècle , (?)
Principale : 15e siècle , (?)
Principale : milieu 19e siècle
Secondaire : 4e quart 17e siècle
Dates1571, porte la date, daté par source
1573
1617
1688
1689
1695
1850
Auteur(s)Auteur : Favrot A. architecte départemental attribution par source
Auteur : Durand Antoine architecte attribution par source
Personnalité : Neuville de Villeroy Camille monseigneur de
Neuville de Villeroy Camille monseigneur de
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commanditaire

L'église présente un choeur terminé par une abside semi circulaire et flanqué de sacristies. La nef centrale a quatre travées. La première est encadrée de chapelles latérales ; la chapelle nord a été prolongée à l'ouest de façon à former un collatéral. Les murs sont en moellon de granite de petit module, qui sont parfois des galets retaillés. Quelques blocs de calcaire de Ruffieu, carrière située dans la commune, sont employés dans l'église : à la base du choeur (Rochigneux, Bull. Diana, t. V, p. 167) et pour le portail. Le type de mise en oeuvre et les nuances de matériau permettent de repérer les juxtapositions chronologiques. Les pierres du chevet ont la particularité de présenter des colorations rougeâtres. Le clocher est en granite, en pierre de taille de petit appareil, puis de moyen appareil à partir du premier étage ; la partie basse de la façade occidentale est également en pierre de taille de moyen appareil. L'abside a une corniche en granite chanfreinée, de même que la partie centrale du mur sud (partie la plus ancienne de la nef) ; la sacristie nord a une corniche en granite à cavet. La corniche du reste de l'édifice est en brique, moulurée à tore et cavet (à cavet simple pour la sacristie sud). Les encadrements de baies sont en granite, sauf le portail, en calcaire de Ruffieu, et l'oculus situé au-dessus, qui est en brique. Les toits sont à longs pans, en tuile creuse, avec une croupe ronde sur le cul-de-four, des toits à un pan sur les sacristie et une flèche hexagonale (en ardoise) sur le clocher. Le choeur est voûté en berceau, et l'abside en cul-de-four. La sacristie nord est voûtée d'arêtes, la sacristie sud est plafonnée. La nef est couverte d'un lambris de couvrement à trois pans, supportés par des arcs diaphragmes en berceau surbaissé, au rythme de deux par travée. La chapelle sud et le collatéral sont voûtés en berceau (voûte en brique dans le collatéral). Armoiries de Camille de Neuville de Villeroy, archevêque de Lyon de 1653 à 1693 : voir texte associé.

Mursgranite
calcaire
moellon
pierre de taille
Toittuile creuse, ardoise
Plansplan allongé
Étages2 vaisseaux
Couvrementsvoûte d'arêtes
voûte en berceau
lambris de couvrement
Couverturestoit à longs pans
toit à un pan
flèche polygonale
croupe ronde
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier droit en maçonnerie, en charpente
Techniquessculpture
sculpture
peinture
Précision représentations

Décor sculpté sur les chapiteaux du choeur : entrelacs, enroulements, rosettes, feuilles (étudié dans la base Palissy). Décor sculpté aux retombées des archivoltes du portail : chapiteaux et consoles feuillagés ; au sommet de l'archivolte, tête (de femme ?) souriante. Consoles en plâtre à la retombée des arcs du lambris de couvrement : deux têtes d'anges encadrées de feuilles. Décor peint : portes en trompe-l'oeil imitant les portes des sacristies dans les arcatures du choeur (arcature ouest) ; frises de rinceaux feuillagés et croix pattées, sur l'arc d'entrée du choeur et en haut des murs de la nef. Des sondages ont mis au jour des fragments de peintures murales de diverses époques dans le choeur et l'abside (5 campagnes de décor identifiées, la seconde, dont les vestiges semblent les mieux conservés, étant datée de la fin du 16e ou du 17e siècle) ; on y distingue des fragments d'architecture (entablement), des ornements végétaux et rinceaux. Les sondages effectués dans la nef, le collatéral nord et la chapelle sud n'ont pas donné de résultat exploitable.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH partiellement, 1963/07/23

Annexes

  • Historique complémentaire

    En 1662 (visite pastorale), l´église est placée sous le vocable de la Nativité de la Vierge ; auparavant, T. Rochigneux mentionne Saint-Benoît puis Saint-Symphorien (Forez Pittoresque), mais ne cite pas la source de cette information. Le vocable de Saint-Symphorien semble avoir été repris au 19e siècle.

    La première mention de l´église de Précieux, dans le Cartulaire de Savigny, remonterait au 11e siècle. En 1153, elle est citée dans le Grand Cartulaire d´Ainay et au début du 13e siècle le prieur de Saint-Romain-le-Puy (dépendance d´Ainay) est collateur. L´église passe pour avoir été la chapelle du château de Précieux, mentionné par les documents seulement à partir du 13e siècle, et dont il ne reste aucune trace. On ne connaît pas les dispositions d´ensemble de ce premier édifice, que Jacques Verrier propose de limiter aux dimensions du choeur et de l´abside, qui forment les parties les plus anciennes de l´église (11e ou début du 12e siècle). Les murs sont en moellons de granite de petit module pour l´abside, qui semblent parfois être des galets retaillés, avec des chaînages en pierre de taille et une corniche en granite chanfreinée. Les murs du choeur, visibles en partie haute, présentent quelques assises de pierre de taille de petit appareil, au-dessus desquelles s´élèvent les murs du clocher plus tardif, en léger retrait. L´abside est percée d´une petite baie axiale à linteau et piédroits monolithes, dont les ébrasements sont passablement désaxés ; les deux grandes fenêtres latérales sont du 17e siècle, remplaçant peut-être des baies romanes (cf. infra). A l´intérieur, l´arc de l´abside repose sur deux colonnes formées de deux tambours. Les murs latéraux du choeur sont animés de deux arcatures (de chaque côté) creusées dans la maçonnerie et supportées par des colonnes monolithes en granite. Les colonnes sont surmontées de chapiteaux à décor sculpté en bas-relief méplat, avec double tore à la base ; le décor est identique par paires de chapiteaux disposés symétriquement par rapport à l´axe du choeur, sauf pour les deux premiers, à l´ouest ; celui du nord, comme les deux derniers à l´est (avant l´abside) reprennent la structure antique : corbeille de feuilles, volutes aux angles et rosette au milieu. Celui du côté sud, les deux suivants et les deux chapiteaux à l´entrée de l´abside sont à décor d´entrelacs. Enfin les chapiteaux ouest de l´arcature est sont ornés de sortes de palmes et de boules (les impostes ont été refaites en ciment au 19e siècle). Ces décors sont à rapprocher des motifs des chapiteaux de l´abbatiale d´Ainay (chapelle Sainte-Blandine) et de l´église du prieuré de Saint-Romain-le-Puy. Le choeur est voûté en berceau plein-cintre, l´abside en cul-de-four. Anne Carcel suppose que ce choeur était déjà flanqué de la sacristie nord et se prolongeait d´une nef, reconstruite par la suite. Elle propose également l´existence d´un clocher carré dès cette époque, J. Verrier lui préférant un clocher-mur. On n´a pas de traces matérielles pour étayer ces suppositions. Une étude des enduits autour de la porte de la sacristie nord permettrait peut-être de dater son percement, l'existence d'une porte laissant supposer celle d´une sacristie.

    L'encadrement de cette porte, à cavet avec congés à pans coupés, indique cependant plutôt la fin du Moyen Age. En 1379, lors de la visite pastorale de l´archevêque Jean de Talaru, l´église est dite en bon état ; un siècle et quelques guerres et épidémies plus tard, elle menace presque ruine (visite pastorale de 1469) : des réparations assez importantes ont dû être faites par la suite, sur le clocher et la nef. La nef peut avoir été reconstruite au 16e siècle : les piédroits du portail portent les dates 15(7)1 (à gauche) et 1573 (à droite). La partie centrale du mur sud de la nef actuelle, peu visible, couronnée d´une corniche à chanfrein, peut correspondre à cet état de l´édifice, auquel on peut aussi relier la (re)construction de la sacristie voûtée d´arêtes, située côté nord, dont les murs ont la même corniche. L´escalier d´accès au clocher s´appuie contre le mur ouest de cette sacristie (remanié ; toiture visible en partie haute au-dessus du toit de la nef). Le portail occidental semble dater (par le style, selon J. Verrier) de la fin du 14e ou du 15e siècle (?), dans ce cas il serait le témoin d´un état antérieur de la nef. Il est en calcaire de Ruffieu (matériau identifié par J. Verrier). L´arc brisé, à claveaux de couleurs alternées, est bordé d´un tore et protégé d´une archivolte retombant sur deux chapiteaux et deux consoles feuillagés ; au sommet de l´archivolte est sculptée une tête (de femme ?) souriante. La nef semble avoir toujours été couverte en charpente. Le clocher, massif, est édifié au-dessus du choeur, ce qui a posé très tôt des problèmes de stabilité ; ce clocher semble avoir été très repris avant les travaux du 19e siècle. De cet état de l´église datent encore les deux premières des cinq campagnes de décor peint identifiées dans le choeur et l´abside par des sondages effectués en 2002 (entreprise ARCOA) : la première, très lacunaire, étant antérieure au 16e siècle, la suivante datant de la fin du 16e ou du début du 17e siècle.

    Au 17e siècle les visites pastorales donnent des descriptions succinctes de l´église. La paroisse compte alors 300 communiants (visite pastorale de Mgr de Marquemont, 27 juin 1614), plus qu´à la fin du 19e siècle (Vacher en mentionne 250 en 1899), et nécessitait donc un sanctuaire assez spacieux, mais les visites pastorales du 17e siècle ne mentionnent pas de chapelle dans l´église (seulement des autels dans la nef). L´église est alors « assez en bon état » et « bien ornée », mais la voûte du choeur présente des faiblesses, peut-être dues au poids du clocher : le procès-verbal de la visite note que « la voûte du sanctuaire de ladite église est fendue par le milieu ». La fenêtre sud de l´abside a peut être été créée ou élargie après cette visite (date gravée 1617 surmontée de la lettre R). La visite pastorale de Mgr de Neuville, le 16 juin 1662, semble être à l´origine d´aménagements qui marquent la fin du siècle à Précieux. En effet, bien que le procès-verbal ne note pas la nécessité d´intervenir dans l´église (l´architecture a pourtant été observée puisqu´il précise que le choeur est voûté et la nef lambrissée), les armes de Neuville, collateur de Précieux (en tant qu´abbé d´Ainay et prieur de Saint-Romain-le-Puy), figurent en plusieurs endroits de l´église, accompagnées de la date 1688 : sur l´appui de la fenêtre de la sacristie nord (blason sur l'appui du côté extérieur, date sur le lavabo placé sous cette fenêtre à l´intérieur), sur la poutre transversale basse du beffroi (avec l´inscription DESG) ; sur la fenêtre nord de l´abside (armes seules). On a encore les chronogrammes 1677 sur la tranche de la pierre d´autel, 1689 sur le degré précédent le choeur (qui semble être à cet emplacement une table d´autel en remploi) et 1695 sur l´appui extérieur de la fenêtre de la première chapelle nord (actuellement chapelle de la Vierge). On a donc un remaniement général des fenêtres, des travaux au clocher (peut-être en raison des fissures du choeur ; en 1662, le clocher compte déjà quatre cloches), de nouveaux autels ; puis, quelques années après, la construction de la chapelle nord. J. Verrier propose de situer peu de temps après la construction de la sacristie sud (qui présente l´avantage de conforter la partie basse du mur du clocher ; le rapport établi par Favrot le 6 janvier 1855 (AD Loire, O 1128) parle pourtant des 'constructions des sacristies récemment faites') ainsi que de la première chapelle sud (chapelle Saint-Symphorien), voûtée en plein-cintre, ces deux parties présentant un type d´appareillage différent des constructions antérieures (nombreux fragments de calage en tuile). La porte entre le choeur et la sacristie sud, ma,ifestement percée après-coup dans le mur sud du choeur, a un encadrement à cavet remanié (congés différents en bas des deux montants). On sait par ailleurs par la documentation que des travaux ont été réalisés en 1697 et 1699 (au clocher ; Livre de dépenses de Saint-Romain-le-Puy, cité par A. Carcel).

    Au 17e siècle les visites pastorales mentionnent une chapelle 'du charnier', 'au côté droit de la grande porte de l´église' ; en 1662, elle est 'comme ruinée et abandonnée' (alors qu´en 1614 elle est encore 'assez bien'). Le plan du cadastre napoléonien montre une façade sud rectiligne : le volume de cette chapelle se situait peut-être entre la chapelle Saint-Symphorien et la façade de l´église. Ses derniers vestiges ont certainement disparu en 1850 avec l´allongement de l´église et la reconstruction de la façade occidentale.

    Au 18e siècle de nombreux travaux d´entretien son effectués dans l´église ; ils sont mentionnés dans les registres de fabrique. Ainsi, le choeur est réparé en 1735 et 1737 (est-ce à ce moment que la table d´autel est réemployée dans le degré ?), le clocher surmonté d´une croix en fer forgé en 1738, la toiture totalement refaite en 1742.

    Au lendemain de la Révolution, l´église a besoin de réparations. Elle n´a plus de verrières, la réfection de la toiture doit être achevée (AD Loire, 2E794, 4 Brumaire an XI-octobre 1802). La toiture est de nouveau en mauvais état en 1827 (Registre de fabrique, 1827). En 1832, la commune fait une demande de secours pour travaux urgents : réparer le toit, construire une plafond, blanchir les murs à l´intérieur et réparer l´autel ; le niveau élevé du sol du cimetière qui entoure l´église cause une humidité permanente. Vu les fonds disponibles, seul le toit et le clocher sont partiellement réparés entre 1834 et 1836. Le 2 mars 1836, un devis estimatif des réparations urgentes est établi par Antoine Durand, 'architecte de la ville de Saint-Chamond', propriétaire à Précieux. Il prévoit de réparer les six 'cintres' ou 'arceaux' en charpente supportant la toiture de la nef de l´église, construire un plafond dans la nef, boucher les fissures, refaire les parties basses du portail (seuil et base des jambages), refaire les vantaux des portes (portail et porte nord) ainsi que les huisseries et verrières de quatre fenêtres, remplacer les dalles manquantes dans le sol de l´église et le plancher de la sacristie. Laurent Gay, peintre et plâtrier de la ville de Montbrison, effectue une partie de ces travaux : construction et décor peint du plafond, enduit et décor de la 'grande nef' et de la 'deuxième nef' (s´agit-il de la nef et du choeur ?), de la chapelle de saint Symphorien (avec confection des niches) et du choeur, réparation du carrelage de la sacristie et badigeonnage des murs, travaux prévus par le devis sur le portail avec nivellement du terrain au-devant. Laurent Gay est également rétribué pour des travaux de réparation et peinture du mobilier (table de la communion, chaire, fonts baptismaux, agrandissement des bancs du choeur, peinture de trois autels en 'couleur marbrée').

    Après ces travaux portant sur l´intérieur de l´édifice, la commune s´attaque à l´agrandissement de l´église et à la réfection du clocher, dont le mauvais état est signalé dans les correspondances entre le maire et le préfet dès 1840. La paroisse compte alors 800 habitants et l´église est trop petite les jours de fête religieuse. Une lettre du préfet au ministre l´Instruction publique et des Cultes, particulièrement alarmiste, signale qu'une 'partie de l´église de Précieux du côté du choeur est en ruine... il faudra nécessairement reconstruire cette partie de l´édifice ainsi que le clocher qu´elle supporte' (AD Loire, O 1128 30 janvier 1847). Le préalable à l´agrandissement de l´église est le déplacement du cimetière, en 1845. Plusieurs projets de travaux sont établis : le premier, établi par Antoine Durand, est refusé par le conseil des bâtiments civils, qui le juge insuffisant (pas d´état des lieux, plan non légendé... ; AD Loire, O 1128, 4 août 1849). La commune se tourne alors vers l´agent-voyer d´arrondissement, Dulac, pour établir un nouveau projet (AD loire, 2E795, 3 mars 1850), mais ce projet est également refusé par le ministre de l´Instruction publique et des Cultes, qui réclame un projet établi par 'l´architecte du département ou à un autre architecte d´expérience', alors que les deux premiers projets avaient été établis par 'des hommes qui ne sont pas réellement architectes' (AD Loire, O 1128, 31 mai 1850 et 5 mai 1851). C´est donc finalement le projet d´agrandissement établi à partir de juin 1850 par l´architecte Favrot qui est réalisé à partir de mai 1851, exécuté en régie sous surveillance de Favrot, du maire et de Durand, par l´entrepreneur Annet Mourdon, maître maçon demeurant à Montbrison. Une délibération précise que Mourdon utilisera de la pierre de Moingt provenant de la carrière de M. Dalicout, ancien maire de Précieux. Les archives ne donnent aucun détail sur le projet. D´après l´observation de l´édifice, la nef est allongée d´une travée vers l´ouest (ancien chaînage d´angle visible dans le mur sud) ; le portail ancien est alors déplacé et surélevé de quelques assises (Rochigneux, Bull. Diana, t. V, p. 169, donne la date de 1827 pour le déplacement du portail), et surmonté d´un oculus à encadrement de brique. Le mur nord de la nef est démoli pour aménager un collatéral (voûté en berceau plein-cintre construit en brique) prolongeant la chapelle de la Vierge, dont le mur est reconstruit en partie haute, de même que celui de la chapelle Saint-Symphorien. L´ensemble de ces murs est en moellon rectangulaire de petit appareil, à assises régulières, avec une corniche en brique. Les trois fenêtre de la nef du côté nord, la fenêtre sud de la nef et la fenêtre de la chapelle Saint-Symphorien (sud) sont du même modèle. On relève des marques de tailleur de pierre sur les fenêtres de la nef côté nord : un V renversé, une sorte de 2 et une sorte de 3. Le lambris de couvrement de la nef réalisé en 1836 a été soit complété (travée occidentale) soit refait à cette occasion. Il est composé de neuf arcades en charpente soutenant des segments de plafond à trois pans ou caissons, et reposant sur des consoles de plâtre.

    Le projet prévoyait également une réfection du clocher, qui devait accueillir une horloge. Dès la fin des travaux d´agrandissement de l´église, en 1853, Favrot donne un projet de réfection du clocher, non réalise faute de moyens. Le rapport qu´il adresse au préfet le 6 janvier 1855 (AD Loire, O 1128) est pourtant éloquent. Les murs latéraux du clocher tendent à déverser vers l´extérieur, et ne sont pas liés aux murs est et ouest, montés en maçonnerie médiocre et de faible épaisseur ; le mur ouest est particulièrement problématique, car il repose 'sur une poutre en chêne de 6 m de long encastrée dans les murs nord et est, datée 1688'. Favrot prévoit donc la démolition des murs à partir du retrait de l´étage du beffroi, ou jusqu´au niveau de la voûte du choeur selon leur état de dégradation. Les travaux sont réalisés en 1855-1856. En 1857, une délibération en donne le montant final : 9934 F, soit bien plus que ce qui avait été initialement, prévu, ce que Favrot justifie par une augmentation considérable s´est produite dans la valeur des matériaux comme dans le prix de la main d´oeuvre' et parce que le devis 'ne renfermait ni l´élargissement, indispensable cependant, des abat-vent du clocher, ni les réparations nécessaires à l´escalier et à la porte du même clocher'. Les maçonneries visibles du clocher ne laissent pas supposer sa reconstruction complète, mais le montant élevé des travaux et les précisions de Favrot indiquent que la reconstruction a touché au moins l´étage des baies géminées. La flèche à huit pans couverte en ardoise et surmontée d´une croix (qui remplace celle de 1738), et le beffroi pour lequel Favrot prévoyait le remploi de de tous les anciens bois, par mesure d´économie, ont été construits par Blin, charpentier à Saint-Etienne. La fameuse poutre supportent autrefois le mur ouest du clocher semble d´ailleurs avoir été remployée, retaillée aux extrémités, dans le beffroi. En 1857, Favrot donne enfin un devis pour une horloge, prévue dès 1854 (mouvement, poids, cordages, timbre fort, charpente en chêne formant le châssis pour supporter le mouvement, cadran de 1 m), mais celle-ci semble n´avoir été achetée qu´en 1862 (à M. Bailly-Comte, horloger à Morez du Jura). Le cadran installé côté est (côté village) a un encadrement de briques, comparable à celui donné à l´oculus de façade lors des travaux de 1851-1853.

    En 1875, la voûte de l´église menace de s´écrouler. Le devis de réparation de M. Blanc, architecte à Montbrison, est réalisé par l´entrepreneur Vergnaux. En l´absence de précision, il est difficile de savoir s´il s´agit de la voûte du choeur, ou de la fausse voûte en lambris de la nef. Cette 'voûte' doit de nouveau être réparée en 1928 (devis de l´agent voyer Péricard, travaux par Pelardy plâtrier à Sury-le-Comtal, financés par souscription). Les comptes de la fabrique mentionnent en 1879 l´intervention dans l´église des frères Zacchéo, peintres décorateurs roannais d´origine italienne actifs dans la 2e moitié du 19e siècle (C. Halm, p. 66), mais le décor au pochoir actuellement visible semble plutôt dater de 1928.

    En 1906, l´horloge est remplacée. La maison Charvet de Lyon a été retenue et l´horloge achetée à son successeur Labrosse, pour un montant de 1050 F ; ce mouvement est toujours en place dans le clocher. C´est peut-être à cette occasion qu´un 2e cadran est ajouté, côté ouest (côté route, et sans encadrement de briques).

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série 2E : 794. Registre de délibérations de la commune de Précieux (déposé). 17 prairial VIII-30 juillet 1837. Délibération du 17 juin 1832. Demande de secours pour travaux urgents : réparation de la toiture de l´église, construction du plafond, blanchiment des murs de l´intérieur et réparation de l´autel. Devis : 900 F. L´église est dans un état vraiment déplorable : en plus de la dégradation du toit, des murs et de l´autel, le sol est en contrebas du niveau du cimetière : l´humidité est permanente.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 8 novembre 1835. Délibération du conseil municipal. Besoin urgent de réparer l´église, vu la délibération du 6 novembre 1835. Joint à la délibération du conseil municipal : Devis estimatif des réparations urgentes à faire à l´église paroissiale de Précieux. Description des travaux à faire : 1° à réparer les cintres (appelés plus loin 6 arceaux) en charpente supportant la toiture de la nef de l´église. 2° à plafonner la dite nef. 3°à enduire le pourtour des murs en dedans en plâtre et en dehors à mortier à chaux. 4° à boucher les lézardes. 5° à changer le seuil de la grande porte et les deux socs (sic) des pilastres. 6° refaire la boiserie de la grande porte et petite porte et ferrement d´icelles? 7° refaire à neuf les croisées et vitraux au nombre de quatre. 8° de remplacer les cadettes manquantes du sol de l´église. 9° refaire à neuf le plancher de la sacristie. 10° peindre à l´huile les boiseries des deux portes et des 4 croisées. Montant des travaux s´élevant à 1687 F. Présent devis dressé par l´architecte soussigné. Fait à Précieux le 2 mars 1836, signé A. Durand.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 23 juin 1836. Etat des réparations faites à l´église suivant les conventions verbales entre les membres de la fabrique et Laurent Gay, peintre et plâtrier de la ville de Montbrison. Total de 439,30 F. 1° pour avoir fait les plafonds de la grande nef existant sous la toiture (112 F). 2° La peinture des arcs de bloc et moulures autour du dit plafond à la détrempe (20F). 3° fait et fourni les enduits des murs, pilastres et cintres de la grande nef (115,30 F). 4° Enduit de la chapelle de saint Symphorien et confection des niches (26 F). 5° Enduit de la deuxième nef, corniches du pourtour, archivoltes du grand cintre, peinture à l´huile des stalles et boucher les 4 arcs (54 F). 6° Enduit du choeur, peinture de la coquille, corniche du pourtour, architrave au-dessus des colonnes (29 F). 7° peinture à l´huile des pupitres des chantres, porte d´entrée et de la sacristie (18 F). 8° réparer le carrelage de la sacristie et passé les murs au lait de chaux (5 F). 9° Nivellement du terrain au-devant le la grande porte, allongement d´icelle, Pierre de taille, dalles, ferrure et main d´oeuvre (60 F).

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 17 mai 1840. Lettre du maire au préfet. Une somme de 300 F a été budgétée en 1840 et 1841 pour réparation au clocher. Le clocher menace ruine et sa reconstruction coûterait entre 5 et 6000 F.

  • AD Loire. Série 2E : 795. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 21 juillet 1839 au 12 août 1860. Délibération du 24 janvier 1847. Plan et devis estimatif des travaux à faire pour les réparations du clocher et l´agrandissement de l´église ; approuvés par une délibération du conseil municipal du conseil de fabrique du 3 janvier. Depuis 1840 la commune pense à ces travaux et a voté la somme de 1200 F. la commune voulait voter plus mais les dernières années elle a dû affronter des dépenses lourdes : passerelles, pont de Brioude, cimetière ; en plus, grêle et inondation, récolte en grain de 1846 nulle. Le plan et devis dressé par M. Durand architecte est approuvé. La fabrique peut donner 1000 F pour 1848, une souscription devrait en rapporter 2000. Total 4200 F. Pour l´intérêt de la commune les travaux doivent être faits progressivement (pour ne pas interrompre le culte) et par voie de régie. Une imposition extraordinaire de 500 F est votée pour 1848 à 1851. La commune demande en plus un secours du gouvernement.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 30 janvier 1847. Lettre du préfet au ministre de la justice et des cultes (brouillon). 'Une partie de l´église de Précieux du côté du choeur est en ruine et fait craindre de graves accidents. Des réparations ont été reconnues impossibles et il faudra nécessairement reconstruire cette partie de l´édifice ainsi que le clocher qu´elle supporte. Comme le vaisseau de l´église est insuffisant, on veut aussi profiter de la circonstance pour lui donner tout le développement que nécessite... 800 habitants'. 14250 F. Plan et devis joint à la lettre.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 4 août 1849. Lettre du ministre de l´instruction publique et des cultes au préfet. Demande de secours pour l´église de Précieux du 27 juin 1849. Le dossier est renvoyé car jugé insuffisant : pas de plan de l´état des lieux, pas de coupe, plan non légendé.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 7 janvier 1850. Lettre du ministre de l´Instruction publique et des Cultes au préfet. Observations sur le projet de réparation et agrandissement de l´église, renvoi du dossier. Le dossier est insuffisamment documenté (travail graphique insuffisant, pas de coupe...) et prévoit des changements (clocher déplacé en façade, dôme) et des décors superflus.

  • AD Loire. Série 2E : 795. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 21 juillet 1839 au 12 août 1860. Délibération du 3 mars 1850. Par des délibérations antérieures le conseil municipal a reconnu la nécessité d´agrandir l´église pour la proportionner à la population actuelle, et d´y faire des réparations. Il reconnaît également qu´il faut donner à l´église ce qui lui manque en convenance pour répondre à sa destination. Le projet de M. Durand architecte, membre du conseil, paraissait réunir toutes conditions nécessaires d´une bonne construction. Mais ce projet transmis deux fois à Paris a été rejeté ; le ministre de l´intérieur demande à l´architecte de se conformer aux recommandations du conseil des bâtiments civils. Le maire, sur l´invitation du préfet, a donc chargé M. Dulac, agent voyer de l´arrondissement, de la rédaction d´un nouveau projet (14 175 F). Le maire soumet ce projet au conseil, avec un tableau des ressources (les habitants feront des charrois) : il reste à trouver 5275 F pour lesquels la commune demande un secours, pour arriver à un 'résultat éminemment moral, religieux et politique'.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 31 mai 1850. Lettre du ministre de l´Instruction publique et des Cultes au préfet. La commission des édifices religieux a été appelée à statuer pour la 3e fois sur le projet de restauration et d´agrandissement de l´église de Précieux. La nouvelle étude transmise le 11 mars est plus intelligible, mais toujours pas convenable et l´agent voyer auteur de ce travail ne paraît pas capable d´effectuer les grosses modifications nécessaires. Il faut confier la rédaction du projet à l´architecte du département ou à un autre architecte d´expérience.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 6 mars 1851. Lettre d´A. Favrot, architecte du département, au préfet. Il lui envoie un projet d´agrandissement de l´église de Précieux, dressé conformément à sa lettre du 6 juin 1850 (12 075 F) : 4 feuilles de dessin, mémoire justificatif, devis descriptif etc. Il joint à son envoi les pièces du projet qui avait été dressé par Dulac agent voyer à Montbrison, que le préfet lui avait envoyées.

  • AD Loire. Série 2E : 795. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 21 juillet 1839 au 12 août 1860. Délibération du 21 mars 1851. Lettres contenant les observations du ministre contre le premier projet d´agrandissement de l´église et l´invitation de soumettre ce projet à une nouvelle étude.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 10 avril 1851. Lettre du directeur de l´administration des cultes au préfet (?). La commission des arts et édifices religieux, sollicitée pour accorder un secours à l´agrandissement de l´église, juge encore que le projet trop à désirer et demande qu´une étude plus sérieuse soit faite.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 5 mai 1851. Lettre du préfet au ministre de l´Instruction publique et Cultes. Le ministre a renvoyé le nouveau projet de travaux présenté par la commune pour l´église. Les deux premiers ont été établis par 'des hommes qui ne sont pas réellement architectes', mais le troisième a été établi par l´architecte du département Favrot et le ministre l´a rejeté quand même. Mais le préfet ne voit pas à qui confier un nouveau projet.

  • AD Loire. Série 2E : 795. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 21 juillet 1839 au 12 août 1860. Délibération du 22 mai 1851. Le conseil municipal désire que le projet de Favrot soit exécuté en régie sous surveillance de l´architecte, du maire et de Durand. Le conseil autorise le maire à traiter avec Annet Mourdon maître maçon demeurant à Montbrison, pour les travaux et pour la confection de la pierre de taille et l´extraction de la pierre brute : les pierres proviendront de la carrière appartenant à M. Dalicout maire, située à Moingt. La commune prendra toute la pierre nécessaire pour un forfait de 100 F (le transport est à la charge de la commune). Les journées de prestation en nature destinées aux chemins communaux seront affectées à l´église pour l´année 1851.

  • AD Loire. 2 E 795. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 21 juillet 1839 au 12 août 1860. Délibération du 8 décembre 1853. Plan et devis estimatif de l´exhaussement du clocher, dressé par M. Favrot architecte du département, le 31 mai 1853 (5000 F), ajourné faute de ressources. L´agrandissement de l´église est terminé. Une horloge est nécessaire : 1100 F avec le timbre. Le clocher 'menace réellement ruine'. Le CM demande au préfet d´approuver le projet, et de demander un secours au ministre des Cultes (que le sénateur Bret appuiera) car la commune n´a pas les fonds nécessaires.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 6 janvier 1855. Rapport adressé au préfet par A. Favrot sur l´état actuel du clocher. Murs nord et sud du clocher : reposent sur les murs qui supportent la voûte en berceau du choeur ; or ces murs ont un déversement de 0,15 m (à cause de la poussée de la voûte) donc les murs construits au-dessus tendent à accentuer ce mouvement et 'renverser en dehors les murs inférieurs qui ont été heureusement retenus par les constructions des sacristies récemment faites'. Ces murs ont une épaisseur 'convenable', qui diminue au niveau du beffroi. Le mur est est moins épais ; il semble avoir été monté après les murs latéraux car à l´intérieur il ne présente pas de liaison avec eux. Il présente des fentes verticales qui se sont accentuées depuis 2 ans (visite précédente de Favrot). Le mur ouest a été construit postérieurement, et n´a que 50 cm d´épaisseur. Il n´est pas lié avec les murs nord et sud (jour de 3 cm) et est fendu verticalement. Il repose sur une poutre en chêne de 6 m de long encastrée dans les murs nord et est, datée 1688. La charpente du beffroi est pourrie. Quand en 1852 Favrot a fait exécuter les travaux d´agrandissement de l´église, il a vu le pb du clocher. Comme la commune n´avait pas les fonds, il a donné au maire un avant-projet de reconstruction du clocher pour que la commune ait connaissance du montant des travaux. Cet avant-projet ne prévoyait la démolition des murs qu´à partir du retrait de l´étage du beffroi, mais au vu des nouvelles dégradations, il faudra démolir jusqu´au niveau de la voûte du choeur.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 22 mai 1855. Lettre de l´architecte Favrot au maire. 'Je me suis occupé de dresser un cahier des charges pour arriver à mettre à exécution les travaux de réparation, d´exhaussement et de construction d´une flèche pour le clocher de la commune de Précieux, mais l´état des lieux et les difficultés que représentent les travaux viennent s´opposer à ce qu´il soit possible de prévoir d´une manière bien certaine toutes les manoeuvres et tous les ouvrages à réaliser. (...) Les murs présentent des dégradations qui peuvent laisser beaucoup de doutes sur les quantités qu´il sera nécessaire d´en démolir et reconstruire. Il peut arriver enfin qu´il soit utile de recourir à des moyens peu ordinaires pour étayer et soutenir les parties à conserver. D´un autre côté le mur ouest de ce clocher est porté sur une pièce de bois qu´il faut de toute nécessité supprimer et remplacer par une voûte devant supporter un nouveau mur établi dans de plus fortes dimensions. On ne peut prévoir d´avance si les murs restant en dessous auront une solidité suffisante pour porter cette voûte ou arceau et par suite si on ne sera pas obligé d´employer pour supporter la flèche un système différent de celui prévu. Enfin la charpente du beffroi devra être provisoirement descendue mais dans sa reconstruction il sera bon pour plus d´économie de se servir de tous les anciens bois... '.

  • AD Loire. Série 2E : 795. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 21 juillet 1839 au 12 août 1860. Délibération du 1er juin 1855. Décision de faire exécuter les travaux de reconstruction du clocher par voie de régie, sur proposition de Favrot.

  • AD Loire. Série 2E : 795. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 21 juillet 1839 au 12 août 1860. Délibération du 3 juin 1856. Travaux en cours d´exécution pour l´agrandissement, la réparation et l´exhaussement du clocher. Affectation de 2 jours de prestations en nature aux charrois pour travaux à l´église.

  • AD Loire. Série 2E : 795. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 21 juillet 1839 au 12 août 1860. Délibération du 26 juillet 1857. Travaux 'exécutés à l´église pour ses réparations, son agrandissement et l´élévation de son clocher' : dépense totale d´environ 7000 F. 'A la suite des lenteurs inévitables dans la formation et l´exécution du projet comme dans la réalisation des ressources une augmentation considérable s´est produite dans la valeur des matériaux comme dans le prix de la main d´oeuvre' ; en plus l´état de l´église a nécessité des travaux plus importants que prévus. Ce devis 'ne renfermait ni l´élargissement, indispensable cependant, des abat-vent du clocher, ni les réparations nécessaires à l´escalier et à la porte du même clocher'. Le total final des travaux se porte donc à 9934 F.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 15 octobre 1857. Établissement d´une horloge dans le clocher de l´église / Devis estimatif / Achat d´un mouvement, des poids, cordages et d´une horloge, timbre fort, charpente en chêne formant le châssis pour supporter le mouvement, achat d´un cadran de 1 m... : 1465 F. Devis estimatif dressé par l´architecte du département A. Favrot à Saint-Etienne le 15 octobre 1857.

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 14 septembre 1858. Réclamation du sieur Blin, charpentier, rue des Chappes (ou Choppes) à Saint-Etienne, pour le paiement des travaux qu´il a exécutés au clocher de l´église du. Convention passée avec la mairie le 1er septembre 1856 (« il y a presque 2 ans ») pour la construction d´une flèche et d´un beffroi pour la somme de 1550 F. La réception a eu lieu par l´architecte le 20 novembre 1856 (j´ai noté réception provisoire le 1er octobre 1858).

  • AD Loire. O 1128. Commune de Précieux. 6 avril 1862. Lettre du maire au sous préfet. Traité passé par le maire avec M. Bernardier fils, représentant et fondé de pouvoir de M. Bailly-Comte, horloger à Morez du Jura.

  • AD Loire. Série 2E : 796. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 30 septembre 1860 au 25 novembre 1894. Délibération du 26 août 1875. Le maire soumet au conseil municipal le devis des réparations à faire à la voûte de l´église qui menace de s´écrouler. Le conseil de fabrique a approuvé le devis dressé par M. Blanc, architecte à Montbrison.

  • AD Loire. Série 2E : 796. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 30 septembre 1860 au 25 novembre 1894. Délibération du 26 janvier 1879. Décompte des ouvrages exécutés par M. Vergnaux, entrepreneur déclaré adjudicataire en date du 15 juillet 1876.

  • AD Loire. Série 2E : 797. Précieux. Délibérations municipales du 30 décembre 1894 au 08 août 1912. Délibération du 22 juillet 1906. Installation projetée d´une horloge communale. La maison Charvet de Lyon a été retenue. La commission a traité avec M. Labrosse, successeur de M. Charvet, pour un montant de 1050 F.

    AD Loire : Série 2E : 797
  • AD Loire. Série 2E : 798. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 3 novembre 1912 au 21 septembre 1933. Délibération du 26 février 1928. Réparations à la voûte de l´église : des fragments de plâtre assez importants se détachent de cette voûte, des plans et devis des réparations nécessaires seront exécutés par M. Péricard, agent voyer.

  • AD Loire. Série 2E : 798. Prétieux. Délibérations du conseil municipal du 3 novembre 1912 au 21 septembre 1933. Délibération du 17 juin 1928. Travaux à l´église. Projet dressé le 10 juin 1928 par M. Périccard, ingénieur vicinal, traité de gré à gré passé avec M. Pelardy, plâtrier à Sury-le-Comtal le 16 juin 1928, et souscription faite parmi les fidèles. Le coût de 6000 F est couvert par la souscription.

  • Bibl. Diana, Montbrison. Procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur Camille de Neuville, 1658-1662. Transcription réalisée par l'abbé Merle, milieu 20e siècle

  • A CRMH Rhône-Alpes. Dossier de recensement en vue de la protection de l´église, établi par Louis Bernard en 1958 (plan). Arrêté de protection (inscription), 1963. Fiche et notice en vue d´une demande de classement, établies par Anne Carcel, conservateur des Antiquités et objets d´art, en 1987 (plan chronologique et croquis de restitution en élévation).

  • A CAOA Loire. ARCOA (Atelier de restauration et de conservation d´objets d´art), 78360 Montesson. Loire (42). Précieux. Eglise paroissiale. Rapport des travaux de sondages en recherche de polychromies anciennes. Campagne de travaux : février 2002. Intervenants : Erik Mikula, Benoît Tendero, Laure Flammang, Claude Attia. 30 cm, dactyl., 24 p., ill. en coul., février 2002.

Bibliographie
  • Archives départementales du Rhône. Recueil des visites pastorales du diocèse de Lyon aux XVIIe et XVIIIe siècles, Tome I. Visites de 1613-1614. Lyon : aux Archives départementales, 1926

    p. 386-387
  • CARCEL, Anne. Au début de l´art roman : quelques églises foréziennes des Xe et XIe siècles. Th. Doct., 1980

  • DUFOUR, J.-E. Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire. Mâcon : imprimerie Protat frères, 1946.

    col. 764-765
  • Association Découverte et patrimoine de Précieux. [Eglise et patrimoine religieux de Précieux]. Découverte et patrimoine de Précieux, bulletin de l´association Découverte et patrimoine de Précieux, n°2, novembre 2003

  • MERLE, abbé. Visite pastorale du Diocèse de Lyon par Jean de Talaru (1378-1379). Bulletin de la Diana, t. 26, n°3, 1937

    p. 319
  • ROCHIGNEUX, Th. Notes et matériaux pour servir à la monographie de Précieu (Loire). Nice : imprimerie du patronage Saint-Pierre, 1922

  • VACHET, Adolphe (abbé). Les paroisses du diocèse de Lyon : archives et antiquités. Abbaye de Lérins ; Imprimerie M. Bernard,1899. 752 p. ; 27,5 cm.

    p. 287
  • VERRIER, Jacques. L´église Saint-Symphorien de Précieux. Multigr., [s.d.]. 20 p.

  • THIOLLIER, Félix. Le Forez pittoresque et monumental, histoire et description du département de la Loire et de ses confins, ouvrage illustré de 980 gravures ou eaux-fortes, publié sous les auspices de la Diana... Lyon : Imprimerie A. Waltener, 1889 (2 vol.)

    p. 284-285
Périodiques
  • ROCHIGNEUX. Des matériaux employés, aux diverses époques du moyen-âge, dans la construction des édifices publics de la région Montbrisonnaise. Bulletin de la Diana, t. V, octobre 1889-janvier 1890

    p. 165-172
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