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Hospice de vieillards, puis caserne de pompiers : caserne Rochat

Dossier IA69005073 inclus dans Rue Clair-Tisseur réalisé en 2002

Fiche

Á rapprocher de

I. HISTORIQUE

En 1821, le maire de la Guillotière, Henri Vitton, envisage la création d'un hospice destiné aux vieillards des deux sexes ; il y associe le curé de la paroisse Neyrat (DRIVON. Les hospices de Lyon. ...Hospice de vieillards de la Guillotière, p. 24).

L'ordonnance royale du 13 octobre 1824 autorise le bureau de bienfaisance de la Guillotière à acquérir les locaux nécessaires (A. HCL Lyon. 1L 1). Le 30 novembre, le bureau de la fabrique et le bureau de bienfaisance achètent à Michel et Charles Creuzet, père et fils, les bâtiments qui dépendaient autrefois du couvent de Picpus, pour la somme de 63 000 F. (Ibid. 2N 1 ; annexe 1). Le bureau de la fabrique reçoit les corps de bâtiments situés à l'est et au sud de la cour du presbytère pour agrandir celui-ci ; le bureau de bienfaisance acquiert pour l'hospice les bâtiments situés au sud, autour de la grande cour dite alors Place à Creuzet.

Des travaux d'aménagement sont entrepris en 1826 et 1827, sous la direction des architectes Crozet et Antoine-Marie Chenavard (AC Lyon. 744 WP 078 ; annexe 2) :

- Pose d'un portail en pierre de taille sur la "petite rue" : il est peu probable que cette expression désigne l'actuelle rue Claude-Boyer, ancienne et principale route de Vienne qui devait être close par un mur le long de la Place à Creuzet entre les bâtiments existants, mur que Michel Creuzet s'était engagé à construire dans l'acte de vente ; il s'agit plutôt d'un portail construit sur la nouvelle rue Saint-Louis (actuelle rue de la Madeleine) ouverte vers 1810, peut-être l'actuel portail à fronton et montant à bossages. La taille du portail est réalisée par Goy et Cie, marchands de pierre à la Guillotière.

- Réfection de l'ensemble des fenêtres par le menuisier Carnet, sous la conduite de l'architecte Crozet.

- Le corps de bâtiment sur la route de Vienne qui ne comprenait qu'un rez-de-chaussée sur cave, est affecté aux Soeurs de Saint-Charles et surélevé d'un étage ; la toiture est refaite (toit à longs pans à croupe) ; ces travaux sont exécutés par le charpentier Ferrand sous la conduite d'A.-M. Chenavard.

- La pharmacie est aménagée dans l'aile occidentale en février 1827 : un décor de gypserie et de bois sculpté est réalisé par le sculpteur Nicolas Pinet, sur des dessins de A.-M. Chenavard (annexe).

Ces travaux permettent à l'hospice de recevoir ses premiers pensionnaires : 4 vieillards sont admis le 21 août 1827 (A. HCL. 1L 1) ; ils sont sept en 1829.

Le bureau de bienfaisance conserve l'administration de l'hospice jusqu'à l'ordonnance royale du 23 juin 1830 qui le reconnaît établissement public et l'autorise, à la demande de la municipalité à prendre le nom d'Hospice d'Angoulême, du nom du dernier dauphin de France, fils de Charles X (Ibid.). L'abdication de ce dernier le 9 août entraîna de fait l'abandon de ce nom qu'on ne voit plus jamais utilisé. Le 1er mai 1831, le préfet nomme une commission d'administration de cinq membres qui édicte le règlement de l'hospice ; pour y être admis, les vieillards doivent être âgés de 70 ans au moins, justifier de 15 ans de résidence dans la commune, être pauvres et incapables de travailler (DRIVON).

L'hospice (salle de délibération, pharmacie et vraisemblablement dortoir des vieillards) occupe une partie de l'étage du corps de bâtiment occidental, les soeurs de Saint-Charles une partie du bâtiment oriental ; le reste des bâtiments est loué à des particuliers qui fournissent ainsi une grande partie des revenus de l'hospice (annexe ). Le corps de bâtiment construit à l'est de la cour du presbytère est également loué aux services municipaux. Cependant l'administration de l'hospice cherche à agrandir ses locaux afin de pouvoir accueillir de nouveaux pensionnaires. En 1836, ils sont 13 (A. HCL Lyon. 1N 4). A partir de 1836, la mairie s'installant dans ses nouveaux locaux de la place des Repentirs laisse la jouissance de l'aile nord-est à l'hospice. En 1839 les pensionnaires sont au nombre de 40 (AC Lyon. 744 WP 078) ; compte tenu de la forte augmentation dans les dix ans qui suivent, on peut supposer qu'il n'y a plus de locataires à cette date, d'autant que l'hospice accueille également les enfants trouvés de la commune : en 1848, l'hospice héberge 72 vieillards et 72 enfants trouvés, auxquels il faut ajouter le personnel (annexe).

Prosper Baume, futur chirurgien major de l'Antiquaille, fut d'abord chargé des soins jusqu'en 1837. La direction de l'hospice fut ensuite assurée par Étienne Martin dit le jeune, ancien chirurgien de la Charité, puis par Joseph Gensoul, ex-chirurgien de l'Hôtel-Dieu (BOUCHET, p. 195).

En 1861, la commission administrative décide la construction d'une chapelle, les offices se faisant jusqu'alors dans une pièce de 69 m² au 1er étage, trop petite pour accueillir la population de l'hospice estimée à 100 personnes. L'édifice est réalisé selon les plans et devis d'Antonin Louvier, par l'entrepreneur Antoine Dumont (coût des travaux 10 923 F 50 ; honoraires de l'architecte 553 F. 48). Les travaux de maçonnerie sont achevés en novembre. Le 15 janvier 1862, l'administration demande des modifications concernant les finitions : remplacer le carrelage en "carreaux de pays" par un carrelage en ciment comprimé de couleur ; mettre des vitraux de couleur aux fenêtres. A. Louvier établit un nouveau devis (511 F. 75 pour le carrelage, 528 F. pour les vitraux) (AD Rhône. 1XP 324).

Le décret du 24 mars 1852 rattache la commune de la Guillotière à celle de Lyon ; cependant la commission continue de gérer l'hospice jusqu'en 1869. L'arrêté préfectoral du 8 juin 1869 décide du rattachement de l'hospice des vieillards aux Hospices civils de Lyon, à compter du 1er juillet 1869 (AC Lyon. 0923 WP 353). Le service des enfants trouvés est probablement réuni à celui de l'Hôpital de la Charité.

A partir de 1873, l'administration des hospices envisage d'agrandir l'édifice en construisant un corps de bâtiment au sud.

L'hospice possédait au sud un terrain de 309 m² qui était affermé à des buvettes. Cette ferme est arrêtée et les buvettes détruites. Un mur de clôture en mâchefer est élevé sur l'alignement donné la Ville, qui ramène le terrain à 262 m² 50 ; les fondations de ce mur sont prévues pour supporter un bâtiment de 3 étages (AD Rhône. 1XP 324. Délibérations du conseil d'administration du 9 juillet 1873).

Le devis pour la réalisation de ce bâtiment est dressé le 15 novembre 1878 par l'architecte des Hospices civils Claude-Emile Perret de La Menue : il prévoit la démolition complète du corps de bâtiment sud et sa reconstruction en moellons avec chaîne d'angle et encadrement en pierre de taille (pierre de la Grive) ; les caves sont voûtées en pisé de mâchefer ; l'escalier est en pierre de Villebois. Le devis comporte également l'installation d'une chaudière pour chauffer tout l'hospice. L'ensemble des travaux se monte à 91 000 F. (A. Hospices civils. Lyon. Non cotés).

Le bâtiment est réalisé en 1882 ; les travaux sont adjugés en mai à Rochon (maçonnerie), Gancel (charpente), Givais (serrurerie), Bruneau (menuiserie), Veuve Calmel et fils (plâtrerie, peinture, vitrerie), Landier (ferblanterie, plancher) (Ibid. 1XP 122).

En 1883, l'administration envisage de construire un bâtiment sur la rue de l'Hospice (rue Claude-Boyer actuelle) pour installer une écurie, une remise, l'ouvroir des vieillards valides, et des urinoirs et cabinets d'aisance. Elle juge indispensable la création d'une salle de bains de 3 ou 4 baignoires avec installation d'une chaudière (Ibid.).

Après la séparation de l'église et de l'Etat, les bâtiments appartenant à la fabrique (côté est et sud de la cour) avaient été affectés aux Hospices qui devaient en conserver l'affectation cultuelle ; le 9 novembre 1915, les Hospices civils de Lyon, l'archevêque et le curé de la paroisse Saint-Louis passent un accord : les hospices civils reprennent l'usage du corps de bâtiment sud et abandonnent à la cure le corps de bâtiment est ainsi que la jouissance exclusive de la cour nord (AC Lyon. 0923 WP 353).

Le 26 octobre 1921, les HCL décident le transfert des 373 vieillards de l'hospice de la Guillotière à l'hospice Alix ; ils envisagent d'y installer le service des enfants assistés qui se trouvait dans l'hôpital de la Charité nouvellement désaffecté. Un projet d'aménagement des locaux est dressé par l'architecte des hospices, mais le préfet en refuse l'exécution comme trop onéreux (A. Hospices civils. Lyon. Non cotés).

Les HCL vendent les locaux à la Ville qui souhaite y installer une caserne de sapeurs-pompiers, dite caserne de la Madeleine (délibération du conseil municipal du 25 juillet 1922). Un schéma d'aménagement est dressé en accord avec le commandant Pégout. Des travaux importants sont réalisés en 1923 - 1924, sous la direction de l'architecte Charles Meysson (AC Lyon. 0470 WP 026 ; 1273 WP 070 ; annexe) : les ouvertures sont modifiées, certaines portes sont transformées en fenêtres et vice-versa ; plusieurs ouvertures sont percées aussi bien sur rue que sur cour, en particulier les 5 portails rue de la Madeleine. Le sol du bâtiment occidental est ramené à celui de la rue, et pour se faire, les voûtes des caves de la partie sud sont détruites. Tous les revêtements intérieurs sont détruits : lambris de menuiserie, murets de maçonnerie, dallage de pierre. Des appartements plus ou moins grands sont aménagés dans tous les bâtiments, le projet en prévoit même dans l'étage de comble du bâtiment sud. Une cour pavée et couverte est construite entre les garages et la chapelle qui est transformée en gymnase. Un jeu de boules est installé entre celle-ci et le bâtiment sud-est ; le jardin subsiste au nord.

Un chauffage central à vapeur est installé en 1923 par les Ets Delogé ; les 3 chaudières sont placées dans la cave haute du corps de bâtiment sud-est. En 1925, les Établissements G. Pontille dressent un devis pour un monte-charge destiné à alimenter la chaudière en scories et mâchefer (annexe).

Par arrêté du 24 novembre 1930, le maire de Lyon donne le nom de Rochat à la caserne de la Madeleine, en souvenir du capitaine de pompier Michel Rochat, décédé lors de la catastrophe de la rue Tramassac (13 novembre 1930). Le 27 décembre 1930, le commandant Pégout demande à l'architecte de la ville de faire porter sur la façade l'inscription SAPEURS POMPIERS - CASERNE ROCHAT.

En 1936, le sol de la chaufferie est surélevé pour pallier aux inconvénients des inondations trop fréquentes (AC Lyon. 0962 WP 015). En 1950, le chauffage est remplacé par un chauffage central à eau chaude en circulation accélérée, installé par l'entreprise Cailhoux et Dupuis (AC Lyon. 0425 WP 06 ; annexe).

En 1952 et 1953, les verrières du hall et de la cour intérieure sont refaites.

Un transformateur est construit au sud-ouest du bâtiment en 1954.

Les toitures de tuiles creuses sont entièrement révisées en 1956.

En 1957, les accès pour les véhicules sont refaits ; les deux portails pliants sont remplacés par des portes basculantes fournies par les Établissements C. Coche, 19 rue Saint-Lazare, Lyon ; la cloison vitré du hall donnant dans la cour est remplacée par une porte basculante et un plan incliné est aménagé entre le hall et la cour ; le portail rue Claude-Boyer est élargi. En 1960, les 3 autres portails de la rue de la Madeleine sont remplacés par des portails basculants (AC Lyon. 1273 WP 070).

En 1968, un petit jardin est aménagé devant la façade, place Saint-Louis (AC Lyon. 1590 WP 073).

Un projet de restructuration des bâtiments est à l'étude en 2004 : nécessité d'adapter les circulations du rez-de-chaussée au trafic des véhicules de secours ; meilleure gestion des étages qui possèdent actuellement un trop grand nombre de dortoirs.

II. DESCRIPTION

La caserne Rochat comprend plusieurs corps de bâtiment disposés autour d'une cour centrale ouverte sur la rue Claude-Boyer (fig. 1-4) ; un petit jardin longe le corps de bâtiment sud séparé de la place Saint-Louis par un mur surmonté d'une grille et percé d'un portail (fig. 13). Un transformateur occupe l'angle sud-est de ce jardin. La chapelle, construite dans la partie sud de la cour, est reliée au bâtiment sur la rue de la Madeleine par une verrière (fig. 29, 31). La partie nord de la cour est aménagée en terrain de sport, avec jeu de boules construit dans la partie est (fig. 19).

Le bâtiment principal (1 étage carré, 1 étage en surcroît) ouvre sur la rue de la Madeleine par une façade en deux parties (fig. 9) : la partie nord, percée d'une porte bâtarde à encadrement en pierre de taille à bossages et fronton triangulaire (fig. 11), conserve des ouvertures en plein cintre au rez-de-chaussée et à l'étage ; sur la droite, un portail a été muré et remplacé par trois fenêtres en plein cintre jumelées ; l'étage en surcroît est éclairé par des œils de bœuf. La partie sud, à part la porte piétonne en plein cintre, a toutes ses ouvertures remaniées, en particulier les cinq portails des garages des véhicules de sécurité. Toutes les ouvertures sur cour ont été remaniées, à l'exception des œils de bœuf de la partie nord. Le bâtiment est couvert d'une toiture à longs pans en tuiles plates mécaniques.

Le rez-de-chaussée est également divisé en deux parties : au sud les garages, au nord les locaux communautaires de la caserne (mess, bibliothèque, locaux syndicaux...).

Les garages se poursuivent à l'est par une grande verrière construite sur charpente métallique entre le bâtiment sur rue et la chapelle (fig. 30, 31). La porte piétonne entre les deux garages ouvre sur un escalier moderne, tournant à retours avec jour, également accessible depuis la cour, conduisant aux dortoirs de l'étage.

La porte bâtarde de la partie nord ouvre sur un vestibule traversant. Les étages sont desservis par deux montées d'escaliers tournant à retours avec jour accessibles depuis la cour, la montée la plus au nord ne desservant que le 1er étage.

Le 1er étage est découpé en chambres, desservies par un couloir central.

Le 2e étage de la partie sud est également découpé en chambres. Au nord de l´escalier central, se trouve un ancien dortoir. Au delà on accède à l´étage de comble, sous charpente, carrelé en carreaux de terre cuite, avec une petite pièce entresolée accessible uniquement par le comble (fig. 32, 33).

Le corps de bâtiment sud (2 étages carrés, comble à surcroît) a sa façade principale, au sud, ouvrant sur un petit jardin (fig. 13). Ses élévations sont à travées (fig. 10). Il est couvert d´un toit à croupe en tuile plate mécanique, avec comble brisé en ardoise (fig. 5). La façade principale présente un petit avant-corps, avec revêtement en bossages au rez-de-chaussée, percé du portail central (fig. 14), ouvrant sur un vestibule. Ce bâtiment est également accessible par deux portes en plein cintre percées dans la façade postérieure (fig. 30). L´escalier suspendu se développe à l´arrière du bâtiment (fig. 20-22) ; des paliers allongés distribuent les appartements en façade. Le comble à surcroît (fig. 23-25) conserve dans deux pièces situées à l´est du bâtiment 2 citernes boulonnées, vestiges de l´ancien chauffage central à circulation d´eau (fig. 26-28).

Le corps de bâtiment occidental (2 étages carrés, toit à longs pans) est desservi par un escalier tournant à retours sans jour ; le rez-de-chaussée est occupé par des pièces communautaires (cuisine, réfectoire, salle de repos) ; les étages, éclairés au nord et au sud, sont découpés en chambres.

Le côté oriental de la cour est occupé par deux bâtiments.

Au nord, un bâtiment d´un étage couvert d´un toit à croupe (fig. 3), desservi par un escalier tournant à retours avec jour construit à l´extrémité nord, est divisé en chambres.

Au sud, un bâtiment plus élevé (cave haute, rez-de-chaussée surélevé et étage carré) est desservi par un escalier extérieur métallique, et par un escalier intérieur au nord du bâtiment. Les caves hautes accueillent divers locaux : au sud une partie à plafond à solives et pilier de pierre était autrefois occupé par la menuiserie. Dans le reste du bâtiment, les caves voûtées d´arêtes abritent des locaux techniques et la chaufferie.

Au centre de la cour se trouve la chapelle (fig. 3, 15, 29), à nef unique prolongée par une abside semi circulaire.

III. CONCLUSION

La caserne Rochat conserve des éléments importants du couvent de Picpus : les corps de bâtiment nord, ouest et sud-est.

La façade occidentale conserve la trace du portail principal permettant d´accéder dans la grande cour (fig. 9), aujourd´hui muré et repercé de trois fenêtres ; le corps de passage est transformé en mess. La porte à encadrement architecturé (fig. 11) est sans doute celle qui a été construite en 1826, lors de l´ouverture de l´hospice des vieillards (travaux sous la conduite d´Antoine-Marie Chenavard). La façade sur rue a sans doute été repercée à la même période : le plan du couvent dressé vers 1785 ne présente que neuf fenêtres pour la partie allant de l´actuel presbytère à l´extrémité sud du bâtiment : les fenêtres en plein cintre de la partie nord ont peut-être complété des fenêtres semblables existantes (l´état des travaux ne mentionne que la pose de menuiserie) ; les baies rectangulaires de la partie sud correspondraient à des aménagements ultérieurs, lors des travaux de l´hospice de la fin du XIXe siècle. Lors de l´installation de la caserne des pompiers en 1923-24, un certain nombre de baies sont modifiées ou percées, comme les cinq portails sud (travaux dirigés par Charles Meysson).

La distribution de ce bâtiment correspond encore à celle du couvent, l´accès se faisant principalement par la cour intérieure (montées d´escaliers nord et centre) ; l´escalier nord du bâtiment est refait.

Le corps de bâtiment nord pour son gros œuvre appartient également du couvent. C´est en 1915 que ce bâtiment a été séparé du presbytère, les communications entre les parties occupées par le presbytère, ou la cour de ce dernier, sont alors murées. L´hospice conservait cependant un droit de jour sur la cour nord, droit transmis à la caserne de pompiers.

Le corps de bâtiment sud-est est aussi un témoin du couvent. C´est là que les moines avaient leur cave pour laquelle ils obtenaient en 1614 l´autorisation de pratiquer un passage voûté sous la route pour se rendre dans leur clos situé à l´est (à peu près à la hauteur de la rue Clair-Tisseur). Au rez-de-chaussée surélevé (partie nord), ils avaient cédé une pièce pour l´église paroissiale. Le bâtiment est surélevé d'un étage en 1826.

Deux bâtiments correspondent aux travaux de l´hospice.

La chapelle, construite en 1861 sur les plans d´Antonin Louvier, est convertie en salle de sports en 1923.

Le corps de bâtiment sud est édifié en 1882, selon des plans et devis de l´architecte Claude-Emile Perret de La Menue, dressés en 1878.

Les aménagements intérieurs sont complètement transformés en 1923. Cependant, les appartements prévus dans l'étage de comble du bâtiment sud n'ont jamais été réalisés. Les œils de bœuf qui l'éclairaient ont été supprimés lors de la dernière réfection de la toiture.

Genrede pompiers
Appellationscaserne Rochat
Parties constituantes non étudiéescour, chapelle, garage
Dénominationshospice, caserne
Aire d'étude et cantonLyon Guillotière
AdresseCommune : Lyon 7e
Lieu-dit : la Guillotière
Adresse : 3 rue de la
Madeleine
Cadastre : 1824 H 161 ; 1999 AL 25

L'hospice des vieillards est créé par l'ordonnance royale du 13 octobre 1824 et les bâtiments (partie sud de l'ancien couvent de Picpus) achetés par le bureau de bienfaisance le 30 novembre. Les travaux d'aménagement sont réalisés en 1836-1837, sous la direction des architectes Antoine-Marie Chenavard et Crozet : la pharmacie est aménagée dans l'aile ouest et le bâtiment oriental est surélevé d'un étage. En 1861, la chapelle est édifiée dans la cour sur les plans et devis de l'architecte Antonin Louvier. En 1869, l'hospice est rattaché aux Hospices civils de Lyon. Le bâtiment sud est démoli et remplacé par un nouveau bâtiment de 2 étages carrés, construit en 1882, sur les plans et devis établis par l'architecte Claude-Emile Perret de La Menue en 1878. En 1922, l'hospice, vendu à la Ville, est transformé en caserne de pompiers. Les travaux d'aménagement conduit par l'architecte Charles Meysson ne conserve que le gros-œuvre des bâtiments du 17e siècle. En 1957, des portes basculantes sont installées pour les entrées de garage. Un permis de démolir a été déposé en janvier 2012 à la Direction de l'aménagement urbain de la Ville de Lyon. Il concerne le bâtiment en R+1 longeant la rue Claude-Boyer, au nord-est de la parcelle, afin de faciliter l'accès des camions à la cour.

Période(s)Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Dates1826, daté par source
1861
1878
1923
1957
Auteur(s)Auteur : Chenavard Antoine-Marie architecte attribution par source
Auteur : Louvier Antonin architecte attribution par source
Auteur : Perret de La Menue Claude-Emile architecte attribution par source
Auteur : Meysson Charles
Meysson Charles (1869 - 1944)

Né à Montbrison, études à l'Ecole des Mines de Saint-Etienne puis Ecole des beaux-Arts de Paris, section architecture. Remporte le concours de 1900 pour la création des grilles du Parc de la Tête d'Or à Lyon, à la suite duquel il est nommé architecte de la ville de Lyon.


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architecte attribution par source
Personnalité : Rochat Michel personnage célèbre

L'édifice est composé de 5 corps de bâtiment disposés autour d'une cour fermée par un portail rue Claude-Boyer ; la chapelle est construite dans la partie sud de la cour ; un petit jardin borde la façade sud. Le corps de bâtiment rue de la Madeleine, à un étage carré et un étage en surcroît, est couvert d'un toit à longs pans en tuile mécanique ; la façade principale est percée au sud de baies rectangulaires, dont 5 portails pour le garage des véhicules de pompiers, et au nord de baies en plein cintre ; trois escaliers tournant à retours avec jour en assurent la distribution ; le sous-sol de la partie nord est voûté en berceau. Le corps de bâtiment sud, place Saint-Louis, de 2 étages carrés, est couvert d'un toit à longs pans et croupe en tuiles mécaniques, à comble brisé en ardoise ; un vaste escalier tournant à retours avec jour dessert les étages ; le sous-sol est voûté en berceau. Le corps de bâtiment nord, distribué par un escalier tournant à retours sans jour, ouvre sur la cour. Le corps de bâtiment sud-est a la partie nord de sa cave haute voûtée d'arêtes, la partie centrale voûtée en berceau. La distribution des étages se fait par un escalier tournant à retours avec jour au nord, et par un escalier extérieur en charpente métallique au sud. La chapelle n'offre qu'une travée de nef ; la façade principale est surmontée d'un petit clocher-mur.

Murscalcaire
enduit
moellon
Toittuile plate mécanique, ardoise
Étagessous-sol, 2 étages carrés, étage en surcroît, étage de comble
Couvrementsvoûte d'arêtes
voûte en berceau
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit à longs pans brisés
croupe
croupe brisée
pignon couvert
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
escalier de distribution extérieur : escalier tournant en charpente métallique

L'édifice actuel conserve le plan d'ensemble du couvent de Picpus. Le gros-œuvre des bâtiments ouest, nord et sud-est remonte à la construction du 17e siècle. L'ensemble est complété au sud par un bâtiment édifié en 1882 (architecte C.-E. Perret de La Menue), et par une chapelle construite dans la cour en 1861 (architecte Antonin Louvier). Un nouveau plan de restructuration est à l'étude.

Statut de la propriétépropriété du département

Annexes

  • Acquisition de bâtiment pour l'hospice des Vieillards, acte reçu Victor Coste, notaire à Lyon, 30 novembre 1824 AC Lyon. A. HCL Lyon. 2N 1)

    ... Michel Creuzet, propriétaire rentier à la Guillotière, et Charles Creuzet, son fils, propriétaire et marchand cafetier à la Guillotière, vendent au bureau de la fabrique et au bureau de bienfaisance de la Guillotière...

    1/ à la fabrique

    Un bâtiment situé à l'orient de la cour du presbytère actuel et faisant face sur la route de Vienne, de longueur de 12 mètres, construit en maçonnerie, composé d'un rez-de-chaussée sans cave, 1er étage, petit étage sous comble, appartenant à Creuzet fils, les autres bâtiments à Creuzet père.

    Autre corps de bâtiment formant la continuité au midi du précédent et ayant jusqu'à son extrémité méridionale attenante à la grande cour dite Place à Creuzet, 16m 85, construit en maçonnerie.

    Autre corps de bâtiment formant retour et tendant à l'occident ; ce corps comprend le côté méridional de la cour du presbytère actuel ; longueur de l'orient du bâtiment sur la route de Vienne à l'orient du corps de bâtiment compris entre la grande cour et la nouvelle rue passant devant la façade de l'église 30m 48 ; comprenant rez-de-chaussée, cave formée avec des planches en chêne, 1er étage et petit étage sous comble. L'extrémité occidentale de ce bâtiment est confinée par le mur oriental du presbytère actuel.

    2/ au bureau de bienfaisance

    Corps de bâtiment confiné au septentrion par le mur du presbytère actuel, à l'occident par la rue ouverte devant l'église, à l'orient par la grande cour dite Place à Creuzet, au midi par la rue Croupisson. Bâtiment simple en épaisseur, d'une longueur de 72m, composé de rez-de-chaussée et caves dont parties voûtées et l'autre formée avec des planchers de chêne, 1er étage et petit étage sous comble, le tout en maçonnerie.

    Bâtiment en retour de celui-ci, ayant sa façade côté d'orient (sic) sur la rue Croupisson, d'une longueur de 27m 20, composé de rez-de-chaussée, 1er étage et petit étage sous comble, simple d'épaisseur de 4m 80.

    Autre bâtiment ayant sa façade sur la route de Vienne et joignant l'extrémité orientale du précédent, d'une longueur de 48m 65, construit en maçonnerie, simple en épaisseur de 8m 65 à son extrémité nord. Composé de rez-de-chaussée, cave voûtée au-dessus. Longueur de la façade occidentale 16m 16.

    Corps de bâtiment faisant retour d'équerre au précédent, il forme remise au rez-de-chaussée et fenil au-dessus, d'une longueur d'orient à occident de 12m 65, confiné au midi par le mur nord du bâtiment donnant sur la rue Croupisson ; il existe contre la face occidentale de cette remise une appentis en charpente de sapin, formée de poteaux, cloisons en planches et toiture qui n'est point comprise dans la vente.

    Un espace de terrain situé dans l'angle formé par la façade du corps de bâtiment sur la rue Croupisson et la face occidentale du bâtiment longeant la route de Vienne. Cet espace de terrain est clos partie par un mur en maçonnerie et partie par une claire-voie en chêne scellée sur des dés en pierre de taille ; de forme irrégulière, d'une longueur de 7m au midi et 3m 38 à l'occident, le pan coupé qui joint les deux côtés est de 5m 60. Dans l'intérieur de cet espace est un puits et une pompe en bois.

    Au milieu de la cour dite Place à Creuzet est un puits surmonté d'une pompe à un corps et balancier, enfermé dans une construction en pierre de taille.

    M. Creuzet père s'engage à faire clôre à ses frais la Place à Creuzet du côté de la route de Vienne sur l'alignement donné par la voirie entre les deux bâtiments existants, par un mur de 10 pieds de haut et 18 pouces d'épaisseur, en pierre de Couzon, terminé par des moellons posés de champ et arrondis au sommet.

    Les bâtiments ont été acquis des sieurs Vincent Janvier et Cie, sur sentence d'adjudication du 15 messidor an 13 (4 juillet 1805).

    La vente est faite pour la somme de 103 000 F.

    Les membres du bureau de la fabrique et du bureau de bienfaisance ont fait le partage suivant : la Place à Creuzet reste au bureau de bienfaisance, mais le bureau de la fabrique continuera à y prendre ses jours ; les croisées du rez-de-chaussée seront barrées de fer ; les portes y seront supprimées et remplacées par des croisées.

    Le bureau de bienfaisance pourra construire sur la route de Vienne et adosser son bâtiment à l'extrémité nord du bâtiment de la fabrique, sur une profondeur maximale de 7m 45.

  • Compte pour la mairie de La Guillotière, pour article de décors d´architecture en mastic pour la pharmacie, fournit par suite des desseins et ordres de Monsieur Chenavard, architecte, donné à Pinet sculpteur, 4 mars 1827 (AC Lyon. 0744 WP 078)

    Pour 50 faces de chapiteaux pilastres n° 210, tous runi pour former une, deux ou trois face en retour de chaqune 6 pouces, 300 F

    Pour la partie supérieure de la corniche en doucine n° 349 à feuille et fleur, 60 pieds d´une part, et 18 pieds d´un autre, ensemble, 31 F 20

    Sous la dite doucine, un talon à raiz de coeur n° 334, 60 pieds d´une part, et 45 pieds d´un autre, ensemble, 26 F 25

    Sous le larmier de la dite, un card de rond à ove grec n° 306, 60 pieds d´une part, et 50 pieds d´un autre, ensemble, 66 F

    Au dessous du dit card de rond 60 pieds, porté n° 308 C, 7 F 20

    Pour l´architrave, un talon raiz de coeur n° 233, 60 pieds, 25 F

    Au dessous du dit, un rang de perle n° 306 D, 60 pieds, 7 F 20

    Pour le centre des panneaux de la porte, 3 tête encadrée n° 385, 2 F 25

    Pour l´attique de la dite porte, 3 pied ove n° 315, 1 F 35

    [Total] 456 F 45

    Le présent mémoire réglé par l´architecte le 15 mai 1828

    Supplément de compte pour la décoration de la pharmacie, toujours par suitte des ordres et desseins de Monsieur Chenavard, fait et fournit à Pinet sculpteur le 1er octobre 1827

    Au couronnement de la porte, des enroulements en bois ajusté et contourné selon le dessein et orné de différentes rozaces, avec des palmettes et enroulements en feuille d´acanthe en mastique, 16 F

    Réglé par l´architecte le 15 mai 1828

  • Compte d´ouvrage en menuiserie que Carnet, me menuisier, année 1827, pour la commune de La Guillotière

    Compte d´ouvrage en menuiserie que Carnet, me menuisier, a fait et fourni dans le courant de l´année 1827 pour la commune de La Guillotière... dans les différents bâtiements situés à La Guillotière et destinés à l´hospice (AC Lyon. 0744 WP 078).

    Les dits ouvrages faits sous la direction de Mr Crozet, architecte, et reconnu le 7 septembre même année par Lespinasse, toiseur

    Corps de bâtiment des soeurs

    1er étage

    Pour éclairer différentes pièces, fait dix croisées cintrées dans la façade sur la rue de Vienne, compris celle en retour sur la cour, bois de chêne, avec imposte aussi bois de chêne

    Dans la façade sur la cour fait cinq croisées carrées (chêne) sans volets pour éclairer le corridor

    ...

    Dans la cuisine

    ...

    Fait cinq croisées carrées sur la façade côté de la cour pour éclairer différentes pièces (bois de chêne), sans volet...

    Dans le coridor, fait un porte fontaine...

    Salle de travail

    Fait trois piédestaux pour poser des statues

    La boiserie en sapin, a panneaux embrevés, socle et corniche...

  • Compte général d´ouvrages en charpente que Ferrand, me charpentier, a fait, années 1826 et 1827, pour la commune de la Guillotière

    Compte général d´ouvrages en charpente que Ferrand, me charpentier a fait à façon dans le courant des années 1826 et 1827 pour la commune de la Guillotière (AC Lyon. 0744 WP 078).

    Les dits ouvrages ont été faits sous la conduite de M. Chenavard, architecte et reconnu le 4 septembre même année par Lespinasse toiseur

    Corps de bâtiment des soeurs sur la route de Vienne rehaussé d´un étage :

    la toiture formant comble à trois égouts composé de fermes, pannes, faîtage, chevrons et lattes, dont la pente côté cour a été établie sur des étais (le mur n´étant pas encore construit à cette époque) : celle du grand comble, la croupe formant un triangle rectangle, les deux parties en retour faisant suite au grand comble et formant chacune un triangle rectangle ; une lucarne

    Corps de bâtiment en retour, sur la cour des sœurs, refait une partie de la toiture

    Dans cette partie de bâtiment fait un escalier de 14 marches sapin

    Fait le plancher à la suite, au midi, construit sur étais comme la toiture...pour être plafonné

    Fait le plancher bas du 1er étage, construit à la française

    Rez-de-chaussée : pièce où se tient l´école :

    Fait le plancher batard

    Fait et fourni 2 colonnes bois sapin, arrondies à la verlope, posées sous une poutre pour la soutenir

    Corps de bâtiment de l´hospice sur la rue Bourbon.

    Loge du portier : fait un plancher batard, un escalier de 10 marches

    Pharmacie : fait les lombourdes du plancher haut pour être plafonné

    Dans la pièce occupé par le boulanger : fait un escalier dérobé et tournant, 18 marches

    Dans la pièce à côté prenant jour sur la grande cour, fait et posé un poteau pour porter la poutre

  • Procès-verbal d'estimation des bâtiments de l'hospice, 22 août 1831

    Procès-verbal d'estimation des bâtiments de l'hospice, 22 août 1831 (AC Lyon. A. HCL. 2N 2)

    L'intérieur des bâtiments est en général en bon état si ce n'est quelques réparations à faire de peu d'importance.

    Aucun appartement n'est vide...

    Mlle Gallois occupe un rez-de-chaussée de 30 pieds de profondeur, 10 de largeur, avec une soupente desservie par un petit escalier : loyer actuel 120 F, loyer proposé 130 F

    Le sieur Rion dit Primptems occupe un rez-de-chaussée de 30 pieds de profondeur, 20 de largeur, divisé en 2 pièces,, avec un petit cabinet dominant sur la cour, une cave et un grenier : loyer actuel 100 F, loyer proposé 150 F

    Le sieur Vincelet, tailleur d'habits, occupe un rez-de-chaussée de 30 pieds de profondeur, 10 de largeur seulement, divisé en 2 pièces, avec une soupente desservie par un escalier, et une cave : loyer actuel 140 F

    Le sieur Bonnard, ouvrier en soie, occupe un rez-de-chaussée de 30 pieds de profondeur, 12 de largeur, divisé en 2 pièces,, avec une soupente régnant sur toute la profondeur du bas et un grenier : loyer actuel 100 F

    Le sieur Perrin, boulanger, tient un rez-de-chaussée dont une partie est occupée par son four et sa gloriette, une chambre au-dessus et une belle cave sous l'école des soeurs : loyer actuel 600

    Le sieur Grobier, affaneur, occupe un rez-de-chaussée de 30 pieds de profondeur, 20 de largeur, divisé en 2 pièces, plus une cave : loyer actuel 96 F, loyer proposé 124 F

    Le sieur Piloy, maçon, occupe un rez-de-chaussée de 30 pieds de profondeur, 13 de largeur, divisé en 2 parties, et une cave sous l'école des soeurs : loyer actuel 150 F

    Le sieur Billon occupe un rez-de-chaussée formant 2 pièces,, plus un vaste grenier de 29 pieds sur 22 : loyer actuel 150 F

    La dlle Cottin, marchande de terrailles, occupe un rez-de-chaussée de 30 pieds de profondeur, 18 de largeur, subdivisé en 3 parties, et une cave : loyer actuel 150 F

    Toutes ces locations ont leur entrée par la rue Saint-Louis.

    M. Baumès, médecin de l'établissement, occupe au midi un rez-de-chaussée servant d'écurie et grenier à foin de 40 pieds sur 9, attribué à titre d'indemnité

    Le sieur Carnet, menuisier, occupe le petit bâtiment formant saillie à l'angle sud-est de l'édifice, composé d'une pièce au rez-de-chaussée et une au-dessus divisée en deux, longueur 36 pieds, largeur 20 : loyer actuel 150 F

    La commune occupe toute l'aile du bâtiment située à l'est sur la rue de Provence. Cette aile est composée d'une cave régnant sur toute l'étendue du bâtiment, de quatre grandes salles, de six pièces au-dessus desservies par un corridor et d'un grenier : loyer actuel 1200 F.

    1ère montée :

    1er étage sur la rue Saint-Louis : Le local occupé par la commission administrative formant 3 petites pièces

    Celui occupée par l'école payante des soeurs comprenant 1 pièce avec alcôve

    2e étage : Le sieur Ollivier occupe une pièce divisée en 2 parties et un grenier : loyer actuel 100 F

    ...Le nommé Avrillon occupe deux petites mansardes l'une sur la rue, l'autre sur la cour : loyer actuel 50 F

    ...Le nommé Montmand occupe une mansarde : loyer actuel 43 F

    2e montée :

    1er étage : Le sieur Clarion, ouvrier en soie, occupe une pièce de 30 pieds sur 25, divisée en 2 parties, éclairées par 5 fenêtres, plus une cave et un grenier : loyer actuel 150F

    ...Le sieur Blanc, ouvrier en soie, occupe une pièce de 30 pieds sur 15, divisée en 2 parties, et un grenier : loyer actuel 84 F

    2e étage : la veuve Chancrin, ouvrière en soie, occupe une pièce de 30 pieds sur 15, divisée en 2 parties : loyer actuel 66 F

    Le sieur Bourbon, journalier, occupe une pièce de 30 pieds sur 20, divisée en 2 parties, éclairée par 3 fenêtres sur la cour, plus un grenier : loyer actuel 66 F

    La veuve Montbel occupe une mansarde : loyer actuel 50 F

    Montée au midi :

    1er et unique étage : le sieur Renaud occupe une pièce de 30 pieds sur 18, éclairé par 4 fenêtres, avec alcôve et un caveau : loyer actuel 96 F

    ...Le sieur Chavin, brigadier de l'octroi, occupe une pièce (au-dessus de l'écurie de M. Baumès) de 40 pieds sur 9 divisée en 2 parties, plus un grenier régnant sur toute la longueur de la chambre accessible par une échelle, contigu à celui du sieur Billion. Ils ont ensemble 64 pieds

    Local réservé pour le logement du portier sous le péristyle existant en milieu de façade rue Saint-Louis, composé d'un petit rez-de-chaussée et d'une pièce au-dessus formant une espèce de soupente.

    L'entrée de la principale cour est sur ce point et la salle des délibérations de la commission au-dessus.

  • Lettre du maire de la Guillotière au préfet du Rhône. 9 février 1836

    Lettre du maire de la Guillotière au préfet du Rhône. 9 février 1836 (A. Hospices civils. Lyon. 1N 4)

    Le bâtiment est composé de trois corps ayant rez-de-chaussée et deux étages ; il existe deux cours, une pour les locataires ; l'autre planté d'arbres et affecté à la promenade des vieillards. La façade occidentale donnant sur une rue de 18 mètres, a 71 mètres d'étendue. La façade méridionale située sur une place nouvellement complantée a 32 mètres de développement et la façade orientale donnant sur la rue de Provence a 88 mètres. le côté septentrional est occupé par les bâtiments de la fabrique de l'église paroissiale de Saint-Louis.

    La pharmacie et l'administration occupent une portion de l'aile occidentale ; le surplus de cette aile et les deux autres ailes sont occupés par des locataires.

    Les revenus, dans le budget de 1836 portés à 16 644 F., ... proviennent du produit de la pharmacie, des locations et d'une subvention municipale.

    ...

  • État de la population de l'hospice

    État de la population de l'hospice (AC Lyon. 0744 WP 078)

    1839.

    20 malades militaires, 20 vieillards

    1 sœur hospitalière, 1 attaché au service de santé nourri, 3 attachés au service de santé non nourri, 2 employés de l´administration

    1848.

    2 vieillards indigents entretenus sur fondation, 58 vieillards indigens,72 enfants trouvés entretenus dans l´intérieur de l´hospice, 4 vieillards pensionnaires de 1ère classe, 3 vieillards pensionnaires de 2e classe, 5 vieillards incurables

    7 sœurs hospitalières, 7 attachés au service de santé nourri, 2 attachés au service de santé non nourri, 1 employé de l´administration

    1854.

    3 vieillards indigents entretenus sur fondation, 74 vieillards indigens, 98 enfants trouvés entretenus dans l´intérieur de l´hospice, 6 vieillards pensionnaires, 15 vieillards incurables

    8 sœurs hospitalières, 1 attaché au service de santé nourri, 9 domestiques ou jardiniers, 2 attachés au service de santé non nourri, 1 employé de l´administration

    1858.

    50 vieillards indigens,70 enfants trouvés entretenus dans l´intérieur de l´hospice, 14 pensionnaires à vie, 6 pensionnaires libres

    8 sœurs hospitalières,9 attachés au service de santé nourri,1 économe, 2 attachés au service de santé non nourri

    1882.

    72 hommes, 51 femmes, 5 incurables

  • Projet d´installation d´un poste caserne dans les bâtiments de l´hospice établi avec le commandant Pégout, 18 juillet 1922

    Projet d´installation d´un poste caserne dans les bâtiments de l´hospice établi avec le commandant Pégout, 18 juillet 1922 (AC Lyon. 1273 WP 070)

    Au rez-de-chaussée, deux remises donnant rue de la Madeleine, l´une de 12,20 x 8 pour 3 voitures, l´autre de 8,80 x 8 pour 2 voitures ;

    puis à proximité, le bureau des lieutenants, celui de l´adjudant sergent major, le bureau du fourrier, la salle de rapport, celle du planton et du téléphone ;

    la cuisine et le réfectoire des célibataires ;

    1 appartement de 4 pièces ;

    11 appartements de 3 pièces ;

    2 appartements de 2 pièces ;

    Au 1er étage :

    2 appartements de 5 pièces pour les lieutenants ;

    1 appartement de 4 pièces ;

    16 appartements de 3 pièces ;

    2 appartements de 2 pièces ;

    Au 2e étage :

    Un dortoir pour les sapeurs célibataires.

    En outre, dans un petit bâtiment d´un rez-de-chaussée donnant rue de l´Hospice des vieillards, on pourrait installer une petite cantine, une petite salle de réunion et les bains-douches.

    Enfin transformer la chapelle située au centre de la cour en gymnase et en salle de conférence.

    On peut donc aménager dans ces locaux, outre les services généraux des casernes, 2 appartements de 5 pièces, 2 de 4, 27 de 3, 4 de 2, un dortoir pour les célibataires.

    Chaque appartement aura son WC.

    Le coût de cette installation serait de 420 000 F, y compris les honoraires de l´architecte.

    Je prévois dans chaque cuisine un fourneau et un évier, l´eau sur l´évier et dans les WC, l´électricité dans chaque pièce.

  • Devis par les Établissements G. Pontille, constructions mécaniques et métalliques, 11b-17 rue des Tournelles, Lyon, 15 octobre 1925

    Devis par les Établissements G. Pontille, constructions mécaniques et métalliques, 11b-17 rue des Tournelles, Lyon, 15 octobre 1925 (AC Lyon. 1273 WP 070)

    Pour la fourniture d´un monorail de 500 kg pour manutention de scories et de mâchefer, qui devra servir à élever une benne placée dans une fosse devant les chaudières, et la conduire au stockage au moyen d´un mouvement commandé à bras. Ce même mouvement reprend les bennes stockées et les pose sur un tablier roulant monté sur billes, un léger effort les fait passer à l´extérieur du bâtiment par le soupirail agrandi. Une potence tournant avec un treuil à bras, permet le chargement sur camion.

    Prix 9 850 F, avec 8 bennes

    Appareil destiné au chauffage central du poste pour la manutention du mâchefer et des scories.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Rhône. 1XP 122. Hospice de vieillards de la Guillotière. Achèvement. 1882-1886

  • AD Rhône. 1XP 324. Hospice de vieillards de la Guillotière. Acquisitions de terrain et de bâtiments. Travaux. Affaires diverses. 1823-1874

  • AD Rhône. 1XP 325. Hospice de vieillards de la Guillotière. Travaux. 1834-1865

  • AC Lyon. 0425 WP 006. Edifices communaux. Entretien, aménagement, 1961-1969

  • AC Lyon. 0470 WP 026. Edifice communal. Caserne de sapeurs-pompiers, rue de la Madeleine. Aménagement, 1922-1925

  • AC Lyon. 744 WP 078. La Guillotière. Hospice des vieillards. 1826-1896

  • AC Lyon. 923 WP 353. Caserne de sapeurs pompiers Saint-Louis. 1915-1923

  • AC Lyon. 0962 WP 015. Edifices communaux. Entretien, aménagement, 1924-1940

  • AC Lyon. 0964 WP 010-0964 WP 011. Edifices communaux. Entretien, aménagement, 1940-1950

  • AC Lyon. 1015 WP 015. Caserne Rochat. 1958

  • AC Lyon. 1273 WP 070. Caserne Rochat. 1922-1962

  • AC Lyon. A. Hospices civils. Lyon. 1L 1. Etablissement d'un hospice de vieillards à la Guillotière. 1824-1833

  • AC Lyon. A. Hospices civils. Lyon. 1N 4. Secours accordés à l'hospice des vieillards de la Guillotière par le gouvernement. (1833-1856)

  • AC Lyon. A. Hospices civils. Lyon. 2N 1.Achat des terrains pour l'hospice de vieillards de la Guillotière. 1824-1834

  • AC Lyon. A. Hospices civils. Lyon. 2N 2. Descriptif des bâtiments de l'hospice des vieillards de la Guillotière. 1831

  • AC Lyon. A. Hospices civils. Lyon. Non cotés Achèvement de l'hospice des vieillards de la Guillotière du côté de la place Saint-Louis ; fermeture de l'hospice. 1878-1922

Documents figurés
  • Projet de la place Saint-Louis, à la Guillotière / [A.- M. Chenavard] : [janvier 1823]. Encre, lavis. 1 : 250. 95 x 56 cm. Visa du préfet, le 6 aout 1830 (AC Lyon : 002 S 00160)

    AC Lyon : 2 S 160
  • Hospices civils de Lyon. Désaffection de l'hôpital de la Charité. Installation du service des enfants assistés à l'hospice des vieillards (Guillotière) / [Pierre Ginou], 14 janvier 1922. Pap., encre. 1 : 100. 71 x 107 cm. Plans des rez-de-chaussée, 1er et 2e étages (A. Hospices civils. Lyon. Non cotés)

  • Ville de Lyon. Installation d'un poste de sapeurs-pompiers. Avant-projet / Charles Meysson, 22 juillet [1922]. Plans du rez-de-chaussée et du 1er étage. Pap., tirage, aq., crayon. 1 : 100. 40 x 97 cm (AC Lyon. 0470 WP 026)

  • Ville de Lyon. Installation d'un poste de sapeurs-pompiers. Avant-projet / Charles Meysson, 22 juillet [1922]. Plan du 1er étage. Pap., tirage, aq., crayon. 1 : 100. 40 x 97 cm (AC Lyon. 0470 WP 026)

  • Ville de Lyon. Service municipal de la voirie. Installation d´une caserne de sapeurs pompiers dans l´immeuble de l´ancien hospice des Vieillards, rue de la Madeleine et rue de l´Hospice des Vieillards / S.n., 1er décembre 1922. Plan général, 1 : 2000. 29 x 41 cm. Plan d´ensemble, 1 : 500. 29 x 41 cm (AC Lyon.923 WP 353)

  • Ville de Lyon. Service des cultures. Caserne des pompiers rue de la Madeleine. Plan G. 17 / S.N., 6 novembre 1968. Calque, encre. 1 : 100. 35,7 x 65 cm. Lég. (AC Lyon. 1590 WP 073)

Bibliographie
  • BOUCHET, Alain, MORNEX, René, GIMENEZ, Danielle. Les Hospices civils de Lyon. Histoire de leurs hôpitaux. Lyon : Editions lyonnaises d'Art et d'Histoire, 2002. 208 p. : ill. ; 30 cm

    p. 195
  • DRIVON, Jules Dr. Les anciens hôpitaux de Lyon. Hospice du Tiers Ordre. Hospice des vieillards de la Guillotière. Lyon : Association typographique, 1909. 33 p. ; 24 cm (extrait de : Lyon médical, 1909)

    p. 19-33
  • EYROULET, Sophie. L'hospice des vieillards de la Guillotière (1831-1869). Lyon : 1996. Multigr. 217 p. (Mém. Maîtrise Histoire. Lyon III. 1996)

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