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Ligne (Bort-les-Orgues) - Antignac-Vebret - Neussargues

Dossier IA00141341 réalisé en 2014
Dénominationsvoie ferrée
Aire d'étude et cantonAuvergne
Adresse

La ligne Bort-les-Orgues (en Corrèze, à la limite de l'Auvergne) - Antignac-Vebret - Neussargues est classée comme chemin de fer d’intérêt général.

C'est grâce à Fernand Brun, avocat originaire de Riom-ès-Montagnes, fonctionnaire au ministère de l'Instruction publique et très lancé en politique, que la voie ferrée passe, contre toute attente ("techniquement, le rapport d'études de 1893 faisait apparaître que l'importance des travaux à réaliser entre Bort et Champs et la mauvaise tenue des terrains dans la vallée de la Santoire étaient des facteurs très défavorables" Jacques Vermenouze), par sa localité d'origine.

Les trois tronçons qui la composent, c'est-à-dire les sections de Bort-les-Orgues à Riom-ès-Montagne, de Riom-ès-Montagne à Allanche et d'Allanche à Neussargues, traversent en diagonale le nord du département du Cantal. Ils ont tous fait l'objet d'une convention de concession à la compagnie du PO (Paris - Orléans) en juin 1892.

Les travaux de construction seraient dus à l'ingénieur en chef Paul Séjourné. La ligne ouvre "à tous les trafics" en décembre 1907, avec une inauguration officielle, semble-t-il, le 09/05/1908.

En mai 1990, l'ensemble de la ligne est fermée au trafic des voyageurs, puis un an plus tard, en mai 1991, le trafic des marchandises est lui aussi supprimé.

A partir de janvier 1997 cependant, un train touristique, le "Gentiane Express" (géré par l'association des Chemins de Fer de la Haute-Auvergne, CFHA), circule sur les sections de Bort à Riom-ès-Montagne et de Riom à Allanche ; mais en janvier 2010, le train n’est plus administrativement autorisé à circuler entre Bort et Lugarde ; le trafic voyageurs est à nouveau supprimé. Il rouvre partiellement, entre avril et novembre uniquement, entre Riom et Lugarde (16 km sur le tronçon de Riom-ès-Montagne à Allanche) en juillet 2011. Désormais depuis 2014, des vélorails circulent aussi pendant la saison touristique entre les gares de Lugarde ou de Landeyrat et celle de Neussargues, sous l'appellation de "Vélorail du Cézallier".

Les gares desservies avant la fermeture de la ligne étaient au nombre de 11 : Bort-les-Orgues, Antignac - Vebret, Saint-Etienne - Menet, Riom-ès-Montagne, Condat - Saint-Amandin, Lugarde - Marchastel, Saint-Saturnin - Saint-Bonnet, Landeyrat - Marcenat, Allanche, Sainte-Anastasie, Neussargues.

Période(s)Principale : 1er quart 20e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
Dates1907, daté par source, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Séjourné Paul
Séjourné Paul (1851 - 1939)

Concepteur de nombreux ponts ferroviaires en maçonnerie. A travaillé en France mais aussi en Espagne, en Italie, au Luxembourg, au Maroc, etc. A été décoré de l'Ordre national de la Légion d'honneur, en 1886, pour ses travaux.

En Auvergne, a travaillé en particulier avec Henry Lossier pour le projet de pont routier de Randan enjambant la ligne ferroviaire Vichy- Riom.

Co-signataire, avec l'ingénieur de la compagnie Blot, en 1915, des plans et élévations des ponts en béton armé de la ligne Riom-Vichy, en tant qu'ingénieur en chef du service de la construction de la compagnie PLM.


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ingénieur attribution par travaux historiques

La ligne Bort-les-Orgues - Neussargues n'est plus exploitée actuellement (2015). Il s'agissait d'une ligne à voie unique, non électrifiée, d'une longueur totale d'environ 71 km : près de 23 km entre Bort-les-Orgues et Riom-ès-Montagne ; 34 km environ entre Riom-ès-Montagne et Allanche ; et environ 14 km entre Allanche et Neussargues.

Sa construction a nécessité plusieurs ouvrages d'art, dont 5 viaducs (viaducs de Salsignac, de Barajol - inscrit MH -, de Chassagny, de Lugarde et de Saint-Saturnin) et 4 tunnels (entre autres ceux du Chatelet, 398 m et de Tavelas, 50 m).

La ligne présente des déclivités assez importantes variant entre 20‰ et 30‰, en particulier entre la gare d'Antignac - Vebret et le col d'Embesse, plus au sud-est.

Annexes

  • Guide Joanne 1910-1911 : Bort-les-Orgues-Neussargues

    p. 371 : Route 30 de Paris à Saint-Flour. Par Bort et Neussargues … En quittant Bort, la ligne de Neussargues suit d'abord celle d'Aurillac sur un peu plus de 4 km, franchit avec elle la Rhue et s'en détache à g., au v. de Cheyssac, remontant au S.-E. le vallon du Soulou, pour s'élever sur l'étroite crête qui sépare ce vallon de la vallée de la Sumène. La vue s'étend bientôt au S. sur cette dernière vallée où émergent de curieux dykes dans des paysages très verdoyants. Antignac - Vebret. Antignac est sur la rive dr. de la Sumène. A 2 km en aval, sur la route allant à la gare de Saigne-Ydes : Vebret, ... est bien situé au confluent de la Sumène et du Violon, entre lesquels se dresse le dyke de Vignonet p. 372 (598 m), couronné par l'église du Rocher (ancien prieuré). A 1200 m O., ham. des Courtilles, ... Après la gare d'Antignac -Vebret, au sortir d'une tranchée, on revoit au N. le vallon du Soulou, puis par le tunnel du Châtelet (long. 398 m), la voie débouche définitivement dans la belle vallée de la Sumène où elle s'élève en corniche sur les versants de la rive dr. Cette partie du trajet est fort belle tant par les vues que l'on découvre sur la vallée que par le tracé même de la voie soutenue à flanc de montagne par une série de murs de soutènement et d'arcades d'un fort bel effet ; elle franchit la dépression de Salsignac, ... sur un beau viaduc courbe et en rampe (14 arches ; long. 190 m ; haut de 23 m), puis elle perce la pointe du rocher du Tavelas par un tunnel long de 50 m, et parvient à une hauteur de 150 m au-dessus de la vallée. Saint-Etienne-Menet, station située sur le plateau entre la Sumène et le Soulou. Saint-Etienne, au-dessus du Soulou, ... la voie quittant la Sumène continue à s'élever au S.-E. au-dessus du vallon du Zambar, profond et boisé, et débouche à 863 m d'alt. sur le plateau de Saint-Angeau, semé de buttes rocheuses. On redescend légèrement et l'on aperçoit à dr. le château de Saint-Angeau. Riom-es-Montagne, ... sur la rive g. de la Véronne, ... p. 374 ... La voie franchit la Véronne, on suit un instant la rive dr., puis, tournant à l'E., s'enfonce dans le tunnel de Lestempe (long. 1448 m) d'où elle débouche dans la vallée de la Petite-Rhue. A partir de ce point (807 m) la voie recommence à s'élever par une magnifique rampe courbe coupée de deux grands ouvrages d'art ; elle franchit d'abord la Petite-Rhue sur le beau viaduc de Barajol (en courbe et en rampe ; 12 arches ; long. 316 m ; haut. 56 m) et 800 m plus loin le ruisseau de Chassagny sur un second viaduc (6 arches ; long. 97 m ; haut. 21 m) ; puis la rampe se développe au N. à flanc de montagne, dominant de très haut la belle vallée de la Petite Rhue. Vue magnifique : en arrière on revoit grâce à la courbe décrite par la voie, les deux viaducs que l'on a franchis ; plus loin le dyke et les ruines d'Apchon dominent la vallée de la Rhue, dont la perspective s'ouvre au sud jusqu'au Puy-Mary et aux sommets du Cantal. Un brusque détour de la voie met fin à ce beau panorama, et l'on passe dans le tunnel de Montagnat (long. 599 m). Condat-Saint-Amandin, ... station isolée d'où l'on domine vers le N. la profonde coupure boisée de la Grande Rhue et, au-delà, un immense horizon qui se relève jusqu'à l'imposant profil des monts Dore. p. 376 : en quittant la station de Condat-Saint-Amandin, la voie continue à s'élever en dominant à g. un petit vallon (bassin de retenue ; prismes et éboulis volcaniques) et atteint 1062 m d'alt. au col de Pierrefitte, d'où elle redescend rapidement au S.-E. vers la vallée de la Santoire à travers un désert de hauts pâturages ondulés. La vue s'étend immense à la fois au S. (à dr.) jusqu'au Puy-Mary et aux principaux sommets du Cantal et au N. (à g.) jusqu'au massif des Monts Dore qui surgit tout entier sur l'horizon. Un viaduc (12 arches, long. 153 m ; haut. 26 m) précède immédiatement la station de Lugarde-Marchastel (alt. 1012 m). Lugarde à g. de la gare domine la vallée de la Santoire (p. 377 à 1 km N., ruines imposantes d'un château sur un rocher escarpé), ... La voie descend en serpentant vers la vallée de la Santoire qui se creuse à g. entre de larges ondulations de pâturages. Saint-Saturnin - Saint-Bonnet. Saint Saturnin est à 2 km S. Saint-Bonnet se montre à g. dans la vallée de la Santoire dont les collines gazonnées se couronnent d'entablements basaltiques. La voie, décrivant une vaste boucle en fer à cheval autour de Saint-Bonnet, franchit la Santoire sur un beau viaduc courbe (10 arches ; long. 205 m, haut. 37 m) et remonte sur le flanc opposé de la vallée, puis se recourbe de nouveau au S.-E. en contournant le contrefort de Labouleyre et en remontant le vallon de Clavière (curieuses orgues basaltiques en face). Par cette nouvelle rampe la voie atteint son point culminant (1082 m) au col de Clavières où elle débouche de nouveau dans l'immensité claire des herbages (vue à g. jusqu'aux sommités arrondies du Luguet). Landeyrat - Marcenat, ... La voie descend en longeant le ruisseau de Landeyrat vers la vallée d'Allanche. Allanche, ... p. 378 la voie descend désormais sur la rive dr. la vallée de l'Allanche, qui se resserre en un défilé sauvage, ... de ce côté on aperçoit Malliargues, ... Sainte-Anastasie (alt. 880 m), sur la rive g. de l'Allanche, ... A 1500 m env. en aval de Sainte-Anastasie, la voie passe au pied du Roc de Cuze, l'un des plus singuliers et des plus grandioses du Cantal. Dans ce roc s'ouvre une grotte naturelle, très vaste, dont l'entrée est occupée par des ruines gothiques, composées d'un mur de façade et d'une tourelle, ... Près du Roc de Cuze, une belle cascade tombe d'une grande hauteur. La voie débouche dans la vallée de l'Alagnon. Un magnifique rocher basaltique forme coin sur la rive g. entre l'Allanche et le large bassin de l'Alagnon. La voie descend en décrivant une courbe et se raccorde à la ligne de Murat - Aurillac. Neussargues, ... dont la vallée est dominée par les ruines du château de Merdogne, admirablement situé sur une table basaltique (1000 m) couronnant les montagnes de la rive g.

  • Guide Bleu 1920 : Bort-les-Orgues-Neussargues

    p.292 : de Paris à Saint-Flour par Bort-les-Orgues et Neussargues. ... p. 293 En quittant Bort, la ligne de Neussargues suit d'abord celle d'Aurillac sur un peu plus de 4 km, franchit avec elle la Rhue et s'en détache à g., au village de Cheyssac, remontant au S.-E. le vallon du Soulou, pour s'élever sur l'étroite crête qui sépare ce vallon de la vallée de la Sumène. La vue s'étend bientôt au S. sur cette dernière vallée où émergent de curieux dykes dans des paysages verdoyants. Rampe accentuée. Antignac - Vebret. Antignac ... est sur la rive dr. de la Sumène ... Vebret, à 1 km S.-O., est bien situé au confluent de la Sumène et du Violon, entre lesquels se dresse le dyke de Vignonet (598 m), couronné par la chapelle romane du Rocher. Après la gare d'Antignac - Vebret, on revoit au N. le vallon du Soulou, puis par un tunnel, la voie débouche définitivement dans la belle vallée de la Sumène où elle s'élève en corniche sur les versants de la rive dr. Cette partie du trajet est fort intéressante, tant par les vues (à dr.) que l'on découvre sur la vallée que par le tracé même de la voie soutenue à flanc de montagne par une série de murs et d'arcades. On franchit sur un beau viaduc courbe la dépression de Salsignac, ... et on parvient à une hauteur de 150 m au-dessus de la vallée. Saint-Etienne - Menet, station située sur le plateau entre la Sumène et le Soulou. Saint-Etienne, se trouve à 1 km N. au-dessus du Soulou, ... p. 294 la voie quittant la Sumène continue à s'élever au S.-E. au-dessus du vallon du Zambar (vue à dr.), profond et boisé, et débouche à 863 m d'alt. sur le plateau de Saint-Angeau, semé de buttes rocheuses. On redescend légèrement et l'on aperçoit à dr. le château de Saint-Angeau. Riom es-Montagne, ... sur la rive g. de la Véronne, qui arrose une large et riante vallée de pâturages ... p.296 La voie franchit la Véronne, en suit un instant la rive dr., puis, tournant à l'E., s'enfonce dans le tunnel de Lestempe, long de 1448 m, d'où elle débouche dans la vallée de la Petite-Rhue. A partir de ce point (807 m) la voie recommence à s'élever par une magnifique rampe courbe coupée de deux grands ouvrages d'art ; elle franchit d'abord la Petite-Rhue sur le beau viaduc de Barajol (en courbe et en rampe ; 12 arches ; long. 316 m ; haut. 56 m) et 800 m plus loin le ruisseau de Chassagny sur un second viaduc ; puis la rampe se développe à flanc de montagne, dominant de très haut la belle vallée de la Petite Rhue (à g.).*Vue magnifique : en arrière, on revoit, grâce à la courbe décrite par la voie, les deux viaducs que l'on a franchis ; plus loin le dyke et les ruines d'Apchon dominent la vallée de la Rhue, dont la perspective s'ouvre au S. jusqu'au Puy-Mary et aux sommets du Cantal. Condat - Saint-Amandin, ... station isolée ... d'où l'on domine vers le N. la profonde coupure boisée de la Grande Rhue et, au-delà, un immense horizon qui se relève jusqu'à l'imposant profil des monts Dore ... p. 298 en quittant la station de Condat - Saint-Amandin, la voie continue à s'élever en dominant à g. un petit vallon (bassin de retenue ; prismes et éboulis volcaniques) et atteint 1062 m d'alt. au col de Pierrefitte, d'où elle redescend rapidement au S.-E. vers la vallée de la Santoire à travers un désert de hauts pâturages ondulés. La vue s'étend immense à la fois au S. (à dr.) jusqu'au Puy-Mary et aux principaux sommets du Cantal et au N. (à g.) jusqu'au massif des Monts Dore qu'on découvre tout entier. Lugarde - Marchastel (alt. 1012 m) ... Lugarde à g. de la gare domine la vallée de la Santoire (à 1 km N., ruines imposantes d'un château sur un rocher ), ... La voie descend en serpentant vers la vallée de la Santoire qui se creuse à g. entre de larges ondulations de pâturages. Saint-Saturnin - Saint-Bonnet ... Saint Saturnin est à 2 km S. Saint Bonnet ... se montre à g. dans la vallée de la Santoire dont les collines gazonnées se couronnent d'entablements basaltiques. ... p. 299 La voie, décrivant une vaste boucle autour de Saint-Bonnet, franchit la Santoire sur un beau viaduc courbe et remonte sur le flanc opposé de la vallée, puis se recourbe de nouveau au S.-E. en contournant le contrefort de Labouleyre et en remontant le vallon de Clavière (curieuses orgues basaltiques en face). Par cette nouvelle rampe la voie atteint son point culminant (1082 m) au col de Clavières où elle débouche de nouveau dans l'immensité claire des herbages : vue à g. jusqu'aux sommités arrondies du Luguet. Landeyrat - Marcenat, ... p. 299 La voie descend en longeant le ruisseau de Landeyrat vers la vallée d'Allanche. Allanche, ... la voie descend désormais sur la rive dr. la vallée de l'Allanche, qui se resserre en un défilé sauvage, ... de ce côté on aperçoit Malliargues ,... Sainte-Anastasie (alt. 880 m), sur la rive g. de l'Allanche, ... p. 300 ... 1500 m env. en aval de Sainte-Anastasie, la voie passe au pied du Roc de Cuze, l'un des plus singuliers et des plus grandioses du Cantal. Dans ce roc s'ouvre une grotte naturelle, très vaste, dont l'entrée est occupée par des ruines gothiques (mur et tourelle). ... Près du Roc de Cuze, une belle cascade tombe d'une grande hauteur. La voie débouche dans la vallée de l'Alagnon. Un magnifique rocher basaltique forme coin sur la rive g. entre l'Allanche et le large bassin de l'Alagnon. La voie descend en décrivant une courbe et se raccorde à la ligne de Murat - Aurillac. Neussargues, ... dont la vallée est dominée par les ruines du château de Merdogne, admirablement situé sur une table basaltique de 1000 m d'alt. couronnant les montagnes de la rive g.

  • 1922 : chemin de fer de Paris à Orléans : Auvergne (Puy-de-Dôme et Cantal).

    [n. p.]Ligne d'Eygurandes - Bort - Neussargues. Gorges du Chavanon puis de la Dordogne ; Bort (orgues) ; points de vue Antignac - Vebret et Saint-Etienne - Menet ; Riom-ès-Montagnes (environs ruines Apchon vallée Cheylade) ; Condat (7 km de la gare promenades …). Condat - Allanche (burons). A g. monts du Cézallier, à dr. ceux du Cantal. Entre Allanche et Neussargues, Roc de Cuze. Neussargues : ville pittoresque proche Garabit. Au S. : Chaudesaigues station thermale.

  • Cie du chemin de fer de Paris-Orléans 1925 : Auvergne : Puy-de-Dôme et Cantal : anciens volcans, fraiches vallées, célèbres stations thermales et climatiques.

    [n. p.]Ligne d'Eygurandes - Bort - Neussargues. Gorges du Chavanon puis de la Dordogne ; Bort (orgues) ; points de vue Antignac - Vebret et Saint-Etienne - Menet ; Riom-ès-Montagnes (environs ruines Apchon vallée Cheylade) ; Condat (7 km de la gare promenades …). Condat - Allanche (burons). A g., monts du Cézallier, à dr. ceux du Cantal. Entre Allanche et Neussagues, Roc de Cuze. Neussargues : ville pittoresque proche Garabit. Au S. : Chaudesaigues station thermale.

  • 1928 : Auvergne, chemin de fer de Paris à Orléans.

    [n. p.] Ligne d'Eygurandes - Bort - Neussargues. Gorges du Chavanon puis de la Dordogne ; Bort (orgues) ; points de vues Antignac - Vebret et Saint-Etienne - Menet ; Riom-ès-Montagnes (environs ruines Apchon vallée Cheylade) ; Condat (7 km de la gare promenades …). Condat - Allanche (burons). A g. monts du Cézallier, à dr. ceux du Cantal. Entre Allanche et Neussagues, Roc de Cuze. Neussargues : ville pittoresque proche de Garabit. Au S. : Chaudesaigues station thermale.

  • 1930 : Paris-Orléans Railway of France.

    [ n. p. ]Ligne d'Eygurandes - Bort - Neussargues. Gorges de Chavanon ; puis Dordogne ; Bort au pied des célèbres orgues. [Puis idem à guide 1922].

  • Guide Bleu 1935 : Bort-les-Orgues - Neussargues

    p. 425 - De Bort à Saint-Flour : A/ par le chemin de fer … un des plus intéressants parcours que puissent faire en Haute-Auvergne les touristes curieux de paysages caractéristiques. En quittant Bort, la ligne de Neussargues suit d'abord celle d'Aurillac sur un peu plus de 4 km (très belle vue sur les orgues), franchit avec elle la Rhue et s'en détache p. 426 à g., au village de Cheyssac, remontant au S.-E. le vallon de Soulou, pour s'élever sur l'étroite arête qui sépare ce vallon de la vallée de la Sumène. La vue s'étend bientôt au S. sur cette dernière vallée où émergent de curieux dykes dans un paysage verdoyant. Rampe accentuée. Antignac - Vebret ... Après la gare d'Antignac - Vebret, on revoit au N. le vallon du Soulou, puis par un tunnel, la voie débouche dans la belle *vallée de la Sumène où elle s'élève en corniche sur les versants de la rive dr. Cette partie du trajet est fort intéressante, tant par les vues (à dr.) que l'on découvre sur la vallée que par le tracé même de la voie soutenue à flanc de montagne grâce à une série de murs et d'arcades. On franchit sur un beau viaduc courbe la dépression de Salsignac, on parvient à une hauteur de 150 m au-dessus de la vallée. Saint-Etienne - Menet, station située sur le plateau entre la Sumène et le Soulou ... La voie quittant la Sumène continue à s'élever au S.-E. au-dessus d'un vallon boisé (vue à dr.) et débouche à 863 m d'alt. sur le plateau de Saint-Angeau, semé de buttes rocheuses ; on aperçoit à dr. le château de Saint-Angeau. Riom-ès-Montagne. La voie franchit la Véronne, en suit un instant la rive dr., puis, tournant à l'E., s'enfonce dans le tunnel de Lestempe (long. 1448 m) d'où elle débouche dans la vallée de la Petite-Rhue. A partir de ce point (807 m) la voie recommence à s'élever par une magnifique rampe courbe coupée de deux grands ouvrages d'art ; elle franchit d'abord la Petite-Rhue sur le beau viaduc de Barajol (en courbe et en rampe ; 12 arches ; long. 316 m. ; haut. 56 m) et 800 m plus loin le ruisseau de Chassagny sur un second viaduc ; puis la rampe se développe à flanc de montagne, dominant de très haut la vallée de la Petite Rhue (à g.). * Vue magnifique : en arrière, on revoit, grâce à la courbe décrite par la voie, les deux viaducs que l'on a franchis ; plus loin le dyke et les ruines d'Apchon dominent la vallée de la Rhue, dont la perspective s'ouvre au S. jusqu'au Puy-Mary et aux sommets du Cantal. Condat - Saint-Amandin, ... station isolée ... d'où l'on domine vers le N. la profonde coupure boisée de la Grande-Rhue et, au-delà, un immense horizon qui se relève jusqu'à l'imposant profil des monts Dore ... en quittant la station de Condat, la voie continue à s'élever en dominant à g. un petit vallon (bassin de retenue ; prismes et éboulis volcaniques) et atteint 1062 m d'alt. au col de Pierrefitte, d'où elle redescend rapidement au S.-E. vers la vallée de la Santoire à travers un désert de hauts pâturages ondulés. La vue s'étend immense à la fois au S. (à dr.) jusqu'au Puy-Mary et aux principaux sommets du Cantal et au N. (à g.) jusqu'au massif des Monts Dore qu'on découvre tout entier. Lugarde - Marchastel (alt. 1012 m) ... La voie descend en serpentant vers la vallée de la Santoire qui se creuse à g. entre de larges ondulations de pâturages. Saint-Saturnin - Saint-Bonnet ... Saint-Bonnet ... se montre à g. dans la vallée de la Santoire dont les collines gazonnées se couronnent d'entablements basaltiques. ... La voie, décrivant une vaste boucle autour de Saint-Bonnet, franchit la Santoire sur un beau viaduc courbe et remonte sur le flanc opposé de la vallée, puis se recourbe de nouveau au S.-E. en contournant le contrefort de Labouleyre et en remontant le vallon de Clavière (curieuses orgues basaltiques en face). Par cette nouvelle rampe la voie atteint son point culminant (1082 m) au col de Clavières où elle débouche de nouveau dans de vastes herbages : vue à g. jusqu'aux sommités arrondies du Luguet. Landeyrat - Marcenat, ... La voie descend en longeant le ruisseau de Landeyrat vers la vallée d'Allanche. Allanche, ... p.427 la voie continue à descendre sur la rive dr. de l'Allanche. On aperçoit, sur l'autre rive, Malliargues qui contient les ruines d'un manoir du XIIIe s., et d'un château reconstruit au XVIIe s., ... Sainte-Anastasie. A 1,5 km env. au-delà de la gare, la voie laisse à dr., après une grande ballastière, le magnifique *Roc de Cuze, l'un des plus singuliers et des plus grandioses du Cantal ... Dans ce roc s'ouvrent plusieurs excavations naturelles dont les deux supérieures ont été habitées. La plus grande et la plus élevée a conservé un petit mur de clôture flanqué d'une tourelle. La voie débouche dans la vallée de l'Alagnon. L'énorme roche de Laval se dresse à g. entre l'Allanche et le bassin de l'Alagnon. La voie descend en décrivant une courbe et se raccorde à la ligne de Murat - Aurillac. Neussargues, ...

  • P.O.-Midi : livret-guide officiel 1936 T1 : De Paris à la Loire et à la Garonne : ligne Bort-les-Orgues - Neussargues

    p. 87 : ligne de Bort-les-Orgues à Neussargues. Cette ligne se détache à Bort-les-Orgues de la ligne Paris-Aurillac par Mauriac. Au départ de Bort-les-Orgues, la ligne suit un moment la ligne de Bort-Aurillac ; puis elle bifurque sur la g. pour rallier la Sumène. Après Antignac - Vebret, s'élève à dr. le clocher de Vignonnet, supportant une chapelle romane ; la voie pénètre dans un tunnel, à la sortie duquel on a un coup d'oeil splendide sur la vallée. Après un viaduc, la ligne établie en corniche sur des arcades à flanc de montagne monte constamment. On atteint ainsi Saint-Etienne - Menet (680 m d'altitude). A dr. château de Saint-Angeau. En arrivant au bourg de Riom-ès-Montagnes, sur les bords de la Véronne, belle église romane, ... aux environs, ruines du château d'Apchon [on ne dit pas si on les voit du train]. Passé Riom-ès-Montagnes l'on franchit la Véronne, avant d'entrer dans le tunnel de Lestempe (longueur 1448 m). A plus de 800 m d'altitude, l'on débouche dans la vallée de la Petite-Rhue, où se dresse le grand viaduc de Barajol ; coups d'oeil superbes. Condat, ... ; la voie monte toujours, elle atteint le col de Pierrefitte (1062 m d'altitude), puis elle descend tout à coup vers la Santoire, en découvrant des panoramas splendides : à dr. le puy Mary et les sommets du Cantal, à g. les Monts Dore. La voie décrit un circuit autour de Saint-Bonnet, passe la Santoire sur un viaduc et, bientôt après, arrive au col de Clavières (altitude 1082 m), vue immense. Après le col et la gare de Landeyrat - Marcenat, descente rapide dans la vallée de l'Allanche. On passe par Allanche, ... Passée Sainte-Anastasie, on découvrira le curieux Roc de Cuze, creusé de grottes naturelles. On suivra ensuite la pittoresque vallée de l'Alagnon, que dominent les ruines de Merdogne, avant de rejoindre à Neussargues la ligne Aurillac - Arvant, ...

  • Guide Bleu 1949

    p. 29 : DE BORT A NEUSSARGUES (SAINT-FLOUR) : (… Très beau parcours contournant le massif du Cantal par le N. et l'E.). On suit la ligne d'Aurillac sur 4 km env. (vue à dr. sur les orgues de Bort) et, après avoir franchi la Rhue, la ligne de Neussargues se détache à g., remontant au S.-E. le vallon de Soulou, pour s'élever sur l'étroite arête qui sépare ce vallon de la vallée de la Sumène. Antignac - Vebret. Par un tunnel la voie débouche dans la belle *vallée de la Sumène où elle s'élève en corniche sur les versants de la rive dr. soutenue à flanc de montagne par une série de murs et d'arcades. On franchit sur un beau viaduc courbe la dépression de Salsignac et on parvient à une hauteur de 150 m au-dessus de la vallée. Saint-Etienne - Menet, station située sur le plateau entre la Sumène et le Soulou, entre Saint-Etienne-de-Chomeil et Menet. La voie, quittant la Sumène, continue de s'élever au S.-E. au-dessus d'un vallon boisé (vue à dr.) et débouche à 863 m d'alt. sur le plateau de Saint-Angeau, parsemé de buttes rocheuses ; on aperçoit à dr. le château de Saint-Angeau. Riom-ès-Montagnes. La voie franchit la Véronne, en suit un instant la rive dr., puis tournant à l'E., passe par le tunnel de Lestempe (long. 1448 m) dans la vallée de la Petite-Rhue (à g.). A partir de ce point (807 m) la voie recommence à s'élever par une magnifique rampe courbe coupée de deux grands ouvrages d'art ; elle franchit d'abord la Petite-Rhue sur le beau viaduc de Barajol (en courbe et en rampe ; 12 arches ; long. 316 m ; haut. 56 m) et 800 m plus loin le ruisseau de Chassagny sur un second viaduc ; puis la rampe se développe à flanc de montagne, dominant de très haut la vallée de la Petite-Rhue (à g.) *Vue magnifique : en arrière on revoit, grâce à la courbe décrite par la voie, les deux viaducs qu'on a franchis ; p. 30 plus loin, le dyke et les ruines d'Apchon dominent la vallée de la Petite-Rhue dont la perspective s'ouvre au S. jusqu'au puy Mary et aux sommets du Cantal. Petit tunnel après lequel apparaît au N. (à g.) le massif des monts Dore. Condat - Saint-Amandin, ... on domine au N. la profonde vallée de la Grande-Rhue au-delà de laquelle se relève un immense horizon jusqu'au massif des monts Dore. La voie continue à s'élever en dominant à g. un petit vallon (bassin de retenu, prismes et éboulis volcaniques) et atteint 1062 m d'alt. au col de Pierrefitte, d'où elle descend rapidement au S.-E. vers la vallée de la Santoire, à travers les hauts pâturages ondulés. La vue s'étend immense à la fois au S. (à dr.) jusqu'au puy Mary et aux principaux sommets du Cantal et au N. (à g.) jusqu'aux monts Dore. Lugarde - Marchastel. La voie descend en serpentant vers la vallée de la Santoire entre les larges ondulations de pâturages. Saint-Saturnin - Saint-Bonnet, ... Saint-Bonnet se montre à g. dans la vallée de la Santoire dont les collines gazonnées se couronnent d’entablements basaltiques. La voie décrivant une vaste courbe autour de Saint-Bonnet, franchit la Santoire sur un beau viaduc courbe et remonte sur le flanc opposé de la vallée, puis se recourbe de nouveau au S.-E. en contournant le contrefort de Labouleyre et en remontant le vallon de Clavières (curieuses orgues basaltiques en face). Par cette nouvelle rampe, la voie atteint son point culminant au col de Clavières, à 1082 m d'alt., où elle débouche de nouveau dans de vastes herbages ; vue à g. jusqu'aux sommets arrondis du Luguet. Landeyrat - Marcenat, à 1078 m d'alt., station desservant Marcenat. La voie descend en longeant le ruisseau de Landeyrat vers la vallée de l'Allanche. Allanche. La voie continue à descendre la rive dr. de l'Allanche. Sainte-Anastasie. On passe au pied du magnifique Roc de Cuze, ... et on débouche avec l'Allanche sur la vallée de l'Allagnon, dans le beau bassin de Neussargues.

  • Guide Bleu 1957

    p. 29 : De Neussargues à Bort : très beau parcours contournant le Massif du Cantal par le N. et l'E. La ligne descend la vallée de l'Alagnon dans le beau bassin de Neussargues. On passe au pied du magnifique Roc de Cuze et on remonte la rive dr. de l'Allanche. Sainte-Anastasie. Allanche. Landeyrat - Marcenat. La voie remonte dans de vastes herbages, offrant à dr. de belles vues jusqu'aux sommets arrondis du Luguet, pour atteindre son point culminant au col de Clavières, à 1082 m d'alt. La voie descend le vallon de Clavières (curieuses orgues basaltiques) se recourbe en contournant le contrefort de Labouleyre et décrivant une vaste courbe autour de Saint-Bonnet, franchit le Santoire sur un beau viaduc courbe. Saint-Saturnin - Saint-Bonnet. Saint-Bonnet se montre à dr. dans la vallée de la Santoire dont les collines gazonnées se couronnent d'entablements basaltiques. La voie monte en serpentant entre les larges ondulations de pâturages. Lugardes - Marchastel. La voie monte rapidement au N.-O. à travers de hauts pâturages et atteint 1062 m d'alt. au col de Pierrefitte. La vue s'étend, immense à la fois au S. jusqu'au puy Mary et aux principaux sommets du Cantal et au N., jusqu'aux monts Dore. On descend ensuite rapidement, dominant à dr. un petit vallon (bassin de retenue, prismes et éboulis volcaniques). Condat - Saint-Amandin, station isolée desservant Saint-Amandin, ... et Condat-en-Feniers, ... Petit tunnel ; plus loin un dyke et les ruines d'Apchon dominent la vallée de la Petite-Rhue dont la perspective s'ouvre au S. jusqu'au puy Mary et aux sommets du Cantal. *Vue magnifique : on voit grâce à une courbe décrite par la voie, deux viaducs que l'on va franchir. La rampe se développe à flanc de montagne dominant de très haut la vallée de la Petite-Rhue. La voie descend par une magnifique rampe courbe coupée de deux grands ouvrages d'art : elle franchit d'abord sur un viaduc le ruisseau de Chassagny et 800 m plus loin la Petite-Rhue sur le beau viaduc de Barajol (en courbe et en rampe ; 12 arches ; long. 316 m ; haut. 56 m). La voie quitte la vallée de la Petite-Rhue par le tunnel de Lestempe (long. 1448 m) et passe dans la vallée de la Véronne dont on suit quelques instants la rive dr. Riom-ès-Montagnes. On aperçoit à g. le château de Saint-Angeau, parsemé de buttes rocheuses. Saint-Etienne - Menet, station située sur le plateau entre la Sumène et le Soulou, entre Saint-Etienne-de-Chomeil et Menet, ... La voie descend dans la *vallée de la Sumène, franchit sur un beau viaduc courbe la dépression de Salsignac et court en corniche sur les versants de la rive dr. soutenue à flanc de montagne par une série de murs et d'arcades. Tunnel. Antignac - Vebret. La ligne suit la route D.3 et rejoint la ligne d'Aurillac qu'elle suit sur 4 km environ. A g. vue sur les orgues de Bort. Bort-les-Orgues.

  • Guide Bleu 1970

    p.21 : De Neussargues à Bort : très beau parcours contournant le Massif du Cantal par le N. et l'E. La ligne descend la vallée de l'Alagnon dans le beau bassin de Neussargues. On passe au pied du magnifique Roc de Cuze et on remonte la rive dr. de l'Allanche. Sainte-Anastasie. Allanche. Landeyrat - Marcenat. La voie remonte dans de vastes herbages, offrant à dr. de belles vues jusqu'aux sommets arrondis du Luguet, pour atteindre son point culminant au col de Clavières, à 1082 m d'alt. La voie descend le vallon de Clavières (curieuses orgues basaltiques) se recourbe en contournant le contrefort de Labouleyre et décrivant une vaste courbe autour de Saint-Bonnet, franchit la Santoire sur un beau viaduc courbe. Saint-Saturnin - Saint-Bonnet. Saint-Bonnet se montre à dr. dans la vallée de la Santoire dont les collines gazonnées se couronnent d'entablements basaltiques. La voie monte en serpentant entre les larges ondulations de pâturages. Lugardes - Marchastel. La voie monte rapidement au N.-O. à travers de hauts pâturages et atteint 1062 m d'alt. au col de Pierrefitte. La vue s'étend, immense à la fois au S. jusqu'au puy Mary et aux principaux sommets du Cantal et au N., jusqu'aux monts Dore. On descend ensuite rapidement, dominant à dr. un petit vallon (bassin de retenue, prismes et éboulis volcaniques). Condat - Saint-Amandin, station isolée desservant Saint-Amandin, ... et Condat-en-Feniers, ... Petit tunnel ; plus loin un dyke et les ruines d'Apchon dominent la vallée de la Petite-Rhue dont la perspective s'ouvre au S. jusqu'au puy Mary et aux sommets du Cantal. *Vue magnifique : on voit grâce à une courbe décrite par la voie, deux viaducs que l'on va franchir. La rampe se développe à flanc de montagne dominant de très haut la vallée de la Petite-Rhue. La voie descend par une rampe courbe coupée de deux grands ouvrages d'art : elle franchit d'abord sur un viaduc le ruisseau de Chassagny et 800 m plus loin la Petite-Rhue sur le beau viaduc de Barajol (en courbe et en rampe ; 12 arches ; long. 316 m ; haut. 56 m). La voie quitte la vallée de la Petite-Rhue par le tunnel de Lestempe (long. 1448 m) et passe dans la vallée de la Véronne dont on suit quelques instants la rive dr. Riom-ès-Montagnes. On aperçoit à g. le château de Saint-Angeau, parsemé de buttes rocheuses. Saint-Etienne - Menet, station située sur le plateau entre la Sumène et le Soulou, entre Saint-Etienne-de-Chomeil et Menet, ... La voie descend dans la *vallée de la Sumène, franchit sur un beau viaduc courbe la dépression de Salsignac et court en corniche sur les versants de la rive dr. soutenue à flanc de montagne par une série de murs et d'arcades. Tunnel. Antignac - Vebret. La ligne suit la route D.3 et rejoint la ligne d'Aurillac qu'elle suit sur 4 km environ. A g. vue sur les orgues de Bort. Bort-les-Orgues.

  • CROZES Daniel, "Les bêtes noires. Des chemins de fer dans le Massif central", p. 234 (1).

    "En 1969-1971, de nouvelles fermetures intervinrent dans l'Ardèche [...], le Gard [...] et la Haute-Loire. Vingt ans plus tard, le mouvement se poursuivit dans le Cantal pour Bort-Neussargues (71 km) en 1990 [...]."

  • CROZES Daniel, "Les bêtes noires. Des chemins de fer dans le Massif central", p. 226 (1).

    "Dès 1996, le Vélorail du Cézallier à Allanche [essaie] d'arracher à la léthargie Neussargues-Bort-les-Orgues par Saint-Amandin après sa fermeture (1990)."

  • CROZES Daniel, "Les bêtes noires. Des chemins de fer dans le Massif central", p. 224-225 (1).

    "A l'occasion de l'inauguration de "L'Aubrac" [en 1982], [...] le ministre du Temps libre avait souhaité que le chemin de fer puisse être associé d'une manière plus étroite au tourisme. "Il peut être dans bien des cas le support d'activités de loisir social en fin de semaine par l'utilisation au bénéfice d'associations, de lignes désaffectées ou peu utilisées. [...] Les petits trains du Temps libre pourraient ainsi se développer dans bien des régions de France". A travers le Massif central, ces souhaits [...] suscitèrent nombre d'initiatives. [...] Le mouvement s'amplifia dans les années 1990 avec l'apparition d'une dizaine de formules touristiques parmi lesquelles [...] les Chemins de fer de la Haute-Auvergne et le "Gentiane-Express" pour Riom-ès-Montagne-Lugarde dans le Cantal [...]."

  • CROZES Daniel, "Les bêtes noires. Des chemins de fer dans le Massif central", p. 201-202.

    "Neussargues, dans le Cantal, bénéficia davantage du chemin de fer [qu'Arvant]. Les premières machines y parvinrent en 1866, depuis Arvant et Murat. [En 1868, avec l'exploitation de la ligne Aurillac-Arvant par le PO, la station n'est plus un terminus]. Toutefois son expansion ne démarra qu'à l'ouverture de la ligne de Béziers par la Compagnie du Midi en 1888 et elle ne se poursuivit qu'en 1910 quand les express circulèrent de Neussargues à Bort-les-Orgues.

    Neussargues était [...] le carrefour de quatre lignes. On y dénombrait 137 habitants [...] en 1866 ; la localité s'enorgueillissait de posséder une église et des auberges. C'était déjà un croisement routier, ce qui pouvait justifier le choix du Paris-Orléans. Mais les luttes d'influence entre Saint-Flour et Murat jouèrent un rôle essentiel dans la décision de la Compagnie [...]. Les notables de Saint-Flour préféraient qu'on établisse la correspondance routière à Neussargues plutôt qu'à Murat [...].

    Autour de la gare, on construisit des remises pour les chevaux et les diligences et des bureaux pour les maîtres de poste. Les voyageurs disposaient d'un buffet à la gare, d'auberges et de salles d'attente. [...]

    Avant de se transformer en carrefour ferroviaire, le bourg profita pendant une vingtaine d'années des activités de la route et du train qui le séparèrent du vieux centre. En 1872, Neussargues devint un chef-lieu de commune, tandis qu'en 1888 la mairie était transférée dans le quartier de la gare. L'importance de ce point de croisement s'accrut à ce moment-là parce qu'il était le plus septentrional de la Compagnie du Midi pour expédier les primeurs du Roussillon et les vins du Languedoc vers la capitale et le nord de la France. Elle se traduisit par la présence d'une annexe des machines , d'une remise de chasse-neige, et d'une résidence d'agents de train. Le Midi et le Paris-Orléans y employaient une centaine de personnes avant que l'électrification de la ligne Béziers-Neussargues restreigne en 1932 les effectifs du dépôt. [...] en 1952, Neussargues conservait encore 75 cheminots. A l'époque, le bourg et le quartier de la gare regroupaient un millier d'habitants.

    [...] Les activités ferroviaires s'amenuisèrent dans les années 1950 avec la fermeture d'Eygurande-Bort qui empêchait dorénavant tout débouché sur Montluçon. Aujourd'hui les trains ne circulent plus entre la vallée de l'Alagnon et Bort-les-Orgues mais Neussargues conserve ses fonctions de carrefour comme Arvant et Capdenac, assorties d'un changement de traction obligatoire pour les voyageurs de Béziers-Clermont."

  • VILAIN, L.M. "Les chemins de fer de montagne français", p.82.

    Ligne de Bort-les-Orgues à Neussargues.

    Ligne à fortes rampes. Fait partie d'une concession ancienne reliant Felletin (Creuse) à Neussargues, par Ussel et Bort. Dernière section jamais exécutée, mais sa construction en a été votée par le Parlement en remplacement de la section Eygurandes à Bort, en partie noyée par la retenue du barrage de Bort.Ligne Bort à Neussargues construite dans un double but : 1. assurer relation directe entre Paris-Austerlitz ou Orsay, et Béziers via Montluçon et la ligne Neussargues-Béziers ; 2. desservir une région relativement riche du département du Cantal (élevage intensif) et possédant de gros bourgs (Riom-ès-Montagne, Condat-en-Feniers, Allanche, etc.).

  • TRIN, Antoine. "Les chemins de fer du Cantal", p. 39.

    En 1872, le Conseil général du Cantal demande le prolongement de la ligne Marvejols-Neussargues sur Allanche et Bort.

    En 1878, cette ligne est étudiée avec un tracé suivant la vallée de la Rhue par Champs, Trémouille, Condat, Saint-Bonnet, le col de Clavière et Allanche (longueur de 60 km). A été décidée par loi du 17/07/1879.

    En 1887, il est question d'une ligne à voie étroite allant de Bourganeuf à Neussargues par Felletin, Ussel et Bort, mais on revient peu après à la voie normale. La ligne a été concédée à la compagnie P.O. par la loi du 20/03/1893 et déclarée d'utilité publique par la loi du 15/08/1898.

    Le premier tracé, par la vallée de la Rhue, a été abandonné au profit d'un second qui passait par Antignac, Menet, Riom, la vallée de la [Grolle], Marchastel, Lugarde, Saint-Bonnet et Allanche (longueur 67 km 808). A été adopté par décision ministérielle du 24/09/1897 avec un grand détour qui prétendait assurer la desserte de Condat et portait la longueur du trajet à 77 km. Les sections extrêmes furent ouvertes le 02/12/1907 (Bort - Riom et Allanche - Neussargues).

    L'ensemble de la ligne fut ouvert le 11/05/1908.

    Ouvrages : tunnel du Chatelet (398 m) ; viaduc de Salsignac (14 arches et 10 m d'ouverture) ; tunnel de Tavelas (50 m).Cette ligne était parcourue par une rame qui se détachait du Paris-Béziers à Bort.

  • VILAIN, L.M. "Les chemins de fer de montagne français", p. 87.

    Ligne de Bort-les-Orgues à Neussargues.

    Ligne tracée dans des vallées très escarpées et escaladant des hauts plateaux ; profil très accidenté et tracé en plan très sinueux, adopté d'ailleurs pour réduire au minimum les terrassements et les ouvrages d'art. Dénivelé maxi : 643 m entrainant des rampes à 22,7 %. Partie la plus dure de la ligne comprise entre Bort et Antignac, au col d'Embesse près de Riom (dénivelé de 414 m sur moins de 17 km).

  • "Les chemins de fer de montagne français", p. 83.

    Ligne de Bort-les-Orgues à Neussargues.

    Plusieurs tracés ont été envisagés, dont un par la compagnie PLM, avant 1879, par les vallées de la Rhue et de la Santoire. Puis le P.O. étudia un tracé par le col de Clarières et la vallée d'Allanche. Finalement une convention est signée le 17/06/1892 avec la compagnie P.O. (approuvée par loi du 20/03/1893).

    A partir de 1892-1893, nouvelles études s'efforçant de suivre le plus possible les vallées. Un des tracés étudié passait par Champs-sur-Tarentaine, remontait la Rhue jusqu'à Condat, de Santoire à Saint-Bonnet, puis une vallée secondaire jusqu'au col de Monségur, puis Allanche et Neussargues.

    Trois autres variantes furent étudiées : mais c'est le tracé de 1897 qui fut réalisé. Ce tracé, au départ de Bort, suit la ligne d'Aurillac sur 4,3 km, puis s'en détache après Cheyssac (...). Le point culminant de la ligne est au col de Clarières à 1081 m d'altitude.

  • "Les chemins de fer de montagne français", p. 91.

    Ligne de Bort-les-Orgues à Neussargues.

    Construction d'arcades de soutènement pour la traversée des éboulis de Salsignac (10 arches de 10 m, longueur de 126 m) ; 2 autres groupes d'arcades ont été construits près du souterrain de Tavelas pour la traversée de cônes d'éboulis. La plupart des ouvrages d'art sont édifiés en matériaux de la région : basalte, dolérite, granite, gneiss, etc.

    Travaux d'infrastructure effectués par l'Etat, sauf sur parcours commun avec ligne d'Aurillac (là, effectués par la compagnie d'Orléans) ; travaux de superstructure assurés par la compagnie d'Orléans. Stations du type n° 2 de la compagnie d'Orléans, sauf celle de Riom-ès-Montagne (type n° 3) à bâtiments séparés, et celle d'Allanche, de type n° 4.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Fonds d'archives concernant différentes sections de la ligne Bort-les-Orgues - Antignac-Vebret - Neussargues.

    Archives départementales du Cantal : 5S 68, 72, 73
Documents figurés
  • "Entrée du tunnel d'ANTIGNAC. Ligne de Bort à Neussargues", collection "Le Cantal pittoresque" n° catalogue 666, carte postale noir & blanc, L. Roux éditeur à Aurillac, s.d. [début du 20e siècle].

    Collection particulière
  • "ANTIGNAC - Entrée du tunnel sous l'Agayroux", collection "Le Cantal illustré", carte postale noir & blanc, s.n., s.d. [début du 20e siècle].

    Collection particulière
Bibliographie
  • BELHOSTE, Jean-François, LISBONIS, Odile. Viaducs d'Auvergne. Monuments du chemin de fer. Clermont-Ferrand : EPA (coll. "Itinéraires du patrimoine", n° 24), 1992.

    p. 14-15 Service Régional de l'Inventaire
  • TRIN, Antoine. "Les chemins de fer du Cantal". Aurillac : éd. Gerbert, 1984 (3e édition).

    p. 39 Bibliothèque Clermont Université : A 40 383 ; A 40 383 bis
  • VILAIN, L.M. "Les chemins de fer de montagne français". Paris : Vigot frères, T.1, 1960.

    p. 82, 83, 87 Bibliothèque Clermont Université : 150 442
  • CROZES, Daniel. " Les bêtes noires. Des chemins de fer dans le Massif central". Editions du Rouergue, 2011.

    Service Régional de l'Inventaire : AUV. 227
  • VERMENOUZE, Jacques. Le pays de Riom-ès-Montagnes. Journal historique. Riom de 1900 à 1910. L'arrivée du chemin de fer. Antignac : Haute-Auvergne éditions, 31 mars 2000.

    Service Régional de l'Inventaire : 15.135

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