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Séminaire de Saint-Irénée, dit Grand Séminaire, actuellement Lycée d'enseignement général secondaire Saint-Just

Dossier IA69004617 réalisé en 2013

Fiche

Situé en position élevée sur la colline de Fourvière, le lycée Saint-Just est un élément marquant du paysage des rives de Saône, qu'il domine de sa masse puissante. Le bâtiment est implanté sur la partie plane d'un terrain dont la déclivité est fortement marquée sur le côté sud-est de la parcelle, plantée d'arbres à flanc de colline. Le lycée est entouré d'un vaste parc, dont certaines parties sont dévolues à la pratique du sport (côté est, en aval de la cour principale), d'autres à l'agrément (côté ouest et sud-ouest) : parcelles plantées du côté du mur de clôture longeant le flanc est de l'église Saint-Just, dans lequel une ouverture fermée par une porte à deux vantaux a été pratiquée.

VocablesSaint-Irénée
Parties constituantes non étudiéescour, cour jardin, gymnase, parc
Dénominationsséminaire, lycée
Aire d'étude et cantonLyon Urgences
AdresseCommune : Lyon 5e
Adresse : 21 rue des
Farges
Cadastre : 2013 AP 10
Précisions

En 1848, Tony Desjardins, architecte du diocèse, se voit confier le projet de construction d'un nouveau séminaire, rendu possible par un don pécuniaire de Marie-Thérèse Bottu de la Barmondière. Le plan est approuvé le 13 juillet 1853 par le Ministère des cultes. Les travaux s'échelonnent de 1855 à 1861. La chapelle (démolie en 1968) est édifiée ultérieurement, entre 1863 et 1873, puis la porterie, en 1879. Cette dernière est alors reliée par un couloir couvert d'une verrière zénithale au corps de bâtiment principal.

Après 1905, l'édifice devient propriété de la Ville et abrite successivement la Caisse des dépôts et consignation, un hôpital pendant la Première guerre mondiale, l'internat du lycée Edgard-Quinet (futur lycée Edouard-Herriot), une école maternelle dans l'une des ailes. En 1946, l’ensemble des bâtiments est affecté au lycée, qui prend le nom de Saint-Just.

En 1955-1956, ajout d'un niveau supérieur dans le comble côté sud du bâtiment principal et corps de bâtiment latéral sud-ouest, puis construction d'une infirmerie partiellement aménagée dans l'aile nord de la porterie. En 1959, une bibliothèque est réaménagée sous le dôme en pavillon du bâtiment principal, où était déjà située la bibliothèque de l'ancien séminaire. En 1964, création du gymnase dans le parc, qui vient compléter la salle de gymnastique installée dans l'ancien réfectoire, au rez-de-chaussée sur cour du bâtiment principal, côté sud. En 1981, le bâtiment scientifique est construit à l'emplacement de l'ancienne chapelle, en retour d'équerre du corps de bâtiment principal et dans le prolongement de l'aile nord-est, créant ainsi une petite cour fermée au nord-est.

En 1984, aménagement du nouveau CDI au 2e étage de l'aile sud, dans les anciennes salles de sciences, dont une partie du mobilier semble avoir été conservé.

En 1992, un nouveau bâtiment indépendant est édifié à l'angle nord de la parcelle, dans lequel est aménagé le nouveau réfectoire (détruit par un incendie en 2013)

Période(s)Principale : 3e quart 19e siècle , daté par source, daté par travaux historiques
Principale : 3e quart 19e siècle , daté par travaux historiques , (détruit)
Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par travaux historiques
Dates1861, daté par source, daté par travaux historiques
1873, daté par travaux historiques
1879, daté par travaux historiques
Auteur(s)Auteur : Desjardins Tony architecte diocésain
Personnalité : Bottu de la Barmondière Marie-Thérèse
Marie-Thérèse Bottu de la Barmondière
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donateur attribution par travaux historiques

Édifice de plan régulier avec trois corps de bâtiments en U, flanqués à chaque angle d'un pavillon de plan carré couvert d'un toit brisé en pavillon, comportant à chaque angle une tourelle avec flèche carrée couverte de tuiles plates en écaille. A l'extrémité des ailes nord-est et sud-ouest, pavillons de plan rectangulaire portant un toit brisé en pavillon ; escalier de secours métallique construit au-devant du pavillon de l'aile sud-ouest. Le corps de bâtiment principal est relié par une galerie vitrée à charpente métallique couverte d'un toit à deux pans en zinc, à un corps de bâtiment faisant office de porterie. Des adjonctions et modifications ultérieures n'ont pas altéré la lecture de ce plan qui à l'origine était de plus vastes proportions et épousait la forme d'un H. L'élévation postérieure du corps de bâtiment principal conserve la trace, sur le pignon nord-est, de l'ancienne chapelle : pente du toit, ouvertures murées. A l'emplacement de la chapelle, bâtiment des classes scientifiques, en béton et couvert en terrasse, s'élevant sur trois niveaux et fermant la cour par jonction avec l'aile de l'infirmerie, au nord, délimitée au sud-est par la galerie joignant la porterie au corps de bâtiment principal.

Située au nord-ouest du corps de bâtiment principal, la porterie est constituée d'un large vestibule avec plafond à poutres et solives, les poutres reposant sur des consoles en pierre de taille. Le vestibule est percé de trois baies en arc surbaissé de part et d'autre, desservant les pièces du rez-de-chaussée : à gauche la loge du gardien et un parloir, à droite la première baie ouvre sur un petit vestibule dans lequel est aménagé un escalier tournant à retours avec jour, à une volée et en bois distribuant deux logements à l'étage, puis le salon d'accueil des visiteurs et enfin une bagagerie. De part et d'autre, deux portes à deux vantaux, en chêne, l'une ouvrant vers la rue, l'autre sur la galerie vitrée permettant d'accéder au bâtiment principal.

Dans le vestibule de ce dernier, dont le soubassement est en pierre de taille, on débouche sur un escalier en maçonnerie, tournant à retours avec jour, suspendu, dont la première volée est à gauche, deux piliers portant le premier palier, ouvert sur le vestibule. Il est éclairé au niveau de chaque repos par des baies dont la forme change à chaque niveau : au 1er repos, une baie semi-circulaire, au 2e, une baie jumelée triple, au dernier repos, une grande baie en plein cintre. Une grande porte vitrée à deux vantaux en chêne foncé donne sur une galerie avec arcades en plein cintre en pierre de taille, laquelle donne sur la cour principale. Surmontant les arcs de part et d'autre de l’arcade centrale, deux plaques commémoratives (voir dossier IM69001776). La galerie sur cour dessert à chaque extrémité un grand escalier tournant à retours avec jour, suspendu, distribuant chacun les ailes sud-ouest et nord-est, auxquels ont accède par deux grandes portes à deux vantaux et tympan de menuiserie, en chêne. La plafond de cette galerie, composée de travées successives délimitées par un arc en plein cintre, est à poutres et solives.

Les façades s'élèvent sur 5 niveaux : un étage de soubassement côté jardin, galeries ouvertes en rez-de-chaussée sur cour, rythmées par des baie jumelées en arc outrepassé reposant sur une colonne surmontée d'une ouverture polylobée dans l'embrasure intérieure, elles-mêmes comprises dans une arcade en plein cintre en pierre de taille, 3 étages carrés dont les baies sont soulignées par un encadrement en pierre de taille jambé au droit du mur et surmontées d'un fronton en bâtière au 1er et 2e étage, d'une moulure rectangulaire au 3e étage. La partie centrale sur cour du corps de bâtiment principal est traitée de façon plus magistrale : en léger ressaut, elle est marquée par trois travées rapprochées s'inscrivant dans la verticale de la baie d'axe, dont le cintre est plus large et plus haut que toutes les autres baies du rez-de-chaussée, encadrées par des contreforts s’élevant sur l'ensemble des niveaux et s'affinant à chaque étage. Ce motif de contrefort vient par ailleurs rythmer l'ensemble des façades sur cour, se renouvelant toutes les deux baies. Le ressaut central est également caractérisé par des baies soulignées sur l’ensemble des étages (3 étages carrés et un en surcroît) par un fronton en bâtière. Les contreforts se prolongent au niveau du toit pour former un fronton constitué de deux arcs-boutant encadrant une baie libre dans laquelle prend place une Vierge à l'Enfant posée sur un culot, retenue par une fixation dans le dos à la pente du toit. Les façades sur cour sont enfin fortement rythmées par des bandeaux en saillie joignant les appuis de fenêtres de chaque niveau, et par une corniche en pierre de taille à modillons.

Au rez-de-chaussée du corps de bâtiment principal se trouvent, dans l'aile sud, le gymnase (ancien réfectoire) et la salle de musique (à l'angle sud-ouest) ; dans l'aile nord, le théâtre (ancienne salle des exercices). On y accède par la galerie sur cour, dont toutes les portes (sauf celles donnant sur les escaliers, de plus grandes dimensions) sont en chêne, à deux vantaux, surmontées de deux ouvrants en imposte ; sur les galeries latérales, elles portent un linteau et sont surmontées, côté sud, d'une petite baie vitrée correspondant à des salles de classes en entresol. A l’extrémité de chaque aile, en retour sur la galerie, deux portes symétriques côté nord et côté sud, à deux vantaux, en chêne, surmontées d'un fronton triangulaire. Des inscriptions sur les dessus-de-porte permettent encore d'identifier l'ancienne destination de chaque salle ; voir plan IVR82_20146903002.

Le bureau du proviseur et les locaux administratifs se situent essentiellement au 1er étage, les logements de fonction dans les étages du corps de bâtiment latéral nord-est et du pavillon qui le prolonge. Au 4e étage du bâtiment principal, sous le dôme, se trouve l'ancienne bibliothèque, aujourd'hui salle de devoirs surveillés. Aujourd’hui entresolée, elle s'élevait sur deux niveaux, des consoles en fonte portant une galerie de circulation à laquelle on accédait par un escalier en vis en charpente avec rampe en fonte.

Dans les ailes sud-ouest et nord-est, des salles ont été aménagées dans le 1er étage de soubassement : au sud-est, des ateliers de menuiseries et de peinture, auxquels on accède par une porte ménagée dans le mur est. Dans le prolongement de ces derniers se trouve une ancienne "boulangerie" (voir plan IVR82_20146902504NUDA), composée d'un four à pain et d'une mezzanine aménagée en pièce de couchage pour le boulanger qui y travaillait. Au nord-est, deux salles voûtées en berceau anse-de-panier avec lunettes, ont été aménagées en vestiaires pour le nouveau gymnase construit au nord du corps de bâtiment. On y accède soit par l'escalier nord, soit par une porte ouverte dans le mur est. L'étage de soubassement est au même niveau que le sous-sol du corps de bâtiment principal, dans lequel se trouvent diverses caves qui ont servi d'abri pendant le Seconde guerre mondiale (plaque sur les parois des caves) et où sont entreposés des vestiges du décor de la chapelle démolie en 1976 (lambris de bois essentiellement).

Enfin, sur l'élévation nord de l'aile nord-est, un escalier extérieur à volée double symétrique, en moellon et balustre en pierre de taille, permet d'accéder au rez-de-chaussée des bâtiments sur cour intérieure. Au centre du mur d'échiffre de cet escalier s'ouvre une porte en plein cintre dont les claveaux sont en pierre de taille, à deux vantaux en bois, laquelle dessert l'étage de soubassement.

Murscalcaire pierre de taille
calcaire moellon sans chaîne en pierre de taille
Toittuile, tuile plate, tuile plate mécanique, tuile en écaille, béton en couverture, zinc en couverture
Plansplan régulier en U
Étagesétage de soubassement, entresol, 3 étages carrés, étage en surcroît
Couvrements
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturesverrière toit à deux pans
toit à longs pans
terrasse
toit en pavillon
toit brisé en pavillon
flèche carrée
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour suspendu, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier en vis en charpente
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en charpente
Autres organes de circulationsascenseur
Jardinsmassif d'arbres, pièce de gazon, salle de verdure, bosquet
États conservationsinégal suivant les parties
Techniquessculpture
menuiserie

Architecture qui a gardé une partie de son décor et de ses éléments d'origine, à préserver : porterie, verrière zénithale à charpente métallique de la galerie, escalier monumental, suspendu, porte à deux vantaux en chêne, ajourée et sculptée, portes de classes à deux vantaux en rez-de-chaussée, galeries sur cour. En sous-sol : ancienne boulangerie.

Statut de la propriétépropriété de la région
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesfronton, escalier
Protections

Références documentaires

Documents figurés
  • Lyon - Pont Tilsitt, Saint-Georges et le grand séminaire. / Carte postale ancienne, ca 1910, L.L. éditeur (AC Lyon 4 FI 2788)

    AC Lyon : 4 FI 2788
  • Lyon - Le grand séminaire. / Carte postale ancienne, ca 1910 (AC Lyon 4 FI 1970)

    AC Lyon : 4 FI 1970
  • Lyon - Le grand Séminaire / Carte postale ancienne, ca 1910 (AC Lyon 4 FI 2575)

    AC Lyon : 4 FI 2575
  • Lyon - Bâtiments de la Caisse des dépôts et consignation (ancien séminaire) / Carte postale ancienne, Berthaud frères éditeurs, ca 1930 (AC Lyon 4 FI 2577)

    AC Lyon : 4 FI 2577
  • Lyon - Place des Minimes et ancien grand séminaire, actuellement Caisse nationale de retraite pour la vieillesse / Carte postale ancienne, ca 1910 (AC Lyon 4 FI 2573)

    AC Lyon : 4 FI 2573
Bibliographie
  • https://sites.google.com/site/saintjusthist/Home

  • Le Lycée St-Just et la Grotte Berelle, Patrimoine Lyon.org. Accès Internet :

  • CHARVET, Léon. Lyon artistique. Architectes : notices biographiques et bibliographiques avec une table des édifices et la liste chronologique des noms par E.L.G. Charvet ; illustré de 20 portraits d'architectes. Lyon : 1899, 453p. : ill ; 28 cm

    p. 124
  • MANGER, Louis, d'ap. Madame Bottu de la Barmondière [en ligne]. URL :

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