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Village de Chainaz

Dossier IA74002618 réalisé en 2017

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiéesfontaine, croix monumentale
Dénominationsvillage
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Chainaz-les-Frasses
Lieu-dit : Chainaz, les Folliet
Cadastre : 1732 ; 1891 B1 ; 2016 B1

Le dépouillement du livre des numéros suivis de la mappe sarde montre l'existence de plusieurs maisons-fermes, souvent accompagnées de granges, rassemblées par groupes familiaux partageant un four à pain (et peut-être déjà un puits, mais ceux-ci ne sont pas mentionnés) : Claude Girod et ses frères (trois maisons, dont deux mitoyennes, et trois granges appartiennent à des propriétaires portant ce patronyme) pour le four n°385, les consorts Segret qui ont deux maisons mitoyennes et le four n°399, les Folliet, dont les maisons et granges forment un écart séparés au sud du village, avec le four n°97 ("de la communauté pour l’usage commun") ; on trouve également des propriétés plus grandes, comme celle de la cure (maison n°410, grange n°413, four n°411) ou celle de Gorin Dupaseur (maison, grange et four n°423). Plus aucun de ces fours ne subsiste.

La majorité des constructions sont datables du milieu ou de la 2e moitié du 19e siècle, avec quelques remplois plus anciens (par exemple au presbytère). En 1891, la plupart des fermes disposent d'un puits (les puits sont dessinés sur le plan du 1er cadastre français, mais ils n'ont de numéro individualisés que s'ils sont indivis). En 1893, la création d'une fontaine publique (IA74002629) complète l'approvisionnement en eau. La plupart des bâtiments ont été remaniés au 20e siècle (encadrements en béton, surélévation...). Des pavillons se sont implantés au nord à la fin du 20e siècle.

Au tournant du 20e siècle le village s'est doté d'une pompe à incendie, achetée en 1898, et d'un hangar élevé entre 1900 et 1902 (non repérés). La compagnie de sapeurs-pompiers est créée au même moment, avec un effectif envisagé de 51 hommes (AVRA, n°5, p. 43).

Période(s)Principale : 19e siècle

Le village est édifié sur une petite éminence, avec une disposition en étoile autour de l'église et des routes conduisant à Saint-Ours, aux Frasses, à Héry-sur-Alby ou à Cusy via Balevaz.

L'habitat se compose de grosses fermes avec habitation disjointe des dépendances (comme 2016 B2 1674, 1675) ou de fermes à juxtaposition, dont l'habitation ne comporte souvent qu'une ou deux travées, sur deux niveau (2016 B2 105, B2 89, 90, B2 1596). On trouve également plusieurs habitations sans dépendances associée (B2 1748), souvent mitoyennes (B2 77 et 78, B2 1596) qui laissent supposer d'anciennes fermes à juxtaposition divisées et recomposées. Le village était cerné de fermes isolées, à l'entrée ouest (2016 B2 511), est (les Biollets, IA74002633, et sud (2016 B2 1594). Parmi les dépendances, certaines structures à piliers et bardages (parfois remplacés par du parpaing de béton) peuvent avoir été des séchoirs à tabac (par exemple, 2016 B2 104 et B2 105). Un témoignage oral situe un séchoir en charpente à l'entrée nord-ouest du chef-lieu (détruit).

Le chef-lieu comprenait des commerces, comme le café Métral (IA74002631) ou 2016 B2 1747, et une fruitière IA74002627).

Les murs sont en maçonnerie de calcaire enduit ; le pisé est présent dans les élévations arrière, voire pour plus largement (2016 B2 95, mais c'est un édifice de petite taille). La majorité des bâtiments a deux niveaux, avec quelques exemples d'escaliers extérieurs en maçonnerie (2016 B2 1675, IA74002632, IA74002633). Les encadrements sont en calcaire, avec quelques encadrements en molasse et des toits à demi-croupe en ardoise ou en tuile plate mécanique.

Murscalcaire moellon enduit
pisé
Toittuile plate mécanique, ardoise
Couvrements
Couverturestoit à longs pans demi-croupe

Annexes

  • Edifices non repérés du village de Chainaz

    - 2016 B2 77 (1891 B2 104). Habitation mitoyenne, deux travées sur deux niveaux (rez-de-chaussée et 1er étage). Murs enduits, mur arrière en pisé, encadrements en calcaire, toit à croupe, en ardoise. 2e moitié 19e siècle.

    - 2016 B2 78 (1891 B2 102). Habitation mitoyenne, quatre travées sur deux niveaux (rez-de-chaussée et 1er étage). Murs enduits au ciment, mur arrière en pisé, encadrements en béton (un jour et une fenêtre en calcaire), toit à croupe, en ardoise. 2e moitié 19e siècle.

    - 2016 B2 1675, 1674 (1891 B2 94). Ferme à bâtiments disjoints, sur cour, puis maison. Habitation sur deux niveaux (rez-de-chaussée et 1er étage, autrefois desservi par un escalier extérieur côté cour). Murs enduits au ciment, encadrements en béton (une porte chanfreinée, en calcaire, côté cour) toit à demi-croupe, en ardoise. 19e siècle, sur base plus ancienne. En 1862, la maison est à vendre et il est question qu'elle soit achetée par la commune pour y établir l'école ; un plan est dressé dans cette perspective en 1866. Au 20e siècle, la façade principale de l'habitation a été tournée vers le sud (autrefois côté cour). La dépendance (B1 1675) a été achetée par la commune pour y établir une cantine et une bibliothèque. Un pressoir daté 1899 (dans un cartouche lobé) est déposé dans la cour, avec une inscription sur une plaque en métal : PRESSOIR BATI EN 1899 / RECONSTRUIT A L'IDENTIQUE / PAR MAURICE VIVIANT EN 2004.

    - 2016 B2 1748 (1891 B2 105). Habitation en rez-de-chaussée, trois travées. Murs en moellon calcaire enduits au ciment, encadrements en calcaire et molasse, toit à longs pans en tuile plate mécanique. Milieu 19e siècle.

    - 2016 B2 1747. Commerce et habitation, avec cave en étage de soubassement (accès mur pignon), rez-de-chaussée avec devanture de commerce, un étage carré (escalier extérieur en bois aménagé contre le pignon dans les années 2000), de quatre travées. Murs enduits au ciment, encadrements et chaines d'angles en calcaire à l'étage de soubassement, puis en béton, toit à croupes en ardoise, désaxé. Limite 19e siècle 20e siècle. La date 1792 dans un cartouche rectangulaire à angles barrés et surmonté d'une croix, encadré de deux losanges, sur le linteau de la porte de cave, est un remploi.

    - 2016 B2 1667, 1670, 1671 (1891 B2 112). Ferme à bâtiments disjoints, sur cour, puis maison : habitation sur deux niveaux, remise. Murs en maçonnerie de moellon calcaire (en pisé et parpaing de béton pour la remise), encadrements en calcaire et en béton, toit à demi-croupes (croupe sur la remise, en tuile plate mécanique. L'habitation reprend en partie la maison située au n°112 du cadastre de 1891, appartenant à Louis Dumarais, qui partageait la cour, et sans doute l'usage du puits d'une grande ferme située au nord et appartenant à Guillaume Dumarais, détruite. La remise occupe a peu près l'emplacement de petits bâtiments annexes, dont un grenier. L'état actuel du bâtiment est datable du début du 20e siècle.

    - 2016 B2 1596 (1891 B2 150, 151). Habitation de trois travées, encadrée d'une remise et mitoyenne d'une seconde habitation de deux travées, sur cave, accessible par escalier extérieur en bois. Murs enduits, encadrements en calcaire, toit à et demi-croupe, en ardoise. Milieu 19e siècle ; date 1861 gravée sur le linteau de l'habitation au-dessus de la cave. Escalier et avant-toit appuyés à un débord de mur pignon.

    - 2016 B2 985, 1819, 1820 (1891 B2 147). Ancienne ferme, transformée en habitations (dénaturée). Un étage carré. Maçonnerie de calcaire et parpaing de béton artisanal. 19e et 20e siècles. Date portée sur un linteau de porte (parcelle 985) : 1858 dans un cartouche rectangulaire surmonté d'une croix sur un demi-cercle.

    - 2016 B2 95. Habitation ou grenier ? Petite construction à un étage, en pisé, encadrements en bois, toit à croupes, en ardoise, désaxé. Limite 19e siècle 20e siècle (n'existe pas en 1891).

Références documentaires

Documents figurés
  • [Plan de la maison d'Antoine Girod, proposée pour installer l'école mixte] / 1 dess. : encre sur papier. Sans échelle. 39x29,3 cm. 1866, joint à une lettre de l’inspecteur d’académie au préfet (AD Haute-Savoie, 2O : 2166).

    AD Haute-Savoie : 2O : 2166
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