Dossier d’œuvre architecture IA69001812 | Réalisé par
  • enquête thématique régionale, Patrimoine industriel
Anciens jardins ouvriers privés de la Fontanière à la Mulatière
Œuvre monographiée
Copyright
  • © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lyon patrimoine industriel - Lyon
  • Commune La Mulatière
  • Adresse 67, 69 chemin de Fontanière
  • Cadastre
  • Dénominations
    jardin ouvrier

L'histoire des jardins ouvriers communaux de la région lyonnaise voient le jour en 1916, en pleine guerre, dans un temps de pénurie. La Municipalité, à l’initiative du maire Edouard Herriot, constitue la Commission des Denrées pour permettre un meilleur ravitaillement de la population lyonnaise. C’est le secrétaire du Syndicat des typographes M. Bourrec qui suggère alors de défricher plusieurs terrains vagues présents sur le territoire de Lyon pour y créer des jardins, destinés avant tout aux « pères de famille ». C’est l’acte de naissance des quatre premières sociétés de jardins ouvriers à Lyon.

En France, le nombre de jardins gérés par la Ligue s’est accru considérablement pendant la Seconde Guerre mondiale, ils sont encore en 1950 trois fois plus nombreux qu’avant-guerre, mais la loi du 26 juillet 1952 qui reconnaît leur utilité et consacre leur appellation de « jardins familiaux » n’empêchera pas leur rapide déclin pendant la décennie suivante.

Le mouvement se développe dans l’immédiat après-guerre, où les destructions et privations sont encore bien présentes. C’est dans ce contexte que sont créés les jardins ouvriers de Lyon, parallèlement au démantèlement des fortifications de Lyon désormais hors d’usage, où essaiment dorénavant les jardins ouvriers de Vaise, de Loyasse, de La Duchère, Chambovet... C’est dans une ville désormais en pleine expansion industrielle et urbaine à l’est et au sud que se constitue la Fédération des Jardins Ouvriers Municipaux en 1920, dont les statuts sont déclarés en 1922. Cette Fédération a également lancé la construction d’un modèle uniforme de cabanes à partir de 1920, vendues de 220 à 260 francs selon le modèle.

JARDINS de Fontanières à la MULATIERE (jardins privés)

adresse : 67-69 chemin de Fontanières

Surface : 8000 m², surface parcelle : 200 m² ; nbre parcelles : 40 ; exposition sud-est

Les jardins sont créés par monsieur Lebayle en 1938 (achat du terrain). Durant la guerre, la gestion de ces jardins fut confiée à l’Œuvre lyonnaise des jardins ouvriers, affiliée à la Ligue française du coin de terre et du foyer. En 1947, "monsieur Michalet, père de famille de 5 enfants qui habitait à côté de ce terrain ou il avait construit un abris anti aériens. Selon les propos de monsieur Penel en 1996, Il choisissait les jardiniers en fonction de leur métier afin d’avoir un vaste choix de main d’œuvre pour les corvées qu’il y avait à faire. (CAUE 69 : entretien oral en 1996 avec monsieur Francis Penel). Resté en indivision (famille Michelet) durant des années, ces jardins seront achetés en 2006 par un privé et remis en état et en culture grâce à la location des parcelles.

Les jardins se situent sur une pente et sont cachés à la vue par un mur. Les jardins sont visibles des maisons voisines et par le quai de Saône et le confluent en bas. L’eau est gratuite : ruisseau. Jardin précaire, privé ; en pente, clos, résidentiel. Un accès par les quais existait il y a longtemps, Il n'est plus accessible aujourd'hui.

"Les Jardins de Fontanières, anciens jardins familiaux créés vers 1938 sur un terrain vendu par le docteur Albéric Pont. Installés dans un site superbe qui longe la Saône à la Mulatière, dans la périphérie de Lyon, ils ont été longtemps cultivés puis abandonnés pendant des années. En 1995 le terrain est mis en vente mais ne trouve pas d’acquéreur pendant plus de 10 ans suite à des problèmes de succession.

Le site est acheté en 2006 par un privé en vue d'une réouverture des jardins. L’aménagement de quarante parcelles de jardins potagers est réalisée. Les pratiques des jardiniers, sont encadrées par une charte qui impose le respect de la biodiversité et de la qualité paysagère du lieu. Egalement ont été prévus des espaces aménagés pour une vie collective qui témoignent peut-être de la volonté d’expérimenter "une autre façon de jardiner en ville". (sources : Revue numérique In situ, 2018)

(sources RAYNAUD Frédéric, La Mulatière, Balme de Fontanières, un guide de promenade.2014)

(sources RAYNAUD Frédéric : In SITU, 2018)

© Photothèque IGN, et plan (non daté) avec le découpage parcellaire de la propriété Lebayle. © Jardins de Fontanières. (en cours)

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle

Surface : 8000 m², surface parcelle : 200 m² ; nbre parcelles : 40

40 parcelles de jardins potagers, d’environ 200 m2 chacune

Propriété privée : indivision

Ce jardin se situe sur une pente, il est caché à la vue par un mur, il est visible par les voisins et du quai de Saône et du confluent en bas en fonction de la saisonnalité.

L’eau est gratuite : ruisseau

Jardin précaire, privé ; en pente, clos, résidentiel. Un accès par les quais existait il y a longtemps, plus accessible aujourd'hui.

  • Murs
    • bois
  • Plans
    jardin régulier
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

Dans les années 2000, le PLU du Grand Lyon confère un statut particulier à cette parcelle en la classant « zone naturelle à vocation de jardins familiaux » (zonage Nj au PLU), ce qui a le mérite de reconnaître sa vocation et de la préserver de l’urbanisation.

Tous les jardins ouvriers/familiaux de Lyon-Métropole devraient être conservés de manière pérenne.

Documents d'archives

  • AC Lyon : 726WP/143, date 1927 : jardins ouvriers, 1ère pochette bleue de 1916-1931 + 2e pochette bleue : 1942-1947.

    AC Lyon : 726WP/143
  • AN, 19960192/1-19960192/13, 1996. Sommaire Jardins familiaux Art 1 : Préparation de la loi no 76-1022 du 10 novembre 1976 relative à la création de jardins familiaux, circulaire du 20 octobre 1977 relative aux subventions pour la réalisation d’espaces verts urbains ou péri-urbains, programmes de subvention, 1979-1985 Art 2-13 : Dossiers de demandes de subvention pour la création de jardins familiaux (classement chronologique) : Délibérations, actes de propriétés, extraits des Plans d’Occupation des Sols (POS), devis estimatifs, plans d’aménagement, plans de financement, 1979-1983

    AN : 19960192/1-19960192/13
  • ADM Rhône : Cadastre de Ste Foy, 1823, Section D dite de Fontanière, f02033, Archives communales Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon

    en ligne

  • Archives orale : Entretien oral avec Andrée en avril 2023 (madame Andrée Véléat 90 ans) qui occupe le jardin n° 68 depuis les années 1980.

    Entretien réalisé par Nadine Halitim-Dubois lors de la visite des jardins ouvriers.

Bibliographie

  • PERROT, Anne, LEMAHIEU, Mireille (dir.). Quel paysage pour les jardins familiaux ? Analyse et recommandations. Lyon : CAUE du Rhône/Communauté urbaine de Lyon, 1996-1997.

  • BAILLY Jean-Christophe. Le dépaysement, voyages en France, Points, 2011

  • REYNAUD, Frédéric. Balme de Fontanières : Paysages, maisons des champs et autres curiosités : guide promenade. La Mulatière : Éditions « C’est la faute à Rousseau ! », 2014.

Documents multimédia

  • https://www.culture.gouv.fr/fr/thematiques/sciences-du-patrimoine/les-revues/in-situ.-revue-des-patrimoines/In-Situ-n-37-Jardins-collectifs-de-l-abbe-Lemire-aux-jardins-d-insertion.-Typologies-Experiences-Enjeux-de-conservation, 2018

  • https://www.culture.gouv.fr/fr/thematiques/sciences-du-patrimoine/les-revues/in-situ.-revue-des-patrimoines/In-Situ-n-37-Jardins-collectifs-de-l-abbe-Lemire-aux-jardins-d-insertion.-Typologies-Experiences-Enjeux-de-conservation, 2018

  • RAYNAUD F., « Les jardins de Fontanières : l’expérience d’une restauration », In Situ [En ligne], 37 | 2018, mis en ligne le 13 décembre 2018, consulté le 15 septembre 2025. URL : http://journals.openedition.org/insitu/19390 ; DOI : https://doi.org/10.4000/insitu.19390

Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel