Les jardins ouvriers de la Rhodiaceta "Jardin Familial de la Rodhia" sont situés à Gorge-de-Loup dans la pente qui part du cimetière Loyasse et descend jusqu'à la parcelle de l'ancienne usine disparue aujourd'hui. Deux accès sont possibles soient par le bas au 57 rue Sergent Michel Berthet, soit par le haut au 80 montée de l'Observance. Ils ont très certainement été créés dans la foulée de la création de l'usine entre 1928 et 1930. D'autres jardins ouvriers sont créés après le rachat d’une grande partie de la propriété Brunet-Lecomte en 1942.
Actuellement la répartition des jardins "Les Coquelicots", est découpée en deux jardins dans le 9e arrondissement : l'entrée des jardins Voie ferrée est située au 110 rue Pierre Audry. Elle est rattachée à l'association des jardins familiaux de la ville de Lyon. Les Jardins du bas dits de Loyasse dont l'entrée est située au 13 rue du Bas de Loyasse appartient toujours aux jardins de la Rhodiaceta.
(voir dossier usine Rhodiaceta)
L'activité de l'usine s'arrête en 1981. Les bâtiments sont détruits à l'exception de l'ancien centre de recherche de la Rhodiaceta et du second site construit dans les années 1950 rue Joannès Masset toujours à Vaise. Le premier bâtiment est réutilisé par la Chambre du Commerce et de l'Industrie, puis à partir de 1987 par la société Fiducial, groupe qui vend de l'expertise et du service comptable et juridique aux petites entreprises. En 1994, le groupe Saci fourniture de bureau, rattaché au groupe Fiducial, s'installe et construit un bâtiment connexe au bâtiment d'origine. Le second site est réutilisé en grande partie par la société de fabrique de chocolat Voisin et par un parc d'activités multiples. Il reste également un volant de machine à vapeur sauvegardé par une association et installé comme une sculpture commémorative de cette usine dans la nouvelle rue Cassin (pas très passante). Au départ, ce volant aurait dû être installé à Gorge de Loup bien visible à la sortie du métro. Plaque du volant : "En ce lieu, pendant plus de 60 ans, de 1924 à 1987, la société Rhodiaceta, devenue ensuite Rhône-Poulenc textile, a produit des fibres artificielles (acétate de cellulose) et synthétique (nylon). Ce volant de machine à vapeur symbolise l'activité déployée par des milliers d'hommes et de femmes, chercheurs, ouvriers, techniciens, employés, ingénieurs et agents commerciaux, qui ont contribué au succès de cette industrie et à l'animation de ce quartier". Mais la mémoire de cette usine est encore vivace : nombre de rues porte le nom d'anciens travailleurs de la Rhodia : Laure Diébold, bibliothécaire à la Rhodia et résistante, déportée par les allemands, Pierre Audry, ingénieur au service recherche, mort pendant la Seconde Guerre mondiale, Daniel Decot, Mourad Mouradian, grand syndicaliste, et Michel Berthet mort en Algérie, l'ancienne rue du Tunnel porte son nom aujourd'hui.