Chercheuse au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Auvergne-Rhône-Alpes (2006-...)
Elève-conservatrice du patrimoine à l'INP, en stage de spécialité en 2025 au service de l'Inventaire d'Auvergne-Rhône-Alpes
- enquête thématique régionale, Patrimoine des lycées
- © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Auvergne-Rhône-Alpes - Lyon 1er canton
Préambule
En vue de travaux de restructuration du lycée, la collection d'instruments scientifiques et techniques (anciennement collection du musée Eynard), entreposée dans les greniers du lycée, doit être déménagée. Une intervention d'urgence a donc eu lieu en janvier 2024 à la demande de la Fondation Martin, propriétaire de la collection, confiée aux restauratrices et restaurateur Krystelle Besson, Marion Petit et Mirco Meier, afin de réaliser un dépoussiérage et un premier nettoyage des objets, d'établir des constats d'état et de les mettre en caisse. Un nouvel inventaire a été établi par ces restaurateurs à cette occasion, remis à la Fondation Martin. Le service régional de l'Inventaire a pour sa part réalisé dans le même temps une campagne photographique d'une cinquantaine d'objets. Les données figurant dans les notices de ces objets sont issues du rapport d'intervention de l'équipe de restauratrices et restaurateur.
En 2025, une étude approfondie de la collection a été confiée à Maeva Bonfanti, élève-conservatrice à l'Institut national du patrimoine, dans le cadre d'un stage réalisé au service régional de l'Inventaire. Une nouvelle campagne de prises de vue a été réalisée, complémentaire de celle de janvier 2024. De nouvelles notices d'œuvres ont été créées et les existantes complétées sur la base de l'enquête de terrain et des recherches documentaires réalisées.
La collection d’objets pédagogiques, scientifiques et techniques du lycée la Martinière est corrélée au docteur Ennemond Eynard (1749-1837), qui a fait don de plusieurs centaines d’objets à l’école en 1833. La collection et le musée qui en a découlé ont également eu une vie avant et surtout après lui.
I) Origines de la collection
A) Les premières collections
a) Au palais Saint-Pierre
Après la Révolution, le palais Saint-Pierre de Lyon, sis place des Terreaux, cesse d’accueillir des bénédictines. Dès 1801, il abrite un musée. Les premiers inventaires n’indiquent que des collections d'antiques et des peintures, mais la ville souhaite que le lieu devienne un « conservatoire des sciences, arts et métiers où l’on dépose tous les objets, soit d’utilité soit d'agrément »1 La figure d’Ennemond Eynard (1749-1837) sera cruciale dans la diversification de ces collections. Ce Lyonnais effectue ses études de médecine à Montpellier, puis est reçu à l’Hôtel-Dieu de Lyon en 1783. Dès 1787 il renonce à la pratique médicale et devient membre de diverses sociétés scientifiques ou en lien avec l’industrie. En 1803, il intègre l’Académie des sciences de Lyon, dont il sera président à partir de 1813. En 1805, une Société des amis du commerce et des arts, affiliée à la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, est fondée à Lyon. Cette société gère le conservatoire des sciences, arts et métiers installé au palais Saint-Pierre. Eynard, qui en est le vice-président, « veille à recueillir pour le conservatoire des machines, métiers, des productions de manufactures, et à constituer un arsenal industriel»2
En 1812, le maire André-Paul Sain-Rousset de Vauxonne (1757-1837) dissout le conseil d'administration de la Société des amis du commerce et des arts et nomme François Artaud (1767-1838) inspecteur-antiquaire du palais Saint-Pierre. Celui-ci, à la grande indignation d’Eynard, vend et disperse les collections industrielles afin de consacrer le musée aux beaux-arts. Celui qu’Artaud surnommera désormais « Hainard » se bat pour que la municipalité rachète ce qu’elle a vendu et qu’il avait lui-même réuni. Il y réussit visiblement, puisque les inventaires de 1820 et 18223 répertorient de très nombreux objets scientifiques.
Après une première période d’enrichissement des collections scientifiques du palais Saint-Pierre à partir de 1805, brutalement interrompue en 1812, l’existence de la collection reprend donc dans les années 1820.
En 1826, l’école de la Martinière voit le jour, dans un emplacement provisoire : le palais Saint-Pierre. L’objectif de cette école étant de contribuer au progrès de l’industrie lyonnaise, ses élèves peuvent bénéficier des collections présentes place des Terreaux pour leur apprentissage.
Sept ans plus tard, en 1833, l'école déménage vers son emplacement définitif, l’ancien couvent des Augustins, place Rambaud. Dès son ouverture, elle bénéficie de la collection d’objets scientifiques à visée pédagogique donnée par le Dr Eynard.
Ce qui demeure peu clair, c’est de savoir si les premiers achats du palais Saint-Pierre ont été faits sur les fonds propres d’Eynard ou sur ceux de la Ville. Le « riche cabinet industriel qu’il était parvenu à former au cours d’une longue et laborieuse carrière »4 dont il fait don à la Martinière en 1833, est-il, au moins en partie, celui qu’il avait formé pour le palais Saint-Pierre ? Il n’est pas possible de répondre avec certitude à cette question.
b) La donation Eynard
Le Dr Eynard a formulé très tôt le souhait de donner une collection d’objets scientifiques à la Martinière. Dès 1831 il écrit :
« On annonce [...] que la gendarmerie doit incessamment venir occuper le nouveau bâtiment qui lui est destiné et qu’elle laissera celui des Augustins [à l’école de la Martinière]. Je vois avec le plus vif intérêt approcher le moment qui me permettra de réaliser le projet que j’ai conçu depuis longtemps de m’associer, autant que ma modeste fortune peut me le permettre aux vues patriotiques et bienfaisantes du général Martin. Le goût que j’ai eu toute ma vie pour les Sciences Phisiques [sic], mécaniques et industrielles, les paisibles jouissances que leur culture a semées sur ma longue carrière m’ont entraîné à former avec le temps une collection assez nombreuse d’instruments de Phisique, de machines et d’outils propres à l’exercice d’un grand nombre d’arts mécaniques, et enfin de livres traitant de ces différentes parties. Le plaisir que j’éprouvais par l’accroissement successif de cette collection a été plus d’une fois troublé par la prévoyance pénible que ce que j’avais recueilli avec tant de frais et de soins, serait après moi, ainsi que je l’ai vu si souvent, livré par des successeurs barbares à l’encan sur la place publique. Je ne saurais exprimer combien je me suis trouvé soulagé de ce sentiment pénible, lorsque pour la première fois, je me suis arrêté à l’idée de donner à ma collection une destination telle, qu’en la conservant dans son intégrité, elle fut en même temps affectée à un but d’utilité publique. Il ne pouvait se trouver rien de plus propre à remplir ce double objet que l’institution de la Martinière qui doit être une école d’instruction gratuite pour les sciences industrielles et les arts mécaniques qui y sont étroitement liés. »5
L’acte signé devant notaire le 26 novembre 18336 ratifie cette décision et liste plus de 400 objets7 répartis en plusieurs catégories. Le docteur donne « une collection nombreuse de machines, d’instruments et outils de tous genres, dont une partie était l’ouvrage de ses mains, ou avait été exécutée sous ses yeux ou sa direction ». À cette collection « formée dans le cours d’une longue vie », Eynard adjoint celle du cabinet de physique et de mécanique de Charles-Henry Tabareau, physicien et membre de l’Académie des sciences, achetée spécialement, pour un montant de 20 000 frs8.
L’inventaire annexé à la donation présente de nombreuses similitudes avec l’inventaire de 1822 du palais Saint-Pierre, sans pour autant être identique. Y a-t-il parmi les objets donnés ceux du palais Saint-Pierre ? Les collections du palais des arts et celle du Dr Eynard semblent s’entremêler. Mais il est également possible qu’il s’agisse de deux collections distinctes constituées en parallèle par le même homme. Si plusieurs collections d'objets scientifiques peuvent tout à fait coexister dans une même ville au XIXe siècle, ici un lien existe entre les deux et le fait que le même homme ait travaillé à les réunir questionne indubitablement. Même la partie de la collection ayant appartenu à Tabareau interroge, sachant que ce même Tabareau signe l’inventaire du palais Saint-Pierre en 1822…
En 1834, toutefois, des « machines du palais Saint-Pierre » seront données à la Martinière – ce qui signifie que le palais possédait encore des collections techniques après le don d’Eynard.
La donation est acceptée par la commission d'administration de la Martinière le 21 décembre 1833.
À partir de son ouverture officielle en 1833, l’école est administrée par une commission que préside le maire et qui à l’origine devait compter parmi ses membres un descendant du major Martin, le fondateur de l’école. Comme l’attestent les registres de délibération, cette commission gérait tous les aspects pratiques, administratifs et pédagogiques de l’école, ainsi que les biens reçus par dons et legs. Aujourd’hui désignée sous le nom de « Fondation Martin »9 elle existe toujours, bien que l’école ait été nationalisée en 1926. Elle demeure une entité respectée, qui emploie une partie des bénéfices de ses revenus immobiliers au profit de l’école.
B) Raisons d’être de la collection au sein de l’école
Lorsque l’Académie des sciences, à laquelle le major Martin a confié l’exécution de son projet pédagogique, imagine la future école de la Martinière, la constitution d’un musée de machines est intégrée aux prémices de la réflexion10. Dans son Rapport sur l’enseignement provisoire à établir jusqu’à l'ouverture des cours théoriques et pratiques de l’Institution la Martinière11 rédigé en 1826, Tabareau le réaffirme : « Quelles que soient les modifications que le temps apportera, sans doute, aux premières idées émises sur l’organisation de la Martinière, le Musée des machines proposé dans le Projet d’organisation sera toujours le plus sûr garant du succès de l’Enseignement de la Mécanique. » Il importe en effet beaucoup à l’Académie que les cours allient théorie et pratique. Aussi, la collection Eynard sera-t-elle non pas un musée figé derrière des vitrines mais une ressource pédagogique, pensée pour que les élèves se familiarisent avec les différentes machines.
a) Support de démonstration
Une fois l’école ouverte, cette idée que « l’instruction donnée à l’école [de la Martinière] est théorique et pratique tout à la fois » demeure. La fierté de la Martinière est de rendre l'élève actif quel que soit le cours : en physique, en chimie, et même en mathématiques grâce à la méthode des ardoises de Tabareau. La collection quant à elle « fournit les moyens de compléter l’enseignement en action, par la démonstration de tous les outils principaux, de toutes les machines utiles que l’intelligence de l’homme a appelé au secours de la faiblesse corporelle des ouvriers ; [les professeurs] mettent des outils en jeu devant les élèves, en leur présence aussi, les machines fonctionnent, elles sont démontées, réparées, et d’autant mieux comprises que déjà les mains de nos enfants ont reçu une sorte d’initiation à l’attente des professions mécaniques »12.
Quelques années plus tard, la commission réaffirme la centralité de cette vocation pédagogique face aux contestations des héritiers du Dr Eynard13. En effet, le docteur ne s’était pas contenté d’offrir son musée, assorti d’une rente permettant de l’entretenir et de l’enrichir. Il avait fait de l’école son légataire universel, au grand dam de ses descendants. Pour justifier la légitimité de la donation initiale, la commission s’attelle alors à démontrer que celle-ci entre en parfaite adéquation avec les fondements de l’école :
« Le règlement d’organisation de la Martinière, annexé à l’ordonnance royale du 1er octobre 1833, porte : article premier. l’instruction est à la fois théorique et pratique […] article 3. Le mode d’enseignement est entièrement expérimental pour la mécanique générale, la description des machines et des métiers, et pour les sciences physiques et chimiques Donc il faut de toute nécessité que la Martinière possède d’abondantes collections de machines, de métiers, d’instruments de physique, ainsi que tous leurs accessoires et qu’elle conserve, entretient et augmente sans cesse ces collections; donc un musée et au moins un conservateur »
Ce discours est évidemment stratégique, construit pour conserver le bénéfice de la donation, mais il s’appuie sur une réalité : les objets apportent effectivement une parfaite illustration aux programmes de mathématiques et de mécanique, tels qu'ils sont décrits lors des remises de prix de chaque fin d’année scolaire14.
Ainsi, à chaque fois qu’un objet est offert pour enrichir le musée, la commission s’interroge-t-elle sur « l’utilité [qu’il] pourrait avoir, comme modèle de dessin, ou comme sujet de démonstration mécanique. »15. Deux emplois sont donc envisagés pour les objets de cette collection : support de démonstration, ou support de dessin.
b) Modèle pour le dessin
L’usage des objets de la collection comme modèles de dessin industriel a laissé de nombreux témoignages. Si Tabareau se démarque par la modernité de ses méthodes en mathématiques, Louis Dupasquier (1800-1870) en fait de même pour le dessin :
« M. Dupasquier supprima absolument la copie de l’estampe, contrairement à ce qui se faisait partout en France et à ce qui se fait même beaucoup encore pour des élèves qui n’ont jamais dessiné. Partant de ce principe que faire exercer l'œil sans le jugement est peu rationnel, il débuta par donner des leçons élémentaires de perspective linéaire [....] il compléta cette partie de l’enseignement par des modèles qui, quoique d’une conception simple, présentaient la plupart des difficultés à résoudre en perspective.»16
Dupasquier demande en avril 1837 de nouveaux modèles de dessin, insistant sur « la convenance qu’il y aurait dans l’intérêt général des concurrents à ce que l'École fût pourvue d’un nombre de modèles assez considérable pour qu’au moyen d’un simple roulement on pût toujours présenter au concours des machines qui ne seraient pas connues des élèves »17.
Les machines-modèles servent pour les cours mais aussi pour les examens (cf les comptes-rendus de remises de prix dans les registres de délibérations18). Cette vocation profondément pédagogique des objets du musée est immortalisée sur un cliché du début du XXe siècle représentant des élèves de la classe de dessin en train de dessiner une machine, reproduit à l’identique sur un des bas-reliefs du monument à la Martinière érigé en 1911 sur la place Rambaud.
Le musée n’est cependant pas suffisant pour exaucer ce vœu d’allier la pratique à la théorie. Il ne constitue qu’une première étape. La commission aspire, selon le souhait initial de l’Académie des sciences, à créer des ateliers. L’école les mettra en place après quelques années. Mais surtout, pour que le musée continue à être utile, il faut qu’il évolue en même temps que les enseignements et que la technique.
II) Vie de la collection
Depuis les années 1960, le musée des machines de la Martinière, riche de plusieurs centaines de modèles à l’origine, n’existe plus. Seuls subsistent environ 200 objets relégués dans le grenier du lycée. Mais le musée n’a pas fait que perdre des pièces depuis sa création, il en a aussi gagné. En effet, une grande partie des objets conservés date de la seconde moitié du XIXe siècle, et plus particulièrement de son troisième quart19soit bien postérieurs à la mort du donateur, en 1837. Selon la volonté du docteur Eynard20, le musée a continué de s’agrandir. Trois ans après sa donation, il déclare :
« La collection de ces machines [...] est loin d’être complette, mais telle qu’elle est elle l’emporte de beaucoup tant pour la qualité des pièces que pour leur nombre, sur les deux qui existent dans la ville, celle de la faculté des sciences et celle du collège. Je l’accrois journellement par de nouvelles acquisitions. [... ] J’ai fait exécuter plusieurs autres machines, dont la plus importante est une machine à vapeur21 […] J’ai reçu de la bienveillance de M. Molard ancien directeur du conservatoire des arts de l’abbaye St Martin à Paris un moulin à moudre le blés »22.
Cinquante ans plus tard, le directeur de la Martinière Tibulle Lang affirme que « Le musée Eynard a été augmenté depuis cette époque d’une certaine quantité d’appareils provenant soit de dons, soit d’achats, soit même du travail des ateliers de l'École »23. Sont ici listés les différents modes d'entrée des objets dans la collection (dons, achat, ateliers de l’École), inchangés depuis l’époque d’Eynard. Malheureusement, les archives de la Fondation Martin se révèlent peu loquaces concernant l'arrivée de nouvelles pièces.
A) Les achats, dons, dépôts
a) Achats
Quelques décisions d’achats sont consignées dans le registre des délibérations24. En 1837, la commission consent à une dépense pour un modèle de roue Poncelet (non conservée aujourd’hui) et vote même en faveur de l’option la plus onéreuse, pourvu qu’elle soit la plus utile25. Cet âge d’or de l’acquisition quel qu’en soit le montant ne durera pas. Après la disparition du Dr Eynard, le musée n’apparaît plus que très rarement dans les discussions de la commission. La mort de Tabareau, en 1866, signe sans doute la fin de l’investissement dans ces collections. Très peu d’achats sont consentis pour le musée à cette période, et plus aucun dans le dernier quart du XIXe siècle, si l'on en croit une réponse faite à une proposition de vente en 1879 : « la Martinière ne fait aucun achat pour son Musée, qui ne s’enrichit que par des dons gratuits »26 et le refus d'accorder le budget demandé par les professeurs pour des achats de machines l'année suivante. La commission ne renonce pourtant pas à l’idée d’enrichir le musée : elle compte sur la générosité des constructeurs ou de la municipalité27.
b) Dons
Un registre recensant les dons devait être ouvert par la commission à partir de 183528 mais il n'a pas été retrouvé. Quelques mentions de dons apparaissent par ailleurs dans les registres de délibération avant et après cette date29, mais souvent sans les précisions qui auraient permis d'identifier l'objet. L'exemple du don consenti par M. Étienne fait figure d’exception. En effet, celui-ci donne un modèle du pont de Serin à Lyon, qui a pu être rapproché du pont [IM69002077], qui conserve encore son étiquette et le cartel correspondant, permettant de confirmer l'hypothèse de rapprochement.
Parmi les objets encore présents, certains ont été fabriqués dans d’autres écoles, notamment le modèle de pompe [IM 69002171] qui provient d’Aix-en-Provence (cf plaque apposée sur l’objet). A-t-il été donné à des professeurs de la Martinière lors de leur visite de l’école d’Aix au printemps 188030 ?
À partir de 1881, l’État donne régulièrement à l’école des « collections de modèles ». Mais il s’agit de moulages de reliefs, de sculptures, ou d’éléments d’architecture antique. Bien que déconnectés des collections scientifiques, ils sont cependant également utilisés dans le cadre des cours de dessin industriel, pour l’appréhension du volume dans l’espace31. Ces moulages ne sont plus présents aujourd’hui dans les collections.
c) Dépôts
Si les dons sont généralement les bienvenus, les dépôts sont une pratique plus marginale. En février 1850, lorsque M. Gautier, ancien fabricant, propose une collection de métiers miniatures à titre de dépôt, la commission répond qu’elle ne saurait accepter de dépôt à titre provisoire32. À l’inverse des dépôts de particuliers, ceux de la Chambre de commerce sont bien reçus.
Daisy Bonnard et Liliane Perez ont montré qu’à partir de 1833, la Chambre de commerce de Lyon déposait régulièrement auprès de la Martinière des modèles d’inventions liées au domaine de la soie, tombées dans le domaine public à la suite de l’obtention d’un prix33. Une mention de 1838 dans le registre des délibérations n°1 indique que ces modèles sont « déposés au musée », mais un plan de 1929 situe un dépôt de modèles dans un espace distinct de celui du musée, au quatrième étage. Peut-être par manque de place, les modèles déposés ont finalement été dissociés du musée au fil du temps. Quoi qu’il en soit, plus aucune de ces machines n’est présente dans la collection aujourd’hui34. Seuls quelques rares objets : un dévidoir, un rouet, un canneteur et un modèle de répartition du fil sont encore en lien direct avec la fabrication de la soie35.
B) Fabrication en interne
La fabrication en interne de modèles n'est pas à négliger dans l'histoire de l'enrichissement des collections, une grande partie des objets conservés aujourd'hui étant certainement issue des ateliers de l’école. Parmi les quelques cartes postales anciennes évoquant le musée Eynard, deux mettent en valeur un objet portant la légende « modèle en bois construit à la Martinière ».
Exception faite des deux objets représentés sur les cartes postales, dont seule la locomotive subsiste aujourd’hui, il est difficile d’identifier quels objets ont pu être fabriqués par les professeurs ou les élèves, tant la qualité des productions « maison » rivalise avec celles des fabricants.
Sans que nous en ayons la preuve, il est presque certain que l’ensemble des modèles de dessin, tous fabriqués de la même manière en bois peint en gris de façon à imiter de manière très illusionniste le métal, a été fabriqué en interne. Ces objets ont, pour les plus importants, leur propre notice, les autres ont été réunis en une notice « modèles pour le dessin industriel ».
Deux grandes maquettes en bois (grand modèle animé de distribution de vapeur et modèle de piston) ont probablement été également fabriquées en interne.
Par ailleurs, trois objets de la collection sont estampillés « Clair », un constructeur de la deuxième moitié du XIXe siècle ayant travaillé avec le professeur du Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) de Paris, Théodore Olivier. Olivier conçoit de nombreux modèles pédagogiques pour l’enseignement de ses élèves. Pierre Clair, de son côté, après avoir été fabricant de machines à coudre, présente des modèles réduits pour l’enseignement à l’exposition nationale à partir de 1839. Il se bâtit une renommée internationale et vend ses modèles aux plus grandes écoles d'Europe, jusqu'à Saint-Pétersbourg. Alexandre Clair reprend la firme paternelle et s’installe au 5 rue Duroc à Paris en 1855. Bien qu'il rafle lui aussi les médailles aux différentes expositions, le mode de fabrication diffère « de la série limitée, quelquefois proche du chef-d’œuvre, on passe à des objets de mécanique désormais standardisés »36. Il fournit lui aussi « les établissements d’enseignement de tous les pays » en produisant certains modèles à deux cent exemplaires. Il se retire des affaires en 1882-1883, ce qui permet de dater les objets estampillés « Clair » entre 1840 et 1883.
Trois objets sans plaque de fabricant [IM 69002142, IM 69002056 et liste supplémentaire37] sont vraisemblablement issus de l’esprit du même concepteur. Théodore Olivier ne faisant pas directement commerce de ses modèles, deux hypothèses sont envisageables : soit ces modèles ont été offerts par le professeur parisien à l’école lyonnaise, soit ils ont été fabriqués en interne à la Martinière38.
Le professeur de la Martinière Jean Marin a produit de nombreux métiers à miniatures, pour la Martinière mais aussi pour d’autres écoles et musées, mais a priori plus aucun ne fait partie de la collection subsistante.
Enfin, des productions des élèves sont attestées pour les expositions universelles, qui sont ensuite récupérées et présentées dans des vitrines à l’école39.
Un compte-rendu de séance de 1879 rappelle que les ateliers ont toujours fabriqué des modèles depuis les débuts de l’école. Mais cette activité, ralentie par le trop grand nombre d'élèves, est visiblement discrète, puisque le compte-rendu de cette réunion nous amène à comprendre qu’un professeur et un administrateur pensaient cette pratique révolue40.
III) Constat de l’obsolescence des collections dès la fin du XIXe siècle
La décennie 1880 est celle du constat généralisé de l’obsolescence des collections. Les jurys d’examen de dessin considèrent les modèles comme « insuffisants et surannés »41. La commission déclare que le musée « n’est plus au niveau des découvertes de la science moderne, particulièrement en ce qui concerne les machines.»42. En 1883, Lang résume dans son ouvrage sur la Martinière « Au point de vue mécanique, étant donné les progrès de l’industrie dans ces dernières années, le musée Eynard est plutôt un musée historique qu’un musée scolaire. Il y a évidemment là une lacune à combler. Il est malheureusement vrai de dire que ce Musée n’a été ni assez complété, ni surtout assez rajeuni en ce qui concerne les machines. »43
A) Raisons de la désuétude
a) Apparition de l’électricité
L’électricité, qui fait son apparition au cours des années 1880, révolutionne tout et rend obsolètes les collections pédagogiques reposant uniquement sur la mécanique. A la même période, les collections parisiennes du CNAM connaissent un désamour similaire et un déclin des acquisitions : « Ce qui fut jusque-là un temple de l’actualité technique est devenu de fait un musée des techniques révolues »44. À la Martinière, Tibulle Lang soumet à la commission une liste d’appareils de physique à acheter qui montrent bien quels sont les intérêts nouveaux : téléphone, microphone, phonographe, etc… La réédition de l’ouvrage de Tibulle Lang en 1910, réitère ce constat de désuétude des collections du musée : plus de 25 années n’auront donc pas suffi à lui donner un nouveau souffle.
b) Constitution de collections parallèles
À la fin du XIXe siècle, alors que la valeur pédagogique des collections du musée disparaît, de nouvelles collections pédagogiques distinctes se constituent en parallèle. En 1900, un ouvrage sur l’enseignement technique en France liste les différentes collections, machines et cabinets présents à l’école de la Martinière ; le « musée pédagogique et industriel » n’apparaît qu’à la fin de l’énumération, comme une collection supplémentaire45. Sur les plans du bâtiment, on distingue des salles de collections distinctes des salles du musée. Surtout, après la nationalisation de 1926, la rupture semble consommée : un État du matériel et du mobilier dressé en 1927 précise que le contenu du musée est « réservé à la commission administrative de la Martinière.»46. L’école n’a donc plus l’usage de ce lieu qui semble être devenu une sorte de cabinet de curiosités privé.
c) Un contexte propre à l’école
L’ouverture de l’école la Martinière des filles en 1879, en multipliant les missions et responsabilités de la commission, a sans doute joué un rôle dans le désintérêt et le désinvestissement progressif pour le musée. La nécessité d’agrandir l’école des garçons, puis de construire un bâtiment pour les filles détourne l’attention et les moyens du musée.
d) Perte d’importance aux yeux du monde de l’industrie
Le musée de la Martinière est rarement mentionné dans les ouvrages et annuaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle qui recensent les musées scientifiques et industriels. Il ne trouve pas non plus sa place dans le Rapport à M. Edmond Turquet sous-secrétaire d'État au Ministère de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts sur la mission confiée en 1885 ayant pour but d'étudier les musées et écoles d'art industriel. Il est simplement cité dans un ouvrage consacré à l’enseignement technique en France47. L’échelon local ne lui accorde pas davantage d’importance puisqu’il n’est même pas mentionné dans la publication annuelle de la ville de Lyon, qui évoque pourtant l’enseignement de la Martinière et liste par ailleurs les musées locaux48.
S’il est connu des Lyonnais, le musée industriel de la Martinière n’est en tous cas pas jugé suffisant, puisque la Chambre de commerce, avec lequel la Martinière entretient pourtant des liens, crée en 1864 le Musée d’art et d’industrie dans le palais du commerce (auquel succèdera le musée des Tissus en 1890).
B) Disparition d’une partie de la collection
L’évacuation des « objets inutiles »
À partir de 1880, il est question à diverses reprises de « débarrasser » le musée des objets « inutiles », car dépourvus de valeur pédagogique. Les termes employés pour qualifier ces objets obsolètes sont particulièrement méprisants49. Les actes suivent certainement de près les paroles, puisque parmi les modèles aujourd’hui conservés dans le grenier de la Martinière, il ne reste rien, ou presque, des objets listés dans la donation Eynard. Les objets déposés par la Chambre de commerce ou fabriqués par le professeur Jean Marin, tous en lien avec la fabrication de la soie, ont été perdus également. En observant attentivement les cartes postales du musée, on distingue précisèment quelques pièces dont la localisation actuelle est inconnue, telles une roue Poncelet ou l’obélisque de la Concorde en train d’être érigé.
Ce qui est arrivé à la Martinière n’est malheureusement pas un cas unique. À Lyon même, l’école centrale50 avait un musée bien décrit dans les guides, dont il ne reste plus rien. Aujourd’hui une prise de conscience patrimoniale est en cours, qui permet de valoriser ce qui reste de ces collections.
La collection actuelle
Si l’on se réfère aux plus de 700 cartels existant à l’origine, il reste à peine un tiers de la collection du « musée industriel » de la Martinière, soit 20951 objets (ou morceaux d’objets) conservés dans le grenier du lycée et 5 déposés à l’usine des eaux de Caluire. Parmi ces pièces, 57 seulement ont encore une étiquette métallique les rattachant à un cartel et donc au « musée industriel ». du XIXe siècle.
Pour les quelques 150 autres, seule une étude approfondie des cartels permettrait de faire des rapprochements, mais des dizaines sont manquants. Si ces objets proviennent certainement en majorité du musée industriel initié par Eynard, rien ne permet de le prouver.
Certains, comme la cireuse électrique, le bateau miniature, les machines à coudre et à écrire ou encore l’herbier n’ont certainement jamais fait partie du musée industriel, mais ont pu servir pour d’autres enseignements. On retrouve notamment la machine à écrire et la machine à coudre sur des cartes postales du début du XXe siècle, entre les mains de jeunes élèves de la Martinière des filles (créée en 1879).
Quelques pièces remontent certainement à Eynard lui-même : une pompe aspirante, une pompe à vide et un rouet pourraient correspondre à ceux listés dans la donation. Le compteur décimal est identifié comme provenant d’Eynard. Deux modèles de grues, par comparaison avec celles du CNAM, pourraient dater du XVIIIe siècle et donc avoir été données par le docteur.
Mais la majorité des objets conservés sont d’une fabrication ultérieure à l’époque du Dr Eynard. Parmi ceux-ci, on peut faire émerger quelques ensembles. Trois se dégagent notamment :
- Les modèles d’engrenages de Théodore Olivier et de Clair, ou inspirés d’eux.
- Les modèles de dessin industriel, sans doute fabriqués au sein de l’école [IM 69002140].
- Les potences/supports de présentation [IM69002123]
Il est en outre possible qu’il y ait au grenier des objets n’appartenant pas à la Fondation, mais provenant des autres collections pédagogiques constituées à partir de la fin du XIXe siècle par le lycée.
Conclusion
L’histoire de la collection pédagogique, scientifique et technique de la Martinière n’est pas sans rappeler celle du CNAM. Le musée parisien a préexisté à celui de la Martinière et l’outrepasse par sa taille, mais les deux collections présentent de grandes similitudes dans leur contenu et ont connu le même désamour à la fin du XIXe siècle. Par ailleurs, l’école de Lyon a contribué à inspirer l'école des arts et métiers de Paris. En effet, en 1838 son directeur, Tabareau, est « appelé inopinément pour faire partie d’une commission chargée de proposer des améliorations au conservatoire des arts et métiers, et de faire connaître à cette commission les méthodes d’enseignement pratiquées à la Martinière, et les résultats obtenus dans cette école [...] le Ministre a pensé qui pourrait servir de modèle à l’institution industrielle qu’il se propose d’établir dans la capitale »52.
On peut souhaiter que des pièces d’archives complémentaires soient retrouvées pour documenter mieux encore la collection, notamment en ce qui concerne les liens avec les fabricants Clair. Par ailleurs, des plans de 1927 montrent qu’un musée existait dans l’école municipale de tissage, depuis rattachée à la Martinière (actuel lycée Diderot). Des objets y ont-ils été transférés depuis le couvent des Augustins? Pourrait-on en retrouver certains là-bas aujourd’hui?
Matériel pédagogique et collection muséale
Dès ses origines, l'établissement de la Martinière se dote d'outils pédagogiques servant de supports à l'enseignement. Les registres des délibérations de la commission de la Fondation Martin mentionnent les achats, puis les dons, venus enrichir les collections. Machines, instruments de physique et de chimie, matériel de dessin constituent le fonds pédagogique, à côté des ouvrages nécessaires aux apprentissages.
C'est la donation du docteur Eynard (enrichie du cabinet de physique de Tabareau, qu'Eynard avait acquis à la mort de ce dernier), qui de toute évidence a été la plus marquante. Dans sa séance du 17 décembre 1832, la commission offre à l'enseignant, en témoignage de sa reconnaissance, un logement au sein de l'école : "La résidence de M. Eynard à la Martinière serait pour cette institution naissante un précieux élément de prospérité, puisqu'en éclairant de ses sages conseils les Professeurs de l'école il donnerait aux élèves le haut encouragement de son exemple. La commission administrative de la Martinière offre à M. le Docteur Eynard la jouissance, sa vie durant, de l'appartement anciennement occupé par le Commandement de la Gendarmerie, sauf les pièces qui seront reconnues nécessaires à l'administration" (A Fondation Martin, registre des délibérations No 1, du 20 août 1832 au juillet 1841, séance du 17 décembre 1832). Au point aussi qu'un musée Eynard fut installé au 1er étage des Augustins, dans l'aile ouest du cloître. Dans sa séance du 15 mars 1833, la commission indique que " Les galeries du musée sont prêtes à recevoir les machines, livres et instruments constituant la donation Eynard " (A Fondation Martin, registre des délibérations No 1, séance du 15 mars 1833). De nombreux autres dons succèdent à celui du Docteur Eynard.
Citons parmi d'autres celui de M. Etienne, mécanicien, qui en 1835 donne 2 objets : un canon en fer forgé tourné poli de trois livres de charge monté sur son affût et un "modèle de pont en fer d´une seule arche de six pieds de long avec ses balustrades aussi en fer. Ce modèle a été fait et préparé pour remplacer l'ancien pont de Serin en bois et à plusieurs arches qui avait été entraîné par la fameuse débâcle des glaces de 1789. Il sera accompagné d'une notice historique que l'auteur a promis de fournir" (A Fondation Martin, registre des délibérations No 1, séance du 12 mars 1835. Il est probable que ce modèle soit celui encore visible à l'entresol de l'immeuble rue Hyppolite Flandrin). La même année, l'ingénieur civil fabricant de machines à vapeur, M. Boury, donne le cours de physique expérimentale de Désaguilliers en 2 vol. in 4o avec planches Paris 1751, ouvrage qui selon les membres de la commission n'a qu'une seule édition.
La Fondation organise la gestion de ces dons, qui vont croissant : elle décide de dresser " au secrétariat un registre particulier uniquement destiné à accueillir les noms des donateurs, de l'objet donné, et à la suite tous les détails descriptifs et historiques qu'on pourra réunir ; et de rédiger une lettre type de remerciements ; et de créer un carton ou pancarte mentionnant les noms du donateur et de la chose donnée, qui seront placés d'une manière ostensible lors du placement qui en sera fait dans les galeries " (A Fondation Martin, registre des délibérations No 1, séance du 12 mars 1835). A l'heure actuelle , quelques machines, maquettes et appareils techniques, propriété de la Fondation Martin, sont présentés au rez-de-chaussée et au 1er étage de l'immeuble rue Hyppolite-Flandrin ; trois maquettes pédagogiques, illustrant la méthode Tabareau, occupent le hall d´honneur.
Les vestiges des collections du Musée Eynard sont entreposés au grenier du même immeuble. Les pièces les plus intéressantes ont disparu. Déjà dans la seconde moitié du 19e siècle, des appareils avaient été jugés sans intérêt pédagogique ni historique (A Fondation Martin, Registre des délibérations No 6 ; du 8 octobre 1878 au 22 décembre 1880, p.170, séance du 10 mars 1880).
Un herbier fait également partie des collections pédagogiques conservées dans le grenier du lycée.
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Auteur(s)
- © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
- © Krystelle Besson, Mirco Meier, Marion Petit
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- © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
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- © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
- © Krystelle Besson, Mirco Meier, Marion Petit
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- © Krystelle Besson, Mirco Meier, Marion Petit
- © Krystelle Besson, Mirco Meier, Marion Petit
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Documents d'archives
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A Fondation Martin Lyon : non coté
BESSON Krystelle, MEIER Mirco, PETIT Marion. Informations historiques et techniques. Collection scientifique pédagogique. Fondation Martin. Lyon : 2024, tapuscrit (Région Auvergne-Rhône-Alpes, SRI, site de Lyon)
Le document fait suite au rapport rédigé par les trois restaurateurs suite à leur intervention de conservation préventive au lycée La Martinière en janvier 2024. Il comprend des notices à caractère historique sur une partie des objets de la collection.
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A Fondation Martin Lyon : non coté
A Fondation Martin. Registre des délibérations. n°1. 1832, 20 août - 1841, juillet (1 registre relié, manuscrit, folioté 1 à 272).
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A Fondation Martin Lyon : non coté
A Fondation Martin. Registre des délibérations. n°2. 1841, 8 juillet - 1851, 20 mai (N. B. : 1 registre relié, manuscrit, folioté 1 à 289).
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A Fondation Martin Lyon : non coté
A Fondation Martin. Registre des délibérations. n°3. 1850- (1 registre relié, manuscrit, folioté 1 à 272).
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A Fondation Martin Lyon : non coté
A Fondation Martin. Registre des délibérations. n°6. 1878, 8 octobre - 1880, 22 décembre (N. B. : 1 registre relié, manuscrit, folioté 1 à 300 ; comprend un index).
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A Fondation Martin Lyon : non coté
A Fondation Martin. Registre des délibérations. n°7. 1881, 6 janvier - 1883, 25 avril ; (N. B. : 1 registre relié, manuscrit, folioté 1 à 300 ; comprend un index).
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A Fondation Martin Lyon : Non coté
A Fondation Martin, livre d’inventaire et feuilles volantes datées du 16 novembre 1927, Etat du matériel et du mobilier qui se trouvent dans les bâtiments à la date du 2 mai 1927.
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AD Rhône : 3 E 24772
AD Rhône, Minutes du notaire Tavernier, Novembre 1833.
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A Académie des sciences et belles-lettres de Lyon, ms 17. Débats sur la fondation de l'Ecole de la Martinière, 1820-1831
f.14-25 -
A MBA Lyon : Non coté
A MBA Lyon. Registre contenant l'inventaire exact de tous les objets existant dans le palais du commerce et des arts. Bâtiment de St. Pierre. Année 1822. Chimie (pp. 1-5) et physique (pp. 59-67)
pp. 1-5 et pp.59-67
Bibliographie
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BONNARD, Daisy, PEREZ, Liliane. Les Dépôts d’invention à Lyon au XIXe siècle in La Revue du musée des Arts et métiers, numéro 51/52, février 2010.
p. 20-31 -
Région Auvergne-Rhône-Alpes, SRI, site de Lyon : non coté
BONFANTI Maeva. Inventaire de la collection d’objets pédagogiques, scientifiques et techniques du lycée la Martinière de Lyon. Rapport de mission scientifique - Région Auvergne-Rhône-Alpes - Service Inventaire et patrimoine culturel, 18/08/2025 - 19/12/2025, tapuscrit. Institut national du Patrimoine (INP) : Paris, 2026
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LANG, Tibulle, Notice sur l’école La Martinière, sur son historique, son but, son organisation, son fonctionnement, ses ressources, son enseignement, etc, Lyon, Imprimerie Séazanne frères, 1910
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Ministère du Commerce, de l’industrie, des postes et des télégraphes, Direction de l’enseignement technique du personnel et de la comptabilité, Enseignement technique en France, Etude publiée à l’occasion de l’exposition de 1900, Tome II, Ecoles pratiques de commerce et d’industrie, (Législation), Paris, Imprimerie nationale, MDCCC, pp. 661-662.
Tome II, Ecoles pratiques de commerce et d’industrie, (Législation), pp. 661-662 -
Musée Crozatier, Catalogue des collections de mécanique, collection Alexandre Clair, 1995, le Puy-en-Velay
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POTTON, Ariste, Notice sur Ennemond Eynard in Revue du Lyonnais, t. V, 1837, p. 464-477
p. 464-477 -
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SAINT-PIERRE, Dominique, Eynard in Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, éditions de l’Académie, 2017, p. 495 et svtes.
Annexes
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Annexe 1 - Le musée Eynard
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Annexe 2 : liste supplémentaire
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Annexe 3 - Fichier excel (numéros correspondent aux étiquettes posées lors de campagne photo K. besson, Mirko...)
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Annexe 4 - donation Eynard
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Annexe 5 - Inventaire du Palais Saint-Pierre
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Annexe 6 - tableau des achats
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Annexe 7 - tableau des dons
Chercheuse indépendante depuis 2003 auprès des services régionaux de l'Inventaire et de collectivités. A réalisé ou participé en tant que prestataire aux opérations suivantes : " Patrimoine des lycées " (avec la collaboration de Frederike Mulot), 2010-2015, " 1% artistiques ", 2019-2020 (avec la collaboration de Valérie Pamart), " Inventaire topographique de deux communes de l'ancien canton de Trévoux " (Pays d'Art et d'Histoire Dombes Saône Vallée, pour la communauté de communes Dombes Saône Vallée), 2019.
Chercheuse au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Auvergne-Rhône-Alpes (2006-...)
Elève-conservatrice du patrimoine à l'INP, en stage de spécialité en 2025 au service de l'Inventaire d'Auvergne-Rhône-Alpes
Couvent des augustins, puis gendarmerie, puis école professionnelle La Martinière, actuellement lycée La Martinière-Diderot, site des Terreaux
Lieu-dit : Terreaux
Adresse : 18 place Gabriel-Rambaud
Chercheuse indépendante depuis 2003 auprès des services régionaux de l'Inventaire et de collectivités. A réalisé ou participé en tant que prestataire aux opérations suivantes : " Patrimoine des lycées " (avec la collaboration de Frederike Mulot), 2010-2015, " 1% artistiques ", 2019-2020 (avec la collaboration de Valérie Pamart), " Inventaire topographique de deux communes de l'ancien canton de Trévoux " (Pays d'Art et d'Histoire Dombes Saône Vallée, pour la communauté de communes Dombes Saône Vallée), 2019.