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Château de Goutelas

Dossier IA42000640 réalisé en 2000

Fiche

Œuvres contenues

Destinationschâteau, ferme, centre culturel
Parties constituantes non étudiéesenceinte, baile, cour, portail, chapelle, colombier
Dénominationschâteau
Aire d'étude et cantonBoën - Sail-sous-Couzan
AdresseCommune : Marcoux
Lieu-dit : Goutelas
Cadastre : 1827 A3 1338 à 1342 ; 1986 ZB 83a à 83c

Au 14e siècle, le fief de Goutelas appartient aux Ecotay à qui l'on doit peut-être la construction d'une maison forte sur le site, dont subsistent les tours. En 1558, Jean Papon (1507-1590), lieutenant général du bailliage de Forez, rachète Goutelas et y fait construire un château Renaissance dont le décor s'inspire de celui de la Bastie d'Urfé. Son fils Louis, chanoine à la collégiale de Montbrison et prieur de Marcilly, dut en achever les aménagements. En 1777-1779, Philippe du Cros Papon de Montmars commande des travaux d'embellissement à Michel Ange Dal Gabbio, architecte d'origine italienne, auquel succède son neveu Michel. Le château reçoit une toiture brisée, une nouvelle façade à fronton donnant sur le jardin, et un escalier monumental. En 1794, le château est mis sous séquestre et pillé, puis restitué aux quatre héritières du dernier Papon qui le transmettent au fils de l'une d'elles, le commandant Xavier de Campredon. Après sa mort, château est vendu en 1860 aux frères Lagnier, qui vendent les décors (cheminées, cloche) et lotissent le domaine. Laissé à l'abandon, il est racheté vers 1923, en même temps qu'un lot de terres, par un cultivateur, qui le transmet à son neveu. En 1961, celui-ci accepte de le céder au franc symbolique à l'association "les amis de Goutelas" qui se donne pour but la restauration du château, entamée dès 1962 et menée à bien grâce au bénévolat local. La grille en fer forgé du portail d'honneur a été réalisée par Raymond Subes en 1965. Aujourd'hui le centre culturel de Goutelas assure la vie du site en y organisant diverses manifestations ou séminaires.

Parties déplacées àCommune : 30,Rousson
Parties déplacées àCommune : 42,Chalain d'Uzore
Période(s)Principale : 14e siècle , (?)
Principale : 2e moitié 16e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Dates1777, daté par source ; porte la date
Auteur(s)Auteur : Dal Gabbio Michel architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Dal Gabbio Michel Ange architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Subes Raymond ferronnier attribution par travaux historiques
Personnalité : Cros de Montmars Philippe du commanditaire
Personnalité : Papon Jean commanditaire
Personnalité : Papon Melchior commanditaire

Le château présente un plan régulier en H à l'intérieur d'une enceinte cantonnée de six tours et fermée d'un portail. Les murs sont en moellons de grès enduit, avec des restes de faux appareil incisé (en particulier sur la façade de la chapelle). Certaines parties de l'enceinte et des communs étaient en pisé. Les encadrements de baies et les décors sont en granite ou en grès. Les toits sont brisés, en tuiles creuses sur le terrasson et tuiles en écailles vernissées sur le brisis. L'escalier tournant à retour avec jour, en pierre, est situé dans le corps central.

Murspisé
grès
granite
enduit
enduit d'imitation
moellon
Toittuile plate, tuile en écaille, tuile creuse
Plansplan régulier en H
Étagessous-sol, 1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturestoit à longs pans brisés
toit conique
croupe brisée
noue
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
États conservationsremanié
Techniquessculpture
peinture
sculpture
peinture
Précision représentations

Le décor d'architecture est constitué d'un portail avec porte piétonne (pilastres cannelés à chapiteaux composites, frise d'oves et dards, fronton triangulaire, armoiries), d'un fronton cintré sur la porte d'entrée (tête de lion), de la porte de la chapelle (étudiée). A l'intérieur subsistent une cheminée en pierre à consoles feuillagées (cuisine) et des plafonds peints (rinceaux feuillagés, fleurs de lys, sirènes), ainsi que des vestiges de peintures murales (scènes mythologiques, scènes de l'Astrée ?).

Exemple du rayonnement de la Bastie d'Urfé au 16e siècle, et de l'activité des architectes italiens Dal Gabbio, émigrés en Forez, au 18e siècle.

Statut de la propriétépropriété d'une association
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsinscrit MH partiellement, 1984/11/10
Précisions sur la protection

Inscription des façades, toiture, grande salle et chapelle.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Bardisa Marie - Guibaud Caroline