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Demeure, dite château de Vaugirard

Dossier IA42003048 réalisé en 2004
Appellationschâteau
Parties constituantes non étudiéescour, pigeonnier, logement
Dénominationsdemeure
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Champdieu
Lieu-dit : Vaugirard
Cadastre : 1809 B 923 ; 1999 ZH 4

Le château de Vaugirard est édifié dans le 2e quart du 17e siècle, peut-être dans les années 1630 (il est mentionné dans un acte de 1657) pour Jacques Girard (par convention pour distinguer les homonymes de la lignée : Jacques III), écuyer, sieur de Trécisses, Villette, Grandris, Châtelneuf et Vaugirard, conseiller et procureur du roi au bailliage de Forez, puis président du présidial de Montbrison en 1640 (il meurt en 1644). Il avait hérité de son père (Jacques II), marchand montbrisonnais anobli en 1609 (Salomon ; voir aussi IA42001623, Hôtel Girard puis Girard de Vaugirard, 7 rue Saint-Pierre à Montbrison, restructuré à la fin du 16e siècle), le "domaine des Évêques", acheté par son grand-père (Jacques I, ou le vieux) dans la paroisse de Champdieu (A. Privées Vaugirard ; voir aussi Sonyer du Lac), et sans doute rebaptisé Vaugirard à l´occasion de la construction. Les armoiries et initiales de Jacques III Girard, de ses épouses Antoinette Fortuné (morte en 1631) et Catherine Navergnon, de son fils Jacques IV et de son épouse Elizabeth ou Ysabeau Coquel (fille du premier lit de Catherine Navergnon) figurent à plusieurs endroits dans le décor du château, mais sont pour certaines des réfections ou créations du 19e siècle. Le château avait peut-être deux tours symétriques du côté nord, dont ne subsiste que la tour orientale : Salomon reproduit un dessin "dû au marquis de Lescure et exécuté en 1861, alors que Vaugirard existait en entier" où la tour est représentée, et le pan coupé dans l'angle nord-ouest de la chambre d'apparat, au 1er étage, peut être un vestige de son existence. Les dépendances agricoles (IA42003049) qui forment la basse-cour, à l´ouest du château, comportent peut-être des bâtiments d´une implantation préexistante. Le château reste dans la famille Girard jusqu´à la Révolution, puis passe à la famille de Lescure par mariage (en secondes noces) de Gabrielle Catherine de Vaugirard avec Jean-Charles-François, marquis de Lescure, en 1806 (Salomon). Gabrielle Catherine de Vaugirard vend la propriété de Vaugirard, constituée du château et de trois domaines attenants, en 1826, avant de racheter le château, avec sa grande allée, un des domaines et quelques terres (en tout, une soixantaine d'hectares) deux ans plus tard (Gerest). Après ce rachat, elle fait refaire l´ensemble des toitures et installer des appartements dans l´angle nord-est du château, à la place de "dépôts ou bûcher" (AD Loire, CHMS 94/5, "Etat sommaire des objets mobiliers...", pour la nouvelle distribution ; voir aussi mentions de travaux pour l'année 1837, CHMS 94/2 et 3, avec quittance du maître maçon montbrisonnais Pierre Pardonneau) : un grand salon octogonal et un cabinet, desservis par un vestibule, sont aménagés dans le pavillon d´angle, la pièce située dans la tour est dotée d´un papier peint à paysage (disparu ; actuellement : bibliothèque) et une chambre occupe la dernière travée du corps de logis ; l´étage au-dessus de ces pièces est divisé en trois chambres, avec une bibliothèque dans la tour (disparue ; actuellement : salle de bains). Des pièces d´habitation sont aménagées à l´étage de l´aile est, nécessitant le percement de fenêtres. La grande salle qui occupe la moitié ouest du 1er étage du corps de logis ans est alors en cours de travaux, sous la direction de Jean-Baptiste de Lescure, dit Valdec, fils aîné de la marquise de Lescure, qui fait refaire les fenêtres et le plancher, restaurer les peintures du plafond et peindre un décor mural (étudié, IM42002194). Le décor des encadrements de fenêtres, à bossage en pointe de diamant, le couronnement des portes d'entrée du corps de logis (avec l´oculus et sa fermeture de ferronnerie) ainsi que les bandeaux sur sa façade sud datent probablement de cette époque. L´inventaire de 1837 signale également des travaux menés dans la cour de la ferme, et la construction de contreforts pour épauler le château à l´ouest. Selon la matrice cadastrale, un bâtiment secondaire subit un incendie en 1871 : cet incident est peut-être à l´origine de la réfection en tuile du toit de l´aile ouest, entre les deux pavillons (Jeanson), et de la destruction de la tour occidentale (?). Après le décès de Jean-Baptiste de Lescure, le château est vendu par adjudication en 1878 : il comprend une "cave voûtée, au rez-de-chaussée, cuisine, lingerie, salle à manger, vestibule, escalier en pierre, grand salon, petit salon ; dans la tour, autre petit salon, deux chambres ; au 1er étage, salle de billard, grande salle d'honneur, corridor, escalier en pierres, sept chambres et une bibliothèque dans la tour ; au 2e, vaste greniers ; dans le pavillon d'est, au rez-de-chaussée remise, dépôts ; au 1er, magnanerie ; au 2e, greniers ; dans le pavillon au soir, écurie à chevaux, chambre de domestique ; au 1er, fenière" (21 décembre 1878. Vente par adjudication du Château de Vaugirard ; transcription par D. Jeanson). Le château est acheté en 1879 par Benoît Charvet, négociant en charbon et coques métallurgiques, et ancien maire de Saint-Étienne. Il met immédiatement la demeure en chantier : réfection du toit (la charpente garde la trace de l´existence d´un clocheton central sur le toit du corps central, doté par Charvet d´une crête ajourée), enduit, travaux de décor et modernisation, adjonction de l´escalier en vis dans l´aile ouest, terrasses bordées de balustres, par un "architecte lyonnais" (Révérend Du Mesnil). Son fils Henri Charvet, qui devient maire de Champdieu, fait bâtir la chapelle en 1897 (étudiée, IA42003049). Le château est actuellement le siège d´une exploitation agricole et d´un élevage de chevaux. Les toitures ont été restaurées en 1992 (A. CRMH).

Période(s)Principale : 2e quart 17e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Auteur(s)Auteur : Pardonneau Pierre maître maçon attribution par source
Personnalité : Girard de Vaugirard Jacques commanditaire
Personnalité : Girard de Vaugirard Catherine Gabrielle, marquise de Lescure
Girard de Vaugirard Catherine Gabrielle, marquise de Lescure
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Personnalité : Lescure Jean-Baptiste de, dit: Valdec
Lescure Jean-Baptiste de, dit: Valdec
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Le château présente une plan régulier en U, avec un corps de logis entre cour et jardin (étudié, IA42003050), encadré de pavillons rectangulaires contre lesquels sont adossés les ailes latérales plus basses, terminées par des pavillons. Une tour de plan circulaire est greffée sur l´angle nord-est du pavillon nord-est. La cour est fermée au sud par un muret supportant une grille avec dans l´axe un portail monumental en bossage (porte en arc en plein-cintre, surmontée d´un fronton triangulaire supporté par des pilastres et interrompu par un piédestal armorié) avec une grille en fer forgé. Une terrasse bordée d´une balustrade précède le logis côté cour et côté jardin. Les bâtiments ont un étage carré (corps central : cave en sous-sol, à deux nefs voûtées en berceau segmentaire en brique, séparées par l´escalier d´accès, reliées par un couloir voûté d´arêtes ; étage de comble aménagé sous la charpente ; pavillons nord : étage de comble). Les élévations présentent des travées régulières (sauf l´élévation nord du pavillon est). Le corps central est traversé au rez-de-chaussée par un vestibule axial (portes et vantaux : étudiés, IM42002191), avec à l´ouest la salle, à l´est un escalier rampe sur rampe (colonne engagée à l´extrémité du mur d´échiffre) puis une chambre. Le pavillon oriental est occupé par un salon octogonal et un cabinet, desservis par un vestibule ; la tour, par une bibliothèque. L´aile orientale est divisée en trois pièces en enfilade (fonction en 1837, du nord au sud : bûcher, sellerie, cuvage) : la pièce centrale a une porte cochère vers la cour, couronnée des armoiries des Girard. La cuisine (grande cheminée à linteau bois sur colonnette doriques en granite, four à pain déplacé) se trouve dans le pavillon occidental, avec un vestibule d´accès à l´aile ouest, divisée en trois pièces, avec au milieu un passage couvert vers la cour de la ferme (fonction en 1837 : écurie au nord, nouvelle sellerie au sud). Les pavillons aux extrémités des ailes latérales ouvrent sur la cour par des portes cochères ; ils sont aménagés en écuries à chevaux (fonction en 1837 : remise à voiture à l´est, écurie et chambre de domestique à l´ouest). A l´étage, la moitié ouest du corps central est occupée par une grande salle, dite salle des Chevaliers (décor et cheminée étudiés, voir IM42002192 et IM42002193). Elle communique avec une chambre d´apparat, dans le pavillon ouest. Des chambres sont aménagées à l´est de l´escalier, dans le pavillon et l´aile orientaux (avec corridor de desserte), ainsi que dans l´aile ouest, avec un escalier en vis et un couloir dans la partie médiane. L´étage du pavillon ouest est un fenil. Un pigeonnier occupe le dernier niveau de la tour (trous creusés dans le pisé). Dans le grand comble au-dessus du corps central sont aménagées des chambres de domestiques. Les murs sont en pisé enduit (avec des chaînages en bossage en tables aux angles des pavillons ; trace de décor de briques rouges peintes visible au-dessous), avec des encadrements en granite (bossage en pointe de diamants, rustiqué aux angles) et en partie en briques. Les portes latérales sur la terrasse ont des encadrement en pierre Les toits sont à longs pans, avec des croupes sur le corps central (crête de toit visible sur les cartes postales du début du 20e siècle, disparue) et les pavillons jouxtant le corps de logis, des toits en pavillon avec clocheton sommital sur les pavillons à l´extrémité des ailes, un toit conique sur la tour. Les toitures sont couvertes en ardoise mécanique (partie refaite en tuile sur l´aile ouest). Le toit du corps central est percé d´une lucarne à fronton triangulaire, encadrée de deux oeils de boeuf, surmontés d´un second niveau d´ouverture (oeils de boeuf) sur chaque versant, reposant sur une corniche moulurée. Un logement de domestique (dit actuellement logement du jardinier) est adossé à l'ouest du pavillon sud-ouest, avec des accès côté jardin et côté basse-cour.

Murspisé
enduit
Toittuile creuse, ardoise
Plansplan régulier en U
Étagessous-sol, 1 étage carré, comble à surcroît
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
toit conique
toit en pavillon
croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
Techniquesferronnerie
menuiserie
peinture
sculpture
Précision représentations

Décor sculpté : - Portail de la cour : bossage en tables continues, pilastres, fronton triangulaires, motifs d´amortissement à volutes, écusson sculpté d´armoiries au centre du fronton (répétées des deux côtés du portail) : d´azur, à trois épis de blé d´or, au chef de gueules à trois roses d´argent (de Girard), surmonté d´un cimier entouré de plumes ; devise gravée côté extérieur : SPES ALTERAE VITAE. - Armoiries des Girard au-dessus de la porte médiane de l´aile est, côté cour. - Ensemble de six bas-reliefs (façade sud) : étudié, IM42002190. Décor en ferronnerie : - Grille du portail d'entrée, en fer forgé, estampé et découpé. Grille à deux vantaux, à barreaux droits accostés de volutes, frise de croisillons en bas, de cercles au milieu ; cartouches avec les initiales R et P (pour Robert Plantier, industriel à Annonay, propriétaire entre 1939 et 1949 ; Jeanson) dans la moitié supérieure. Inscription ajourée VAUGIRARD sur le linteau. Couronnement formé de volutes, feuilles et rosettes. - Grille des oculi au-dessus des portes du corps central : volutes, losanges, initiales CGI, pour Catherine et Jacques Girard. Décor intérieur : Au rez-de-chaussée : - Salle : cheminée à panneaux de bois sculptés, étudiée, IM42002196. - Chambre est : cheminée en marbre, décor en bas-relief sur la hotte : corbeille de fleurs attachées par un ruban dans un cadre ovale, carquois, torche et arc entrecroisés, chutes de fleurs, guirlandes, volutes. Dessus-de-porte peints en grisaille au-dessus de la porte d´entrée et de la porte du réduit sous l´escalier : l´Eté (une jeune femme couronnée de blé, tenant une serpe et une gerbe, accompagné de putti) et l´Automne (une jeune femme présentant une coupe, accompagné de putti tenant du raisin). - Salon octogonal : lambris de hauteur à pilastres cannelés supportant une corniche à denticules. Cheminée à manteau droit en marbre (gris et rose), décor en bas-relief sur le linteau (vases couverts, rameaux de laurier) sur la hotte : une glace surmontée d´une toile peinte (dans un jardin, une vieille femme munie d´une béquille, avec un putto tenant un masque de théâtre dissimulé dans sa jupe, s´adresse à une jeune femme assise, tenant un petit poignard recourbé). Parquet à panneaux de type Versailles. À l´étage : - Armoiries sculptées et peintes sur le pallier, au-dessus de la porte d´accès à la grande salle dite des Chevaliers : armoiries des Girard, surmontées d´un cimier et posées sur deux palmes entrecroisées, devise SPES ALTERAE VITAE (sans doutes mises en place vers 1837). - Grande salle dite des Chevaliers : sol en parquet à chevrons ; cheminée étudiée, IM42002193 ; peintures murales étudiées, IM42002192 ; plafond peint : voir annexe. - Chambre d'apparat : plancher à lames droites (en résineux) ; cheminée étudiée, IM42002194 ; plafond peint : voir annexe. - Chambre orientale du corps central (chambre d) : cheminée à manteau droit en marbre gris (rosaces), surmontée d´une glace et d´une toile peinte (concert dans un jardin, avec deux dames assises, une guitare, une partition, un jeune homme tenant un violon) - Chambre dans l´angle sud-est du pavillon oriental (chambre e) : cheminée à manteau droit, surmontée d´un trophée musical (en bas-relief, doré)

Hôtel Girard puis Girard de Vaugirard, 7 rue Saint-Pierre à Montbrison (IA42001623) PART : chapelle ; jardin ; ferme

Statut de la propriétépropriété privée
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 1970/05/21

Annexes

  • Etat sommaire des objets mobiliers existants actuellement dans le château de Vaugirard situé en la commune de Champdieu appartenant à madame de Lescure née Vaugirard, [1837] (AD Loire. Fonds Chaleyer, manuscrits : CHMS 94/5).

    Extraits, d'après la transcription de Denis Jeanson, accès Internet :

    Les époux Lescure (Gabrielle Claudine Girard de Vaugirard et Jean Charles François de Lescure, mariés en 1806) et ont été séparés de biens en 1819.

    Cuisine

    - salle à manger à côté de la cuisine

    - petit sallon à manger : une cheminée à la prussienne, une glace de lad. Cheminée... Une autre glace en 2 pièces, la première de 30 pouces de large sur autant d'hauteur et l'autre de la même largeur sur 18 pouces d'hauteur, avec un cadre doré de 3 pouces de largeur, estimées...

    - cabinet à gauche dud. sallon.

    Plusieurs rayons en compartiments, 20 bouteilles en partie pleine de vin et de liqueur, estimés...

    2 douzaine de biches grosse, mauvaise bêne à lessive

    Ces différents appartements ci dessus sont aujourd'hui :

    - 1, corridor.

    - 2, grand sallon : une glace en 2 pièces, la première de 33 pouces de largeur sur 38 pouces d'hauteur, la 2e de même largeur sur 20 pouces d'hauteur avec son cadre doré de 3 pouces de largeur, estimée... Une autre glace en 2 pièces, la 1re de 21 pouces d'hauteur sur 33 pouces de largeur, et la 2de de la même largeur sur 36 pouces d'hauteur, à cadre doré de 3 pouces de largeur, estimée...

    - 4, chambre à la droite du sallon

    - 5, bûcher

    - 6, cellerye

    - 7, appartement à la suite du bûcher : quatre grand tonneaux...

    -8, appartement à la suite qui est la remise : voitures

    Les appartements appelés le sallon, la tour et la chambre ci devant dénommés étaient d'après l'inventaire des 21, 22, 23, 28 et 29 messidor an XII [10 au 14 juillet 1804] reçu de Me Bourboulon, notaire [à Montbrison], une partie des dépôts ou bûcher désignés dans l'aile droite du château de Vaugirard ; ils ont été mis en appartements par Madame de Lescure de la manière suivante :

    - 1, le sallon de forme octogone est boisée parquetée non à fougères mais à feuilles, il est plaffonnés ; on y a monté un tuyau de cheminée qui n'existait pas, la cheminée est en marbre bleu turquin et vert d'Espagne, de la dimension de 5 pieds et ½ de largeur ; on y a percé et fait 2 croisées avec abbajours et volets en dedans de même qu'une porte vitrée avec ses volets descendant dans le jardin, avec un perron en pierres.

    - 2, la tour est plaffonnée, parquettée avec un parquet à feuilles, on y a percé et fait une croisée avec ses abbajours, elle est tapissée avec un papier riche à paysages.

    - 3, dans la chambre, on a percé et fait une croisée avec ses abbajours et un volet en dedans ; plus un placcard à 2 portes fermant à clef avec ses rayons, une porte à 2 battants communiquant dans le sallon, une autre porte ayant sa sortie sur le corridor, plaffonnée, carrellée et tapissée.

    - Dans la cour et dans l'écurie des chevaux

    - Dans l'écurie des chevaux

    - Dans la nouvelle cellerye : harnais... lit de domestique, table. Cette pièce a été refaite à neuf par Madame de Lescure, on y a fait une porte vitrée avec son volet en dehors, carrelée.

    - Dans la cave voûtée dudit château... Dans l´escalier, garde manger [la cave de droite est celle des maîtres, celle de gauche, des domestiques].

    - Dans la première chambre au 1er étage, à gauche du corridor. Cette chambre désignée dans le premier inventaire n'était qu'un galtat, a été faitte à neuf par Madame de Lescure ; on y a fait une croisée avec ses volets en dedans, plaffonnée, tappissée et mis une cheminée en marbre blanc ; elle contient, savoir... une autre glace sur la cheminée...

    - Dans le cabinet à côté de lad. chambre. Il a été fait un plaffont, un carrellage et une croisée avec ses abbajours et volet en dedans.

    - Dans la petite chambre au dessus du bûcher.

    - Dans un cabinet à côté.

    - Une bibliothèque autres fois fruictiers. Cette bibliothèque a été plafonnée parquettée, vitrée, boisée avec ces rayons, le tout en bon état, avec un fenêtre avec ses abbajours ; le tout a été fait à neuf par madame de Lescure .La description des livres est renvoyée à la fin du présent inventaire.

    - Dans le corridor en sortant de lad. chambre.

    Art. 185. Cinq armoires tous bois de noyers...

    - Dans une chambre et un cabinet encore au dessus de l'ancien bûcher, aujourd'hui le grand sallon.

    - Dans le cabinet de lad. chambre.

    - Dans une autre chambre au dessus du petit bûcher. Laquelle chambre a été faitte à neuf, plaffonnée, carrelée et tapissée ; on y a fait une porte, une croisée vec ses abbajours et volets en dedans ; ces 2 dernières chambres, madame de Lescure se les réserve, sauf meilleur avis.

    - Suivent dans l'ancien inventaire deux greniers à bled dans l'un desquels madame de Lescure a fait construire deux appartements et un corridor. Il a été fait 3 gallandages carrelées, plaffonnés, tapissés, 2 croisées avec leurs abbajours et volets en dedans, le tout en bois dur.

    - La grande vaste chambre désignée dans l'inventaire ancien, au-dessus de la salle à manger a été faitte à neuf par madame de Lescure, dirigé par Mr [Jean Baptiste Waldeck] de Lescure aîné d'après ses goûts et volonté sans participation de madame de Lescure, on y a fait 6 croisées avec leur volet et abbajour, le tout en bois dur, un parquet tout boisé, le planché [plafond] restauré et rafraîchis en peinture à l'huile, ce qui est resté en mur peint en personnage à peinture à l'huile, le tout avec beaucoup de dorures, un grand tableau sur toille peint à l'huile, encadré de grande dimention pour faire face à la cheminée, toutes les boiseries vernies et peint à l'huile.

    Il s'est trouvé dans cet appartement, qui n'est pas fini, les objets suivants...

    - Dans une autre grande chambre au dessus de la cuisine.

    - A la suite de lad. chambre, du côté de midi... se trouve une chambre de domestique

    - Dans les cinq greniers et les deux jacobines au dessous de la toiture, s'est trouvé un grand coffre à deux cases pouvant contenir 80 doubles décalitres d'avoine... 3 autres coffres ou arches pouvant contenir de 30 à 40 doubles décalitres d'avoine...

    Un grand tas de tuiles à crochet... Un grand tas de colombine, une commode en bois blanc dans le charnier pour mettre le lard, un salloir, un grand coffre à l'antique pour mettre le lard...

    - Dans la cour de la ménagerie. On a fait une construction nouvelle, savoir une souillarde et une serre ; on y a fait des escaillers et des planchers, &, fait des éperons pour soutenir les murs jusqu'au 1er étage du château.

    - Dans la laitterye avec ses rayons... s'est trouvé : Art. 226. Un grand baschat en pierre, un boeurrier en terre et différents autres ustensils pour le lait, estimés.

    - Dans la ménagerie... Dans les appartements au dessus de la ménagerie...

    - Dans la forge. Il a été construit un fourneau à forge avec son soufflet, se trouve les objets suivant :

    - Une écurie garnie de ses crèches et rattelliers pour les vaches avec un jellinier, 2 bois de lit en bois blanc avec leurs garde-paille, estimés avec environ 50 poules et un coq, et 3 canards de barbarie.

    - Dans l'autre écurie, une ancienne calèche sur 4 roues avec son train tout en fer, un massot démonté, un tombereau, environ 6 ou 8 moules de gros bois, une dombale charrue avec ses fers, le tout estimés...

    - Dans la remise au dessous du grenier...

    - Dans la cour...

    Il est à remarquer que tous les bâtiments qui sont dans la cour ont été restaurés par madame de Lescure ; on a mis 6 pièces neuves dans l'écurie, refaits tous les toits à neuf avec les bois ainsi que la grange et tous les autres toits ont été recouverts à taille ouverte, le chapit a été renouvellé en entier tant pour les bois que pour les tuiles et toutes les toitures du château ont été réparéez par de très grands travaux tant pour les charpentes et maçonnerie que pour les bois et tuiles.

    Art. 244. Dans une des granges de Barges se trouve une cuve en chêne cerclé en fer pouvant contenir 25 anées de vin, estimée...

    Art. 245. Quelques cents de fagot, plusieurs rouleaux de bois chêne et hormeaux non écarris au nombre de [blanc], estimés...

    Toutes les toitures des bâtiments de Barges ont été remises à neuf par madame de Lescure.

  • 21 décembre 1878. Vente par adjudication du Château de Vaugirard (extraits). (AD Loire. Série U : Tribunal civil de Montbrison ; d'après les dépouillements de Denis Jeanson, accès Internet :

    Notice historique :

    Le château de Vaugirard, ancienne maison de plaisance des barons de Vaugirard, est situé sur la commune de Champdieu, au lieu appelé jadis : village des Évêques, à 4 km de Montbrison.

    Les Annales Foréziennes font remonter sa construction en l'an 1609, et désigne pour son premier fondateur le marquis Jean Baptiste Girard de Vaugirard, lieutenant colonel au régiment de Royal Roussillon, brigadier des armées du roi. Son architecture d'un goût sévère se ressent de la loi du style de la Renaissance et de celui de Louis XV. Cependant, malgré ces deux ordres d'architecture il constitue une habitation agréable à tous égards. Sa situation au milieu des vignes et des prairies ajoute aussi à son agrément et lui donne un relief éminemment poétique. Un massif d'arbres d'essences diverses le dérobe aux regards des curieux et lui donne de loin la ressemblance d'un nid caché dans les bosquets et la verdure. Il semble même que c'est en raison de cette situation charmante et après avoir fouillé tous coins et recoins de l'immense plaine du Forez que le 1er propriétaire du château de Vaugirard ait choisi ce lieu de prédilection et a gravé sur ses armoiries cette devise significative : On n'a rien sans peine.

    Quoiqu'il en soit, ce château et ses dépendances ont toujours été le fief des barons de Vaugirard, et ce ne fut que par suite d'alliance nobiliaire avec la famille Lescure, d'origine languedocienne [Béziers], qu'il doit d'appartenir aujourd'hui à cette dernière maison. Il est bon d'ajouter toutefois, qu'en changeant de maître, le château de Vaugirard n'a rien perdu de son importance : on peut même dire qu'il y a gagné au moins sous le rapport artistique : les visiteurs remarquent en effet à l'intérieur une foule de peintures à fresque, d'un mérite réel, bien que de date récente.

    Tel est l'historique du château de Vaugirard, d'après les données fournies par l'Armorial du Forez et autres ouvrages relatifs à la noblesse forézienne.

    Le lot du château de Vaugirard (contenance totale de : 39 ha 10 a 45 ca) comprend :

    1° Le château de Vaugirard, ayant son entrée principale du côté du midi, avec façade au nord du côté du jardin ; ce château, construit en pierres et briques, style Louis XV, est précédé d'une cour d'honneur fermée au matin et au soir par deux pavillons formant avant-corps, et au midi par un mur auquel sont adossées 2 serres vitrées, séparées l'une de l'autre par une arcade en plein cintre, bâtie en pierres de taille dans l'axe de l'avenue du château, à l'entrée de la cour d'honneur.

    Ce château ayant cave voûtée, au rez-de-chaussée cuisine, lingerie, salle à manger, vestibule, escalier en pierres, grand salon, petit salon ; dans la tour autre petit salon, deux chambres ; au 1er étage, salle de billard, grande salle d'honneur, corridor, escalier en pierres, sept chambres et une bibliothèque dans la tour ; au 2e, vaste greniers ; dans le pavillon d'est, au rez-de-chaussée remise, dépôts ; au 1er magnanerie ; au 2e greniers ; dans le pavillon au soir, écurie à chevaux, chambre de domestique ; au 1er fenière.

    Il existe au dedans de la cour du château une fontaine d'eau vive, amenée par des conduits ayant leur origine dans la terre formant d'article 14 ci-après, où se trouve une chambre de captation ou bassin couvert en dalles et cimenté.

    Cet article est confiné au Nord et au matin par le jardin potager article 5, au soir par bâtiments, cour et dépendances article 2, au midi par jardin article 4, d'une superficie de 37 a 80 ca.

    2° Un corps de bâtiments d'exploitation composé d'habitation pour cultivateur, écurie, poulailler, fenil et dépendances, avec basse-cour sur le devant, grange et hangar au midi, lad. basse-cour mise en communication avec la cour d'honneur du château par une ouverture ménagée dans l'avant-corps du bâtiment se trouvant au soir (...).

    La superficie de cet article est de 15 ares 80 ca.

    3° Un jardin clos de murs, servant aux bâtiments d'exploitation ; led. jardin confiné au nord et au matin par cour et grange de l'article précédent, au midi par l'article ci-après et au soir par l'article 12, et longeant le chemin qui dessert l'article ci-devant.

    4° Un jardin planté d'arbres à fruits et d'agrément, précédant la cour d'honneur du château également entouré de murs ; ce jardin, au lieu dit Place de Vaugirard, est confiné au Nord par les articles 1, 2 et 5, au matin par un chemin de service, au midi par le chemin de Champdieu à Vaugirard et allée, au soir par l'article 12 (...) ; l'accès de ce jardin a lieu par un portail en fer placé dans l'axe de la grande allée du château, en droite ligne de l'entrée de la cour d'honneur et de la porte du château.

    La superficie de cet article est de 50 a 30 ca.

    5° Le grand jardin potager de Vaugirard, s'étendant au midi et au matin des bâtiments du château ; confiné au soir par un mur de clôture qui le sépare de l'article 10, au matin par un autre mur qui le sépare du chemin, au nord par une prise d'eau formant l'article ci-après, et encore par l'article 9, fossé de prise d'eau entre deux, dont il sera parlé plus loin, et encore par l'article 7, au midi par les bâtiments de la ferme et du château, article 1 et 2.

    La superficie de cet article est de 99 a 80 ca.

    6° Une pièce d'eau appelé le Canal, servant à l'arrosage du jardin ci-dessus ; confinée au nord par les articles 8 et 9 ci-après, au midi, au matin et au soir par l'article 5 ci-dessus. Cette pièce d'eau continuera à être alimentée par le fossé de prise d'eau dont il sera ultérieurement parlé, et son trop plein devra toujours retomber dans la pièce d'eau sur l'article 7.

    La superficie de cet article est de 11 a 30 ca.

    7° Un tènement planté d'arbres, appelé l'Allée, aboutissant à l'angle nord-est du jardin potager article 5 ; confiné au matin par un chemin de service commun à divers propriétaires, encore au matin tendant au Nord par un embranchement du même chemin de service franchissant un pont établi sur la rivière de Champdieu, au midi par jardin potager ; le fossé de prise d'eau passant dans cette partie du midi continuera à subsister ; au soir par l'article 7, fossé entre deux. Dans cet article sont compris 95 arbres environ, d'essences diverses.

    Ce tènement est d'une superficie de 34 a 80 ca.

    (...)

    11° Un tènement appelé les Péchoires, en nature d'étang, avec les balmes qui l'entourent ; confiné au nord, au matin et au soir par l'article 10, au midi par l'article 12.

    Étant expliqué que ces péchoires sont alimentées au moyen du fossé ouvert dans le tènement formant l'article 10 et dérivant une partie des eaux de la prise d'eau établie sur le ruisseau de Champdieu. Ces péchoires sont d'une superficie de 59 a 50 ca.

    12° Un tènement en nature de terre et vigne, ayant en terre 2 ha 79 a et en vigne 74 a, placé à Vaugirard, au lieu dit les Étables ; confiné au Nord par les articles 10 et 11, fossé entre deux, au midi par mur de clôture longeant le chemin de Vaugirard à Champdieu, au matin par les articles 2, 3 et 4, mur séparatif entre deux et encore au matin sur le nord par l'article 10.

    Étant expliqué :

    - Que ce fonds doit supporter du côté du matin la desserte de 4 m de large établie pour les bâtiments d'exploitation ;

    - Que c'est dans ce fonds qu'ont été placés les cornes de la conduite d'eau venant de l'article 14 ci-après et alimentant la fontaine se trouvant dans la cour du château.

    Ces 2 servitudes continueront à subsister sans qu'il puisse rien être fait pour en diminuer l'usage ni changer l'état des lieux ; le puisard qui se trouve dans ce fonds et qui est alimenté par lad. conduite, restera ouvert tel qu'il est actuellement avec le droit de puisage pour le fonds dans lequel il se trouve.

    Dans cet article sont compris 68 arbres environ, noyers et mûriers. Il est d'une étendue de 3 ha 54 a.

    13° Un petit bâtiment construit en pierres, briques et pisé, se trouvant dans l'article 12 ci-dessus, près le chemin de Montbrison à Nervieux. Ce bâtiment occupe une superficie d'environ 1 a.

    14° Une allée de terre de la longueur de 998 m, d'une largeur de 11 à 12 m, formant une allée plantée d'arbres le long de la rivière de Champdieu. La surface de ce terrain est de 1 ha 15 a.

    15° Portion de la grande allée de Vaugirard s'étendant depuis la grille du château jusqu'à l'endroit où cette allée est traversée par le chemin de Barge à Champdieu, mesurant ainsi 270 m de longueur. Cette portion est d'une surface de 63 a 25 ca.

    16° Un fonds en nature de terre appelé le Grand Parc de Vaugirard, traversé par la pièce d'eau dérivée du ruisseau de Champdieu (...).

    22° Un vaste tènement en nature d'étang appelé le Grand Étang de Barge, avec les balmes lui appartenant au matin et au midi ; confiné au Nord par terre à madame Chaize, au midi par pâture à Ollivier et l'article ci-dessus, au matin par étang de Marcilly et au soir par les articles 63 et 64 du dénombrement de rapport d'expert, dit Petit Étang de Barge, chemins, pâtures, péchoires et étang à Mallet.

    Étant expliqué que l'alimentation de cet étang se fait au moyen de la prise d'eau dérivée de la rivière de Champdieu ; il a également droit aux eaux venant du ruisseau de Maubost.

    La superficie de ce tènement est de 7 ha 35 a.

    Le lot du domaine de Villeroy (18 ha 89 a 10 ca) (...).

    Total : 57 ha 59 a 55 ca.

  • Plafonds peints de la salle dite des Chevaliers et de la chambre d'apparat :

    Ces décors ont été restaurés, voire repeints lors des travaux d'aménagement intérieur menés pour Gabrielle Catherine Girard de Vaugirard, marquise de Lescure, et son fils Jean-Baptiste de Lescure.

    Salle des Chevaliers : plafond à la française ; décor de cartouches rouge, gris ou ocre jaune, à motifs peints en grisaille, sur fond bleu et jaune alterné.

    Décor des solives : cartouches en rectangles lobés à fond rouge, présentant des objets entrecroisés (torche et carquois entourés d´une couronne ; deux flèches nouées par un ruban ; un arc et une flèche noués par un ruban ; un casque et une bouche à feu ; un glaive et une pique derrière un bouclier ; un glaive et une flèche derrière un bouclier échancré ; deux flûtes dans une couronne de laurier ; une hache et une massue nouées par un ruban. Les motifs se répètent), alternant avec des cartouches à fond jaune, à décor de cuirs découpés (motif central rouge ovale ou octogonal). Entrevous : cartouches gris et bleus.

    Décor des poutres : décor sur les trois faces :

    - faces latérales, cartouche central oblong à fond rouge et cadre en tore de laurier (motifs figurés), soutenu par deux victoires ailées, soufflant dans une trompe et dont le corps se termine en feuilles découpées et pampre de vigne ; de part et d´autre, deux cartouches rectangulaires à extrémités lobées contenant un trophée d´armes (avec plusieurs des objets suivants : casque, cuirasse, glaive, bouclier : rond avec une tête de Méduse, ou un personnage, ou Pégase, bouclier échancré, ovale..., carquois, trompe, étendard, étendard avec l´inscription SPQR)

    - face inférieure, cartouches en rectangles lobés à fond jaune ou gris-rouge, avec des objets entrecroisés (torche et hallebarde dans entourées d´une couronne ; deux trompes dans une couronne de laurier), alternant avec des cartouches à fond rouge, à encadrement de cuirs découpés.

    -- Poutre n°1 : face ouest, dans le cartouche central : un soldat romain (Mars ?) appuyé à son bouclier.

    -- Poutre n°2 : face ouest, dans le cartouche central : personnage masculin (?) assis, bras tendu ; face est, un soldat romain appuyé à son bouclier.

    -- Poutre n°3 : face ouest, dans le cartouche central : personnage féminin (?) assis, tenant un bouclier ; face est, une femme allongée, se regardant dans un bouclier (?).

    -- Poutre n°4 : face ouest, dans le cartouche central : une femme ailée assise, écrivant avec une plume sur un bouclier (?) ; face est, une femme casquée, assise par terre et appuyée sur un arc, devant un autel enflammé.

    -- Poutre n°5 : face ouest, dans le cartouche central : femme assise par terre, tenant un bouclier, devant un trophée d´armes ; face est, femme assise par terre, tenant un bouclier, devant un autel.

    Poutres de rive, décor entre les poutres transversales : trophées d'armes en grisaille ; au centre, un cartouche avec un soldat romain.

    Chambre d'apparat : plafond à la française ; sur les poutres et les solives, décor de losanges fleurdelysés (ou ornés d'un motif à volutes) encadrés de cartouches rectangulaires à extrémités à pointe rentrée, ou de médaillon à décor de rosace encadrés de cartouches rectangulaires à extrémités lobées ; peinture bleue, rouge, grise, rose ou jaune,

    Décor figuré en grisaille sur les poutres de rive (à la jonction des murs et du plafond : frise de feuilles d'acanthes):

    - mur sud : face inférieure de la poutre, cartouches avec fleurs de lys, motifs végétaux stylisés ; face latérale, alternativement : cartouches de cuirs découpés contenant une guirlande de feuilles et de fruits, cartouche avec un médaillon armorié ovale soutenu de part et d'autre par deux putti à cheval sur une guirlande de laurier, cartouche avec une scène figurée (personnage à l'antique, assis ou allongé, avec des accessoires : faisceau, autel, aiguière...). Au centre, blason des Girard (d'azur à trois épis d'or, au chef de gueules chargé de trois roses d'argent) ; à gauche, blason d'Antoinette Fortune, première femme de Jacques Girard (parti : au 1, de Girard ; au 2, d'or, à l'étoile d'azur en chef, deux besans de gueules en fasce et un coeur aussi de gueules percé d'une flèche de même en pointe) ; à droite, armoiries de Catherine Navergnon, seconde femme de Jacques Girard (d'or à la bande d'azur chargée de trois coquilles d'argent, accompagnée en chef d'une étoile d'argent et en pointe d'un croissant du même). Ces armoiries sont décrites (avec un emplacement approximatif) par Révérend Du Mesnil en 1879.

    - mur ouest : cartouches avec un motif centré sur un mascaron coiffé de feuilles ; cartouches avec une scène figurée (personnage à l'antique, écrivant sur une tablette, devant un autel enflammé ; personnage à l'antique allongé, personnage à l'antique conduisant un char). Au centre, ovale avec les initiales NDG.

    - mur nord : cartouches avec une scène figurée (personnage à l'antique, écrivant sur une tablette) ; cartouche avec un motif centré sur un mascaron coiffé de feuilles ; même séquence de blasons que sur le mur sud.

    - mur est : cartouches avec une scène figurée (personnage à l'antique allongé, personnage ailé écrivant devant un autel...) ; cartouches avec un motif centré sur un mascaron coiffé de feuilles ; armoiries de Catherine Navergnon dans un encadrement de palmes et de feuilles ; ovale avec les initiales CIG (Catherine et Jacques Girard) ; ovale avec les initiales GAE.

  • Inscription gravée sur une plaque en cuivre rapportée sur la cheminée de la grande salle du 1er étage :

    CETTE SALLE A ETE BATIE EN 1600, SOUS HENRI IV, PAR NOBLE JACQUES DE GIRARD

    PRESIDENT AU BAILLAGE DE FOREZ SEIGNEUR DE VAUGIRARD, DE

    GRANDRIS, DE COLOMBETTE ET DU BOURG DE ST JUST

    CETTE SALLE A ETE RESTAUREE PAR JEAN BAPTISTE DE LESCURE

    ET AIME MOREAU ARTISTES EN 1837.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Fonds Chaleyer, manuscrits : CHMS 94/2. 6 mai 1837. Lettre de Plasse, huissier royal à Montbrison, à Mme de Vaugirard. Pierre Menu, chauffournier à Sury-le-Comtal, réclame à Mme de Vaugirard 36 francs pour payement de trois voitures de chaux.

  • AD Loire. Fonds Chaleyer, manuscrits : CHMS 94/3. - [1837]. Mémoire des journées et dépenses faites par M. Delescure au sieur Dalicout Huber [sic]. [s.d]. Trois voitures de [bois pour] parquet conduites à Vaugirard ; une journée employée à lui conduire de la pierre ; payement de manœuvres ; payement de tuiles : sin san 25 [sic : 525] puis sin san 23 [423] puis quatre cent vin [420]. - 3 janvier 1837. Pierre Pardonneau aîné, maître maçon à Montbrison, réclame 323,75 F à Mme de Lescure, née Vaugirard, et à M. de Lescure, son fils, pour "ouvrages en journées réparations et construction de murs" à Vaugirard. Au verso, quittance du 9 janvier 1837 pour la somme de 311 F, de Pierre Pardonneau à Valdec de Lescure, pour travaux effectués à sa demande à Sury et Vaugirard.

  • AD Loire. Fonds Chaleyer, manuscrits : CHMS 94/5. Liasse Inventaire sommaire des objets mobiliers du château de Vaugirard commune de Champdieu : - [vers 1810 ?] Inventaire des objets mobiliers qui se trouvent dans les divers appartements de Vaugirard, avec une estimation approximative de chacun d´eux (cahier). - [1837]. Etat sommaire des objets mobiliers existants actuellement dans le château de Vaugirard situé en la commune de Champdieu appartenant à madame de Lescure née Vaugirard (cahier).

  • A CRMH Rhône-Alpes. Loire. Programme d'intervention. Château de Vaugirard : 1992, PAT (projet architectural et technique) pour la restauration des toitures ; 1996, PATpour l'assainissement des toitures ; 1997, réfection fenêtres et volets ; 2001, désouchage et plantations dans le parc suite à la tempête ; 2003, réfection balustrade côté sud sur cour d'honneur.

  • A Privées Vaugirard (Champdieu). Chartrier de Vaugirard, dépouillements de Denis Jeanson. Pièces utilisées : - 1593. La valeur des biens que Monsieur mon père [Jacques Girard le Vieux] a laissés lors de son trépas. (...) Le domaine des Evesques que mondit sieur et père y a acquis, sans comprandre 11.00 livres des héritages que j'y acquis (...) -1657. Etat sommaire de mes dettes et de mon valant au plus approchant. Du 27 mars 1657. (...) Ma terre, maison et chasteau de Vaugirard (...).

Documents figurés
  • [Plan du 1er étage du château de Vaugirard] / [s.n.]. 1 dess. : encre, plume et lavis sur papier. [s.l., s.d. : limite 19e siècle 20e siècle ?]. Échelle 1:100 (?). (A Privées Vaugirard (Champdieu).

  • L'Allée du château de Vaugirard, près CHAMPDIEU. Edition D. Perroton, Montbrison / Perroton, D. (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Coll. Part. L. Tissier).

  • Château de VAUGIRARD, près Montbrison. Edition D. Perroton / Perroton, D. (éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (Coll. Part. L. Tissier).

Bibliographie
  • GEREST, Henri. Ainsi coule le sang de la terre... Les hommes et la terre en Forez - XVIIIe-XXe siècles. Saint-Etienne : Université de Saint-Etienne, 2005

    p. 59-60, 146
  • JEANSON, Denis. Le château de Vaugirard. Accès Internet :

  • SALOMON, Emile. Les châteaux historiques : manoirs, maisons fortes, gentilhommières, anciens fiefs du Forez et des enclaves du Lyonnais, du Beaujolais et du Macônnais qui ont formé le département de la Loire ; ill. par le Vicomte Gaston de Jourda de Vaux et Henry Gonnard. Réimpression de l'édition de Hennebont de 1916, 1922, 1926. Marseille : Laffitte, 1979. 3 Vol. (446-464-361 p.) : ill.; 30 cm

    T. I, p. 391-396
  • SONYER DU LAC, Jean-Baptiste. Les fiefs du Forez ; d'après le manuscrit inédit de M. Sonyer Du Lac, premier avocat du roi au siège domanial de Montbrison, ressort et comté de Forez, en 1788 ; avec notes, carte et une table raisonnée des noms de lieux et de personnes jointes audit recueil par M. P. d'Assier de Valenches,... Lyon : Impr. L. Perrin, 1858

Périodiques
  • REVEREND DU MESNIL, Clément-Edmond. Rapport sur l'excursion archéologique faite par la société de la Diana à Moingt, Champdieu, Chalain-d'Uzore et Montbrison, les 6 et 7 juillet 1879, Bulletin de la Diana, t. 1, n°6, 1880

    p. 238-239
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