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Eglise paroissiale Notre-Dame de la Nativité

Dossier IA74002665 inclus dans Village d'Héry réalisé en 2017

Fiche

Œuvres contenues

Historique

La paroisse d'Héry est mentionnée dans le pouillé de Genève rédigé dans le 3e quart du 14e siècle.

La partie la plus ancienne de l'église actuelle est le 1er niveau du clocher, qui peut remonter au début du 18e siècle. Une inscription gravée sur une pierre visible dans le mur de l'abside, au-dessus de la porte axiale communiquant avec le clocher (et actuellement masquée derrière la croix du choeur), mais qui devait autrefois se trouver sur le mur extérieur du clocher au-dessus du portail d'entrée, indique que l'église a été réparée en 1701 par un certain Faure. En 1836, l'église et la sacristie sont démolies et reconstruites (AC, Délibérations du conseil de fabrique ; la date 1836 est également gravée dans la nef sur les fonts baptismaux), à l'ouest du clocher conservé : la comparaison du plan de la mappe sarde et de celui du cadastre actuel montre le changement d'implantation du bâtiment. On remarque également des traces de réfection dans le mur est du clocher, de même qu'on distingue l'encadrement de l'ancien portail du clocher, partiellement muré pour y ménager une porte vers l'abside, dans son mur ouest. La sacristie actuelle s'appuie sur le clocher (chaîne d'angle). La nouvelle église aurait été bénie le 5 septembre 1838 (d'après l'abbé Moleins, curé à Héry dans les années 1930-1940, bulletins paroissiaux de 1937 repris dans Passerelle, n°27).

La reconstruction en style néo-classique "sarde" est attribuée par Paul Guichonnet (Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie, p. 363) à l'architecte Camille Ruphy, mais ce dernier n'ayant que 17 ans à l'époque des travaux, cette attribution semble devoir être questionnée (il s'agit peut-être d'une confusion avec les travaux réalisés par Ruphy en 1891-1892).

En 1861, la commune bénéficie d'une subvention de 800 F pour réaliser des travaux à l'église. Les délibérations du conseil de fabrique font état de la dégradation de la façade, du "dessous des fenêtres du midi", des couvertures et du plancher de la nef (délibérations des 2 juin 1861 et 18 janvier 1863 ; AC). La commune a fait établir un devis et cahier des charges pour les travaux à réaliser à l'église par l'architecte diocésain Monnet le 29 janvier 1862, mais le montant du devis dépasse la subvention ; la commune décide donc de ne réaliser que les travaux suivants : "que les fers blancs soient réparés et replacés, que les murs extérieurs soient regarnis auprès des fenêtres et des portes, que la corniche extérieure soit réparée et que le soupied ne soit reconstruit que sur une étendue de 30 m²" (AD Haute-Savoie, E Dépôt, 1D 1, délibération du 20 février 1862). Par la suite, la commune alloue plusieurs subvention à la fabrique, en puisant dans le reliquat de la subvention de l'Etat, la réalisation partielle du devis de Monnet ayant coûté moins de 300 F (ibid., délibération du 30 mars 1862) pour des travaux d'entretien à l'église (toiture, plancher) dont la direction reste attribuée à l’architecte diocésain (ibid., délibérations du 8 mars 1863 et 24 mai 1863). Des travaux de réparations, principalement aux toitures, sont réalisés en 1891, par Antoine Gibello : devis de Ruphy, 3515 F ; subvention de 1000 F accordée par le ministre des Cultes ; adjudication le 1er septembre 1891 ; décompte approuvé le 16 octobre 1892. Cependant ce décompte comprenait également 1192 F de travaux supplémentaires commandés par l'architecte sans que la commune les aient approuvés, ce qui lui vaut une remontrance du préfet (AD Haute-Savoie, E Dépôt, 1D 2, délibérations du 30 novembre 1890, 24 mai 1891 et 16 octobre 1892 et 27 novembre 1892). Le curé Moleins rapporte qu'en 1892 ont été supprimées des "colonnes en fonte qui soutenaient les arcs des chapelles".

La tribune située contre le mur ouest, en mauvais état et devenue inutile du fait de la diminution des fidèles, est supprimée en 1971 (AC, 1D 2, délibération du 7 mars 1971).

Des travaux de rénovation intérieure sont effectués début 2019.

Description

L'église se compose d'une travée de nef de plan carré et d'un choeur de plan tréflé ; le clocher est accolé à l'abside à l'est, avec la sacristie au sud-est. La nef et l'abside sont est éclairées par des fenêtres hautes, en plein-cintre ; les bras du transept par des fenêtres en demi-lune. La nef, le choeur et la travée droite de l'abside sont voûtés d'arêtes, les bras du transept (derrière des arcs diaphragmes en plein-cintre reposant sur des consoles) et l'abside sont voûtés en cul-de-four ; les sols sont en plancher, avec une allée centrale carrelée et une dalle béton (recouverte de linoléum) dans les bras du transept et l'abside. Les murs et les voûtes sont peints en deux tons (beige et rose) de part et d'autre d'une corniche continue peinte en blanc, de même que l'intrados des arcs doubleaux.

les murs sont en maçonnerie de moellon calcaire enduit (cet enduit à base de ciment a été piqué en partie basse des murs pour dégager les fondations), avec des angles et des encadrements en pierre de taille calcaire. La façade occidentale est couronnée d'un fronton triangulaire, et percée d'un portail à linteau droit surmonté d'une simple bandeau mouluré. Les murs de la sacristie et du clocher sont enduits à pierre vue ; un fragment de corniche interrompue subsiste au niveau du 1er étage du clocher, face nord. Le rez-de-chaussée du clocher est percé de deux grandes portes à linteau en anse de panier. La porte orientale a des piédroits chanfreinés avec congés côté intérieur, et une agrafe à intrados en pointe de diamant ; elle est flanquée d'un bénitier, qui se trouvait donc autrefois devant l'entrée de la nef de l'église détruite. La porte ouest est en partie murée pour ménager une petite porte vers l'abside, complétée par un placard mural. Le sol est pavé d'une calade de galets colorés dessinant un croisillon avec deux médaillons circulaires contenant une étoile à cinq branches devant la porte vers l'abside et un coeur devant la porte vers l'extérieur, séparés par un troisième cercle sans décor. L'étage des cloches est encadré de deux bandeaux toriques, et percé sur trois côtés de baies géminées en plein-cintre avec agrafe, dont le piédroit central est formé de deux dalles de calcaire posées sur chant ménageant entre elles un vide. la sacristie est voûtée en plein-cintre.

les toitures sont en ardoise, avec des toits à longs pans, des croupes rondes sur les bras du transept, un appentis sur la sacristie, une flèche polygonale sur le clocher, avec clocheton de plan octogonal en zinguerie (un niveau en doucine à motif d'écailles, une flèche à 8 pans, un couronnement avec boule, croix tréflée avec rayons entre les bras, coq sommital).

Inscription, gravée dans un cartouche lobé, mur de l'abside : REPA / RATA ECSA / DOMI FAURE / ANNO / 1701 (pour reparata ecclesia Domini Faure anno 1701, église du Seigneur réparée par Faure l'an 1701). On peut noter que le curé Moleins a proposé une lecture et une traduction très différentes de cette inscription : Turris restaurata a Domino Faure anno 1751 (Tour restaurée par Maître Favre en 1751)

VocablesNotre-Dame de la Nativité
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Héry-sur-Alby
Lieu-dit : Héry
Cadastre : 1732 429 ; 1890 A6 432 ; 2017 A6 383

Le clocher date de 1701 (date portée). L'église a été reconstruite en 1836 (daté par source, date portée sur le bénitier).

Période(s)Principale : 1er quart 18e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Dates1701, porte la date
1836, porte la date, daté par source

Voir texte libre.

Murscalcaire moellon enduit
Toitardoise
Étages2 étages carrés, 1 vaisseau
Couvrements
Couverturestoit à longs pans croupe ronde
appentis
flèche polygonale
Escaliersescalier intérieur : échelle en charpente
Autres organes de circulationscarto PLUI
Techniquesferronnerie
maçonnerie
Précision représentations

Le sol du clocher est pavé d'une calade de galets colorés dessinant un croisillon avec deux médaillons circulaires contenant une étoile à cinq branches devant la porte vers l'abside et un coeur devant la porte vers l'extérieur, séparés par un troisième cercle sans décor.

Couronnement du clocher en fer forgé : boule, croix tréflée avec rayons entre les bras, coq sommital.

Statut de la propriétépropriété de la commune

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Haute-Savoie. E DEPOT 142/1D 1. Registres des délibérations de la commune d’Héry-sur-Alby. 21 juillet 1861-23 janvier 1881. Accès internet : <http://archives.hautesavoie.fr/ark:/67033/a0114121656567uBqM7>.

    AD Haute-Savoie : E DEPOT 142/1D 1
  • AD Haute-Savoie. E DEPOT 142/1D 2. Registres des délibérations de la commune d’Héry-sur-Alby. 20 février 1881-27 septembre 1903. Accès internet : <http://archives.hautesavoie.fr/ark:/67033/a0114121656567uBqM7>.

    AD Haute-Savoie : E DEPOT 142/1D 2
  • AC Héry-sur-Alby. Livre des délibérations du conseil de fabrique du 2 juin 1861 au 4 mai 1902. 1 registre papier.

    AC Héry-sur-Alby
Bibliographie
  • BRAND, Placide. Pouillé du diocèse de Genève, publié d'après un manuscrit de la Bibliothèque nationale. Mémoires et documents publiés par l'Académie salésienne, 2e partie, 1881.

    p. 301-325
  • GUICHONNET, Paul (dir.). Nouvelle encyclopédie de la Haute-Savoie. Montmélian : la Fontaine de Siloé, 2007 (Hier et aujourd'hui ; 60).

    p. 363
  • Patrimoine du Pays d'Alby. Patrimoine religieux. Eglise d'Héry (article signé A. G., d'après les bulletins paroissiaux publiés en 1937 par l'abbé Moleins). Passerelle, journal cantonal d'information, n°27, printemps 1997.

    p. 2
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Parc naturel régional du Massif des Bauges © Parc naturel régional du Massif des Bauges - Guibaud Caroline - Guibaud Caroline - Monnet Thierry