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Église Saint-André puis abattoir actuellement lotissement concerté

Dossier IA42003272 inclus dans Ville de Montbrison réalisé en 2006

Fiche

Œuvres contenues

L'église Saint-André

L'église Saint-André, qui datait du début du 13e siècle, n'est connue que par des documents d'archives et de rares représentations iconographiques, alors que son existence fut d'importance dans la ville.

Vers 1250, l´accroissement de la population est tel que l´église Saint-André devient insuffisante. Elle nécessite un agrandissement ou une reconstruction. L´église dépend alors du prieuré de Savigneux (voir IA42003479) et de ce fait ne peut célébrer les actes pastoraux. A la demande du curé Jean Puy, issu d´une famille influente de la ville, et avec l´approbation de l´archevêque Amédée de Talaru, le pape Martin V décide, par une bulle de 1423, que l´église Saint-André n´est plus soumise au prieuré de Savigneux pour procéder à ce qui constituait à cette époque les actes d´état civil (baptêmes, mariages, ensevelissements). Dès lors Saint-André devient la paroisse principale de Montbrison.

La vue de Montbrison par Guillaume Revel, vers 1450, montre l´édifice au coeur de la cité nouvellement fortifiée. L´église de plan allongé, terminée par un cul de four, est contre-butée par des culées et éclairée de baies en plein cintre. Le cimetière n´est pas visible. Ici Guillaume Revel insiste sur le pouvoir qu´exerce la paroisse dans la cité par la symbolique d´un clocher monumental, de plan carré, séparé du sanctuaire. La visite pastorale de 1614 complète l´information en évoquant l´existence d´un cimetière clos et la présence de 12 autels dans ce lieu de culte. Celle de 1662 mentionne une maison curiale à proximité de l´église, un cimetière à l´arrière et un clocher avec quatre cloches ; à l´intérieur, le bâtiment est pourvu d´un choeur avec tribune et d´une sacristie. Ensuite, la visite précise que la paroisse compte 1500 communiants, plusieurs confréries, chapelles, autels, objets de dévotions et ornements.

La vue de Montbrison en 1732 figure un édifice à chevet plat entouré d´un cimetière clos et, à proximité, un clocher plus élancé que celui représenté par Guillaume Revel en raison d´une flèche ajoutée au sommet de l´édifice. A cette date, le clocher de Saint-André domine la cité, et sa hauteur est comparable à celle du clocher de l´église des cordeliers : deux lieux de pouvoirs, pour quelques temps encore, reliés par la nouvelle rue de la Commune.

La transformation en abattoir

En pleine période révolutionnaire, l´église paroissiale Saint-André est fermée. En 1792, elle devient fabrique de salpêtre et de poudre tandis que cloches et ferrures sont déposées en 1793. Le 2 août 1795, par pétition « de tous les citoyens de la section de St-André et de Notre-Dame de Montbrison », il est demandé que soient remployés l´autel en marbre et le pavage en pierre de taille de l´ancienne église Saint-André dans la collégiale Notre-Dame (voir IM42002133), désormais réaffectée au culte catholique. Et, pour combler le fossé Saint-Jean, les pierres du cimetière Saint-André sont utilisées comme remblai en 1802.

En 1804, le conseil municipal fait une demande auprès du Ministre des Cultes afin d´acquérir ce bien national dans un « état de dégradation et de dépérissement journalier » pour y établir une boucherie. L´église est achetée en 1805 et le cimetière en 1807, pour servir de « materie » publique. Les plans sont réalisés par l´architecte Arnaud Meynis et l´adjudication donnée au maçon Cantat et au menuisier Mollin, de Montbrison. Ces derniers réalisent l´abattoir, sur l´emplacement du cimetière, et les boutiques de bouchers dans l´ancienne nef, en ne conservant que les murs extérieurs de l´église. Le plan cadastral de 1809 montre, sur ce site, deux parcelles rectangulaires (E 344 et 345) symétriques dont les extrémités concaves participent aux réaménagements de la place Saint-André tandis que dans la nouvelle rue des Boucheries s´alignent échaudoirs, séchoirs, dépôts d´immondices, tueries et 14 boutiques.

En 1834, la municipalité, poursuivant ses objectifs, souhaite l´aération et l´amélioration de la circulation dans la ville ; elle projette ainsi une communication directe entre la rue de la Boucherie et le boulevard Saint-Jean : l´ouverture de la rue de la Mure est réalisée. Profitant de cette création, le conseil municipal, dans une délibération de 1852 indique son « intention de faire disparaître la boucherie » afin d´améliorer les accès jusqu´à la place Saint-André. L´intention est double en réalité : il s´agit tout d´abord de retirer du centre ville le foyer d´infection qu´est l´abattoir, puis, par la destruction des boucheries désaffectées de réhabiliter l´ensemble de ce secteur.

Le lotissement concerté

Par délibération du conseil municipal du 15 janvier 1866, la ville met les bâtiments en vente avec un cahier des charges qui impose la construction de nouvelles façades ainsi que l´élargissement de la rue des Boucheries (voir plan de 1864 ratifié en 1866). Francisque Reymond (1829-1905), ingénieur civil de l´école centrale des Arts et Manufactures, devient adjudicataire de cet ensemble immobilier qui est achevé en 1867. La réalisation de ce lotissement concerté semble répondre au cahier des charges de la municipalité. L´élargissement de la rue dans sa partie nord est bien exécuté ; il supprime le pan coupé gauche, place Saint-André, provoquant une rupture de symétrie avec le pan coupé droit, probablement épargné pour préserver la fontaine installée en 1802 « près de l´église Saint-André ». Les nouvelles façades imposées sur rue montrent de petits modules architecturaux répétitifs, aux travées rythmées par des encadrements de briques saillants, des lambrequins et des garde-corps en fonte identiques. Les élévations postérieures sont encore la réutilisation des murs extérieurs de l´ancienne église Saint-André (voir vestiges de baies au n°3). Ce lotissement, composé d´éléments d´architecture in situ et de matériaux relevant de procédés industriels tels que la brique et la fonte, atteste de la modestie du projet urbain. Seul, se démarque de cet ensemble le logement de fonction de Francisque Reymond, installé sur une parcelle plus spacieuse et plus profonde, qui arbore un balcon orné d´un garde-corps en fer forgé (voir dossier). Au début du 20e siècle, l´extrémité nord-est du lotissement est affectée à l´hôtel des Postes.

VocablesSaint-André
Parties constituantes non étudiéescimetière, fontaine, atelier de menuiserie
Dénominationséglise, abattoir, lotissement concerté
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Montbrison
Adresse : rue
Francisque-Reymond
Cadastre : 1809 E 344-345 ; 1986 BK 211, 212, 229 à 231, 936

L´église Saint-André, qui date du début du 13e siècle, n´est connue que par des documents d´archives et de rares représentations iconographiques alors que son existence fut d´importance dans la ville. D'abord dépendante du prieuré de Savigneux, elle obtient son indépendance pour les actes pastoraux en 1423 et constitue l'une des principales paroisses de la ville. A la Révolution, l´église est dépouillée de son mobilier et transformée en fabrique de salpêtre et de poudre. Dans les premières années du 19e siècle, un abattoir est édifié sur l´emplacement du cimetière, et des boutiques de bouchers sont aménagés dans l'ancienne nef, sur des plans réalisés par l´architecte Arnaud Meynis et mis en oeuvre par le maçon Cantat et le menuisier Mollin, de Montbrison. Le projet de déplacer l'abattoir se dessine dès 1834 mais n'est réalisé qu'en 1866 avec la création d'un lotissement concerté financé par Francisque Reymond.

Période(s)Principale : Temps modernes
Principale : 3e quart 19e siècle
Dates1867, daté par source
Auteur(s)Personnalité : Reymond Francisque
Francisque Reymond

Francisque Reymond est né le 15 mai 1829 à Montbrison (Loire). Il étudie à l'École centrale des arts et manufactures (dont il est directeur entre 1892 et 1895) puis entre comme ingénieur civil dans les compagnies de chemin de fer.

Il est député de la Loire de 1873 à 1888, puis sénateur de 1888 à sa mort en 1905.


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commanditaire, habitant célèbre

Les élévations principales ouvrant sur la rue Francisque-Reymond sont enduites. Les encadrements de baies comme la corniche ornée de motifs à denticules et mutules sont en briques. Les élévations postérieures réutilisent des murs de l´église Saint-André composés de moellons de basalte, granite et calcaire. Les sous-sols sont voûtés en pierre ou couverts d´entrevous de briques. Le lotissement comprend deux blocs parallèles de 12 travées (dont deux travées détruites au cours de la 2e moitié du 20e siècle, dans l´angle sud-est, sur la rue Simon-Boyer) et trois niveaux ; les baies des étages sont de hauteur décroissante. Chaque unité d´habitation de 2, 3 ou 4 travées, est pourvue d´une boutique en rez-de-chaussée. L´appartement est accessible par un escalier tournant à retour avec jour ou par un escalier en équerre, en bois, placé dans l´arrière-boutique. Un escalier métallique a été installé ultérieurement contre le mur extérieur nord.

Mursbasalte
calcaire
granite
brique
enduit
moellon
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étagessous-sol, rez-de-chaussée, 2 étages carrés
Élévations extérieuresélévation à travées
Couverturestoit à longs pans
Escaliersescalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour en charpente
escalier intérieur : escalier en équerre en charpente
États conservationsvestiges, détruit, inégal suivant les parties
Techniquesfonderie
Précision représentations

lambrequin et garde-corps en fonte à motifs de décor végétal

Statut de la propriétépropriété d'une société privée

Annexes

  • Recueil des visites pastorales du diocèse de Lyon aux XVIIe et XVIIIe siècles. Visite du 28 juin 1614.

    « Du sabmedy vingt huictiesme jour du mois de juin mil six centz quatorze, audict Montbrison, à Sainct-André

    (...) sommes allez visiter l'église parrochialle St-André dudict Montbrison. A l'entrée de laquelles avons trouvé messire Philibert du Colombier, prestre, curé de ladicte église (...) nous avons faict noz prières, puy veu et visité le St-Sacrement de l'autel estant dans une custode d'argent fort grande, tenue dans un tabernacle ou repositoire de lotton, fort beau, eslevé sur le tableau dudict autel, qui ne ferme point à clef. (...)

    Toute ladicte église est en bon estat, bien ornée et proprement entretenue. Les fondz baptismaux sont bien et le cimetière est cloz.

    Il y a environ seze centz communiantz en ladicte paroisse. Tenant ledict sieur du Colombier, curé, un vicaire avec soy, qui est messire Benoist Bart, prestre, qui a esté approuvé de nous (...). Il y a encore trois autres prebstres servantz en ladicte église (...).

    Il y a dix ou douze autelz en ladicte église, esquelz il y a plusieurs commissions de messes fondées que nous avons ordonné audict sieur du Colombier, curé, de nous bailler par inventaire. Ce qu'il a promis de faire (...) ». (AD Rhône. Tome I. Visites de 1613-1614. Lyon : aux Archives départementales, 1926)

  • Procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur Camille de Neuville, 1658-1662. Eglise paroissiale Saint-André. Visite du 18 juin 1662.

    C´est la paroisse la plus importante de Montbrison, elle compte 1500 communiants. L´église est située au milieu de la ville.

    La nomination à la cure est au prieur de Savigneux. Le curé est Blaise Soret depuis 17 ans. Il y a en général un vicaire, et en 1662 il y a trois prêtres habitués.

    Il y a deux marguiliers qui changent tous les deux ans (Sébastien Truchard et Jacques Pugnet).

    Confréries :

    Il y a des confréries « anciennes » : confrérie du Saint-Sacrement, de Saint-Michel, de Saint-Roch, de Saint-Jacques et de Sainte-Barbe.

    Il y a en plus des confréries de métiers : Saint-Léonard pour les marchands, Saint-Honoré pour les boulangers, Saint-Joseph pour les charpentiers.

    Autels et chapelles :

    Le grand autel est consacré à saint André

    « à droite du choeur en montant »

    -(...) « la plus proche du choeur » : chapelle Saint-Michel, autel de la confrérie Saint-Michel.

    -(...) « plus bas » : chapelle Sainte-Catherine.

    -(...) « au dessous » : chapelle Notre-Dame, autel de la confrérie des tisserands.

    -(...) « au pilier à côté » : autel de Saint-Roch et Saint-Sébastien, autel de la confrérie de Saint-Roch.

    -(...) « au pilier au dessous » : autel des 11000 Vierges.

    « du côté gauche de l´église »

    -(...) « en entrant » : autel de Saint-Honoré, autel de la confrérie de Saint-Honoré.

    -(...) « au dessus » : autel de Saint-Joseph, siège de la confrérie de Saint-Joseph.

    -(...) « sur le pilier à côté » : autel de Sainte-Barbe

    -(...) « au dessus » : autel du Saint-Esprit

    -(...) « pilier à côté » : autel de Sainte-Madeleine.

    -(...) « au dessus » : chapelle Saint-Jean-Baptiste

    -(...) « à côté, contre le pilier de l´entrée du choeur » : autel de Saint-Pierre.

    -(...) « plus haut » : autel de Saint-Jacques, autel de la confrérie des pèlerins.

    A côté du grand autel, chapelle nouvellement bâtie et pas encore dédiée.

    Sur l´entrée du choeur, il y a une tribune avec un autel dédié à la Croix.

    Tous lesdits autels sont ornés de parements, tableaux de dévotion et autres meubles propres aux autels.

    Mobilier et objets :

    Sur le grand autel : « tabernacle de cuivre percé à jour » avec « un endroit garni au-dedans de bois peint où l´on tient les hosties dans un ciboire d´argent ». Le tabernacle est couvert d´un pavillon de velours rouge avec passements d´argent doré.

    Le contre-autel est orné de plusieurs figures dévotes.

    Objets en argent : 1 soleil, 6 chandeliers assez grands, 2 grandes et une petite croix, 5 calices, 2 burettes, 2 grands bassins, 1 aiguière, 1 encensoir et navette, ampoule pour les saintes huiles, 2 tasses et 1 bénitier, 2 statues.

    Grande lampe d´argent devant le Saint-Sacrement.

    Ornements : assortiments complets : rouge, blanc, violet, vert, jaune, noir.

    La sacristie est à côté du choeur.

    Clocher avec 4 cloches.

    Le cimetière est derrière l´église.

    Il y a une maison curiale près de l´église, fort logeable.

    (Bibl. Diana, Montbrison. Transcription réalisée par l'abbé Merle, milieu 20e siècle)

  • Délibération du 18 prairial an X (7 juin 1802). Remblayage des fossés Saint-Jean.

    (12e feuillet, v°) Adjudication au rabais des travaux à faire pour le remblay de la partie des fossés de cette ville, appelés St Jean (...) aux conditions suivantes et suivant le devis ci-après.

    « Nombre de toises cubes provenant du deblay ci-après expliqué, pour être employé au comblement du fossé appelé St Jean

    « 1° Dans le chemin du cimetière de St André, depuis le coin de la maison Roche, aubergiste, jusqu´à l´angle oriental et septentrional dudit cimetière, une longueur de 68 mètres 193 millimètres (35 toises) sur une largeur de trois mètres 896 millimètres (2 toises) et une hauteur de 486 millimètres réduits (18 pouces) produist trente trois mètres 121 millimètres cubes (17 toises cube)

    « 2° Depuis le coin dudit cimetière jusques à la fin du fossé qui doit être comblé, une longueur de 25 mètres (...) », produit 50 m 657 mm (26 toises cube)

    (13e feuillet, r°) Conditions de l´adjudication

    « 1° L´adjudicataire avant de commencer aucun deblay sera obligé de jeter dans le fond du fossé de St Jean toutes les parties de mur et pierres qui se trouvent le long du cimetière de Saint André et des jardins des citoyens Coulomb et Mingatton (...)

    « 3° Il sera tenu de conduire le terrein dans le fossé appelé St Jean et de commencer le comblement par la partie dudit fossé qui joint le cimetière de St André (...)

    « 7° L´adjudicataire ne sera payé de ses travaux que lorsque l´ouvrage par lui fait aura été visité et reconnu bon et valable (...)

    « Lecture faite à haute et intelligible voix du devis et des conditions énoncées ci-dessus (...)

    « Louis Juge (...) est déclaré adjudicataire définitif moyennant le prix de dix sept cent trente frans (...) ». (AC Montbrison. Série 1D6)

  • Délibération du conseil municipal du 22 décembre 1806, approuvée le 6 janvier 1807.

    « (...) le corps législative nous ayant autorisé à acquérir la ci-devant église de St André pour y établir les boucheries et le cimetière qui y joignait, appartenant au sr Phalipon, pour y placer la materie publique, j´ai fait dresser par M. Meynis, architecte, les plans et devis des réparations que nécessitent cet établissement (...).

    Détail estimatif des ouvrages en maçonnerie, charpente, couverture et menuiserie, serrurerie et gros fers pour la construction d´une boucherie et tuerie dans la ci-devant église St André à Montbrison d´après les plans et dessins de Sr Antoine Arnaud Meynis, architecte.

    Article 1er

    Sera faite la démolition de l´église et clocher de fond en comble ne laissant exister que les murs extérieurs. Tous les matériaux qui en proviendront appartiendront à l´entrepreneur pour frais de démolitions à la charge néanmoins de se charger de la toiture, sans pouvoir rien exiger pour fourniture de bois, tuile et main d´oeuvre qu´autant qu´il serait constaté par l´architecte que les bois sont pourris ou vermoulus et que la tuile ne suffirait pas pour couvrir les bâtiments. Dans ces derniers cas il ferait passé [à] l´entrepreneur une quantité de tuiles et planches pour y subvenir d´après l´estimation qui en sera faite et à la charge par ledit entrepreneur de prendre les meilleurs matériaux qui en proviendront pour la dite construction (...) ». (AD Loire. Série O 512)

  • Délibération du 21 septembre 1807 Propositions de Cantat et Mollin, adjudicataires des travaux de la boucherie.

    « (...) construction d´une boucherie et tuerie publique dans la ci-devant église St-André (...) d´après le devis de M. Meynis architecte (...) Les bouchers se sont éloignés de leur projet et retirent leurs promesses de paiement, (...) obstacles dans le parachèvement des travaux (...). Convocation des Srs Mollin et Cantat pour prendre quelques arrangements avec eux. Le conseil municipal leur cède pour neuf ans la location des quatorze boutiques de la boucherie nouvellement construite dans la ci-devant église de St André de cette ville, à la charge pour eux de faire à leurs frais toutes les démolitions et constructions nécessaires à cet établissement (...) dans le cours des travaux, l´administration ordonne quelques nouveaux ouvrages non compris dans le devis de l´architecte ». (AC Montbrison. Série 1D6)

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série O 1063. Eglises St André et des Cordeliers. Lettre du 12 germinal an 12 du Ministre de l´Intérieur au citoyen Imbert Préfet de la Loire (2 avril 1804). « (...) le conseil municipal de Montbrison demandait qu´on autorisât cette commune à acquérir deux bâtiments nationaux, l´un l´église de St André, l´autre celle des Cordeliers, pour former une boucherie et une halle. (...) a été procédé à l´estimation de ces deux églises, que l´une a été évaluée 2000 f, et l´autre 1000 (...). Il parait certain au Ministre que ces églises, d´après leur état de dégradation et de dépérissement journalier, n´ont de valeur qu´à raison de l´emplacement et des matériaux (...) »

    AD Loire : O 1063
  • AD Loire. Série O 1063. Extrait du registre des délibérations du conseil municipal. Le 22 fructidor an 13 (9 septembre 1805). « (...) le corps législatif (...) a autorisé cette ville à acquérir la ci devant église de saint André pour y établir une boucherie. Le local nous a paru à tous des plus convenable. Mais pour donner à cet établissement toutes les commodités dont il est susceptible, il serait indispensable d´acquérir le ci devant cimetière de la paroisse de St André joignant la dite église, qui a été achetée par le sieur Phalipon aubergiste en cette ville. (...) est convenu avec le Sr Phalipon d´acquérir le dit cimetière situé derrière St André (...) ».

  • AD Loire. Série O 1063. Le 11 janvier 1806 expertise faite par Jean Baptiste Ballandras, notaire et Jean Baptiste Lavague géomètre nommé par la ville. Ont procédé à la mensuration, à la visite et l´estimation du terrain. « Un emplacement situé dans l´intérieur de la ville de Montbrison, appelé l´ancien cimetière de St André, contenant cinq ares et quatre vingt dix centième ; joignant à la rue appelée Simon Boyer d´orient ; à une maison du sr Vignant de midi et orient ; au jardin du sr Plaisansson de midi, à la sacristie de la ci devant église de St André d´occident et midi ; à la ci devant église St André d´occident et à une ruelle de Septentriez (...) »

  • AD Loire. Série O 512. Délibération du conseil municipal du 22 décembre 1806, approuvée le 6 janvier 1807

    (voir annexe 4)
  • AD Loire. Série O 512. Adjudication pour la construction d´une boucherie publique approuvée par lettre du 21 avril 1807. « (...) adjudication au rabais des travaux à faire pour la construction en cette ville d´une boucherie et matterie publique dans la ci-devant église St André, d´après les fonds provenant de la souscription du plus grand nombre de bouchers (...) sera donnée l´adjudication d´après les plans et devis dressés par monsieur Meynis, architecte (...). Adjudication faites aux sieurs Contat, maçon et Mollin, menuisier, domiciliés à Montbrison ».

  • AC Montbrison. Série 1D 3 : Délibération du 18 frimaire an II. (8 décembre 1793). « (...) toutes les autres cloches des églises St André, St Pierre, la Madeleine et Ste Anne seront descendues à commencer dès demain et les matières desdites cloches ainsi que les ferrures en dépendants et cordes seront déposées dans l'église et sacristie des ci-devant Cordeliers (...) »

  • AC Montbrison. Série 1D 3 : Délibération du 21 nivôse an III. (10 janvier 1795). Délibération sur l´apurement du compte rendu par les citoyens Cibot et Desgraves des ventes faites des ornements provenant des dépouilles des églises et chapelle de la commune. Vente réalisée entre le 1er et le 19 frimaire an III

  • AC Montbrison. Série 1D 6 : Délibération du 18 prairial an X. (7 juin 1802). Remblayage des fossés Saint-Jean. Adjudication au profit du Sr Juge, 1700 F

    (voir annexe 3)
  • AC Montbrison. Série 1D 6 : Délibération du 21 septembre 1807 Propositions de Cantat et Mollin, adjudicataires des travaux de la boucherie

    (voir annexe 5)
  • AC Montbrison. Série 1D 7 : Délibération du 15 vendémiaire an XI (7 octobre 1802) relative à l'installation d'une fontaine près de l'église Saint-André

  • AC Montbrison. Série 1D 7 : Délibération du vingt deux fructidor an treize (9 septembre 1805). Convention entre le conseil et le sr Phalipon « pour acquérir de ce dernier le ci-devant cimetière joignant l´église de St-André à l´effet d´y établir une matterie ». Aquisition moyennant le prix de 1200 fr afin de pouvoir établir dans ledit local la matterie de la boucherie

  • AC Montbrison. Série 1D 9 : Délibération du 25 janvier 1834 relative à l´établissement d´un abattoir public et à la nécessité d´ouvrir une communication directe du centre de la ville au boulevard St-Jean. « (...) les bâtiments actuels de la boucherie devenant inutiles, la ville est intéressée à ce qu´ils soient vendus (...) »

  • AC Montbrison. Série 1D 14 : Délibération du 26 novembre 1852 relative au prolongement de la rue de Mure jusqu´à la place Saint-André à travers la boucherie actuelle. Le commissaire enquêteur a formulé son avis sur le projet. « Le projet indiquant l´intention de faire disparaître la boucherie du point qu´elle occupe en ce moment et fournissant un accès facile sur le boulevard trop négligé, notre avis est qu´on ne peut qu´y applaudir ». Accordé le 23 février 1853

  • AC Montbrison. Série 1D 18 : Délibération du 15 janvier 1866 relative à la vente des bâtiments de la rue des boucheries

  • Bibl. Diana, Montbrison. Procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur Camille de Neuville, 1658-1662. Transcription réalisée par l'abbé Merle, milieu 20e siècle

    Visite du 18 juin 1662 (voir annexe 2)
Documents figurés
  • La ville et chatiau de Montbrison en la compté de Fores. (fol. 437) / Guillaume Revel (héraut d'armes). 1 dess. : peinture sur parchemin (protégée par un papier de soie). Tiré de : Armorial du Forez, fac-similé par Chéri-Rousseau (4e quart 19e siècle) du manuscrit Fr 22297 de la B.N.F (original v. 1450). Pages foliotées au crayon à papier (foliotage de l´original) ; dessin seulement sur recto. (Bibl. Diana, Montbrison).

    B Diana Montbrison
  • [Vue cavalière simplifiée réalisée à l'occasion d'un procès soutenu par le chapitre de Montbrison. Plan de Montbrison et de Moingt]. Anonyme, 1732. Papier, encre sépia, lavis jaune, rouge, bleu. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Ss éch., 60,5 x 101 cm. Lég., tampon. Texte en marge. (A. Diana, Montbrison)

    B Diana Montbrison
  • [Projet d´ouvrir une communication directe du centre ville au boulevard Saint-Jean]. 1834. Plan, papier, lavis d´encre, 40 x 15,4 cm. « Le présent extrait certifié par le maire de Montbrison conforme au plan général d´alignement de la ville, approuvé par ordonnance royale du vingt décembre dix huit cent vingt. Lég. : a1 Michalon, a2 Murat, a3 Poix ». (AD Loire. Série O 1066. Délibérations du conseil municipal du 25 janvier 1834).

  • Ville de Montbrison. Vieilles Boucheries. Mise en vente de leurs emplacements et des matériaux- 8 lots. Plan dressé par Remontet architecte, Montbrison, 25 janvier 1864, ratifié le 10 février 1866. Papier toilé, encre et lavis. Ech. 1/500e, 83,8 x 30,8. Lég., plan. Nota. La teinte jaune indique les portions de maisons ou murs à reculer ou à céder à la voie publique. La teinte rouge la portion des boucheries à vendre. Les alignements AI et KS sont à 8 mètres de distance, formeront la rue de la Boucherie et sont dans le prolongement de l'alignement de la Rue de la Mure. (A. la Diana, Montbrison : série C géo 147-1)

  • MONTBRISON. - Rue de la Poste - Place des Pénitents. Edition des Dames de France. Cliché Lahordes. Montbrison. Carte postale, [début 20e siècle]

  • MONTBRISON - Rue Francisque Reymond. (Hôtel des Postes) Cliché H. Royer. Carte postale, [datée 1920]

Bibliographie
  • Archives départementales du Rhône. Recueil des visites pastorales du diocèse de Lyon aux XVIIe et XVIIIe siècles, Tome I. Visites de 1613-1614. Lyon : aux Archives départementales, 1926

    p. 408 (voir annexe 1)
  • FOURNIAL, Etienne. Les villes et l'économie d'échange en Forez aux XIIIe et XIVe siècles. Paris : Les Presses du Palais royal, 1967

    p. 42, 45, 47-48
  • FOURNIER-NEEL, Marguerite. Montbrison coeur du Forez. Son passé, ses monuments, ses rues. Montbrison : impr. I.P.M., rééd. 2001.

    p. 87-89
  • LATTA, Claude. Histoire de Montbrison. Lyon : Horvath, 2e éd., 1994.

    p. 126-127
  • MATHEVOT, Christophe. 437. La ville et chatiau de Montbrison en la compté de Fores. In LAFFONT, Pierre-Yves (dir.). L'Armorial de Guillaume Revel. Châteaux, villes et bourgs du Forez au XVe siècle. Lyon : Association de liaison pour le patrimoine et l'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne / Publications de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée - Jean Pouilloux, Université Lumière-Lyon 2, CNRS, 2011 (Documents d'archéologie en Rhône-Alpes et en Auvergne ; 35)

    p.86, 89
  • RELAVE, abbé. L´église paroissiale de Saint-André de Montbrison et le prieuré de Savignieu en 1423. Indulgences concédés en vue de l'achèvement de l'église Notre-Dame-d'Espérance en 1423 et 1442. Bulletin de la Diana, t. 15, 1906.

    p. 43-49
  • RENON, François (Dom). Chronique de Notre-Dame d'Espérance de Montbrison, ou étude historique et archéologique sur cette église, depuis son origine (1212) jusqu'à nos jours. Roanne : imprimerie de A. Farine, rue Royale, 1847

    p. 362
Périodiques
  • http ://forezhistoire.free.fr/james-dulac.htlm.

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