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Maison forte de la Forest, puis faïencerie de la Forest, puis colonie de vacances l’Aygadièro, actuellement maison et immeuble à logements

Dossier IA73004395 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Historique

L'historique du domaine de la Forest et de la faïencerie ont été établis et publiés en 1880 par le comte Mouxy de Loches.

Une maison forte devenue domaine bourgeois

Une famille noble de La Forest (armoiries : de sinople à la bande d'or fretté de gueules), établie dans une maison forte qui lui a donné son nom, est attestée à partir du début 14e siècle. Au milieu du 16e siècle, son représentant est titulaire des fiefs de la Bâthie d'Albanais (Montcel, voir IA73003286) et de Loex (Saint-Offenge, voir IA73003203) (Mouxy de Loches, p. 385). L’édifice avait déjà changé de main, au 17e siècle, avant de devenir propriété de Noël Bouchard, bourgeois de Chambery (natif de Monétier-les-Bains, Hautes-Alpes ; mort en 1766), propriétaire d’un magasin de fer et de quincaillerie. Selon le Livre des numéros suivis établi entre 1729 et 1732 (AD Savoie, C4242 ; transcription établie par D. Barbero), Noël Bouchard possède un vaste domaine dans la commune, composé de 113 parcelles représentant plus de 90 ha, comprenant le domaine de la Forest, une autre maison dans le hameau de la Forest (n° 792), une maison avec four à la Damaz (n°614 et 615), une maison et une grange à la Grange du Molard (842 à 843), une masure au pré Davat (n°44), un four à Remollard (847) et enfin un moulin avec battoir de chanvre à la Bottaz (n°633, 635) et un autre moulin aux Millières (n°591). D'après la mappe sarde, le domaine de la Forest comprenait à cette date un ensemble de bâtiments organisés autour de deux cours : une "maison" (n°766) commande le passage entre ces deux cours, celle de l'ouest bordée de bâtiments d’exploitation, deux fours (767 et 768) au sud et un hangar au nord ("chappit", 769), et celle de l'est délimitée à l'est par une grande "maison" (n°764). Le jardin qui borde l'ensemble au sud, divisé en quatre quartiers sur le plan, était bordé au sud par un canal, et son axe nord-sud était prolongé par une longue allée bordée d’arbres, qui traverse de vastes pièces de pré ou de champ du domaine.

La faïencerie Bouchard

Noël Bouchard fonde dans la propriété de la Forest une faïencerie pour laquelle il obtient divers privilèges, concernant entre autre la fourniture du sel et du plomb nécessaires à la fabrication de la glaçure, et un monopole de vente accordé par lettres patentes du roi de Piémont-Sardaigne du 23 Janvier 1730 ; ces privilèges, valables 15 ans, sont renouvelés jusqu'en 1763 (date de la dernière demande ; Mouxy de Loches, p. 388). La relation de la visite d'un consul de Chambéry chargé de "prendre acte d'état de la quantité de sel et de plomb nécessaires pour la manipulation de la faïence" fabriquée à Saint-Ours, le 2 octobre 1730, permet de connaître des précisions sur l'activité de la nouvelle fabrique : en présence du consul et d'un notaire, de l'étain et 210 livres de plomb (du poids de 16 onces) sont "réduits en cendre" après 11 heures de cuisson sur un petit fourneau. Le lendemain, une fois le matériau refroidi, ils assistent à la "manipulation du dit plomb et estaing et du scel", à raison de 98 livres de sel (poids de 16 onces) pour "chaque fournée et verni (...) de grandes et petites pièces de fayence [dans] le four de six pieds de vuide en hauteur, huit en longueur et sept et demy en largeur". Le travail est effectué par Antoine Mogéry et Pierre Miettaz (ou Mietaz, Miète), originaires de Nevers, "tous deux ouvriers en chefs et seuls employés à la ditte manipulation et cuite de fayence". Il est précisé que si l'on venait à construire un four plus grand, "il faudrait augmenter la quantité du dit plomb et scel à proportion".

La fabrique se développe ainsi grâce au savoir-faire d’ouvriers originaires de Nevers (le testament de la femme de Noël Bouchard, établi en 1745, cite quatre autres ouvriers faïenciers originaires de Nevers ; Mouxy de Loches, p. 392) et produit de la vaisselle de qualité dont les formes et les décors sont influencés par cette manufacture ; les pièces sont à fond blanc avec un décor de fleurs de couleurs. Elles étaient vendues dans la boutique de Chambéry. La production comprend également des objets d'usage religieux. Ainsi un petit groupe sculpté représentant une Piéta (classée MH le 30 janvier 1911, déposé au musée Faure à Aix-les-Bains) était conservé au presbytère de Saint-Ours. On peut penser que cette sculpture se trouvait auparavant dans l'église, où les Bouchard semblent avoir eu une chapelle dédiée à la Vierge : en effet le livre des numéros suivis de la mappe sarde mentionne "la chapelle du Bouchard érigée dans l'église de Saint Ours" (et à laquelle sont rattachés un pré et deux champs), et dans son testament de 1745 Louise Catiné, épouse de Noël Bouchard, demande à être inhumée dans la "chapelle Notre-Dame" de l'église. Le musée Faure conserve également un haut-relief représentant Dieu le Père bénissant et des pièces de vaisselle (d'autres exemples de cette production sont conservés au Musée Savoisien, à Chambéry). A partir de 1768, l’usine produit un peu de porcelaine (p. 398 et Pl. suivante qui reproduit une photographie d'une assiette en porcelaine de la collection du Dr Brachet, d'Aix-les-Bains, signée au revers "La Forest en Savoye"), mais surtout de la faïence influencée par les décors bleus de Moustiers). Mouxy de Loches mentionne également la production de "fourneaux en faïence, destinés à chauffer des appartements, décorés et fabriqués à la Forest, dans le genre à camaïeu bleu", qu'il a vus "à Aix et dans les environs" ; il décrit "les plaques de ces fourneaux [qui] portent toutes un sujet différent, composé de personnages et d'animaux grotesques, de plantes de fantaisie et de chinoiseries diverses. Tantôt c'est un habitant du Céleste-Empire tenant un chien par la queue, tantôt c'est un autre fumant gravement sa pipe celui-ci fait ses efforts pour mettre bas une tour avec une corde"...

La Société Bouchard et Dimier et la fin de la faïencerie

Après la première annexion de la Savoie à la France, en 1792, le propriétaire de l’usine, Pierre Amédée Bouchard, s’associe avec son épouse Marguerite et le frère de celle-ci, Joseph Dimier, pour fonder la société Bouchard et Dimier. Le nouveau directeur de la fabrique est Jean-Claude Thériot, natif de Morez (Jura). Un acte d’état des bâtiments est établi lors de la création de la société, qui décrit ainsi les bâtiments de production (Mouxy de Loches, p. 403-405) : la tournerie, chauffée par un fourneau en faïence, équipée de quatre tours, trois grandes étagères garnies de 366 planches pour poser les poteries et deux moulins à broyer les couleurs ; la "chambre à terre", à gauche du corridor conduisant de la tournerie au four ; le four à faïence, à l’ouest de la tournerie, et qui a besoin de réparations ; la chambre des gazettes (gazette ou casette : protection en terre réfractaire ou en gypse utilisée pour protéger les poteries émaillées et les porcelaines lors de la cuisson dans un four à bois ou à charbon), garnie de trois rayons ; la chambre des peintres, au-dessous de la précédente, garnie de plusieurs rayons, trois grands baquets en bois, un poêle en faïence et une "tournelle" ; la chambre à biscuit au-dessous du corridor du four, contenant des étagères à poteries, la fournette (petit four à réverbère pour calciner l’émail) et une pierre servant à piler le vernis, avec son pilon ; un grand hangar à quatre colonnes sur le devant et appuyé sur le mur de la cour, couvert en planches ; un autre hangar pour l'entrepôt de terres, situé au sud du précédent, à neuf colonnes par trois de front, couvert en tuiles ; en face de ce hangar, un bourneau, un lavoir et deux fosses ; la maison comporte trois pièces destinées à servir de magasin, garnies de rayons, et contenant des objets en faïence et des réserves de matériaux (étain, plomb, litharge - oxyde de plomb rouge). Les bâtiments comprennent encore un moulin à vernis "situé près de la scie de Maconfort", en pan-de-bois (?), de trois toises sur 18 et couvert en paille.

La production s’oriente vers une vaisselle plus populaire, à fond jaune, ou plus luxueuse à fond blanc, avec de la terre extraite à Cusy. Mais Joseph Dimier décide de rompre l’association pour s’installer à son compte (et en débauchant le directeur et des ouvriers de la Forest, en un ouvrier anglais qui réalise des essais de faïence anglaise - procédé Wedgewood), d’abord à Montcel, dans le domaine Curtelin, puis à Hautecombe (Saint-Pierre-de-Curtille), vendu comme bien national, où il s’associe aux autres acquéreurs, Landoz et Henri, et fonde la Fabrique de Faïence d'Hautecombe qui fonctionne de 1798 à 1804. A la Forest, Bouchard recrute comme nouveau directeur le tourneur Pierre Ponti qui embauche un peintre étranger, Jean-Zacharie Eusiendel. Mais la faïencerie a de nombreux créanciers que la production ne permet pas de rembourser, et le procès engagé par Bouchard contre Dimier s'enlise (il ne s'achève qu'en 1818-1819). La vente demandée par les créanciers a lieu le 21 novembre 1812, pour 44 423 francs, en faveur de Me Antoine Saint-Martin, notaire à Chambéry. Ce dernier exploite encore le site qu'il loue à Pierre Ponti, tourneur, mais la production s’arrête définitivement peu après ; "dans une plaidoirie antérieure à 1816, il est dit que Me Saint-Martin fit un jour pulvériser les gazettes en gypse pour engraisser ses trèfles" (Mouxy de Loches, p. 412).

Le domaine de la Forest et la faïencerie en 1812

La liste des immeubles possédés par Pierre-Amédée Bouchard au moment de leur vente (p. 412, 413) comprend :

- la fabrique de faïence, soit les n°766, 767, 768 et 769 de la mappe sarde

- le domaine de la Forest, "dont les rustiques sont marqués au plan cadastral sous le numéro 764 et partie de 765", et dont les parcelles sont situés dans les communes de Saint-Ours, où elles forment un vaste "mas" autour de la fabrique comprenant une forêt réservée de 18 hectares, et d'Epersy. Cette propriété est "louée à moitié fruits" à François Clerc.

- un moulin à la Mollière, sur le ruisseau de Mondresse, n°591, et servant pour moudre les vernis.

- la ferme dite des Fontaines, à la Forest, "dont les rustiques sont figurés au cadastre par les numéros 790 et 792", et dont l'exploitation est également située à cheval sur les communes de Saint-Ours et Epersy ; elle est louée à Louis Granger par bail du 13 mars 1809 pour le fermage annuel de 560 F, cinq douzaines d'œufs, deux poulets et deux chapons gras (cet édifice occupait peutêtre l'emplacement de 2015 A1 1275, il est dénaturé)

- un moulin à la Bottaz, n°633 et 635, "composé de divers artifices, tels que pressoir à huile et battoir pour le chanvre", loué au meunier Jean-Pierre Grosjean (bail du 6 février 1806, fermage annuel de 10 pièces de 24 livres tournois, une paire de poulets et quatre douzaines d'œufs). Ce moulin avait été acquis par Bouchard des frères François, Pierre et André Chapuis, de Saint-Ours, par acte du 27 floréal an IX (17 mai 1801)

Jules Mouxy de Loches propose un plan (approximatif quant aux mesures) des bâtiments du domaine de la Forest, comprenant deux corps de bâtiments, la faïencerie et la ferme associée, réalisé à partir de l'état dressé par l'huissier chargé de la vente (dont il ne communique pas le texte, et qu'il complète par la lecture d'autres pièces).

- Une grande cour (lettre B ; n°765 de la mappe) sépare les deux corps de bâtiments ; elle est fermée au nord, côté rue, par une "porte cochère en pierre de taille, forme d'arc, sans fermeture", et comprend une fontaine avec abreuvoir (C) au milieu du mur sud et un pigeonnier (D) à l'ouest du portail.

- Le bâtiment principal (le n° 764 de la mappe), côté ouest, comprenait l'habitation de la famille Bouchard, le magasin et la fabrique. Dans la moitié nord du bâtiment se trouvaient les locaux de fabrication : tournerie ou atelier des ouvriers (E), fourneau pour cuire la faïence (G), avec "le cabinet dit du peintre" au-dessus, desservi par l'escalier F, "chambre à terre" (H), servant à entreposer la terre préparée pour la poterie. Dans la partie sud, séparée par le couloir R, qui relie la grande cour à une petite cour (I) située au nord-ouest, se trouvaient les locaux de stockage ou magasins (O, P, Q, au rez-de-chaussée et au 1er étage ; O est cependant désigné comme "chambre" au rez-de-chaussée). La petite cour ouest était occupée par "trois fosses pour tenir et tamiser la terre de faïence", et comprenait une fontaine avec lavoir (J) contre son mur ouest. Au centre se trouvait un "hangar ou chapit (...) couvert en tuiles, sous lequel sont un pressoir à deux vis et trois cuves" (K) ainsi que la "grosse pierre creuse servant à piler le vernis" (L). Au sud était édifié un "appendice au bâtiment principal, probablement construit après celui-ci (...) relié au premier étage par une galerie en bois posée au-dessus du passage N" (M) ; c'est là que se trouvait la fournette. L'habitation des Bouchard occupait essentiellement le 1er étage de ces deux corps de bâtiment, desservis par un escalier situé dans le couloir R, et par la galerie au-dessus de N : la cuisine, une dépense et des latrines au-dessus de M, deux chambres à coucher et un cabinet au-dessus de H et E (chambre à terre et la tournerie). Enfin, la partie sud du bâtiment principal avec un 2e étage, au-dessus de O, P et Q, avec quatre fenêtres au sud, occupé par une bigaterie et un grenier à blé.

- Le bâtiment est (domaine de la Forest sur le Livre des numéros suivis) était "la maison dite de la Cottaz, où sont les dépendances et le logement du fermier" (n°764). Comme pour le bâtiment précédent, les dépendances sont au nord : écurie des chevaux (V), grange à battre le blé et entrepôt pour les fourrages verts (X), écurie des bêtes à cornes (Y) ; deux "celliers pour retirer le vin et les provisions de ménage" (Z et a) assurent la transition avec l'habitation, au sud, comprenant au rez-de-chaussée la cuisine du fermier (b), avec un four à pain (c), un cabinet (d) et une petite salle à manger ou pèle (e) ; au-devant de la cuisine "est un escalier extérieur en pierre conduisant à des chambres et grenier situés au premier étage". Comme pour le bâtiment principal, cette partie a un 2e étage (dont l'affectation n'est pas précisée). Ce bâtiment avait un toit à croupe, en tuile, sur la partie habitation et un toit à longs pans, en chaume, sur la grange-étable. Enfin, un petit retour contre le mur nord de la cour comprend l'écurie des brebis (S) et celle des porcs (T), avec un poulailler au-dessus, et enfin des latrines (U).

- Le jardin potager était au sud du bâtiment ouest, avec un accès par le passage N.

L'édifice au 20e siècle

Après la disparition de la faïencerie, les bâtiment redeviennent sans doute une exclusivement une exploitation rurale. Sur l'état de sections du cadastre de 1907, seuls subsistent les deux corps de bâtiments principaux, qui portent dorénavant les n°74 et 75 (et ont chacun la nature de "maison, bâtiment et cour"), les bâtiments bordant la petite cour nord-ouest et le retour du bâtiment est ayant disparu ; ils sont accompagnés des n°76, jardin, 78, jardin d'agrément, 79, verger, et de terres, prés et bois. Ils appartiennent à Joséphine et Louise (?) Justin, fille de François, à la Forêt. Les cartes postales contemporaines de ce cadastre désignent l'édifice comme "château de la Forest" : elles illustrent le bâtiment ouest, et montrent sa façade sud (fig. 5) du bâtiment ouest vue depuis le jardin, et la partie sud de sa façade est vue depuis la grande cour (fig. 6), où on aperçoit la fontaine.

Dans le 2e quart du 20e siècle, le bâtiment ouest devient une colonie de vacances, l'Aygadiéro. Son aspect est transformé par l'adjonction d'une terrasse avec un escalier à balustres en béton devant la façade sud (fig. 7 et 9). La colonie aurait arrêté son activité dans les années 1980 (après un contrôle de sécurité renforcé après le terrible incendie du 5-7 à Saint-Laurent-du-Pont (Isère) en 1970 ; oral). Par la suite, le bâtiment ouest a été divisé en appartements locatifs. Le bâtiment est, dissocié du domaine, a été transformé en habitation.

Description

A la suite des transformations des 19e et 20e siècle, le domaine se compose de deux bâtiments perpendiculaires à la route, entourés de trois cours. Les bâtiments bordant la petite cour nord-ouest (hangar et bâtiment de la fournette avec sa galerie en bois vers le bâtiment principal) ont disparu, de même que le retour nord-ouest du bâtiment est. La cour centrale a un portail à piliers en pierre ; la cour ouest a un portail à jambages en molasse et linteau bois.

Le bâtiment ouest est composé d'un pavillon à trois niveaux d'élévation, avec une façade de quatre travées côté sud ; sur l'arrière est adossée une aile plus basse, à deux niveaux d'élévation, comprenant six travées. L'emprise du pavillon sud correspond peut-être à celle de la maison n° 766 de la mappe sarde (elle-même vestige de la maison forte médiévale ?), mais cette partie du bâtiment a été très modifiée aux 19e (les ouvertures ont des linteaux en arc segmentaire en brique) et 20e siècle (escalier extérieur à balustres et terrasse en béton). Les élévations de l'aile basse présentent des vestiges d'encadrements de la fin du Moyen Âge ou du début de l'époque Moderne, avec linteaux en accolade, mais ont été très dénaturées au 20e siècle. De la distribution ancienne subsiste le couloir traversant, qui fait la jonction avec le pavillon et contient l'escalier.

Le bâtiment est a une apparence de ferme à juxtaposition, avec la partie habitation au sud, qui présente une porte à linteau en accolade (en calcaire) et des fenêtres à encadrement en molasse à l'étage. Ce bâtiment est dénaturé.

Destinationsfaïencerie, colonie de vacances, immeuble à logements
Dénominationsmaison forte, demeure
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Saint-Ours
Lieu-dit : la Forêt
Cadastre : 1732 764 à 769 ; 1907 A1 74 ; 2015 A1 30, 1205

Une maison forte tenue par la famille noble de La Forest aurait existé sur le site, à partir du début 14e siècle. L’édifice avait déjà changé de main, au 17e siècle, avant de devenir propriété de Noël Bouchard, bourgeois de Chambéry, qui y installe une faïencerie qui produit de la vaisselle et quelques pièces de forme de 1730 à 1815 environ. Le bâtiment est ensuite un domaine rural, avant d’être transformé en colonie de vacances puis en immeuble d’habitation et en maison. Les bâtiments existants sont datables des 19e et 20e siècles, avec des remplois de la fin du Moyen Âge ou du début de l'époque Moderne.

Période(s)Principale : 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle

L'édifice comprend deux corps de bâtiments parallèles, perpendiculaires à la route et séparés par des cours, en maçonnerie de moellon calcaire enduite au ciment, avec des encadrements en calcaire, molasse, brique ou béton. Les toits sont à longs pans et croupes (pavillon sud du bâtiment ouest) ou demi-croupe, en ardoise (bâtiment ouest) ou en tuile plate mécanique (bâtiment est).

Murscalcaire moellon enduit
Toitardoise, tuile plate mécanique
Étages1 étage carré, 2 étages carrés
Couverturestoit à longs pans croupe
toit à longs pans demi-croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
Statut de la propriétépropriété privée

Références documentaires

Documents figurés
  • [Plan des bâtiments de la faïencerie de la Forest] / André Joseph Perrin (éditeur). 1 lithogr. Tiré de : Jules Mouxy de Loches. Notice sur la fabrique de faïence de la Forest. Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, 1880, NP, face à la p. 414 (Article mis en ligne le 28/07/2008, accès Internet :

  • La Forêt. – SAINT-OURS (Savoie) Brun, photo-édit., Aix-les-Bains / Georges Brun (photographe, éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle, datée 1916 (AP Payet-David).

    Collection particulière
  • Château de la Forêt. – SAINT-OURS (Savoie) G. Brun et fils, phot.-édit. / Brun et fils (photographe, éditeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (AP Podevin).

    AP Podevin
  • CIM [verso] ST-OURS (Savoie) 3 – Colonie de Vacances l’Aygadièro COMBIER IMP. MACON (S.-et-L.) « CIM » Photographie Véritable – Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : 3e quart 20e siècle (AP Payet-David).

    Collection particulière
  • CIM [verso] ST-OURS (Savoie) Colonie de Vacances « L’Aygadiero » COMBIER IMP. MACON (S. – et - L.) « CIM » PHOTOGRAPHIE VÉRITABLE Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : milieu 20e siècle (tamponnée en 1953) (AP Podevin).

    AP Podevin
  • CIM [verso] SAINT-OURS (Savoie) Colonie de Vacances l’Aygadiero COMBIER IMP. MACON (S. – et - L.) « CIM » PHOTOGRAPHIE VÉRITABLE – Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : milieu 20e siècle (AP Podevin).

    AP Podevin
  • CIM [verso] ST-OURS (Savoie) 5 – Colonie de Vacances L’Aygadière COMBIER IMP. MACON (S. – et - L.) « CIM » Photographie Véritable Reproduction Interdite / CIM [Combier imprimeur à Mâcon] (éditeur, imprimeur). 1 impr. photoméc. (carte postale) : milieu 20e siècle (AP Podevin).

    AP Podevin
Bibliographie
  • CAILLET, J. La faïencerie de la Forêt à Saint Ours. Kronos, N° 2, 1987. Article mis en ligne le 05/04/2016, accès Internet :

  • MOUXY DE LOCHES, Jules. Notice sur la fabrique de faïence de la Forest. Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, Chambéry : Impr. générale savoisienne, T. VIII, 3e série, 1880. Article mis en ligne le 28/07/2008, accès Internet :

    p. 377-425
  • MUGNIER, François. Les ouvriers de divers états, etc. Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, T. XXXIV, 2e série, Tome IX. Chambéry, 1895.

  • PAILLARD, Philippe (dir.), Histoire des communes savoyardes. Tome 2 : Aix-les-Bains et ses environs. Les Bauges - La Chartreuse - La Combe de Savoie - Montmélian, Roanne, Le Coteau : éditions Horvath, 1984.

    p. 105-109
  • PLAISANCE, Emile. Histoire des Savoyens (tome II). Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, T. XLIX, 2e série, Tome XXIV. Chambéry, 1910.

    p. 15
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