Logo ={0} - Retour à l'accueil

Moulins Blanc

Dossier IA73002690 inclus dans Paysage du bassin-versant du Lac du Bourget et tributaires réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiéesatelier de fabrication
Dénominationsmoulin
Aire d'étude et cantonPays de Savoie - Grésy-sur-Aix
HydrographiesRuisseau de la Meunaz
AdresseCommune : Montcel
Lieu-dit : la Marine
Cadastre : 2010 C1 78, 799, 800, 801 ; 1880 C1 114, 115, 119, 120, 121

Le moulin apparaît sur le plan par masse de culture (1802-1807 ; AD 73) comme « moulin communal » (n°146). En 1880, une seule roue est dessinée sur le plan, sur le bief (C1 122), contre le bâtiment C1 121 (répertorié comme bâtiment sur la matrice) ; il est mitoyen des bâtiments C1 119, lui-même en enfilade avec C1 115. De l’autre côté du chemin, en bordure de ruisseau, se trouve le battoir (C1 114). Le site appartient à Joseph Blanc dit Patricoz et Laurent Blanc, héritiers, à la Marine (Joseph possède en propre le n°119 et Laurent les n° 115 et 120). Joseph Blanc possède une maison au hameau de la Marine, situé juste au-dessus (C1 83). Les moulins et le battoir semblent encore être exploités au XXe siècle (?). Le site occupe aujourd’hui les parcelles 2013 C1 799, 800, 801 mais est très dénaturé.

Période(s)Principale : 4e quart 19e siècle
Dates1880, daté par source

Le site se compose à l'origine de trois artifices : deux moulins et un battoir. Ils étaient alimentés par une prise d'eau sur le ruisseau de la Meunaz. Une réserve d'eau était située au sud-est. Le battoir a disparu, il se situait en aval des deux moulins. Actuellement, le site est remblayé par des gravas. Les bâtiments des deux moulins sont encore en place. Le moulin amont est de plan rectangulaire sur deux niveaux : un rez-de-chaussée et un étage. L'élévation de l'étage est récente, elle est construite en parpaings de béton. Les façades sont fortement remaniées avec de nouvelles ouvertures. Le mur nord-est est modifié car auparavant cette partie était accolée à un bâtiment disparu. Le toit est à longs pans en tuiles mécaniques avec une demi-croupe au sud-ouest. Le moulin aval est aussi de plan rectangulaire, il est sur trois niveaux : un rez-de-chaussée, un étage et un étage de comble. L'étage de comble correspond à une extension en parpaings de béton récente. Le toit est à longs pans en ardoise avec une demi-croupe au nord-est. Au nord de ces deux bâtiments se trouve deux constructions servant de remise. Les deux anciens moulins sont reconvertis en logement.

Murspierre
parpaing de béton
Toittuile mécanique, ardoise
Plansplan rectangulaire régulier
Étagesétage de comble, rez-de-chaussée, 1 étage carré
Couverturestoit à longs pans
demi-croupe
Énergiesénergie hydraulique
État de conservationremanié, état moyen
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Les moulins de la commune de Montcel

    La commune est délimitée au nord, à l’est et à l’ouest par deux cours d’eau propices à l’installation de moulins, le Sierroz et la Meunaz.

    En 1729, seulement deux moulins ou battoirs existent dans la commune : un moulin sur la Meunaz, sous le village des Laurents, où habite son propriétaire (n°1372, battoir et 1374, moulin) et un battoir au pied du château de la Bâtie d’Albanais, sur la dérivation du Sierroz qui alimente les fossés (n° 782). Au tout début du 19e siècle, lors de la levée du plan par masse de culture, ces installations ont disparu, mais les cinq moulins existants en 1880 sont déjà en place. Au début du 21e siècle, il ne restait de vestiges (très dénaturés) que de l’un d’entre eux (le moulin de la Marine).

    En 1880, les sites présentent en majorité une mixité de fonction, avec moulin et maison du meunier en général mitoyens (sauf à la Marine). Les battoirs sont toujours représentés comme des remises ouvertes, leur alimentation est souvent omise.

    Dans les années 1880, les projets d'adduction des eaux de la Meunaz à Aix-les-Bains ont une incidence sur le débit disponible pour les moulins. Il y a en 1884 (délibération du conseil municipal, 1er janvier 1884) trois moulins sur la Meunaz : celui de Joseph Clerc, celui de Mme Mailland, veuve Marin, et celui de Bernard Picollet (voir ci-dessous).

    Les sites

    - le moulin de la Verdasse, au confluent du Sierroz et de la Meunaz (avec un bief sur chaque cours d’eau). Sur la copie de la mappe sarde, des étiquettes de papier bleu manuscrites ont été collées (au 18e siècle ?) avec les noms des hameaux, dont une indiquant "Moulin de la Verdasse". Le moulin est signalé sur le plan par masse de culture (1802-1807 : n° 291 "Moulins de la Verdasse"). En 1880, il s’agit d’un établissement assez important avec trois roues dessinées sur le plan : une pour le bâtiment A1 1 (maison et moulin), une pour le bâtiment A1 14 (moulin), toutes deux alimentées par une dérivation du Sierroz (bief A1 8 et 16), et une pour le bâtiment A1 4 (bâtiment), alimentée par une dérivation de la Meunaz (bief A1 6bis). Le site comprenait également un battoir (A1 2) et un bâtiment avec remise (A1 5), le tout appartenant à Bernard Picollet, meunier. Le site a entièrement disparu (correspond à 2013 A1 1, 7, 8), peut-être à la suite d'un remaniement de la route (route de la Verdasse, en provenance du Montcel, et route des Bauges D 911) et du lit de la rivière. .

    - le moulin de Tête d’or, puis du Certeau ou moulin Marin (IA73002689), sur la Meunaz. Le moulin est signalé sur le plan par masse de culture (1802-1807 : « Moulins de Tête d’or »). En 1880, il s’agit d’un petit établissement comprenant seulement le moulin (B6 697) et la maison mitoyenne (B6 698), avec le bief (B6 700), appartenant à Pierre Marin, meunier (héritiers) à Mermoz (la matrice de 1880 ne donne pas de Pierre Meunier aux Mermoz). Le site a entièrement disparu (correspond à 2013 B6 532).

    - le moulin des Clers ou du Meunaz, sur la Meunaz. Sur la copie de la mappe sarde, des étiquettes de papier bleu manuscrites ont été collées (au 18e siècle ?) avec les noms des hameaux, dont une indiquant « Moulin des Clers ». Le moulin est signalé sur le plan par masse de culture (1802-1807 : n° 291 « Moulin des Clers »). En 1878, le meunier Joseph Clerc demande un chemin pour desservir ses moulins à partir de chez lui jusqu’à la route n°11 ; un chenal en bois menant l’eau sur les moulins de Pierre Marin, de Trévignin, traverse l’actuel chemin. (délibération du conseil municipal, 17 février 1878). En 1880, Le moulin est un établissement assez important avec trois roues dessinées sur le plan : une pour le bâtiment C1 38 (moulin, avec la maison mitoyenne C1 39), une pour le bâtiment C1 37 (moulin), et une pour le bâtiment C1 36 (battoir, mitoyen de C1 35, bâtiment), le tout alimenté par une dérivation de la Meunaz (bief C1 35bis, 37bis et 44bis). Le site comprenait également un bâtiment (C1 34), le tout appartenant à Joseph Clerc, meunier au Meunaz. Le site a entièrement disparu (correspond à 2013 C1 123). C'est de ce moulin que proviendraient les meules (fig. 41 et 42) déposées au chef-lieu à proximité de l'ITEP "la Ribambelle" (renseignement oral ; voir IA73003315).

    - le moulin de la Marine, ou moulin Blanc (IA73002690), sur la Meunaz. Le moulin apparaît sur le plan par masse de culture (1802-1807) comme « moulin communal » (n°146). En 1880, une seule roue est dessinée sur le plan, sur le bief (C1 122), contre le bâtiment C1 121 (répertorié comme bâtiment sur la matrice) ; il est mitoyen des bâtiments C1 119, lui-même en enfilade avec C1 115. De l’autre côté du chemin, en bordure de ruisseau, se trouve le battoir (C1 114). Le site appartient à Joseph Blanc dit Patricoz et Laurent Blanc, héritiers, à la Marine (Joseph possède en propre le n°119 et Laurent les n° 115 et 120). Joseph Blanc possède une maison au hameau de la Marine, situé juste au-dessus (C1 83). Le site occupe aujourd’hui les parcelles 2013 C1 799, 800, 801 mais est très dénaturé.

    - le moulin des David, sur le Sierroz. Sur le plan par masse de culture (1802-1807), le moulin n’est pas signalé mais le bief est représenté (au n°41). En 1880, il s’agit d’un site assez important jouxtant le hameau des David, avec deux roues représentées, sur le bief D3 281 et 283, contre les bâtiments D3 282 et 284 (moulins, avec la maison D3 285 mitoyenne de 284). Une dérivation du bief alimente le battoir D3 279. Le moulin appartient à Joseph Guichonnet, meunier aux David, qui possède également le sol du four à pain (D3 286) édifié entre le moulin et le hameau, et dont il partage l’élévation avec quatre copropriétaires qui ont leurs maisons et bâtiments au hameau. Le site a entièrement disparu (correspond à 2013 D3 200).

Références documentaires

Documents d'archives
  • FR.AD073, 3P 7174, Premier cadastre français, Le Montcel, section C, feuille 1, 1880

Documents figurés
  • [Commune de Montcel. Plan minute du cadastre par masses de culture napoléonien] / 1 dess. : papier aquarellé, plume encre noire et couleur. 156x75 cm. Echelle : 1/2372. 1802-1807 (AD Savoie. 1Fi 404).

    AD Savoie : 1Fi 404
  • Premier cadastre français, 1880, section C1 (AD Savoie, 3P 7174).

    AD Savoie : 3P 7174
  • Cadastre rénové, 1958, section C1 (AD Savoie, 3P 7175).

    AD Savoie : 3P 7175
  • Cadastre actuel, 2010.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel ; © Assemblée des Pays de Savoie © Assemblée des Pays de Savoie - Milleret Yannick