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  • © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Montbrison
  • Commune Montbrison
  • Lieu-dit Moingt
  • Dénominations
    bourg
  • Appellations
    de Moingt
  • Parties constituantes non étudiées
    fortification d'agglomération

Synthèse des constructions des différentes fontaines, ou pompes fontaines, de Moingt d´après les archives communales de Moingt et départementales de la Loire

En 1839, souhait de la commune d´équiper le bourg de 3 fontaines. Une somme de 4000F est votée. La prise d´eau s´effectuera au dessous du moulin à huile Favier, mais le meunier n´accepte pas la prise d´eau. Les propriétaires de Cindrieux autorisent celle-ci dans leur bief.

En 1843 le conseil municipal fait appel à l´abbé Paramelle, sourcier « bien connu » qui trouve une source chez un particulier.

En 1849 le conseil municipal souhaite construire une pompe à balancier sur la place Saint-Jean à la place du puits qui s´y trouve ; M. Charles Auguste Gardet, ferblantier de Montbrison est chargé de son installation et M. Bertholet Mathieu aîné, carrier de Moingt construira le massif en pierre avec un chapiteau. En 1852 un devis pour travaux à la construction d´une pompe dans le bourg de Moingt est réalisé ; s´agit-il de la même pompe envisagée place Saint-Jean ?)

En 1852 il est demandé le rétablissement d´une pompe fontaine sur le « grand chemin » (un devis est réalisé par M. Brivet, agent voyer de Montbrison). L´entrepreneur Lambert a creusé un puits pour la fontaine réclamée, mais abandonné par manque d´eau ; il est décidé d´en creuser un autre à l´angle de la maison Dupré.

La même année, une déclaration d´utilité publique est faite pour l´établissement d´une pompe fontaine dans le clos de M. Genebrier pour desservir le quartier du grand chemin.

En 1853 une pompe fontaine est établie au quartier du château ; M. Bertholet Jean, carrier de Moingt, est adjudicataire du devis dressé par Favier, maire de Moingt, le 27 novembre. Cette année là deux pompes fontaines sont en voix d´exécution pour que le bourg soit suffisamment pourvu en eau. Le procès verbal du 29 septembre 1853 est censé vérifier les travaux exécutés par le sieur Lambert, maître-maçon de Montbrison pour l´établissement des 2 pompes fontaines dites de Chautard-Duroure et Gérossier.

La pompe fontaine de la place du Château est réalisée et aussitôt modifiée. Pourtant une lettre du maire au préfet précise en décembre 1859 le devis des travaux à effectuer pour la pompe fontaine à la place du Château et le procès verbal d´adjudication des travaux à faire.

En 1854, la pompe placée le long de la grande route est placée sur un terrain acquis à M. Méjasson en 1853.

En 1862 le bourg manque toujours d´eau potable, et celle des pompes fontaines est de mauvaise qualité. Il est donc débloqué la somme de 150 F pour envisager l´aménagement de pompes fontaines alimentées par le Cotayet.

En 1864, même constat de pénurie d´eau potable et difficulté d´établir la prise sur la rivière « sur laquelle sont établies des usines assez importantes » Dès lors, la commune décide de se réintéresser aux trois sources repérées par l´abbé Paramelle en 1843 et une somme de 300 F est votée pour faire des fouilles sur ces sites.

En 1869, on imagine qu´en creusant des puits ou des réservoirs près de la rivière on pourrait avoir de l´eau potable filtrée par les graviers. La somme de 500 F est votée pour faire les fouilles d´un réservoir près du pont des Carrières.

En 1893, un rapport de l´ingénieur ordinaire du service hydraulique est rédigé à la demande des habitants de Bard et de Moingt qui se plaignent de l´irrigation des prairies en amont du Cotayet qui engendre une pénurie d´eau. Le bief des espagnols qui sert à la lessive et au nettoyage des latrines de la caserne est aussi incriminé

En 1897 est effectuée la réfection es conduites d´eau du lavoir et de la fontaine de la rivière du Cotayet. Le conseil municipal, en 1896, a demandé l´autorisation d´établir un barrage sur la rivière pour alimenter la conduite d´eau de la fontaine et du lavoir public ; M. Motard, propriétaire d´un moulin en amont de la prise commune, propose, plutôt qu´un barrage, de modifier l´emplacement de la prise, ce que la commune entendra.

En 1922 les fontaines sont au nombre de 15 : cour de l´école de filles / cour de l´école de garçons / Place de l´ancienne mairie / angle maison Thinet Claude / Place du château, maison Besson / La Croix, propriété Durel-Poyet / Les 4 chemins, maison Durel / café Duroure / café Drutel / Panorama, maison Monnier / pont des carrières / pont de la route Saint-Anthème / pont du Sevignet / Purelles, angle route de St-Anthème et maison Fournier / Rigaud, maison Epinal.

Archives concernant les fontaines et pompes fontaines de la commune de Moingt

AC Moingt 2W12 1830-1970. Documents concernant les pompes fontaines de Moingt

29 septembre 1853. Procès verbal de vérification des travaux exécutés par le sieur Lambert, maître maçon à Montbrison pour l´établissement de 2 pompes fontaines dans le bourg de Moingt : Puits dit Chautard Duroure (foré à 7m. de profondeur) et le puits dit Gérossier.

19 février 1853. Établissement d´une pompe fontaine au quartier du château. M. Bertholet Jean, carrier entrepreneur au bourg de Moingt, déclare avoir reçu 350F pour la pompe construire sur la place du château. Adjudication du 27 novembre 53. Devis dressé par Favier, maire de Moingt.

30 décembre 1852. Déclaration d´utilité publique pour l´établissement d´une pompe fontaine dans le clos du sieur Genebrier pour desservir le quartier du grand chemin.

4 juillet 1852. Devis des travaux à exécuter pour la construction d´une pompe dans le bourg de Moingt

5 août 1849. Le conseil municipal est d´avis de construire une pompe sur la place Saint-Jean à la place du puits qui s´y trouve et pour cela nous en chargeons M. Charles Auguste Gardet, ferblantier de Montbrison. La pompe aura 9 m. de long, elle sera à balancier, elle aura 2 m. en cuivre rouge, le reste en plomb. Le jet sera en cuivre jaune donnant un pouce d´eau. Le corps en cuivre aura 3,5 pouces de diamètre. Le corps en plomb aura 15 lignes de diamètre et 1,5 lignes d´épaisseur. Le tout pour 215F.

9 août 1849. M. Bertolet Mathieu aîné, carrier demeurant à Moingt, construira la pompe sur la place Saint-Jean pour ce qui regarde la maçonnerie. Elle se composera d´un massif qui aura 12 pierres plus d´un chapiteau d´une seule pièce qui aura 1 pied de hauteur. Ce massif s´élèvera à 6 pieds de hauteur non compris le chapiteau. Le chapiteau aura une solive de 2 pouces. Une pierre de 6 pouces d´épaisseur bouchera le puits. Un anneau servira à la lever. Cette pierre aura une foulure de 3 pouces.

26 novembre 1853. Pompe fontaine sur la place du Château, bourg de Moingt. La maçonnerie à peine seiche actuellement existante sera démolie à 0,30 de profondeur et refaite à pierres et à chaux sur 0,50 m. d´épaisseur.

15 août 1897. Réfection des conduites d´eau du lavoir et de la fontaine dite de la rivière (rivière du Cotayet). Par une délibération en date du 7 juin 1896, le conseil municipal a demandé l´autorisation d´établir un barrage sur la rivière du Cotayet pour alimenter la conduite d´eau de la fontaine et du lavoir public. A la suite de la visite des lieux faite le 4 mai 1897, les observations de M. Motard, propriétaire d´un moulin situé en amont de la prise d´eau projetée, et reconnaissant qu´il suffira pour alimenter convenablement la fontaine et le lavoir de la commune, de prolonger la conduite actuelle jusqu´en un point de la rivière ou l´alimentation de la conduite pourra s´effectuer sans le secours d´un barrage. Le conseil municipal renonce à celui-ci.

AC Moingt. Registre des délibérations de la commune de Moingt : 1D4 Moingt : 4 mai 1838 20 déc. 1853 / 1D5 Moingt : 2 fév. 1854 16 juin 1869 / 1D8 Moingt : 10 juil. 1900 28 fév. 1915 / 1D7 Moingt : 20 avril 1883 17 juin 1900 / 1D6 Moingt : 4 août 1869 1er avril 1883. Ensemble des délibérations concernant les fontaines ou pompes fontaines de Moingt

6 août 1839. Le bourg doit s´équiper de fontaines : vote de 4000 F pour ces travaux. La prise d´eau sera au dessous du moulin à huile Favier (le meunier s´étant opposé à la prise d´eau dans une de ses écluses, la commune avait d´abord pensé l´exproprier). les propriétaires de Cindrieux autorisent la prise d´eau dans leur bief.

10 août 1840. 4000 F ont été votés pour faire 3 fontaines. Premiers relevés de niveaux par Dulac : la prise d´eau envisagée ne convient pas, il faut prendre de l´eau dans la 2e écluse.

7 mai 1843. L´abbé Paramelle, sourcier bien connu, doit bientôt se rendre dans la Loire : le CM veut lui demander de venir chercher des sources à Moingt.

9 novembre 1843. L´abbé Paramelle a donc été invité à chercher des sources dans la commune ; il en a trouvé une chez un particulier.

27 août 1849. 251 F au budget pour les fontaines à aménager. C´est insuffisant. On mettra plutôt des pompes.

11 juillet 1852. Demande du rétablissement d´une pompe sur le grand chemin en face de l´auberge Chautard. Devis de Brivet agent voyer de Montbrison.

8 novembre 1852. L´entrepreneur Lambert a creusé un puits pour la fontaine demandée sur le grand chemin ; mais le projet doit être abandonné par manque d´eau. On décide de creuser un autre puits à l´angle nord-ouest de la maison Dupré (source qui alimente les maisons Champier et Dupré).

11 juillet 1852. Il faut aménager un conduit pour l´écoulement des eaux pluviales hors de la cave de l´école ; il recevra aussi les eaux de la fontaine de la place Saint-Jean.

5 mai 1854. Pompe placée le long de la grand route, sur un emplacement acquis à M. Méjasson en 1853.

16 février 1862. On manque toujours d´eau potable au bourg, celle des pompes est de mauvaise qualité. 150 F sont votés pour faire faire une étude préliminaire à l´aménagement de fontaines alimentées par le Cotoyet.

2 août 1864. Toujours manque d´eau. On ne peut pas établir de fontaines sur la rivière « sur laquelle sont établies des usines assez importantes. En 1843, l´abbé Paramelle avait situé trois sources. On vote 300 F pour faire les premières fouilles sur ces sites.

4 août 1869. En creusant des puits ou des réservoirs près de la rivière on pourrait avoir de l´eau potable filtrée par les graviers. Vote de 500 F pour faire les fouilles d´un réservoir près du pont des Carrières.

25 août 1893. Rapport de l´ingénieur ordinaire du service hydraulique. Plainte des habitants de Bard et Moingt contre l´irrigation des prairies pratiquées sur le cours supérieur du Cotayet, qui cause une pénurie d´eau. Le bief des Espagnols qui sert à la lessive et au nettoyage des latrines de la caserne est aussi incriminé. Projet de règlement : interdiction d´arrosage entre 4h et 20h.

24 septembre 1922 : les fontaines seront du système incongelable et que sauf modifications ultérieures, elles seront au nombre de 15, à savoir : cour de l´école de filles / cour de l´école de garçons / Place de l´ancienne mairie / angle maison Thinet Claude / Place du château, maison Besson / La Croix, propriété Durel-Poyet / Les 4 chemins, maison Durel / café Duroure / café Drutel / Panorama, maison Monnier / Pont des carrières / pont de la route Saint-Anthème / pont du Sevignet / Purelles, angle route de St-Anthème et maison Fournier / Rigaud, maison Épinal.

AD 42 Série O 1060. Commune de Moingt. Documents concernant les problématiques de l´eau sur la commune de Moingt

2 août 1864 : aujourd´hui plus que jamais la population étant totalement privée d´eau potable, il est urgent de s´occuper de l´établissement de fontaines, qu´attendu les difficultés que représente le projet d´après lequel l´eau serait prise dans la rivière sur laquelle sont établies des usines assez importantes, il conviendrait de voir s´il ne serait pas possible de trouver l´eau ailleurs.

16 février 1862 : Beaucoup d´habitants du bourg se plaignent depuis longtemps du manque d´eau potable par suite de l´insuffisance et de la mauvaise qualité de celle que les pompes actuelles fournissent. Il faudrait établir des fontaines dont l´eau serait dérivée de la rivière du Cotayet. Il est donc d´avis de faire faire les études préliminaires à la réalisation de ce projet.

16 mars 1853 : lettre au préfet : la commune de Moingt a fait de nombreuses et grandes dépenses depuis quelques années : l´église a été réparée, le cimetière est sorti du centre du Bourg, une belle maison commune s´est élevée, les rues se réparent et s´embellissent, et enfin elle est en voie d´exécution de deux pompes fontaines pour que le bourg soit suffisamment pourvu d´eau demande de secours

05 décembre 1859 : lettre du maire au préfet : devis des travaux à exécuter pour la pompe fontaine à la place du Château, avec le PV d´adjudication des dits travaux.

11 juillet 1852 : extrait registre délib du CM : établissement d´une pompe fontaine sur la route n°5, vis à vis l´auberge Chantard, devis détaillé de M. Brivet, agent voyer de Montbrison

16 avril 1842 : demande d´imposition de 4000F destiné à la construction de fontaines et de 2000F pour réparer l´église.

Archéologie Située sur la bordure occidentale de la plaine du Forez, Aquae Segetae est établie en limite des coteaux des monts du Forez, à une altitude moyenne de 400m, le long du ruisseau le Moingt et à proximité de l´antique voie reliant Feurs à Rodez. La majorité des bâtiments se trouve sur un replat le long de la terrasse alluviale du Moingt. Le théâtre, à flanc de colline, et le sanctuaire dominent l´ensemble. Le sous-sol est caractéristique des bordures de la plaine du Forez : il s´agit d´une formation tertiaire de sable et d´argile sableuse. Plusieurs sources d´eau minérale y jaillissent. L´agglomération antique de Moingt comporte un théâtre (Base Mérimée n° IA423627), un ensemble cultuel et thermal (Mérimée n° IA423623 et IA423624), des bâtiments publics et de riches habitations. Elle a été identifiée, dès le 19e siècle, à une station représentée sur la carte de Peutinger sous le nom d´Aquae Segetae (J. Roux, 1851 ; V. Durand, 1875) Très tôt on s´est intéressé aux vestiges antiques de la commune (Annexe 1 : Musée archéologique de la Diana) (J.-M. de La Mure, 1674 ; Duplessy, 1818). Les recherches se sont multipliées durant la seconde moitié du 19e siècle principalement avec Th. Rochigneux et V. Durand. Dans les années 1970, J. Renaud (1970) et J.-P. Grand (1976) en réalisent deux synthèses. Depuis 1991, Moingt fait l´objet de nouvelles recherches conduites par les archéologues Ph. Thirion et O. Blin. Le bourg castral Le bourg castral est attesté au XIIIe s. (Annexe 3 : Sources archivistiques citant le site de Moingt. Dufour), 1946 et aurait été édifié très probablement au XIIe siècle (Annexe 2 : Présentation du bourg ancien de Moingt à partir de recherches d´archives, 1990). Il est caractéristique des villages fortifiés de cette époque. Il se compose d´un habitat sous forme d´îlots assez denses, distribués par des ruelles tortueuses et étroites, le tout protégé par une enceinte circulaire, flanquée de tours dont une seule subsiste (Mérimée n° IA42003629) ; elle encadre l´ancienne porte du bourg (Annexe 5 : Fortifications du bourg castrale de Moingt). Le bourg fortifié était cerné, à l´extérieur, d´une berme d´escarpe et de douves. (Annexe 4 : Sondages dans le bourg castrale de Moingt, 1990). (Annexe Fortifications). Une partie de l´enceinte comprenant la tour, la porte et les vestiges de remparts de part et d´autre sont inscrits MH depuis le 23 novembre 1982. L´église Saint-Julien, mentionnée en 1096 dans les chartes du Forez, est située à l´est du bourg, dans l´axe de la porte fortifiée. Elle possède encore un beau clocher du 12e siècle, considérablement endommagée au XVIe siècle par les protestants, elle est restaurée au 19e siècle (Base Mérimée n° IA42001381). Une autre église (l´église Saint-Jean) est citée dès 1316 ; elle se situe alors en dehors du bourg castral. Elle devient église paroissiale après le saccage de l´église Saint-Julien, puis est démolie dans les années 1844, trop vétuste, pour faire place à une école de garçon mairie. (Base Mérimée n° IA42003626) La date précise d´habitat le plus ancien en élévation remonte au début du 16e siècle (linteau en pierre portant la date 1512). Des traces de constructions antérieures ont été repérées comme la fenêtre à meneau du XVIe siècle qui correspond à un deuxième état de construction d´une maison (parcelle 157). En plan nous retrouvons les traces du parcellaire médiévales au niveau de l´organisation du bâti, mais il est très difficile de proposer une évolution de l´habitat à l´intérieur de l´enceinte. Sections restantes du rempart. Dans les parcelles 109 (section sud), 113 (centre), 114 à 117 (section nord) [1986 AE 723, 724, 764]. Celui-ci a du évoluer en fonction des variations de population liées à l´histoire. (Annexe 6 : Caractéristiques et évolutions de l´urbanisme et du bâti du bourg de Moingt) A l´intérieur du bourg, l´organisation parcellaire, témoigne d´une évolution similaire. Outre le schéma radio concentrique et rayonnant que l´on retrouve dans les zones sud-est et nord-ouest, on remarque dans la partie sud-ouest une réorganisation constituée de petites unités dont le bâti ne respecte pas le parcellaire médiéval et datable du début du XXe siècle. A l´inverse, dans la partie nord-est, ayant fait l´objet d´une récente réhabilitation, on constate une organisation des masses qui n´a plus rien à voir avec l´urbanisme initial, que ce soit par la taille et l´organisation. Les maisons des parcelles 119 et 120 correspondent à la réhabilitation d´un bâtiment agricole de type rural construit au XVIIIe ou XIXe siècle, sans s´adapter à l´urbanisme du bourg, et qu´il a perturbé en imposant, par exemple, un rehaussement de la rue nord-ouest, entraînant une modification des accès aux logements de cette rue. [...] » (LE BARRIER, Christian, MAGDINIER, Alain GILLES. Commune de Montbrison / Etude préalable du bourg de Moingt / Dossier architecture et urbanisme. Décembre 1990.) Le cadastre ancien de 1809 répertorie la nature du parcellaire du bourg ancien. Les éléments frappants de ce recensement, sont avant tout le faible nombre de constructions intra-muros et l´espace important dédié aux espaces verts et aux espaces de rencontre (les places de l´Église et du Château) (AC Moingt. Matrices cadastrales 1809). Parmi les parcelles construites une majorité d´entre elles est intitulée bâtiment rural, autrement dit des espaces dédiés à un cuvage et / ou une cave, principalement au nord de la rue de l´Église et dans l´îlot encadré des rues de la Vieille Cité et des Vignerons. (FERRY, Francisque. Antoine Chavassieu (1734-1794). La fortune et la vie quotidienne d´un notable de Montbrison sous l´ancien régime. ). A cette date les éléments du rempart sont vraisemblablement encore bien présents le long des ruelles ceinturant le bourg sur ces côtés ouest et sud. Les maisons qui englobaient le rempart ont été démolies lors du chantier. La section sud comprenait une porte au nord et était encore en place jusqu´à un niveau élevé ; le centre s´est effondré au cours des travaux (mur fragilisé par de nombreux percements et les caves sous-jacentes) ; la section nord est la mieux conservée, sur une longueur de 20 m et hauteur de 2 à 3,5 m. (DUMOULIN, François. Rapport de fouilles. Bourg médiéval de Moingt. Commune de Montbrison (Loire). Rapport relatif à la surveillance des travaux et aux sondages exécutés en septembre 1993). Aujourd´hui rue de la Tour et impasse du Bout du monde ; cette dernière se prolongeait davantage à l´est, jusqu´au niveau de l´actuel presbytère (1986 AE 129). Pareillement les fossés ceinturant le bourg ancien sont encore bien marqués et divisés en de nombreuses parcelles de jardins situées au revers des maisons alignés sur les actuelles rues Centrale et Georges Guynemer [délibération du conseil municipal du 30 Ventôse III (10 mars 1795). La commune veut affermer les près, terre et fruits des fossés qui lui appartiennent, situés derrière le temple de l´Etre Suprême. 18 Pluviôse IV (18 mars 1796). Les près des fossés, terre et fruits des noyers qui sont autour sont affermés par la commune au profit du curé]. Trois parcelles circulaires, situées à l´est, plus longues et étroites accueillent des prés et pâturage ; aucun jardin d´habitations, celles-ci étant inexistantes alors de ce côté-ci, toutes étant tournées vers la rue reliant Montbrison à Saint-Anthème. Aujourd´hui ces parcelles ont fait place à l´actuel boulevard de l´Eglise et les anciens jardins sont encore matérialisés mais parfois transformés en cour arrière (délibération du conseil municipal du 13 juillet 1960 : couverture de fossés le long du D8). Les voies de circulation intra-muros et immédiatement extra-muros n´ont, pour ainsi dire, pas changées depuis la fin du 18e siècle, hormis dans le « quartier » nord ouest où la quasi-totalité des constructions ont été démolies dans les années 1980 au profit d´un ensemble de petits immeubles modernes de qualité esthétique très moyenne et d´intégration au site quasi inexistant. Quelques constructions comportent quelques éléments architecturaux anciens, bien souvent des remplois des 15e ou 16e siècles (parcelles : 157, 529 ou 530). (Annexe 8 : Repérage architectural du Bourg de Moingt) Au 19e siècle, l´îlot sud-ouest se débarrasse de ses jardins au profit de bâtiments industriels construits par la famille Nourrisson (fabricant de mèches, ), cédés par la suite à la famille Giron (société GéGé, fabricant de jouets) et aujourd´hui vides et en très mauvais état. Les premiers font construire une usine métallurgique au lieu-dit le Panorama, les seconds au nord de la ville. L´îlot situé au sud de l´église Saint-Julien, de plan identique à l´ancien, accueille le nouveau presbytère en 1850 (Base Mérimée n° IA42003632). A la fin du 19e siècle et surtout au 20e siècle, la majorité des constructions est touchée par des rénovations de façades aux enduits qui lissent les volumes, aux fenêtres qui s´agrandissent et se standardisent, et aux matériaux de constructions modernes souvent non masqués. Quelques maisons et cuvages semblent avoir cependant échappé à ces bouleversements comme les cuvages des parcelles 124, 125, 529 et dans une moindre mesure la parcelle 166, et les maisons des parcelles 78, 148, 151, 152 et 453. L´architecture de la ville de Moingt intra-muros est construite en moellons de granite avec, assez fréquemment, un étage en pisé. Les parcelles anciennes sont étroites, peu larges et peu hautes (un rez-de-chaussée et un étage carré, plus rarement un comble à surcroît, plus tardif). (Annexe 6 : Caractéristiques et évolutions de l´urbanisme et du bâti du bourg de Moingt) Extension de la ville hors les murs Le changement s´opère à partir du développement extra muros d´un habitat mieux adapté, plus fonctionnel et plus confortable. L´abandon du bâti intra muros, contraignant et vieillissant, s´effectue logiquement en faveur d´un développement de l´urbanisation vers l´ouest, allant au contact de la voie de Montbrison à Saint-Anthème, pour des raisons économiques et commerciales. La ville de Moingt se développe, au-delà des remparts, dans sa partie sud, le long des voies conduisant dans un sens à la porte de la ville et à la place du Château, et en sens inverse à la ville de Montbrison et à la ville d´Ambert en empruntant les points de franchissement de la rivière du Moingt (pont du Serizet au sud-est (Base Mérimée n° IA42003634), et pont des carrières au sud-ouest (Base Mérimée n° IA42003633) au pied duquel un lavoir en 1895 (Base Mérimée n° IA42003630)). Ainsi, située dans le prolongement de la rue de l´Église, la ville se développe ensuite le long de l´axe de la rue Centrale. Une rue de forme circulaire coupe la rue de l´Église, intitulée au nord rue Centrale, elle se poursuit au sud par la rue Georges Cuynemer, puis par la rue du Petit Violet. Le long de cette rue à la fin du 18e siècle et au début du 19e siècle des maisons plus larges mais peu profondes sur rue s´élèvent à l´est en bordure des fossés de la ville ; le long de ces rues, côté ouest, les parcelles sont aussi larges mais plus profondes, et les bâtiments ruraux sont ici inexistants. Un autre îlot se densifie au contact de la ville et autour des rues dites du Château et de Georges Guynemer dans sa partie sud. Nous retrouvons ici encore un certain nombre de bâtiments ruraux, ou cuvages, et de petites parcelles. Dans le prolongement de la rue du Château, une portion de la rue du Surizet rejoint celle de la résistance pour couper l´ancienne Grande Route de Montbrison à Ambert et rejoindre la rue des Carrières. Le long de ces ruelles les maisons se clairsèment, sont parfois plus importantes en taille, les jardins comblent les vides, et tout autour se trouve un halo de prés et de vignes. De la place de l´Ancienne Mairie, qui par sa taille et son positionnement devait être assez importante (il s´y trouvait un puits), partent la rue de l´Ancienne Mairie et la rue Centrale qui se dirigent longuement vers la Grande Route. Au début du 19e siècle, les terrains situés de part et d´autre de l´actuelle avenue Thermale puis rue de Saint-Anthème, ne sont que des prés, des terres et des vignes, à l´exception de quelques maisons autour de la rue Centrale. Très vite, dès le milieu du 19e siècle et plus encore dans sa seconde moitié, de nombreuses constructions vont s´élever sur le côté est de ce nouvel axe marchand. Les façades sont plus larges, pouvant avoir jusqu´à huit travées mais ne s´élevant jamais très hauts (trois niveaux au maximum) et les commerces s´y développent. Les écoles de filles ((Base Mérimée n° IA42003636) et de garçons ((Base Mérimée n° IA42003637) sont aménagées au rythme des opportunités pour finalement se regrouper dans un seul bâtiment vers 1887. Il en va de même pour le presbytère de la commune, vendu à la Révolution puis plusieurs fois installé en différents lieux pour finir aux côtés de l´église paroissiale (Base Mérimée n° IA42003632). Avec l´arrivée du train tout s´accélère. Le chemin de fer Montbrison Andrézieu est projeté et l'emplacement de la gare de Montbrison, le 25 février 1864, doit être arrêté. L'emplacement choisi est le champ de Mars, mais le conseil municipal de Montbrison demande à ce que la gare soit plus proche de Moingt, car « les habitants de Moingt, pour un grand nombre au moins, font un commerce actif avec la ville de Saint-Etienne et les carrières de pierre que l´on exploite dans la commune seront un objet de transport important. » Le 25 février 1864 la ligne de chemin de fer est en chantier, et il y a nécessité de réaliser une liaison reliant le bourg à la gare de Montbrison (distante d'un kilomètre), pour cela il est demandé le classement du chemin rural des Purelles en chemin vicinal. (AC Moingt, délibérations du conseil municipal) A l´ouest de cette avenue, ce sont, hormis le carrefour de la rue des Carrières, les grands bâtiments industriels et publiques qui s´y développent : usine de jouets GéGé (Base Mérimée n° IA42003621), usines de mèches Nourrisson (Base Mérimée n° IA42002788), groupe scolaire (Base Mérimée n° IA42003626) au devant de laquelle on y place le monument aux morts (Base Mérimée n° IA42003631) Plusieurs projets d´alignement de rues sont engagés par la commune en 1860 (rue de la Résistance puis rue du Surizet), 1928 (la rue et la place de l´Église), 1960 (rue Neuve) (AC Moingt. 2W17. Urbanisme - Alignement et élargissement) Enfin, un urbanisme moderne de type pavillonnaire et d´aspect morcelé se développe au 20e siècle sur la périphérie non bâtie du bourg castral.

  • Période(s)
    • Principale : Gallo-romain
    • Principale : Milieu du Moyen Age
    • Principale : Fin du Moyen Age
    • Principale : Temps modernes
    • Principale : 19e siècle
    • Principale : 20e siècle

église paroissiale (étudiée) ; église (étudiée) ; théâtre (étudié) ; site archéologique (étudié) ; chapelle (étudiée) ; école ; mairie (étudiée) ; ensemble industriel (étudié) ; tour (étudiée) ; école de fille (étudiée) ; groupe scolaire (étudié)