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Collège de Tournon, puis école royale militaire, puis lycée impérial, puis lycée de garçons, actuellement lycée Gabriel-Faure

Dossier IA07000241 réalisé en 2009

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HISTORIQUE

Les bâtiments du Lycée Gabriel-Faure de Tournon

Dès sa fondation, le collège a connu plusieurs implantations au sein de la ville de Tournon.

La tradition veut que, dans l'attente de sa construction, les cours se soient déroulés dans des maisons de la ville aussi bien que dans les locaux du couvent des Carmes, non loin du bâtiment actuel.

Plusieurs annexes étaient nécessaires au fonctionnement de l'institution : écuries, pressoir, menuiserie, forge, sans parler des cuisines et des dortoirs du personnel et des élève. Des jardins destinés à satisfaire les besoins de la communauté des enseignants, élèves, administrateurs et l'ensemble du personnel de service, s'étendaient au sud, au-delà des fortifications (en 1714, cette communauté ne comptait pas moins d'une soixantaine de religieux et presque autant d'élèves. A.D. Ardèche, C 1538).

Au temps du cardinal de Tournon (1548-1562)

François de Tournon (1489-1562) a 47 ans lorsqu'il décide la fondation du collège. Cardinal en 1530, archevêque de Lyon l'année suivante, il s'était distingué lors de la négociation de la paix de Madrid en 1526, marquant une trêve des conflits entre François 1er et Charles Quint, ainsi que sur ses positions marquées contre la religion réformée. Habile homme politique et fin diplomate, il oeuvre aux côtés de François 1er jusqu'à la mort de celui-ci en 1547. Attaché à sa ville natale, le cardinal de Tournon la dote d'un collège dans lequel l'enseignement serait dispensé gratuitement.

Dès l'origine de sa fondation, le cardinal de Tournon place le collège sous l'appartenance de sa famille, ainsi que de celle de ses successeurs, les seigneurs de Tournon auxquels appartint le prince de Soubise (A.D. Ardèche, D14), dont le nom apparaît dans la dédicace rapportée sur la façade principale du collège. Fondé en 1536, reconnu officiellement par François Ier en 1542, le collège est bâti à partir de 1548 (date portée sur le soffite de l'entablement du registre supérieur du portail d'entrée ; voir IM07001412, fig.9). Le plan et les élévations sont sans doute l'oeuvre de l'architecte italien Sebastiano Serlio (Bologne, vers 1480 - Fontainebleau, vers 1554), qui a auparavant travaillé pour François 1er à Fontainebleau (voir Frommel, S., 2002) . François de Tournon l'a peut-être rencontré lors de l'inauguration de l'hôtel particulier d'Hippolyte d´Este à Fontainebleau, le Grand Ferrare, en 1546. Il y découvre une magnifique réalisation de Serlio, "architecteur du Roi" (François 1er), construite rapidement et à peu de frais.

A l'avènement de Henri II en 1547, François de Tournon est pour un temps exilé de la cour et revient à Tournon. C'est à cette date que se décide la construction du collège et qu'il fait appel à Serlio, lequel séjournait alors à Lyon où il avait suivi Hippolyte d'Este. Serlio travaillera également pour le cardinal au château de Roussillon, et organisera son entrée solennelle à Lyon en 1552.

Une partie de l'édifice est achevée en 1554. Entre temps, le collège avait été érigé en université de philosophie et des sept arts par bulles papales de Jules III et par lettres patentes de Henri II en 1552.

Au temps des jésuites (1562-1763)

Devant la montée en puissance de la religion réformée, le cardinal de Tournon fait appel à la Compagnie de Jésus pour prendre la tête de son collège et assurer un bastion efficace contre les idées luthériennes.

Placés à la tête du collège par convention avec le cardinal de Tournon en 1561, renouvelée et complétée en 1562, quelques mois avant le décès de ce dernier, les jésuites vont opérer des transformations dès leur arrivée : extensions au sud, construction à partir du dernier tiers du 17e siècle, de l'église que l'on connaît encore aujourd´hui.

La cour est pavée de larges dalles en pierre de mollasse organisées autour d'une aire centrale plus restreinte couverte de petits cailloux de rivière : "L´aire de cette cour est sablée tout autour, en cadette de pierre dure, et le milieu en petits cailloux de rivière" (A.D. Ardèche, D 72, article 5). Le beffroi de l'entrée reçoit en 1583 une cloche destinée à sonner les heures, tant pour les élèves que pour les habitants du quartier, installée grâce à la contribution de plusieurs habitants de Tournon. (A.D. Ardèche, D 37).

Un plan établi avant les travaux d'extension vers le sud permet de connaître exactement la distribution des quatre corps de bâtiments (BnF, Est., "Topographie de France" / II, Ardèche." HD-4(9) FOL M 133681). A l'ouest, à gauche du grand portail : la conciergerie et le four, puis une salle de classe, à droite du grand portail : deux salles de classe ; à l'est, cinq salles de classe, dont celle de Physique et celle de Théologie, Logique, Physique et Mathématiques. Au sud : le réfectoire et la cuisine, au-dessus desquels se trouvent, au 1er étage : une "sartorie" (garde-robe?) et l'infirmerie, au 2e des chambres pour les malades qui peuvent servir à loger des étrangers de passage. Au nord du collège se trouve l'église.

Entre 1673 et 1714, les jésuites font édifier l'actuelle chapelle et agrandissent l'établissement par la création d'une seconde cour au sud, autour de laquelle s'organisent trois ailes à un étage. L'aile occidentale est entièrement dédiée à la desserte de l'église, tant au rez-de-chaussée qu'au premier étage ; elle bute contre la façade sud du bâtiment de Serlio. L'aile orientale, qui s'appuie sur la façade sud du bâtiment en équerre abritant les latrines, accueille au rez-de-chaussée la cuisine, l'office et au 1er étage, l'infirmerie ; elle court le long du Rhône ; c'est elle que l'on observe sur l'estampe de 1706, à gauche de la tour circulaire. Enfin l'aile sud, qui ferme la cour, est occupée au rez-de-chaussée par la sacristie, la pharmacie, la boulangerie et le 1er étage par des chambres destinées aux étrangers (A.D. Ardèche, D 121. Plans des bâtiments cours et jardins du collège de Tournon : 1ère feuille).

Les travaux entrepris entre 1673 et 1714 concernent aussi bien l'église que ces corps de bâtiments, même si l'on n'a que des bribes d'archives à propos de ces derniers.

L'incendie de Pâques 1714

En 1714, le collège est frappé par un incendie qui en détruit une grande partie.

C'est le 3 avril, veille de Pâques, que le feu éclate dans l'une des chambres des combles du logis construit le long du Rhône. Ce soir-là, à 21 heures, les témoins voient les flammes s'élever de la toiture et très vite se propager à cause du vent qui soufflait fort. Le sens du vent devait être sud-nord, car il embrase la toiture de l'ancienne église, construite au nord à l'extérieur de l´enceinte du collège, sur une place. L'église est proche de celle du couvent des Carmes, c'est dans celle-ci que les instruments du culte et autres objets précieux sont rapidement transférés, à défaut de pouvoir sauver les combles du bâtiment en flammes.

Nous avons vu que ce toit à croupes, dit 'à la française', abritait directement des chambres éclairées par des lucarnes. C'est de ces lucarnes que les flammes ont dû s'échapper, avant de venir à bout des tuiles et des poutres qui s'écrasaient dans la cour intérieure et sur la place à l'ouest. L'incendie saute´ de toit en toit ; les étages inférieurs résistent, permettant aux sauveteurs de s'aventurer dans les pièces du rez-de-chaussée et du 1er étage pour jeter par les fenêtres ce qui peut être sauvé. En effet, l'incendie gagnant en puissance et en rapidité (selon les témoignages, il lui fallut moins d'une heure pour embraser toutes les toitures, y compris celle de l'ancienne église), des coupe-feux furent impossibles à ménager dans la toiture, qui s'avéra - du fait de sa conception - inaccessible.

Las, croyant sauver meubles et ouvrages insignes de la bibliothèque cardinalice, les bénévoles constatèrent impuissants la débâcle. Ce temps de Pâques était le temps de foire du Vivarais ; nombreux étaient les forains et marchands venus installer leurs étals à proximité du collège, puisqu'il semble, d'après un témoignage, que la foire devait se dérouler le lendemain 4 avril 1714, sur la place toute proche (actuelle place Stéphane-Mallarmé). Toutes sortes d´individus étaient attirés par ces manifestations tant commerciales que festives, aussi quelques-uns virent comme une aubaine tous ces 'trésors' jetés à bas du bâtiment sans ménagement ; ils prirent ce qu'il y avait à prendre, sans autre forme de procès. Ce que voyant, les jésuites publièrent quelques jours plus tard un monitoire afin de récupérer autant que faire se peut quelques biens ainsi dérobés.

Si l'ancienne église brûla, la nouvelle en cours de construction et pratiquement terminée, dressée au sud ouest du bâtiment, fut épargnée. On peut supposer qu'il en fut de même de tous les bâtiments entourant la seconde cour, ainsi qu'une bonne partie du bâtiment 16e, particulièrement son logis sud-est. Touchés par la toiture (qui était 'd´une hauteur prodigieuse', comme en témoigne le père Benoît de Saint Joseph, provincial du couvent des Carmes, A.D. Ardèche, C 1538), les bâtiments semblent avoir résisté par les plafonds intermédiaires. En effet, les témoins indiquent que neuf planchers (soit plafonds) étaient encore en place à l'extinction des flammes, mais qu'il fallut les mettre à bas pour éviter leur pourrissement par la pluie. On peut supposer qu'avec ces planchers, dont on ignore l'implantation, subsistèrent une bonne hauteur de murs, peut-être au-dessus du 1er étage, voire du 2e. Toujours est-il que les murs furent remontés sur près de 6 mètres de hauteur (A.D. Ardèche, D121, pièce 53/627).

Une gravure du 19e siècle montre le parti pris pour son couvrement. Au-dessus du 3e étage, la partie supérieure des murs correspondant aux combles ouvre sur des œils-de-bœuf ; le toit offre une pente plus douce, permettant un meilleur accès. La chapelle au nord n'a pas été remontée, seul subsiste la partie basse de ses murs. Une autre gravure d´avant 1840 (d´après le dessin de Max Monier de la Sizeranne, Médiathèque de Valence), montre une vue du collège prise le long de la berge du fleuve, depuis l'abreuvoir, au sud du collège. On y voit clairement le bâtiment sud fermant la seconde cour, au fond le haut mur sud du bâtiment 16e reconstruit après 1714 avec ses œils-de-bœuf sous la toiture, éclairant les combles. A l'ouest, se dresse le clocher de l´église, terminé en octobre 1714 et un peu plus loin la toiture du beffroi de l'entrée monumentale, reconstruit après 1714.

Au temps des oratoriens (1776-1819)

La lutte menée contre les jésuites tout au long du 18e siècle aboutit à leur expulsion du royaume en vertu de l'arrêté pris par le Parlement de Paris le 23 avril 1762. Le Parlement de Toulouse, dont Tournon dépendait juridiquement, ordonne la même année la saisie de leurs biens (un inventaire en est alors dressé, AD Ardèche, D 32) : ils cessent d'administrer le collège en février 1763 et quittent la ville deux mois plus tard.

Pendant une quinzaine d'années, le collège est géré par un bureau d'administration nommé par le Parlement de Toulouse. Mais son organisation administrative est loin d'être adaptée aux besoins de l'institution ; les enseignants, sous la houlette d'un principal aux pouvoirs restreints et à l'influence relative, ne donnent pas entière satisfaction, même si l'établissement entame une période de redressement à partir des années 1767, avec le renouvellement de la quasi-totalité des enseignants (Julia, 2005, p.150). Lorsque le père Laurent d'Anglade, oratorien, est nommé supérieur du collège, la nouvelle est accueillie avec soulagement (AD Ardèche, D118, Mémoire).

Outre l'accueil des élèves traditionnels, le collège reçoit désormais une section de l'Ecole royale militaire (établissement fondé par Louis XV, qui se dresse à Paris à l'extrémité est du Champ-de-Mars, bâti entre 1751 et 1780 par Jacques-Ange Gabriel. Le Collège royal militaire est fermé le 9 octobre 1787), décidée par lettres patentes de Louis XVI (AD Ardèche, C 1538). Les oratoriens héritent donc d'un établissement qui a connu de grandes heures, réputé pour la grande qualité de son enseignement. Ils prennent cependant possession d'un ensemble patrimonial dans un état médiocre, comme le montrent les procès-verbaux d'installation dressés en 1776.

Sous la direction du père d'Anglade, les oratoriens projettent un grand aménagement immobilier pour doter l'établissement des bâtiments utiles à l'accueil de plus d´une centaine d´élèves. En effet, les jésuites logeaient leurs pensionnaires en dehors du collège (Dufaud, 1980, p.46), et les bâtiments avaient été vendus en même temps que le reste de leurs biens. Les oratoriens vont faire dresser deux plans, l'un présentant l´état actuel du collège, l'autre les extensions souhaitées (AD Ardèche, D 121). Ce projet fait l'objet d'études et de contrôles avant d'être accepté et financé par les Etats du Vivarais. Les dépenses sont estimées à la somme de 100 000 livres (AD Ardèche, D 118). Toutefois, la communauté est autorisée à emprunter le double (AD Ardèche, D 72, Pièce 141).

Une série d'échanges et d'acquisition de terrains est décidée par lettres patentes, afin de libérer les tènements nécessaires aux extensions désirées (AD Ardèche, D 118, pièce 78), qui s'étendront sur le terrain appelé alors "le champ des Carmes" et appartenant à la communauté du même nom. Elles sont pensées pour pouvoir accueillir 200 élèves. Le projet, ambitieux, est rapidement considéré avec méfiance par les oratoriens eux-mêmes (AD Ardèche, D 72, pièce 141. Voir en annexe).

A la veille de la Révolution, seul le grand bâtiment à deux ailes perpendiculaires s'élève au sud de la chapelle, bien visible sur le plan projeté de 1776, lettres E et F. Les extensions prévues plus au sud ne seront jamais construites. La colonnade classique qui orne la façade sud, ouvrant sur le parc, est élevée dans les premières années du 19e siècle ; ses fondations reposent sur des pilotis, en raison de la nature sablonneuse du terrain (Dufaud, 1980, p.47). La bibliothèque historique et le corps de bâtiment est du quadrilatère d'origine, sur le Rhône, conservent des aménagements que l'on peut sans doute dater des premières années du 19e siècle.

Les oratoriens demeurent à la tête de l´établissement jusqu'en 1819, date à laquelle le collège-pensionnat devient un collège royal. Tenus en haute estime dans les milieux patriotes, les oratoriens ne sont guère inquiétés pendant la période révolutionnaire. Leurs succès pédagogiques et leur sympathie envers les idées nouvelles leur assurent une certaine sécurité et leur permettent de continuer leur enseignement, tout en ayant toutefois renoncé à leur statut et prêté serment de citoyenneté.

Du collège royal au lycée Gabriel-Faure (1819 à nos jours)

En juin 1819, le Père Verdet, directeur, démissionne, le roi Louis XVIII "adopte" le collège. L'histoire institutionnelle du collège s'inscrit par la suite dans celle des établissements d'enseignement de la République : l'établissement prend définitivement le nom de lycée en 1848. En 1855, il est rattaché à l'Académie de Grenoble. Enfin, en 1885, suite à la création du lycée de jeunes filles (actuel collège Marie Curie), le lycée prend le nom de lycée de garçons.

Il connaît encore une succession de travaux : l'actuel bâtiment B, bâti le long du Rhône en prolongement du bâtiment A de Serlio, est érigée vers 1866, et probablement par l'architecte du collège impérial de Tournon, Louis Besset ; cette construction intervient vraisemblablement en même temps que l'aménagement du quai Gambetta (actuel quai Charles-de-Gaulle). Une carte postale du début du 20e siècle sans doute (Givors, maison du Fleuve Rhône, Fonds Dürenmatt n°1454) le montre couvert d'un toit à longs pans brisés avec lucarnes à fronton ; il a été remplacé ultérieurement par un toit à deux pans). Ce n´est qu´en 1848 qu'est bâti un pont suspendu, grâce à la technologie de l'ingénieur tournonais Seguin. L'emprise de ce pont, décidé à l´emplacement de l'ancien bac à traille qui relia durant des siècles les villes de Tain et de Tournon, arrive au droit des bâtiments construits au nord du bâtiment du 16e siècle. On a vu qu'en cet endroit se dressaient dès le 16e siècle chapelle et édicules ; au 19e siècle, s'élèvent proche de la rive le bâtiment de l´économe (qui n´est autre que le bâtiment visible sur l´estampe de 1706) et une chapelle protestante, qui occupe le rez-de-chaussée de l'ancienne chapelle du collège, ou du moins son emplacement primitif. Ces deux édicules doivent être rasés pour laisser passer la route et faciliter l´accès au pont (A.D. Ardèche, 2 S 30_12 : projet de pont suspendu : affaire du collège de Tournon, 1846-1848, descriptif avec plans). La route, alors Route nationale No 86 allant de Lyon à Beaucaire, passe à l'ouest du bâtiment ; c´est l'actuelle rue Thiers.

La destruction de ces édicules entraîne la révision de la façade nord, qui depuis la construction du collège dans le 2ème quart du 16e siècle avait été constamment masquée par des bâtiments accolés. Le devis des ouvrages à faire pour régulariser la façade nord-ouest du bâtiment principal ainsi que la description des travaux à faire et mode de construction sont dressés par l´architecte du lycée, Tevenet, le 12 juin 1849, qui constate : avant la construction du nouveau pont suspendu sur le Rhône, la façade nord-ouest du bâtiment principal du lycée était masquée en partie par l'oratoire protestant et par le bâtiment comprenant le logement de M. l'économe et en partie par un haut mur de clôture, depuis la suppression de ces constructions cette façade est devenue la partie la plus apparente des bâtiments, soit que l'on descende par le Rhône, soit que l'on passe sur la route nationale de Lyon à Beaucaire qui se présente perpendiculairement à cette face au pied de laquelle elle tourne en s'inclinant à l'ouest, soit enfin que l'on arrive par le nouveau pont suspendu. L'irrégularité de cette façade, l'état de dégradation qu'elle présente (dont peut donner une idée le dessin ci-joint) frappent péniblement la vue : aussi a-t-on reconnu la nécessité de faire disparaître ces inconvénients qui ne doivent pas paraître sans importance pour un établissement du genre de celui dont il s'agit ici. Les travaux sont confiés par adjudication à l´entrepreneur Enard (A.D. Ardèche, T 4195, travaux 1849-1924).

L'aménagement du quai entre le pont suspendu et celui construit plus au sud entraîne de nouvelles destructions le long des façades orientales du collège. Sur les plans de 1847 s'observait clairement un mur de clôture bâti le long du fleuve, conforme aux aménagements d'origine. Toutes les constructions subsistantes le long du Rhône sont rasées après 1861 pour laisser place au quai architecturé (quai Gambetta puis quai Charles-de-Gaulle) et faciliter l'accès au pont routier. Ce dernier est l'actuel pont Gustave-Toursier, pont à câble suspendu inauguré en 1958.

Quelques modifications intérieures sont également réalisées dans les années 1840, afin de mettre les locaux d'enseignement en conformité avec les nouveaux programmes. Des cabinets d'histoire naturelle, de physique et de chimie, ainsi qu'un laboratoire et amphithéâtre, sont installés au 1er étage de l'aile ouest de la cour d'honneur, perpendiculairement à l'actuelle bibliothèque historique (AD Ardèche, T 3497 ; voir ill. IVR84_20160700019NUCA)

Côté parc, deux nouveaux bâtiments (bâtiment D et E) s'ajoutent au lycée en 1963-65 : construits en béton armé par Georges Bovet (1903-1980, Premier Second Grand Prix de Rome en 1931), peints de blanc et de bleu ciel, ils accueillent l'un l'internat, l'autre les laboratoires de sciences. Ce sont, avec le gymnase, les dernières constructions. L'établissement aura connu près de quatre siècles de constructions, tout en conservant et maintenant au gré des bouleversements de l'Histoire, sa vocation d´enseignement.

Un projet est en cours pour la construction d'un nouveau bâtiment, plus adapté à l'enseignement technique, en lieu et place du bâtiment D et qui fera une meilleure liaison avec le bâtiment B.

Ce n'est qu'en 1967 que le lycée de garçons prend sa dénomination actuelle : lycée Gabriel-Faure, en hommage à l'homme de lettres tournonais, lui-même ancien élève. Bien que résidant à Paris, passionné de l´Italie, Gabriel Faure (1877-1962) ne manque pas une occasion de servir le lycée. Ses interventions facilitent la protection de certaines parties de l´établissement au titre des Monuments historiques : classement le 23 mars 1925 du portail d'entrée avec fronton et façade de la chapelle ; inscription du lycée le 27 septembre 1937. Gabriel Faure obtient que le projet du troisième pont sur le Rhône soit décalé un peu plus au sud, épargnant ainsi le parc d'une amputation drastique : le pont Gustave-Toursier sera bâti en 1958 à l'emplacement actuel. C'est encore Gabriel Faure qui demande l'érection d'un monument en l'honneur du Cardinal de Tournon. La statue sera inaugurée en 1924 (A.D. Ardèche, T 4195).

Situation

François de Tournon fait construire son collège sur l'emplacement d'un ancien marché situé dans l'enceinte de la ville, au sud, au bord du Rhône et à proximité immédiate du couvent des Carmes ainsi que du bac à traille permettant la traversée du Rhône pour se rendre à Tain.

Inscriptions

Sur le portail, trois inscriptions :

Devise de François de Tournon : NON QUAE SUPER TERRAM (non aux biens de ce monde)

Armoiries de François de Tournon : parti, d´argent semé de fleurs-de-lys, de gueules au lion d´argent.

Dédicace latine apposée par le prince de Soubise en 1767 : COLLEGIUM TURONENSE / FRANC. TURNO CO RE CAR. / CONFIRM. AN. MDCCLXVII / SUBAUSBIDII ET STUDELA / CAROLI DE ROHAN / FUN AN MDXLVIII / SERENISSIMI PRINCIPIS / SOUBISE TURNON. COMITIS

Appellation du lycée posée en 1967 : LYCEE GABRIEL FAURE

DESCRIPTION

L'imposant bâtiment est constitué d'un vaste rectangle de 174 pieds sur 111 (56,51 m sur 36,05). Les caractéristiques italiennes se révèlent dans la disposition de la cour et l'aménagement du portail triomphal. Quatre ailes entourent une grande cour rectangulaire aux petits côtés rythmés par un portique voûté en arêtes reposant sur de puissants piliers. Un vestibule d'entrée conduit à un long couloir étroit ouvrant sur les pièces de l'aile d'entrée ; l'aile surplombant le Rhône est distribuée de même (cette disposition a totalement disparu, le rez-de-chaussée des deux ailes ayant subi un fort remaniement ; par contre à l'étage on retrouve le principe du couloir éclairé sur la cour desservant les pièces donnant sur la rue ou sur le Rhône). Les deux escaliers à rampe droite sont dans une disposition typiquement italienne, car situés aux angles de l'édifice.

Le portail d'entrée révèle la main de Serlio, particulièrement dans le mélange des ordres dorique et rustique du registre inférieur, avec des colonnes en bossage un-sur-deux, qui se manifeste également dans la composition impeccable et un art consommé du détail.

L'arc en plein cintre repose sur des piédroits massifs traités à la rustique ; il s'inscrit entre deux colonnes engagées au quart portant un entablement à corniche saillante, au-dessus de laquelle s'élèvent le registre supérieur, d'ordre ionique, et le fronton. L'arc lui-même est traité en puissant bossage rustique dont la surface se caractérise par un relief accusé. Un tambour sur deux des colonnes est traité en bague de bossage. Les éléments se succèdent dans un rythme important, induit par la hauteur relativement modeste du portail. Le chapiteau dorique est coincé entre le dernier tambour rustique et l'entablement ; les claveaux de l'arc soulignent les lignes horizontales de la composition. Un entablement dorique couronne le premier registre du portail.

Les chapiteaux doriques sont rehaussés d'un gorgerin à feuilles d'acanthe et une échine garnie d'oves en fort relief ; le tailloir est sculpté de fins méandres et sur les angles de sa face inférieure éclosent des fleurs circulaires. Dans son Ottavio Libro, Serlio décore les échines et les gorgerins de petites cannelures, d'oves et dards et de motifs végétaux. Les modèles antiques sont largement cités, dans une grande liberté.

Piédroits et colonnes s'élèvent à partir d'un socle lisse, indice révélant encore la main de Serlio. La clef et la contreclef de l´arc sont prolongées par trois claveaux qui interrompent l'architrave de la frise pour monter jusqu´au niveau de la corniche. Les claveaux, plus décoratifs que fonctionnels, forment un motif en éventail qui équilibre les ressauts des côtés, au-dessus des colonnes.

Sur l'architrave ornée de deux fasces, Serlio est fidèle au vocabulaire de l'ordre dorique : frises et métopes ornées de bucranes et de patères à rosette centrale. Le soffite est divisé en compartiments carrés, décorés de gouttes, de pointes de diamant et de roses. Au centre, le carré est timbré de la date 1548.

Le portail du collège de Tournon est l'exemple le plus précoce connu du style tardif de Serlio, dont les modèles sont publiés dans le Libro Straordinario en 1551.

Au-dessus, se dresse sur une haute plinthe un édicule architecturé constitué d'un fronton supporté par deux colonnes ioniques. (Sur la face de la corniche a été fixée l'inscription en lettres capitales portant le titre du lycée.) L'espace entre les colonnes présente un rythme ternaire marqué par deux niches étroites dont le cul-de-four est orné d'une coquille peinte en trompe l'oeil accueillant autrefois une statue flanquant une plaque rectangulaire ornée d'un bas-relief sculpté et polychrome. De nuées desquelles dardent des rayons tombe une manne célébrée par deux mains ; un phylactère rouge porte la devise de François de Tournon avec en dessous le chapeau de cardinal partiellement bûché au niveau des pompons surmonte un cuir découpé timbré des armoiries du fondateur du collège.

Ni les proportions ni les détails ne sont compatibles avec le style de Serlio, laissant supposer que cette partie du portail est l'oeuvre d'une autre main.

Il est fort possible que Serlio ait livré le plan général et le dessin des élévations du collège au cardinal de Tournon, qui l'a approuvé, puis ait présidé au lancement de la construction, la supervisant au moins jusqu´à l'élévation complète de la partie inférieure du portail. Il est possible qu'il ait ensuite laissé le chantier sous la direction d'un maître d´oeuvre, avec ordre de suivre ses plan et recommandations à la lettre, se fondant sur des maquettes à grande échelle et des dessins de détail (Frommel, S., 2002, p. 310 et svtes).

Selon le plan du 16e siècle, le bâtiment de Serlio était unique (c'est l'actuel bâtiment A), et accompagné sur sa façade nord de jardins qui faisaient la liaison avec une chapelle ; la façade le long du Rhône, sur laquelle ouvre un portail au nord-ouest, donne sur une cour intérieure fermée d'un haut mur et par un bâtiment à 5 pièces ; s'ensuit plus au sud la tour des latrines donnant sur l'eau, et un peu plus au sud un fort éperon construit sur l'eau pour contrer les crues du fleuve.

On retrouve ces bâtiments en élévation sur l'estampe de 1706 : le long bâtiment qui se dresse en forte saillie sur la face orientale de la cour desservie par le portail oriental est à un niveau, éclairé par cinq fenêtres à l'est et une fenêtre sur la façade nord et butte contre une tour circulaire (tour des latrines), reliée à un retour du bâtiment en équerre au sud. Les bâtiments visibles sur 'estampe, au nord et à l'est, sont couverts d'un toit à croupes, éclairé par des lucarnes en pavillon, cinq à l'est, deux au nord, deux au sud sur le bâtiment en retour à l'arrière de la tour. Trois cheminées coupent l'arrête faîtière du toit occidental. Noues et pignons sont surmontés d'épis de faîtage.

Au nord se trouve un bâtiment à deux étages immédiatement accolé à la façade nord du collège. Il est adossé à une chapelle identifiable par la croix en épi de faîtage couronnant son toit à deux versants au-dessus du pignon oriental.

Le bâtiment en retour d'équerre, terminé par une tour semi-circulaire bâtie à fleur d´eau, contenait les latrines. Un peu plus en aval existait un édicule doté d´un limnimètre permettant de mesurer les crues du fleuve.

Le bâtiment de Serlio était couvert par une haute toiture faisant l'admiration de nombre de ses contemporain, notamment d'anciens élèves qui avaient pu la visiter : on en devine un aperçu dans le témoignage de Joseph Lermet, maire de Tournon, et Antoine Rivoire, de 1714, qui décrivent une charpente foisonnante, faite de bois anciennement coupé et bien sec, ce qui a favorisé son embrasement rapide et irrémédiable (A.D. Ardèche, C1538). Cette charpente supportait un toit à croupes, éclairé par des lucarnes en pavillon.

Les jésuites construisent au sud du collège de Serlio une cour carrée cernée par trois corps de bâtiments à un étage, celui à l'ouest longeant et desservant la chapelle nouvellement bâtie, unique structure existante de cette période.

Les oratoriens engagent, à partir de 1777-1778 des agrandissements vers le sud. Une première tranche est construite, achevée dans les premières années du 19e siècle par une façade en portique dorique ouvrant sur le parc. Le projet prévoyait deux autres corps de bâtiments disposés en U avec celui existant, mais par mesure de prudence les oratoriens eux-mêmes décidèrent de ne pas aller au-delà du bâtiment visible aujourd´hui. Construit en prolongement du corridor longeant la chapelle au rez-de-chaussée comme à l'étage, ce bâtiment comprend un long corps rectangulaire articulé à l'ouest par une extension quadrangulaire et buttant au sud sur la colonnade dorique reliant deux édicules jumeaux en rez-de-chaussée couverts en terrasse. Au-dessus de la terrasse s'élèvent encore deux niveaux ; les plans relevés avant les transformations de 2002 montrent un accès au premier étage par un escalier noble et n´allant pas au-delà de ce niveau. Le second et dernier étage, abritant des appartements de fonction, n´était accessible que par un escalier dérobé construit à l´arrière de l´escalier principal. Les rénovations ont constitué dans la création de l´administration au second étage, du prolongement de l´escalier principal par la construction de nouvelles volées de marches et l´installation d'un ascenseur ; au premier étage, la réorganisation complète des espaces par la création de 'plateaux' pour accueillir de nouvelles salles de cours et la documentation du lycée.

Le long bâtiment quadrangulaire construit le long du Rhône en 1866 par Louis Besset, architecte du lycée impérial, est scandé par des murs de refends régulièrement disposés, garantissant une isolation phonique et une stabilité efficiente au bâtiment. Elevé sur un vide sanitaire voûté, il comprend un seul niveau de salles de cours ; on accède aux combles par deux escaliers à noyau central ; la toiture est à deux pentes et à croupe. Un escalier de secours en hélice a été disposé dans les années 60 sur la façade sud. Une longue marquise habille la façade côté cour tout en garantissant façade, élèves et professeurs des intempéries.

Appellationsde Tournon
Parties constituantes non étudiéespensionnat, parc, cour, édifice sportif
Dénominationscollège, lycée
Aire d'étude et cantonRhône-Alpes
Hydrographiesle Rhône
AdresseCommune : Tournon-sur-Rhône
Adresse : place
Stéphane-Mallarmé
Cadastre : 2007 AM 1

Principales dates de construction : 1548-1562 : grand bâtiment rectangulaire autour de la cour d'honneur, annexes nord et est, chapelle au nord ; 1673-1714 : bâtiments au sud et à l'est (détruits hormis le bâtiment (rez-de-chaussée et 1er étage) longeant la chapelle) ; 1776-1819 : bâtiment au sud-ouest abritant cuisines, réfectoires, administration ; 1866 : salles de classe au sud-est, le long du Rhône ; 1963 : deux bâtiments dans le parc (salles de cours et internat). Le collège de Tournon a de nombreuses fois changé d'appellation au fil du temps : Collège de Tournon (1536-1819), puis collège royal (1819-1848), puis lycée impérial (1848-1885), puis lycée de garçons (1885-1967), actuellement lycée Gabriel-Faure.

Période(s)Principale : milieu 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 4e quart 18e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 1er quart 18e siècle
Secondaire : 4e quart 20e siècle
Dates1548, daté par source, porte la date
1767, daté par source
1866, daté par source
1963, daté par source
Auteur(s)Auteur : Serlio Sebastiano architecte attribution par travaux historiques
Auteur : Besset Louis architecte attribution par source
Auteur : Bovet Georges architecte attribution par source
Personnalité : Tournon, cardinal de François commanditaire, personnage célèbre

Bâtiment A : 4 corps de logis rectangulaires, 2 grands et 2 petits organisés autour d'une cour centrale rectangulaire sur sous-sol voûté en berceau. Accès côté rue par un portail monumental d'époque Renaissance. Dans la cour, sur les petits corps, au rez-de-chaussée, deux galeries de 4 arcades en plein cintre voûtées d'arête ; au-dessus élévation sur 2 niveaux, toit à double pente à couverture de tuile. En retrait, élévation d'un troisième niveau correspondant aux façades extérieures du bâtiment. Au-dessus des baies de ce niveau, oculi en œil-de-bœuf. Chaque niveau est marqué par un bandeau saillant, mouluré à l'étage noble. Aux premier et deuxième niveaux court un couloir tout autour du bâtiment, de 4 mètres de large sur les petits côtés (longueur 19 m) et de 3 mètres de large sur les grands côtés (longueur 26 m). Les salles se distribuent sur les façades. Desserte par deux escaliers à noyau central, l'un à l'angle sud-est, l'autre à l'angle nord-ouest. La bibliothèque historique est située dans l'angle nord est du bâtiment A, au premier étage. Elle est éclairée par deux baies, l'une ouvrant sur la cour intérieure côté sud, l'autre ouvrant sur le quai du Rhône. Longue de 14 mètres et large de 9, la pièce a son plafond consolidé par quatre fins tirants forgés supportant les quatre poutres en leur centre. Sur les murs ouest et est, de grands meubles architecturés, en bois et portes vitrées accueillent les ouvrages placés sur cinq étagères aménagées sur une double épaisseur. Anciens bureaux des oratoriens (?) : bâtiment A, 1er étage : installés dans l'aile longeant le Rhône, ils occupent trois pièces en enfilade le long du couloir longeant le côté cour d'honneur. L'accès à ces pièces se fait à la fois par le couloir et à l'intérieur de chaque pièce par une double porte. Chacune est munie d'une cheminée ; la pièce centrale est voûtée (voûte à double arête). Des placards sont aménagés dans le mur de séparation avec le couloir et se prolongent dans les angles par deux tambours à mi-hauteur ménageant une desserte. Bâtiment B : Long bâtiment rectangulaire construit en bordure du Rhône, comprenant un rez-de-chaussée et une élévation sur un niveau, toit à double pente et croupe à couverture de tuile mécanique. Sur le Rhône, la façade est rythmée par des travées marquées par des chaînages de calcaire blanc. Une marquise courant tout le long de la façade sur cour protège l'entrée des élèves par le rez-de-chaussée. Bâtiment C : Bâtiment constitué d´un premier corps, rectangulaire, construit le long du flanc est de la chapelle en prolongement sud du bâtiment A pour la desservir au rez-de-chaussée (sacristie) et conduire aux tribunes par le premier étage. Le long couloir du rez-de-chaussée se poursuit jusqu'à la façade sud. Ouvert sur le parc, le bâtiment au sud est structuré autour de deux pavillons en terrasse, reliés entre eux par une colonnade dorique. Les deux niveaux s'élèvent au-dessus de la terrasse et du rez-de-chaussée et sommés d'un toit à double pente à couverture de tuile mécanique. A l'ouest, le bâtiment contenant escalier menant à l'étage, salle des commensaux et réfectoire s'attache perpendiculairement au long couloir de desserte. Il forme avec l'arrière du bâtiment à colonnade une cour carrée semi fermée, autour de laquelle les façades s'organisent en rez-de-chaussée et 2 étages d'inégale hauteur. Bâtiment D : construit en 1963 en même temps que l´internat, il s'élève au sud est du parc, sur rez-de-chaussée et deux niveaux ; il abrite les sections scientifiques et techniques. Bâtiment E : construit en 1963, il comprend un rez-de-chaussée et 4 niveaux ; il est couvert en terrasse. Il s'élève à la limite sud est de la parcelle. Il reçoit au rez-de-chaussée des salles de cours, l'internat et appartements de fonction dans les étages. sur le portail principal : LYCEE GABRIEL FAURE ; devise ; dédicace

Mursmolasse
calcaire pierre de taille
calcaire moellon enduit
béton
Toittuile plate mécanique, tuile plate plombifère, ciment en couverture, béton en couverture
Plansplan rectangulaire régulier
Étagessous-sol, 3 étages carrés, comble à surcroît
Couvrementsvoûte à arêtes doubles
voûte d'arêtes
voûte en berceau
Élévations extérieuresélévation ordonnancée
Couverturesterrasse
toit à deux pans
appentis
toit à l'impériale
Escaliersescalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : suspendu, en maçonnerie
Autres organes de circulationsascenseur
États conservationsinégal suivant les parties
Techniquesferronnerie
sculpture
peinture

Edifice remarquable ayant conservé d'importantes parties du 16e siècle (particulièrement le portail monumental marquant l'entrée principale), ainsi que sa fonction d'établissement d'enseignement depuis sa création. L'ensemble des bâtiments construits par les oratoriens dans la seconde moitié du 18e siècle, actuellement bâtiment C, particulièrement la façade est sur cour et la façade sud à colonnade et terrasse ouvrant sur le parc ; les deux bâtiments D et E des années 60.

Statut de la propriétépropriété de la région
Intérêt de l'œuvreà signaler
Éléments remarquablesréfectoire, escalier, colonnade, fronton, portail
Protectionsclassé MH partiellement, 1925/06/25
classé MH partiellement, 1932/12/06
inscrit MH partiellement, 1937/09/17

Annexes

  • AD Ardèche. C 1538, pièce 3 : Informations sur l´incendie de 1714 : transcription

    AD Ardèche. C 1538. Collège de Tournon : pièces concernant l´incendie de 1714, l´organisation du collège confiée aux oratoriens, les réparations du collège, la création d´une bibliothèque, 1738-1779. Pièce 3 : informations sur l´incendie de 1714.

    Transcription :

    " L´an mil sept cens quatorze et le septième jour du mois de juin après midi, dans notre hôtel en la ville de Tournon, par devant nous Sr Ange Robert du Molard, écuier seigneur de Chateauneuf, baillis du comté de Tournon, conseillé du Roy au sénéchal et présidial de Nîmes, subdélégué de l´intendant de Languedoc, procédant en cette partie en qualité de commissaire député par la cour de Mr le sénéchal de Nîmes, par ordonnance du premier du courant rendue à la requête du père Albaret, procureur et sindic des frères jésuites du collège de Tournon, a été par nous procédé à l´audition des témoins cy après ainsy qu´il en suit.

    Sr Ignace Moreau, prêtre et chanoine de l´église collégiale de Tournon, âgé de 36 ans assigné à la requête du père Albaret, procureur et syndic des pères jésuites du collège de Tournon, en conséquence de notre ordonnance du jour d´hier, par exploit fait par Michel Chaumeton sergent immatriculé au baillage d´Annonay, du dit jour à nous exhibé a fait serment de dire vérité.

    Enqui s´il est parent allié serviteur ou domestique du syndic ou du recteur du collège et autres généraux interrogatoires à luy expliqués, suivant l´ordonnance, à pertinemment réponde et niez.

    Et sur le contenu en la requête présentée au sénéchal par le dit syndic, dont lecture suit a été faite.

    Dépose tant à la charge que décharge que le collège composé de quatre grands corps de logis, fut entièrement brûlé sur les neuf heures du soir du mardy de pâques troisième avril dernier, de même qu´un cinquième corps de logis habité par les régents des basses classes, et un autre bâtiment servant pour les teintures, ce que le déposant a vu pour s´y être rendu au son des cloches, auquel temps le feu s´estoit répandu par tous, sans qu´il fut possible de pouvoir l´éteindre, ayant duré avec une rapidité incroyable depuis les neuf heures du soir jusques sur les quatre heures du matin, que le déposant se retira ne pouvant plus résister aux mouvements qu´il s´éstait donné pour sauver et garantir de l´incendie les vases sacrés, les ornements de l´église qui étaient dans la sacristie, le tabernacle du maître autel et les tableaux, conjointement avec le sieur Payon chanoine son confrère, mais qu´ils ne purent en sauver qu´une partie, parce qu´ils s´attachèrent principalement à prendre le saint ciboire que le dit Payen porta dans l´église des carmes et que ce qui fut garanti des flames fut cassé ou brisé pour la plus grande partie ou volé dans ce désordre, la foire du lendemain ayant attiré dans la ville de Tournon les habitants des paroisses des six lieues autour, qui enlevèrent les meubles et effets qui furent jettés par les fenêtres dans la place qui est au devant du collège sans qu´on pût l´empêcher, à cause du grand concours du peuple et de la confusion qu´il y avait au-dedans et au dehors du collège, ce qui a engagé le syndic des pères jésuites de faire publier un monitoire.

    Dépose de plus avoir veu réduire en cendres cette ancienne et magnifique maison avec presque tous les meubles et effets qui y étoient, et dans laquelle maison il y avait veu loger plus de soixante dix jésuites, des domestiques à proportion, plus de soixante dix pensionnaires écoliers et les valets qui leurs étoient nécessaires. Le collège étant le deuxième séminaire de la province dans lequel les jésuites enseignent les hautes et basses classes aux séculiers ecclésiastiques et jeunes jésuites, et enfin dépose que la vaste, nombreuse et curieuse bibliothèque qu´il y avait a eu le même sort, et plus n´a dit sçavoir hors ce dessus contenir vérité, répété après lecture faite y a persisté, a signé et n´a voulu taxe de ce requis. Moreau, chanoine.

    Père Benoit de Saint Joseph, cy devant provincial des RRPP Carmes de la province de Narbonne et prieur du couvent des pères carmes de Tournon jusques au quatrième jour du mois de mai dernier, âgé de cinquante six ans, a signé à la requête du dit syndic par exploit de Michel Chaumeton sergent immatriculé au Royal d´Annonay, du jour d´hui à nous exhibé, a fait serment de dire vérité, et a nié d´estre parent allié serviteur ni domestique du syndic et des jésuites du collège de ce enquis suivant ordonnance.

    Et du contenu en la requête présentée au sénéchal de Nîmes par le dit syndic, dont lecture luy a esté faite par nostre greffier. Dépose tant à la charge que décharge que sur les huit à neuf heures du soir du mardy de Pâques troisième avril dernier, le feu ayant pris par accident à la troisième chambre du couroir du troisième étage du côté du Rhône, il fut d´abord porté par les vents qui étaient pour lors très impétueux dans tous les endroits du collège et que les quatre grands corps de logis dont il était composé furent en flamez. De manière qu´il ne fut plus question de faire couper les couverts faits à la française et d´une hauteur prodigieuse, parce que c´estait une ancienne et belle charpente, mais uniquement de sauver les vazes sacrés, les ornements de l´église et autres effets du collège, à quoi le déposant et plusieurs autres personnes s´employèrent de leur mieux, mais avec tant de précipitation, de désordre et de confusion, que la plus grande partie de ce qu´on avait garanti de l´incendie, porté dans la place ou jetté par les fenêtres, a esté brisé, brûlé par les poutres, planches de bois qui tombaient en feu dans la place ou volé, y ayant pour lors dans la ville de Tournon les habitants des paroisses voisines du Vivarez et du Dauphiné que la foire du lendemain avait attiré, suquoy le syndic du collège a esté contraint de faire publier un monitoire. De sorte que le déposant dit avoir veu brûler et réduire en cendres cette grande et magnifique maison composée de quatre grands corps delogis, couverte par un couvert à la française, la dite maison bastie et fondée par feu son éminence Monseigneur François cardinal de Tournon, qui appella les jésuites en mil cinq cens soixante et leur donna sa bibliothèque, laquelle a toujours été augmentée depuis ce temps là, et si fort qu´elle était devenue une des plus belles, des plus nombreuses et des plus curieuses qu´il y eut dans aucune collège des jésuites du royaume. Ce que le déposant qui a enseigné pendant sept années la philosophie et la théologie, peut certifier et déposer, non seulement pour avoir visité plusieurs bibliothèques, mais encore parce qu´il étoit très souvent dans celle du collège de Tournon pendant le séjour de huit ou neuf années qu´il a fait dans le couvent des carmes au dit Tournon où il a été deux fois prieur, et laquelle bibliothèque a esté dévorée par les flemmes pour la plus grande partie, les livres qui en ont été tirés et jettés par les fenêtres étant pour la plus part inutiles, parce qu´ils sont endomagez, ou non complets.

    Dépose enfin que le collège étoit ordinairement composé de soixante dix jésuites, qu´il les y a veu loger, avec les domestiques nécessaires, qu´il y a veu aussi loger plus de soixante dix écoliers pensionnaires avec leurs valets et que les jésuites enseignent dans ce collège qui est le deuxième séminaire de la province, les hautes et basses classes aux séculiers ecclésiastiques et jeunes jésuites et plus n´a dit sçavoir, hors ce dessus, contenir vérité, répété après lecture faite, y a persisté, a signé et n´a voulu taxe de ce requis. F. Benoist de St Joseph.

    Sr Joseph Lhermet, premier consul de la ville de Tournon, âgé de quarante trois ans, assigné à la requête et par exploit que dessus à nous exhibé, a fait serment de dire vérité et a nié d´estre parent allié, serviteur ni domestique du syndic et d´aucun jésuite du collège, de ce interpellé suivant l´ordonnance.

    Et sur le contenu en la requête du syndic dont la lecture luy a esté faite par nostre greffier dépose tant à la charge que décharge qu´ayant accouru des premiers sur le bruit du feu au collège, il vit une chambre du troisième étage du côté du Rhône estoit toute en feu et qu´il commençait de prendre au couvert surquoi il envoya d´abord le tocsin et crier par les rues que les habitants eussent à venir donner les secours nécessaires, mais qu´il fut absolument impossible d´empêcher le collège composé de quatre grands corps de logis, un cinquième corps de logis occupé par les régents des basses classes et un bâtiment servant pour la teinture, de brûler et d´estre réduit en cendres, le feu ayant esté porté dans moins de demy heure par un vent des plus impétueux dans toutes les parties du couvert, qui était d´une hauteur prodigieuse et formé d´une forêts de bois de sapin, ancien et sec, de sorte qu´il ne fut plus question que de sauver les effets qui estaient dans le collège, dont les jésuites qui étoient pretz à se coucher, estoient si fort effrayez qu´il ne sçavoient prezque pas ce qu´ils fesoient, estant certain que plusieurs auroient été compris dans l´incendie généralle du collège, si on ne les avoit tirez de leurs chambres et quelques uns par les fenêtres par le moyen des échelles que le déposant avoit donné ordre de porter, le déposant ayant encore esté obligé de faire enfoncer la porte de l´église et le tabernacle pour en tirer le saint sacrement qui fut porté dans l´église des pères carmes par le sieur Payen chanoine, mais qu´ils n´eurent pas le temps de sortir tout ce qu´il y avait dans l´église et dans la sacristie, parce qu´ils en furent empêchés par le feu qui s´y était communiqué comme dans tout le reste du collège, duquel on jetta par fenêtres dans la place plusieurs meubles et effets qui furent pour la plupart cassés, brulez par les poutres, les bois ou les thuilles, brûlants et enflamez qui tombaient du couvert dans la place, ou volez, la foire du lendemain ayant attiré dans la ville un trez grand nombre détrangers du Vivarez et du Dauphiné, ce qui a nécessité le syndic des jésuites de faire publier un monitoire. De sorte que le déposant a lieu de croire que les jésuites, d´une façon ou d´une autre, ont perdu presque tous leurs meubles, effets et danrées qui étoient dans le collège, n´en ayant pu sauver q´une très petite quantité et dans un état dont ils ne sçauraient faire grand usage non plus que des livres jettez en petite quantité par les fenêtres qui ont esté pour la plus part déchirez, brulez ou qui sont inutiles pour n´estre pas complets, ce qui produit la perte presque entière d´une des plus grandes, des plus nombreuses et des plus curieuses bibliothèques des provinces.

    Dépose enfin que l´incendie du collège dans lequel il y avoit ordinairement quatre vingt jésuites, des domestiques à proportion et dans lequel il veu loger soixante dix pensionnaires écoliers avec leurs valets, a été si générale qu´on n´a pu le sauver que la nouvelle église, que les jésuites font bâtir depuis plusieurs années, parce qu´elle s´est trouvée séparée du collège. Le déposant ayant été requis par le RP Recteur non seulement à faire fournir des logements aux jésuites, mais encore des maisons convenables pour y faire tenir les classes, tous les habitans concernés d´un si grand malheur, s´estant fort empressés pour recevoir des jésuites dans leurs maisons, mais qu´il n´avoit pas esté possible au déposant en qualité de premier consul, ni au conseil de ville de donner des maisons pour les classes que les jésuites ont depuis ce temps là établi dans le couvent des pères carmes, le collège de Tournon, qui [est] le deuxième séminaire de la province, estant en possession d´enseigner les hautes et basses classes aux séculiers, aux ecclésiastiques et aux jésuites, et de rendre toute sorte de services au public pour la sanctification des âmes, l´instruction de la jeunesse, de même que par les grandes aumônes ; et plus n´a dit sçavoir hors ce dessus contenir vérité, répété après lecture faite, y a persisté, signé et n´a voulu taxe de ce requis. Lermet.

    Me Antoine Perrel, apoticaire de la ville de Tournon âgé de cinquante ans, assigné à la requête et par exploit que dessus à nous exhibé, a fait serment de dire vérité, et a nié estre parent, allié, serviteur ni domestique du syndic et d´aucun des jésuites du collège.

    Et sur la requête présentée au sénéchal dont lecture lui a été faite par nostre greffier, dépose tant à la charge que décharge qu´estant à souper chez le sr Chabreux duquel la maison n´est séparée du collège que par la place, et ayant entendu crier au feu chez les jésuites, il s´y rendit en toute diligence et vit qu´il avait pris à deux ou trois chambres du troisième étage et au couvert d´où par un vent des plus impétueux et dans moins d´une heure il fut porté au couvert de tous les quatre corps de logis dont le collège était composé, le déposant ayant observé que les flames étaient si fort élevées et si fort agitées qu´elles traversèrent la cour du collège et s´attachèrent à l´orloge, en sorte qu´en très peu de temps tout le collège fut en feu, n´estant plus question d´en empêcher le progrez par des coupures, mais seulement d´en tirer promptement le saint sacrement, les vases sacrés, les meubles, effets, papiers et livres, à quoy il s´occupa de son mieux, avec les sieurs Durand, Saint-Quentin, Rivoire, Bouscaille et autres personnes jettant par les fenêtres tout ce qu´ils purent, mais avec tant de désordre et de confusion que les meubles de bois et les quadres des tableaux furent pour la plus part brisés ou endommagez. De même que le linge, le draps et livres en partie brulez par les débris des poutres, des planches et des thuiles qui tomboient tout en feu du couvert sur les dits meubles et effets dans la place où ils avaient été jettés, les autres ayant esté elvez et volez pour la plus grande partie, cette place estant pour lors remplie de plusieurs étrangers du Vivarez et du Dauphiné que la foire du lendemain y avoit attiré. Surqoy le syndic du collège a esté nécessité de recourir aux censures de l´église par la publication d´un monitoire.

    Dit et dépose de plus que non seulement les quatre grands corps de logis ont esté brulez avec le cinquième corps de logis destiné pour les régents des basses classes, et encore le bâtiment dans lequel étaient les teintures, mais aussi toute l´ancienne église, une grande et belle bibliothèque composée d´un nombre infini des livres, des lits à l´usage des jésuites et des écoliers pensionnaires, toute la baterie de cuisine pour le grand et petit collège, presque tout le linge, les draps et autres provisions du collège, cinq cloches fondues et dont partie du métal a esté perdu, et presque tout ce qu´ils avaient dans le collège même, divers papiers du collège qui estoient dans la chambre du syndic, et de plusieurs particuliers déposez, avec d´argent monnoyé au dit sindic, ou recteur du collège ou a des directeurs, ainsi que le leur entendit dire pour lors et qu´ils le luy ont dit encore depuis ce temps là.

    Dépose enfin avoir veu dans ce collège qui est le deuxième séminaire de la province environ quatre vingts jésuites, des domestiques à proportion, et outre ce soixante dix pensionnaires avec leurs valets, tous logez dans le dit collège, dans lequel les jésuites ont toujours enseigné les hautes et basses classes aux séculiers, ecclésiastiques et jeunes jésuites, ce collège estant d´un très grand secours dans tous les temps, non seulement pour la sanctification des âmes, pour l´instruction et l´éducation de la jeunesse du païs du Vivarez et des provinces voisines, mais encore par les grandes aumônes que les recteurs faisoient distribuer à tous les pauvres et dans les maisons honteuses.

    Et plus n´a dit sçavoir hors ce dessus contenir vérité, répété aprez lecture faite y a persisté, a signé et n´a voulu taxe de ce requis. Perret.

    Me Antoine Rivoire, notaire royal et procureur de son altesse monseigneur le prince de Rohan, âgé de quarante ans, assigné à la requête par exploit que dessus à nous exibé, a fait serment de dire vérité et a nié d´estre parent, allié, serviteur ni domestique du sindic et autre jésuite du collège de ce interpellé suivant l´ordonnance.

    Et du contenu en la requête du sindic dont lecture luy a esté faite par nostre greffier déposé tant à la charge que décharge qu´au temps mentionné en la requête, il se rendit au collège duquel il vit d´abord deux chambres du troisième étage du costé du Rhône en feu, de même que le couvert vis-à-vis les dites chambres et que le feu se communique à tout le couvert dans toute son étendue sur les quatre corps de logis. Dans moins de trois quart d´heure, par un vent si impétueux qu´il ne fût pas possible d´en arrêter le progrez parce que le bois du couvert estoient ancien et fort secs, outre que d´ailleurs ce toit estoit fait à la française, et de manière qu´on ne pouvait y monter pour faire des coupures, de sorte que dans ce triste spectacle, le déposant se donna tous les mouvements nécessaires pour avoir des habitants et faire débagager, ayant fait jetter par les fenêtres les meubles et autres effets, autant que les flames purent leur permettre, et aux habitants qu´il avoir avec luy de continuer cette opération, mais que la plus grande partie des meubles et effets jettés dans la place périt par les débris des poutres, des planches et des thuilles qui tomboient du couvert en feu ou brulants sur les dits meubles et effets, dont partie furent aussi volés y ayant plusieurs étrangers dans la place que la foire du lendemain avait attirez dans la ville de Tournon, de sorte que le déposant dit que les jésuites ont presque perdu tous leurs meubles, linge, lits, bateries de cuisine et autres effets, mesme leur entière bibliothèque par cette incendie. De laquelle ils n´ont garanti que les vases sacrés, beaucoup des ornements de l´église et des livres, mais que ces livres sont pour la plus part déchirés, à demi brulez ou inutiles pour n´estre pas complets, et que tous les autres effets du moins pour la plus grande partie leur deviennent assez inutiles pour avoir été brulez, déchirez ou brisez.

    Dépose enfin que tout ce grand collège, composé de quatre corps de logis, un cinquième destiné pour les régents des basses classes, et d´un bâtiment pour la teinture, tous les couverts ont été brluez et qu´il n´est resté que neuf planchers qu´il faut détruire pour empêcher que les bois ne pourrissent par les pluyes.

    Dépose de plus avoir veu dans ce collège, qui est le deuxième séminaire de la province, environ 80 jésuites, plusieurs domestiques, plus de 70 pensionnaires avec leurs valets logez dans le dit collège, duquel l´incendie afflige tous les gens de bien parce que non seulement les jésuites enseignaient les hautes et basses classes aux séculiers ecclésiastiques, et jeune jésuites, ce qu´ils continuent de faire depuis 15 jours dans le couvent des pères carmes, la ville n´ayant pu leur fournir des maisons convenables pour les classes, mais encore parce qu´ils rendoient tant de service au public, par leur zèle pour le salut des âmes, par leurs soins pour l´éducation et l´instruction de la jeunesse du Vivarez et des provinces voisines, et parles grandes aumônes qu´ils fesoient régulièrement trois fois la semaine, outre ce qu´ils donnoient journelement à la porte et ce qu´ils fesaient distribuer dans des maisons honteuses, le déposant ayant oublié de dire que le recteur, le sindic et des directeurs du collège dirent que lors de l´incendie qu´ils perdoient non seulement des titres et papiers de la maison qui estoient dans la chambre du sindic, mais encore des papiers, argent monnayé et autres choses qui leurs avoient été déposez, mesmes quelques uns de la connaissance du déposant qui trouva lemoyen dans la conjoncture de ce malheur de contribuer par ses soins à la conservation des archives.

    Et plus n´a dit sçavoir hors ce dessus contenir vérité, répété aprez lecture faite, y a persisité et signé et n´a voulu taxe de ce requis. Rivoire.

    Sr Hugues Colon, second consul de la ville de Tournon, âgé de 52 ans, assigné à la requête et par exploit que dessus à nous exibé, a fait serment de dire vérité, et a nié d´estre parent, allié, serviteur ni domestique du sindic du collège et d´aucun jésuite de ce interpellé suivant l´ordonnance.

    Et du contenu en la requête du sindic dont lecture luy a été faite par notre greffier.

    Dépose tant à la charge que décharge que sur les neuf heures du soir du mardy troisième avril dernier, le sr Terralhon fils crioit par les rues que le feu estoit au collège, surquoy le déposant estant sorti de sa maison et veu les flammes vis-à-vis du collège, il y courut avec précipitation, entraînant avec luy tout ce qu´il peut ramasser des personnes et vit le corps de logis du costé du Rhône tout en feu, de mesmes les autres trois corps de logis ayant veu que les flammes traversaient la cour et s´attachèrent entre autres au clocher duquel il fondre une cloche, et pour lors ayant compris qu´il n´estoit plus question de garantir l´entier collège de l´incendie, il ordonna en qualité de consul aux habitants de luy aider pour sauver les meubles et les transporter et les transporter en lieu de sûreté, mais qu´ils estoient si extraordinairement pressés par le feu qu´ils furent obligés de les jetter par les fenêtres dans la place où ils périrent pour la plus grande partie, les un brisez les autres brulez par la chute des des (sic) débris du toit en poutres, planches et thuiles enflamés, et quelques autres volets, y ayant plusieurs étrangers du Vivarez et du Dauphiné que la foire du lendemain avait attirez, de sorte qu´il est vray de dire que les jésuites ont presque tout perdu, mesme leur bibliothèque, quoy qu´on eut jetté en assez grand nombre des livres par les fenêtres, parce qu´ils estoient en partie brulez ou déchirez ou non complets pour estre sans suite.

    Dépose de plus que la nouvelle église qui n´est pas encore achevée n´a esté garantie du feu quoy que séparée des quatre corps de logis, que par des soins extraordinaires mais que de l´ancienne église et des quatre grands corps de logis qui composaient le collège et du cinquième corps de logis pour l´habitation des régents des basses classes comme aussi du bâtiment destiné pour la teinture des habitz et manteaux des jésuites, on n´a pu sauver que les archives, et neuf planchers, qu´il faudra nécessairement détruire pour empêcher que les bois ne pourrissent par les pluies, les vazes sacrés et quelques ornements d´église, de mesme qu´une partie de l´argenterie n´ayant été transportés ailheurs qu´au moment avant que le feu se saisit de la sacristie et de l´église, de laquelle église les consuls et principaux habitans firent enfoncer la porte du côté de la place parce que le feu empêchoit qu´on peut se servir des portes intérieures.

    Et plus n´a dit sçavoir hors ce dessus contenir vérité, répété après lecture faite, y a persisté, a signé et n´a voulu taxe de ce interpellé suivant l´ordonnance. Colin.

    Sr Pierre Durand receveur des tailles et autres impositions du païs de Vivarez, résidant depuis 14 années dans la ville de Tournon, âgé de 44 ans, assigné à la requête et par exploit que dessus, à nous exhibé, a fait serment de dire vérité et a nié d´estre parent, allié, serviteur et domestique du sindic et d´aucun jésuite du collège.

    Et sur le contenu en la requête du sindic dont lecture luy a esté faite par nostre greffier, dépose tant à la charge que décharge qu´il a toujours fréquenté le collège depuis qu´il est habitant de la ville et qu´il y a veu ordinairement tout au moins 70 jésuites avec domestiques nécessaires et par intervalle des frères jésuites qui servent les priorez dépendant du collège pour le recouvrement des revenus et encore plus de 70 pensionnaires écoliers avec leurs valets, tous logés dans le collège qui est le deuxième séminaire de la province, dans lequel ils enseignent les hautes et basses classes aux séculiers, religieux, ecclésiastiques et aux jeunes jésuites, qu´il a souvent été dans la bibliothèque qui était au dessus d´une grande salle, qu´il y avait un nombre considérable de livres fort estimez par les jésuites et parles étrangers, dont plusieurs curieux avoient pris soin de la venir visiter.

    Dépose aussi que comme il s´est mêlé de faire une étude particulière dans les mathématiques et qu´il a esté employé dans certaines occasions en qualité d´ingénieur, il avait eu la curiosité d´examiner la charpente du toit qui couvrait tous les quatre corps de logis du collège, laquelle charpente estoit tout des plus belles qu´on peut employer sur cette matière, avec des poutres et des petites planches, en si grand nombre que ce couvert ressemblait à une forets mais qu´il a eu le chagrin de voir tout ce magnifique couvert qui était de la hauteur de plus de 14 à 15 pieds, enflamé et brulant de tous les côtés dans l´intervalle de moins d´une heure, le feu ayant commencé de paraître dans une chambre du couroir du troisième étage du costé du Rhône, dont on ne connaît pas la cause ni par quel accident, cette chambre estant pour lors inhabitée depuis une douzaine de jours, mais que le déposant à veu le feu de ce costé là, y ayant accouru des premiers parce qu´il estait à souper dans une maison voisine, et tout de suite il vit que le feu se répandit partout, les flames traversant d´un corps de logis à l´autre à travers la cour de manière qu´il fut impossible d´en empêcher le progrès, et que tout le collège ne fut brûlé avec le cinquième corps de logis pour l´habitation des régents des basses classes classes (sic) et le bâtiment destiné pour la teinture des habits et des manteaux des jésuites, n´en ayant esté sauvé que les archives, la nouvelle église qui n´est pas achevé et neuf planchers qu´il faut nécessairement abattre pour empêcher que les bois ne pourrissent par les pluies, et plus n´a dit sçavoir hors ce dessus consentir vérité, répété aprez lecture, y a persisté, a signé et n´a voulu taxe de ce requis. Durand.

    Messire Pierre Louis de Montels, chevalier seigneur de Bavas, St Quentin, St Vincent de Durfort et St Cierge, habitant dans son château de Chazottes, paroisse d´Arlebose, âge de 38 ans, assigné à la requête et par exploit que dessus à nous exhibé a fait serment de dire vérité, et a nié d´estre parent, allié, serviteur et domestique du sindic ni d´autres jésuites du collège, de ce interpellé suivant l´ordonnance.

    Et sur le contenu en la requête du sindic dont lecture luy a été faite par nostre greffier, dépose tant à la charge que décharge qu´il connoissoit parfaitement le collège par le dedans et le dehors pour y avoir fait toutes ses classes et avoir deux de ses enfants pensionnaires avec plus soixante autres pensionnaires logés dans le collège avec leurs valets, outre plus de soixante ou quatre vingts jésuites dont cette compagnie est ordinairement composée, mais que s´estant trouvé dans la ville les dernières fêtes de Pâques, il fût sur les neuf heures du soir du mardi et sur le bruit du feu au collège qu´il eut le chagrin de voir brûler, sans qu´on put luy donner aucun secours, tout le couvert ayant d´abord esté enflamé, par où le feu se communiqua d´un corps de logis à l´autre presque dans le même temps et la plus part des meubles et effets jettés par les fenêtres, brisez ou demi brulez, de sorte qu´on n´a pu sauver de tout le collège que les archives, la nouvelle église qui n´est pas achevée et neuf planchers qui ne sçauraient servir, tout le reste ayant esté dévoré par les flames, ce qui d´une perte toute des plus considérables et d´un préjudice infini au public, par les services continuels que les jésuites luy rendoient par leur zèle pour le salut des âmes, par leurs soins pour l´éducation de la jeunesse, et parl es aumônes qu´ils répandaient dans la ville et à la campagne, et plus n´a dit sçavoir hors ce dessus contenir vérité, répété aprez lecture faite, y a persisté, a signé et n´a voulu taxe de ce requis. Monteil St Quentin Robert Dumolard Comre.

    Le substitut du procureur du Roy qui a veu le présent cahier d´information contenant l´audition de neuf témoins dit qu´il n´a aucun objet à proposer contre les dits témoins. Fait à Tournon, les dits jours et an.

    Terrailhon substitut du procureur du Roy.

    Certifié conforme à une copie qui m´a été communiquée par sieur de Gallier, de Tain (Drôme).

    Privas, 24 juillet 1873.

    Manard (?) archiviste "

  • Georges Bovet (1903-1980) : notule biographique

    Georges Bovet obtient le Premier Second Grand Prix de Rome en 1931, sur un projet présenté avec Georges Dengler, Premier Grand Prix de Rome, d´un centre français de propagande intellectuelle à l´étranger´. Inscrit à l´Ordre des architectes en 1942, il est nommé architecte en Chef du Pas-de-Calais en 1946. Il ne cesse d´occuper diverses charges officielles, dont membre de la commission des plans types de la région Rhône-Alpes ; de 1947 à 1955 lui sont attribuées des opérations au titre d´architecte des Bâtiments civils et des palais nationaux. Il touche à tous les domaines de réalisation, dont les bâtiments scolaires : en 1950-51, groupe scolaire de Saint-Dié (Vosges) ; 1955, Lycée de garçons Louis-Berthon à Pau (Pyrénées-Atlantiques) ; la résidence universitaire de Chatenay-Malabry (Hauts-de-Seine), 1968 ; les instituts de chimie, pétrochimie et mathématiques de l´Université de Grenoble à Saint-Martin-d´Hères (Isère), 1965-1968. Les bâtiments de Tournon ont été conçus en 1961, construits en 1963-1965.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN Série K : 92. Henri II et François 1er (1552 - 1560) : pièce relative à la construction des bâtiments du collège de Tournon, 1557.

  • AN Série : M 225/5 (1 à 22). Maison de Tournon, école militaire : correspondance, procédures, mémoires, 1776-1790.

  • AD Ardèche. Série C : 1138. Lettre de M. de Lespine adressée de Lyon en 1542 à M. Broé, greffier des Etats du Vivarais, concernant l´étape de 6 000 lansquenets au collège, et l´édification du collège de Monseigneur le cardinal, 1542.

  • AD Ardèche. Série D : 11. Correspondance. Lettre du cardinal de Tournon adressée à Jean Pélisson, principal du collège, relative à l´ordre donné au chantre de payer la nourriture avancée pour un élève, au paiement de pension des régents et des religieux de la Chaise-Dieu, à la construction du collège et à sa remise en état (1545, 1er février). 1 pièce.

  • AD Ardèche. Série D : 24. Patrimoine foncier. Copie d´actes notariés de donations et d´acquisition concernant le jardin du collège, la vigne de Saint-Joseph, le terrain de Saint-Just, le domaine de Saint-Michel (ou Meyras) et d´actes servant d´hypothèques de ces propriétés (N. B. : table en tête), 1556-1643. 1 cahier, 290 folios (N. B. : copies, 17e siècle).

  • AD Ardèche. Série T : 687. Pièce Z 40. Devis du caronnement et d´autres travaux au collège de Tournon et d´ailleurs (1558).

    AD Ardèche : Série T : 687. Pièce Z 40
  • AD Ardèche. Série D : 13. Donation aux jésuites. Donation du collège de Tournon à la Compagnie de Jésus par le cardinal de Tournon (1561, 6 janvier n. st.) ; expédition originelle et copie du contrat de cette donation avec consentement et confirmation des religieux de l´abbaye de la Chaise-Dieu (1561, 6 janvier n. st.) ; expédition de la donation et acceptation du collège (1561, n. st.)  ; lettre du cardinal de Tournon adressée à son neveu relatant le traité passé avec les jésuites pour le legs du collège et de ses revenus (1561, 7 janvier n. st.) ; arrêt du parlement de Toulouse portant enregistrement des lettres patentes relatives à la confirmation de la donation et au transport du collège en faveur des jésuites (1561, 14 février, n. st.). 10 pièces (N. B. : comprend 2 parchemins).

  • AD Ardèche. Série D : 16. Patrimoine foncier. Acquisitions de maisons sises à Tournon par le cardinal et par les jésuites en faveur du collège ; échange de maisons entre le collège et un particulier, 1561-1604. 10 pièces (N. B. : comprend 9 parchemins).

  • AD Ardèche. Série D : 39. Inventaire. Etat des meubles du collège. 1562. 1 pièce.

  • AD Ardèche. Série D : 14. Donations et titres du collège. Second testament du cardinal de Tournon passé à Paris devant les notaires Claude Boreau et Pierre Cayard (1562, 21 juin n. st.) ; lettres patentes du roi Henri III confirmant la fondation du collège et les privilèges octroyés à l´université (1584, 13 avril) ; lettre de Charles Emmanuel, Duc de Savoie, ordonnant à publication et l´enregistrement des privilèges de l´université de Tournon au sénat de Chambéry (1585, 20 janvier) ; lettres patentes en forme d´édit du roi Henri IV confirmant la fondation du collège et de l´université (1604, 16 octobre) ; copie de ces lettres patentes confirmant la fondation, le droit d´université et l´élargissement de ce droit pour la théologie et autres sciences (1608, 1er octobre) ; contrat de la seconde fondation du collège par Just Louis de Tournon procurant l´union du prieuré de Saint-Sauveur-en-Rue (1606, 2 octobre) ; mémoire pour le prince de Soubise, seigneur de Tournon, concernant l´historique du collège, la discipline exercée selon les volontés du cardinal, les titres successifs de la maison et le rôle du prince dans la nomination des administrateurs du collège. s.d. [18e siècle]. 1562-1624 et s.d. 15 pièces. (N. B. : comprend 6 parchemins).

  • AD Ardèche. Série D : 19. Patrimoine foncier. Acquisition de terres, vignes et jardins sis à Tournon par le collège, 1563-1608. 9 pièces (N. B. : comprend 8 parchemins).

  • AD Ardèche. Série D : 21. Patrimoine foncier. Obligations, donation, partage, pièces justificatives d´acquisitions, intention de permission de vente, contrats d´échanges de terres, vignes et jardins sis à Tournon, copie de la reconnaissance d´une vigne sise à Tain vendue par les jésuites en faveur du prieur de Tain, 1570-1741. 36 pièces (N. B. : comprend 6 parchemins).

  • AD Ardèche. Série D : 20. Patrimoine foncier. Transactions entre le collège et des particuliers concernant des terres, vignes et jardins sis à Tournon, 1573-1672. 7 pièces (N. B. : comprend 1 parchemin).

  • AD Ardèche. Série D : 27. Titres divers. Extrait du cadastre relatif à la dénomination des maisons et jardins qui ont servi à l´emplacement des bâtiments du collège (1776, 3 novembre) ; extrait du cadastre de Tournon relatif au dénombrement des fonds appartenant aux jésuites. s.d. [vers 1600] ; délibération de la ville de Tournon concernant un échange de biens avec le collège (1602, 17 mars) ; copie de cadastre de certaines maisons de Tournon pour lesquelles les chanoines de Saint-Julien ont des prétentions (1634) ; copies de commission sur l´enregistrement des lettres patentes du roi Louis XIV pour le renouvellement des terriers du collège (1680, 16 décembre) ; commission relative au terrier du collège (1681, 19 août), 1576-1681 et s.d. 6 pièces,

  • AD Ardèche. Série D : 28. Visite du collège. Mémoire relatif à la réforme des universités servant d´instruction pour procéder à la visite des collèges (1667, 31 octobre) ; certificat de Moncel, conseiller et subdélégué pour la visite du collège, avec copie du verbal de visite du commissaire (1668, 28 mars), 1667-1668. 2 pièces.

  • AD Ardèche. Série C : 1538. Collège de Tournon. pièces concernant l´incendie de 1714, l´organisation du collège confiée aux oratoriens, les réparations du collège, la création d´une bibliothèque, 1738-1779.

  • AD Ardèche. Série D : 32. Expulsion des jésuites. Expulsion de 1762 : inventaire des titres, papiers, bibliothèque, meubles et effets du collège, des prieurés d´Andance, Macheville, Annonay et Saint-Donat fait par les officiers du baillage d´Annonay. (1762, juillet et octobre). 1 cahier dérelié.

    AD Ardèche : D 32
  • AD Ardèche. Série D : 119. Echanges de fonds. Actes notariés relatifs aux achats et aux apensionnements pour l´agrandissement de 1779 : acquisition de terres par le collège à des particuliers, rapports d´experts, échanges de terres entre le collège, l´hôpital et des particuliers, vente de terrains par le collège à la ville de Tournon (1779, janvier-février) ; actes publics et privés de ventes et d´échanges de terrains entre le collège et des particuliers (1776-1782) ; contenance de l´ancien tènement du collège et des nouvelles acquisitions. s.d. [ca 1780]. 1776-1782 et s.d. 34 pièces (N. B. : comprend 7 parchemins).

  • AD Ardèche. Série C : 357. Verbaux des Etats particuliers du Vivarais contenant un rapport sur la nouvelle formation du collège de Tournon, sur l´agrandissement des bâtiments, 1777-1780.

  • AD Ardèche. Série D : 120-127. Agrandissement du bâtiment et construction du pensionnat. 1776-1791 et s.d.

    AD Ardèche : Série D : 120-127
  • AD Ardèche. Série D : 120. Devis estimatifs pour le pensionnat (1776-1786) ; correspondance adressée à Nadal, architecte chargé des bâtiments du collège, relative aux travaux d´agrandissement (1777-1783) ; cahier de notes relatives aux travaux envisagés et exécutés (1778-1782) ; délibérations et permission pour les travaux concernant un chemin d´accès (1779) ; toisés de différentes parties des bâtiments et états des lieux (s.d., vers 1780) ; notes pour les travaux envisagés pour la voûte de la sacristie (1783) ; projet de modification des salles du collège. s.d. (N. B. : incomplet) ; récapitulatif de la dépense faite pour le bâtiment neuf du collège (1783). 1776-1786 et s.d. 23 pièces.

  • AD Ardèche. Série D : 67. Visite du collège. Registre des actes de visite du collège : observations sur le personnel et le nombre des élèves, l´état du spirituel, le temporel dont les revenus, les charges, les dettes, les recettes et dépenses, l´inventaire, les affaires, les réparations, les observations et avis sur le fonctionnement de l´établissement. 1776-1789.

  • AD Ardèche. Série D : 72. Titres divers. Description sommaire du collège et des fonds en dépendant sis dans la paroisse de Tournon (1776, 24 octobre-18 décembre).

  • AD Ardèche. Série D : 118. Observations sur le collège de Tournon. s.d. [18e siècle] ; pièces diverses sur les extensions prévues au collège (1777-1779).

  • AD Ardèche. Série D : 72. Inventaire des meubles et effets dépendants du collège de Tournon remis aux RRPP de la Congrégation de l´oratoire, lorsqu´ils ont pris possession des biens dépendants du dit collège ultérieurement à ce qui est détaillé dans le verbal du commissaire qui les a mis en possession. Janvier 1777.

  • AD Ardèche. Série D : 72, pièce 141. Extrait des registres des délibérations et ordres du conseil du R.P. général du 28 novembre 1783

  • AD Ardèche. Série J : 24 J 574. Fonds des archives de Charles Forot. Tournon. Collège. Règlement. s.d. [fin 18e siècle].

  • AD Ardèche. D 61 Inventaires. Etat des meubles et boiseries du collège (s.d.) ; état du mobilier d´une chambre de prêtre (s.d.) 2 pièces.

  • AD Ardèche. Série D : 121. Pièce n°7581. Description de la forme et grandeur du plan dessiné pour envoyer à Paris sur lequel on fait des demandes aux pères du collège de l´école royale militaire de Tournon.

  • AD Ardèche. Série T : 3409.Renseignements sur la bibliothèque (1791). Catalogue de la bibliothèque (1792). Matériel d'enseignement (1819-1848)

  • AD Ardèche. Série T : 3497. Inventaire général du mobilier (1819-1839).

    Le registre d'entrées du cabinet de physique comprend un plan des salles d'enseignement, à la plume et encre brune et rehauts d'aquarelle

    AD Ardèche : Série T : 3497
  • AD Ardèche. Série T : 4687 [cote provisoire]. Bâtiments. Travaux. Procès verbal de vérification des bâtiments (1819) ; devis des ouvrages à faire pour terminer l´aile des bâtiments neufs du collège, pour construire un bassin de natation et un lavoir, métré des ouvrages à réaliser (1829) ; devis supplémentaire pour la prolongation du bassin de natation ; mémoire relatif à l´établissement d´une buanderie et d´une blanchisserie à la vapeur (1830) ; devis des ouvrages pour l´établissement de dortoirs communs dans une partie du troisième étage de l´ancien bâtiment (1836) ; devis et plans concernant l´installation des salles d´études des première et troisième divisions et la création du mobilier des première et sixième divisions ainsi que de la classe de philosophie ; rapport de l´architecte sur la nécessité de reconstruire en maçonnerie de tufs la voûte de la terrasse nord ; devis des ouvrages de la construction de la voûte située au-dessus des salles d´études (1845). Mobilier. Inventaire général du mobilier destiné aux archives du collège (1819) ; récolement de l´inventaire du mobilier (1839-1843).

  • AD Ardèche. Série T : 3496. Travaux des bâtiments et du mobilier. devis, CDC, PV d´adjudications, marchés pour les latrines (1837), pour les réparations du logement de l´aumônier protestant (1847), pour la construction du vestiaire de la 6ème division (1847), etc.

  • AD Ardèche. Série S : 2 S 30_12. Projet de pont suspendu. Affaire du collège de Tournon. Rapport de l´ingénieur en chef directeur de la vallée du Rhône sur le règlement de l´indemnité revenant au collège de Tournon pour les bâtiments et locaux qu´il doit céder ou démolir pour les abords du nouveau pont suspendu à placer contre la façade amont de cet établissement. 1846-1848.

  • AD Ardèche. Série S : 2 S 30_12. Projet de pont suspendu. Affaire du collège de Tournon. Règlement à l´amiable de l´indemnité à allouer au lycée de Tournon à raison des terrains et bâtiments dont la cession doit être faite à l´État pour l´établissement du nouveau pont suspendu sur le Rhône, en face de cette ville, conformément au plan ci-joint et aux décisions ministérielles des 14 octobre 1847 et 24 janvier 1848. 1846-1848,

  • AD Ardèche. Série T : 4195. Travaux. Avis de travaux de réparations et de constructions à exécuter aux bâtiments du lycée (1877, 15 mars) (N. B. : affiche) ; devis des ouvrages à faire pour l´agencement du logement de M. l´économe à établir au 1er étage du bâtiment neuf dans la partie au-dessus des cuisines / Tevenet (1848, 10 octobre) ; devis des ouvrages à faire pour la construction d´une grille en fer à établir sur le mur de terrasse du parc sur la rive du Rhône / Tevenet (1849, 24 juillet) ; devis des ouvrages à faire pour régulariser la façade nord-ouest du bâtiment principal ; devis et cahier des charges pour démolition des moulins à vent et réparation des bassins (1852) ; devis des travaux à faire à l´aqueduc du jardin du proviseur et PV d´adjudication ; devis pour construction d´une machine à vapeur ; devis d´une noria ; devis pour appropriation des dortoirs au 2e étage des grands bâtiments (1853) ; classes de logique, de physique et de chimie, cours préparatoires et cabinet des modèles (1853) ; devis des ouvrages à faire pour la construction de 6 tables de dessin ; monument au cardinal de Tournon (1924). 1849-1924.

  • AD Isère. 21 T 792. Lycée de garçons de Tournon. Crédits supplémentaires pour aménagements divers ; rapports d´inspection (1893-1899).

  • AD Ardèche. Série T. Archives du lycée de Tournon (1790-1940). Répertoire numérique détaillé / Nathalie Meut, Privas, 1998.

  • AC Lyon. Série CC : 1065. Quittance du cardinal de Tournon pour le Collège (1558-1559).

  • AC Lyon. Série CC : 1153. Quittances du recteur du collège et du procureur (1567-1568).

  • AC Lyon. Série CC : 1270. Quittance de pension due au collège (1577-1578).

    AC Lyon : Série CC : 1270
  • AC Vienne : GG 54. Copie des lettres patentes de Henri III accordées au collège de Tournon

    fol. 518 AC Vienne : GG 54
Documents figurés
  • "Topographie de France" / II, Ardèche.

    BnF : HD-4(16)-FT4 ; microfilm M-134595
  • Topographie de la France / II, Ardèche.

    BnF : HD-4(9) FOL ; microfilm M 133681
  • "Topographie de France" / II, Ardèche."

    BnF : RESERVE VE-26(O)-FOL IFN-7742153
  • "Topographie de France" / II, Ardèche."

    BnF : RESERVE VE-26(O)-FOL IFN-7742153
  • Ouverture d´un crédit de 100 francs pour l´installation d´une scène de théâtre dans le réfectoire des moyens (1895, 6 janvier) (N. B. : installation dans le 2ème réfectoire de l´établissement). Photographie montée sur carton. (N. B. : au verso, décembre 1894. Théâtre scolaire du lycée de Tournon à M. le Recteur. Le proviseur du lycée de Tournon L. Tétard ; au centre, cachet : La nationale, Cie d´Assurances Incendie & Vie Joseph Malet Agent Général rue Centrale Tournon (Ardèche), (AD Ardèche. 21 T 792).

    AD Ardèche : 21 T 792
  • Le cadastre de Tournon en 1648. In Thiebaud, Jean, 1985. Photogr. noir et blanc (AD Ardèche, 21 J 15)

    AD Ardèche : 21 J 15
  • Plan masse chronologique et localisation de l'ensemble des bâtiments. 2011.

  • Tournon en 1648 / Thiebaud Jean, s. n., s.d., [ca 1985], 30 cm, 29 p., ms, tabl. Plan (N. B. : État des propriétés bâties intra muros). AD Ardèche. (Série J : 21 J 15).

  • Plan cadastral (1819), section A, feuillet 5 (N. B. : le collège occupe la parcelle 672). AD Ardèche. (Série P : 3 P 2871-6).

  • Plan cadastral (1964) (N. B. : rénové), section AM (N. B. : le collège occupe la parcelle 40). AD Ardèche. (Série P : 3 P 2871-20).

  • [Plan du collège]. [1550 ca]. (Bibliothèque nationale de France, Estampes, "Topographie de France" / II, Ardèche." HD-4(16)-FT4 M-134595)

  • Collège de Tournon sur Rhône : plan (implantation des salles et cotes du bâtiment).1577. Dess. (Bibliothèque nationale de France, Estampes, "Topographie de France" / II, Ardèche." HD-4(9) FOL M 133681)

  • Plan des bâtiments, cours et jardins du collège de Tournon et de toutes les parties adjacentes telles qu´elles existaient au 1er octobre 1776. (AD Ardèche, Série D : 121)

  • Plans des bâtiments, cours et jardins du collège de Tournon. Echelle en toises. [1776 ca]. (AD Ardèche, Série D : 121, feuille 1).

  • Plans des bâtiments, cours et jardins du collège de Tournon : plan des nouvelles constructions avec tous les changements faits tant dans l´ancien local du collège que dans les champs et jardins qui l´avoisinaient. Echelle en toises. [1776 ca]. (AD Ardèche, Série D : 121, feuille 2)

  • Plan de Tournon. Levé et dessiné par Serruzier Maître de dessin au corps de l'Artillerie. [4e quart 18e siècle]. (Bibliothèque nationale de France, Estampes, "Topographie de France" / II, Ardèche." RESERVE VE-26(O)-FOL IFN-7742153)

  • [Plan des nouveaux bâtiments] (N. B. : mentions, canal, cour dépendante de la cuisine, commodités pour le réfectoire des élèves, afin qu´ils ne puissent pas s´écarter. (AD Ardèche, Série D : 121).

  • [Plan de la salle du réfectoire (?)]. Sans échelle (N. B. : indications de mesures de distance, en pied ; la salle mesure sur le plan au total 43 pieds 9 pouces de long, 22 pieds de large). AD Ardèche. (Série D : 121).

  • [Plan du nouveau bâtiment des réfectoires]. Sans échelle. AD Ardèche. (Série D : 121).

  • Plan du nouveau réfectoire et de la nouvelle cuisine (s.d.). (AD Ardèche D 121).

  • Plan du collège royal de Tournon / Thevenet, architecte. Tournon (N. B. : Ardèche). s.d. [ca 1840]. (AD Ardèche, T 3496).

  • Collège royal de Tournon, salles d´études, mobilier / Thevenet, architecte du collège royal soussigné. Tournon : 1843, 26 juin. Dessin. (AD Ardèche. Série T : 3496)

  • Collège royal de Tournon. Projet d´établissement de bain et d´une machine à vapeur destinée à remplacer les norias du bassin de natation et du jardin. s.d. [ca 1839]. Plan. (N. B. : copie, très altérée au centre). AD Ardèche. (Série T : 3496).

  • Projet de pont suspendu. Affaire du collège de Tournon. Plan des abords de la rive droite du pont suspendu à construire sur le Rhône, contre la façade nord du bâtiment du collège de Tournon, à joindre au rapport estimatif en date de ce jour, de l´indemnité revenant à ce collège / dressé par l´ingénieur en chef, directeur de la vallée du Rhône, soussigné (Avignon, 1847, 5 octobre) (N. B. : mentions, signé Bouvier ; pour copie conforme, l´ingénieur en chef directeur ; à joindre au règlement à l´amiable en date de ce jour, proposé par l´ingénieur en chef de la 2e section du Rhône Montélimar, le 29 mars 1848. Jollerand), 1846-1848. AD Ardèche. (Série : 2 S 30_12).

  • Projet de pont suspendu. Affaire du collège de Tournon. Département de l´Ardèche / Ponts et chaussées, service spécial du Rhône, 2e section. Plan. plan des abords du pont suspendu en construction à Tournon indiquant les emplacements à céder par le collège à l´appui de notre rapport en date du 26 mai 1848 / dressé par l´ingénieur ordinaire soussigné (Valence, 1848, 26 mai). Echelle de 0,002 m pour un mètre (N.B. : la teinte jaune indique les emplacements cédés d´après la disposition de M. Bouvier. La teinte bleue indique ceux à céder en sus d´après la disposition de M. Lannoy), 1846-1848. AD Ardèche. (Série : 2 S 30_12).

  • [Lavis d´une cheminée]. AD Ardèche. (Série D : 121).

    AD Ardèche : Série D : 121
  • Plan de la grille en fer du parc, des bâtiments, des balustrades, s.d. ; élévation et plan d´une balustrade, s.d. ; plan d´une partie des bâtiments. Couleur : rose et gris ; Elévation de la grille du parc. AD Ardèche. (Série T : 4196 [non coté]).

  • Collège royal de Tournon, salles d´étude. 1ère division, 3e division / Thevenet, architecture du collège royal soussigné. Tournon : 1843, 26 juin. Plan. (AD Ardèche, Série T : 3496).

  • [Plan d´une salle, le long du corridor]. Sans échelle. (AD Ardèche, Série D : 121).

  • [Plan des cabinets de physique, de chimie et histoire naturelle ; laboratoire et amphithéâtre] / ca 1845. 1 Dess. papier, plume et encre brune, rehauts d'aquarelle (AD Ardèche. Série T : 3497 : Inventaire général du mobilier)

    AD Ardèche : Série T : 3497
  • Plan d'une partie des bâtiments et jardins du collège royal de Tournon. Document figuré. Plan, 19e siècle. [Ce plan est à comparer avec celui conservé aux AD Ardèche, Série T : 3496, vraissemblablement dressé aux alentours de 1839]. (Collège de Tournon, actuellement lycée Gabriel Faure, bibliothèque historique).

  • Vue générale du collège de Tournon en 1706. Document figuré. Aquarelle. (BnF 1032 Va 7T2).

  • Vue générale (1706) . C.N.M.H.S., service photographique. Aquarelle. AD Ardèche. (Fonds 15 Fi : 49 Z 40 (vol. 4)).

  • Vue générale (1824). C.N.M.H.S., service photographique. Aquarelle. AD Ardèche. (Fonds 15 Fi : 49 Z 41 (vol. 4)).

  • Vue générale (1824, 12 octobre) / Imbard. Dessin. AD Ardèche. (Fonds 5 Fi : 49 Z 42 (vol. 4)).

  • Collège royal / Baugean. Gravure. AD Ardèche. (Fonds 5 Fi : 49 Z 49).

  • Le Pont suspendu et le lycée de garçons. 1er quart 20e siècle. (Givors, Maison du Fleuve Rhône, Fonds Dürrenmatt n°1454)

  • Pont suspendu et lycée. AD Ardèche. (Fonds 12 Fi : 434).

  • Lycée et chapelle / Paul Jacquin, photographe. Valence : 1925-1939. AD Ardèche. (Fonds 7 Fi : 324/13).

  • Statue du cardinal François de Tournon devant le lycée / Paul Jacquin, photographe. Valence : 1925-1939. AD Ardèche. (Fonds 7 Fi : 324/15).

  • Cour du lycée / Paul Jacquin, photographe. Valence : 1925-1939. AD Ardèche. (7 Fi 324/21).

    AD Ardèche : 7 Fi 324/21
  • [Lycée Gabriel-Faure, escalier C] / Eric Penot. 1 photogr. n. et b. 1998 (AD Ardèche, 11 Fi 287-29)

    AD Ardèche : 11 Fi 287-29
  • [Lycée Gabriel-Faure, escalier C, vue de la 1ère volée] / Eric Penot. 1 photogr. coul., 1998 (AD Ardèche, 09 Fi 5035)

    AD Ardèche : 09 Fi 5035
  • [Lycée Gabriel-Faure, escalier C, cage] / Eric Penot. 1 photogr. coul., 1998 (AD Ardèche, 09 Fi 5035)

    AD Ardèche : 09 Fi 5035
Bibliographie
  • Jeux de Tournon à l'usage des élèves de l'école royale militaire. Valence, 1777.

  • Tournon au 16ème siècle. Revue du Vivarais. Paris, 1954, p. 39-84.

  • ASSOCIATION AMICALE DES ANCIENS ELEVES DU LYCEE DE TOURNON. Notice sur Tournon, ses lycées, ses monuments. Tournon, 1914. 56 p.

  • CHARVET, Léon. Biographies d'architectes. Sebastien Serlio (1475-1554). Lyon : Glairon Mondet, Librairie Place Louis-le-Grand 8, 1869.

  • CHAURAND, Baron. Le médaillier du collège et du lycée de Tournon. Revue du Vivarais. Paris, 1984. 759 p.

  • DELARBRE, Emile. Tournon autrefois, Tournon aujourd'hui. Privas, 1907. 472 p.

  • DELATTRE, Pierre. Les établissements des Jésuites en France depuis quatre siècles ; répertoire topo-bibliographique publié à l’occasion du 4e centenaire de la compagnie de Jésus, 1540-1940. Enghien : Institut supérieur de théologie, 1940

    t.IV, notice Tournon, colonnes 1407-1435
  • DUFAUT, Pierre-Albert. Le collège de Tournon : 1776-1790, une entreprise économique et une entreprise d'éducation. Mémoire de maîtrise. UER d'histoire et d'histoire de l'art, Université de Grenoble II, 1980. 139 p.

  • [Exposition. Lycée de Tournon. 1949] Quatre siècles d'art, de science et d'histoire au lycée de Tournon. Tournon, 1949. 54 p.

  • FROMMEL, Sabine. Sebastiano Serlio Architecte de la Renaissance. Gallimard, 2002. 400 p.

  • JULIA, Dominique. La correspondance entre le Supérieur du collège de Tournon et les parents des pensionnaires à la fin du XVIII° siècle. Revue du Vivarais, t. CIX, n°3, juillet-septembre 2005 (fasc. 763), p.147-193

  • L'HERBIER-MONTAGNON, Germaine. Jeux et jouets des élèves du collège royal militaire de Tournon (1776-1793). Revue du Vivarais. Paris, 1962, p. 42-43.

  • MARTHOURET, Louis. Pédagogie et recrutement au collège et école royale militaire de Tournon (1776-1791). Mémoire de maîtrise. Université Lyon II, 1982.

  • MASSIP, Maurice. Le collège de Tournon en Vivarais d'après les documents originaux inédits. Paris, 1980. 323 p.

  • MAZON, Albin. Notes historiques sur Tournon et ses seigneurs des origines au XVIIIème siècle. Paris, 1908, 1993. 372 p.

  • MEUT, Nathalie. Répertoire numérique détaillé des archives du collège de Tournon (1536-1790), série D. Privas, 2002.

  • MIRABEL, O., abbé. Notice sur Tournon. Notre-Dame-de-Lérins, 1879. 37 p.

  • NEINER, M. Notice historique sur le collège royal de Tournon. Valence, 1841. p. 35-60.

  • PEYRARD, Numa. Le vieux Tournon illustré des origines à 1789. Tournon, 1980. 287 p.

  • PIZE, Louis. Le Cardinal et son collège de Tournon. Revue du Vivarais, Paris, 1952. p. 89-97.

  • ROMANO, A. La Contre-Réforme mathématique. Constitution et diffusion d'une culture mathématique jésuite à la Renaissance. Rome : Ecole française de Rome, 1999. p. 287-311, 373-379, 548-559.

  • THIEBAUD Jean. Le cadastre de Tournon en 1648. Largentière : Humbert et fils impr., 1985, 24 cm (N. B. : table, tapuscrit de la revue du Vivarais, tome LXXXIX, oct.-déc. 1985). Plan. (AD Ardèche. Série J : 21 J 15)

    p. 99-114 AD Ardèche : Série J : 21 J 15
  • THIEBAUD, Juliette. Tournon sur Rhône à la rencontre de son histoire. Colmar, 1990. 24 p.

  • WILLERVAL, Bernard, dir. Les écoles de la République. Eclectis, 1993.

© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel © Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel - Dandel Elisabeth
Elisabeth Dandel

Inventaires de lycées de la région Rhône-Alpes : Gabriel-Faure à Tournon-sur-Rhône, La Martinière à Lyon, Champollion à Grenoble, Plaine de l'Ain à Ambérieu-en-Bugey (2009-2011) ; Jean-Puy à Roanne, Claude-Fauriel à Saint-Étienne (avec Frederike Mulot), Claude-Berthollet à Annecy, Claude-Vaugelas à Chambéry, Olivier-de-Serres à Aubenas, Émile-Loubet à Valence, Robert-Doisneau à Vaulx-en-Velin (avec Frederike Mulot), Pierre-du-Terrail à Pontcharra (avec Frederike Mulot). Inventaire topographique de deux communes de l'ancien canton de Trévoux (Pays d'Art et d'Histoire Dombes Saône Vallée, pour la communauté de communes Dombes Saône Vallée, 2019).


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- Guégan Catherine