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Village d'Épersy

Dossier IA73004343 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Le village d'Epersy est le seul hameau constitué sur le territoire de cette commune à l'époque de la mappe sarde. Il a déjà une implantation proche de celle du 20e siècle, avec des groupes de bâtiments répartis le long d'un chemin (descendant au Sierroz) perpendiculaire à la route joignant les hameaux de la commune de Grésy-sur-Aix situés rive droite du Sierroz aux chef-lieux de Mognard ou Saint-Ours. La zone la plus densément bâtie se trouve alors au sud de l'église, et comprend les deux fours à pain du village (n°421, le four communal jouxtant le presbytère, et n°1031, four indivis de Philibert Durand et Claude Cousin). Ces deux fours ont disparu, de même que plusieurs des bâtiments existants dans cet ilot sur le plan cadastral de 1907. L'habitation de la ferme IA73004364, située un peu en retrait en face de l'église, montre plusieurs encadrements de baies à moulurations anciennes, datables de la fin du Moyen Âge ou du début de l'époque Moderne, mais toutes les autres fermes ne semblent pas antérieures (pour le gros-oeuvre) au milieu du 19e siècle.

Un four (datable de la fin du 19e siècle) a été repéré lors de l’enquête de 2015, au nord du village (IA73004367).

A la fin du 20e siècle, deux fontaines communales sont aménagées au chef-lieux, où il n’y avait jusque-là que des puits (deux bassins en calcaire monolithes sont visibles dans le village, dans la cour ferme des frères Besson et dans la cour de la grange-étable 2015 A5 1526, non repérée) : une devant la nouvelle mairie-école (2015 A5 404) et une à côté de la croix Durand (voir IA73004361). Le décompte rendu le 27 décembre 1894 pour les travaux réalisés par Charles Masson, entrepreneur à Saint-Ours, en vertu d’une adjudication du 17 août 1890, mentionne les conduites en ciment de Verrières, un bassin fontaine en ciment Vicat de 2,50 m de long, 1 m de largeur ou vide intérieur et 0,65 m de haut, plus un bassin en ciment de 4 x2 m, deux « triomphes » à moulure en ciment et le transport du bassin par chemin de fer. Le devis avait été dressé le 31 juillet 1888 par Antoine Pianta, entrepreneur à Albens (1256 F). La fontaine de Croix Durand est aménagée peu après. Fin 1893, J. P. Emonet, « ouvrier spécialiste pour l’emploi du ciment » réclame des payements à la commune et a sans doute contribué à la réalisation de ces fontaines. L’eau du trop-plein des bassins est ensuite mise en adjudication pour arroser les prés des adjudicataires. Selon un témoignage oral, ces deux bassins étaient couverts et ont été supprimés dans les années 1960-1970 par des travaux d’élargissement de voierie.

Un corps de sapeurs-pompiers volontaires a existé dans la commune jusqu'en 1968. Le hangar aux pompes est édifié en limite nord du chef-lieu (2015 A5 166).

Des croix ponctuent trois des principaux carrefours du village, à l’ouest (croix du Novellet, IA73004370), au sud (croix Fenouil, IA73004369) et à l’est (croix Durand, IA73004361).

Le village occupe un replat situé au centre de la commune, dont il rassemble la majorité de la population. En 2015, on pouvait encore identifier une douzaine d’anciennes fermes, réparties entre fermes à fonctions juxtaposées (un peu plus de la moitié) et fermes à bâtiments dissociés ; la comparaison avec les cadastres de 1907 et 1937 laisse supposer qu’au moins une dizaine de fermes a disparu dans la 2e moitié du 20e siècle. Les bâtiments sont d'assez grande taille, en particulier pour les fermes à bâtiments dissociés (IA73004360, IA73004364...). Une maison (sans partie agricole) a été édifiée en face de l'église dans les années 1920 ; elle illustre les échanges avec la ville d'Aix-les-Bains, où auraient travaillé ses propriétaires.

Certains cultivateurs exerçaient également des activités artisanales : au 20e siècle, on trouve une poste, téléphone, épicerie, café (2015 A5 363), fermée vers 1962-1963, une épicerie (2015 A5 423), une épicerie, café, maquignon (2015 A5 1523) un sabotier (2015 A5 396) et une forge (2015 A5 369) (oral).

Les bâtiments sont majoritairement édifiés en moellon de calcaire enduit, mais le pisé est utilisé, surtout pour les murs arrière. Les encadrements sont en calcaire ou en molasse (plutôt pour les fenêtres et pour les ouvertures hautes). les toits sont en tuile plate mécanique (ou en ardoise), avec demi-croupe.

En 2004, l’agrandissement du lotissement situé à l’extrémité de la route du chef-lieu est décidé, les nouvelle constructions formant une couronne au sud de l’ancien village.

Dénominationsvillage
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Épersy
Lieu-dit : Épersy
Cadastre : 1732 ; 1907 A5 ; 2015 A5

Sur la mappe sarde, le coeur de l'écart est occupé par la chapelle et son cimetière (voir annexe), autour desquels se répartissent trois groupes de construction, des maisons et des granges séparées, avec un regroupement de granges au nord-est.

En 1880 (premier cadastre français), l'écart compte sept fermes et un four à pain commun (voir annexe). Ces bâtiments sont encore existants en 2014, mais assez largement dénaturés. De nombreuses maisons ont été édifiées à la fin du 20e siècle ou au début du 21e, dans le tissu urbain de l'écart, en périphérie et le long de la route d'accès (Aux Champs de Caton).

Période(s)Principale : 2e moitié 19e siècle, 20e siècle

L'écart présente un bâti groupé assez dense, implanté sur un replat autour du carrefour de la route reliant Trévignin à la Chapelle (Montcel) et de chemins ruraux. Il s'organisait autour de la chapelle et de son cimetière (détruits), remplacés par un oratoire (IA73004281), ainsi que d'un four à pain (voir annexe) et d'un bassin (IA73004280).

Murscalcaire moellon enduit
Toitardoise
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans demi-croupe
Escaliersescalier intérieur
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Edifices non repérés du village d'Epersy

    - Maison (1907 A4 612 ; 2015 A5 377). Cellier au rez-de-chaussée, habitation au 1er étage (escalier extérieur et pallier en maçonnerie), étage de comble. Murs enduits au ciment, encadrements et chaînages en calcaire (rez-de-chaussée) et molasse (1er étage), toit à demi-croupe, en ardoise. 2e moitié 19e siècle. Une grange-étable dissociée fonctionnait peut-être avec cette habitation ; selon un témoignage oral, il s'agirait (à un moment du 20e siècle) de la partie sud de la grange-étable de la ferme des frères Besson (IA73004360).

    - Maison (1907 A4 615, 616 ; 2015 A5 378). Habitation en rez-de-chaussée, avec surélévation du comble (escalier extérieur). Sur le 1er cadastre français, un autre bâtiment (dépendance ?) est édifié sur la parcelle. Il s'agirait de la maison du forgeron, la forge étant située de l'autre côté du chemin (1907 A4 623 ; 2015 A5 369). La date 1836 dans un cartouche lobé est gravée sur le linteau de la porte d'entrée. Un linteau de cheminée en molasse (décor : étoiles), avec consoles, est déposé dans la cour. Puits dans la cour. Murs enduits au ciment, encadrements en calcaire (portes et fenêtres à montants partagés), toit à demi-croupe, en ardoise. 1ère moitié 19e siècle.

    - Maison (1907 A4 529 ; 2015 A5 425). Habitation en rez-de-chaussée sur cave en sous-sol. Murs enduits au ciment, encadrements en calcaire (fenêtre jumelée ; une fausse fenêtre peinte), toit à demi-croupe, en ardoise. 2e moitié 19e siècle. Une grange-étable dissociée fonctionnait peut-être avec cette habitation.

    - Ferme (1907 A4 522 ; 2015 A5 427). Ferme à juxtaposition, avec logis d'une travée, à un étage, grange-étable (remaniée) dans le prolongement. Murs en moellon calcaire enduit, pisé (façade arrière), parpaing de mâchefer, et parpaing de béton aggloméré, encadrements en bois (rez-de-chaussée), calcaire (dont porte chanfreinée à l'étage) ou molasse, toit à demi-croupe en fibrociment. 19e siècle, partie nord édifiée dans la 2e moitié du 20e siècle.

    - Fermes (1907 A4 541 à 543 ; 2015 A5 1313, 1871). Bâtiment à juxtaposition, composé de deux habitations mitoyennes en rez-de-chaussée (de une et deux travées), une grange et une étable. Murs en moellon calcaire enduit, surélévation en parpaing de ciment plein (puis parties remontées en parpaing de ciment aggloméré), encadrements en calcaire, molasse (fenêtres sur pignon et façade arrière) et béton, toit à demi-croupe, en tuile plate mécanique. En face dans la cour, remise, en partie agrandie au 20e siècle (en parpaing de ciment aggloméré). Milieu 19e siècle.

    - Fermes (1907 A4 551, 552 ; 2015 A5 415, 1988). Bâtiment à juxtaposition, composé de deux habitations mitoyennes avec un étage (de une et deux travées), une grange et une étable avec cave. Murs en moellon calcaire enduit et en pisé sur l'arrière, surélévation en parpaing de ciment plein (puis en parpaing de ciment aggloméré), encadrements en molasse (une porte chanfreinée ; linteaux des grange et étable en bois cintré), toit à demi-croupe, en tuile plate mécanique. En face dans la cour, four à pain et remises (IA73004367). Milieu 19e siècle.

    - Remise, bûcher (2015 A5 1314). Murs en moellon calcaire et parpaing de ciment plein, toit à long pans en tuile plate mécanique. Date 1910 gravée dans l'enduit.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Savoie. Série 2O : 1333. Epersy. Affaires diverses et comptabilité 1884-1901. Fontaines communales.

    Délibérations du conseil municipal (copies) : 19 février 1888, nécessité d’une fontaine près de l’école. La commune est dépourvue de bassin public sauf un puisard à 500 m en aval du village. Il n’y a pas de fontaine au village mais seulement des puits particuliers. Une source existe à 500 m de la mairie ; 21 juin 1888, construction d’une fontaine à la mairie, financement (devis de 1256 F) : souscriptions volontaires, 177 F, 10 journées d’attelage à 8 F la journée, 70 journées d’homme à 3 F, la commune donne 250 F et demande 593 F au département ; 16 novembre 1893, il reste des tuyaux de plomb provenant de l’acquisition faite lors de l’établissement des fontaines communales, la commune l’autorisation de les vendre et d'affecter le revenu à la construction d’une fontaine au village de Croix-Durand ; 28 décembre 1893, J. P. Emonet, ouvrier spécialiste pour l’emploi du ciment, réclame payement des tuyaux en ciment et des travaux en régie faits par lui lors de l’établissement des fontaines communales ; 27 décembre 1894. Décompte de Masson, entrepreneur à Saint-Ours, pour travaux d’aménagement d’eau potable (1575,24 F). 1ère partie : travaux prévus par l’adjudication (réservoir, fossés, conduites en ciment de Verrières, bassin fontaine en ciment Vicat (2,50 m de long, 1 m de largeur ou vide intérieur, 0,65 m de haut ; 2e partie : travaux hors adjudication (un bassin en ciment de 4 x2 m, deux triomphes moulure en ciment 25 F, transport du bassin par chemin de fer).

    Procès-verbal d'adjudication d’une fontaine à côté de la mairie, 17 août 1890. Devis de travaux dressé le 31 juillet 1888 par Antoine Pianta, entrepreneur à Albens, 1256 F. Charles Masson entrepreneur à Saint-Ours, adjudicataire (rabais de 1%).

    Dossier sur l’adjudication de l’eau du bassin de la mairie et du bassin situé au sommet du village [Croix-Durand], pour arroser les prés des adjudicataires. 1892-1893.

    AD Savoie : 2O : 1333
Documents figurés
  • EPERSY (Savoie) – La poste / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (tampon illisible) (AP Podevin).

    AP Podevin
  • Epersy Savoie - Epicerie Café - Mme Vve Besson [verso, manuscrit] / 1 impr. photoméc. (carte postale) : N&B. 1er quart 20e siècle (AP Podevin).

    AP Podevin
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