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Écart de la Pallud

Dossier IA74003004 réalisé en 2015

Œuvres contenues

Écart de la Pallud

1732

L’écart de la Pallud, en 1732 n’existe pas, tout au plus un lieu-dit composé de quelques bâtiments. Tout d’abord une importante ferme appartenant à l’hôpital de Chambéry avec plusieurs corps de bâtiments ainsi que deux granges plus éloignées : parcelles n° 48 à 57, 684 à 690 dont une masure (n° 51), une maison et cour du 16e siècle (n° 52), d’une autre masure et cour (n° 55), ainsi que deux jardins (n° 53, 54), une grange dite la grange de la Pallud (n° 685, mais non cadastré en tant que bâti sur la mappe sarde) et une grange (n° 689). Existence également de deux parcelles de marais (n° 686 et 687) appartenant à l’Hôtel-Dieu (Cf Ill. n° IVR84_20207400116NUCA)

Le dernier bâtiment du lieu-dit est une maison et cour (n° 693) propriété de Grosjean Jean dit le Vert.

Les constructions sont situées à la croisée de plusieurs chemins et de plusieurs ruisseaux. Les chemins sont, en direction du nord-ouest, la montée du chef-lieu, en direction de l’est, la route des Bauges en passant par l’écart de la Tropaz, en direction du sud-ouest, la route d’Aix-les-Bains. Les ruisseaux sont d’orientation sud-ouest / nord-est, le ruisseau de chez les Bogey, d’orientation sud/nord, le ruisseau des Massettes, tous deux se rapprochent au niveau de l’intersection des chemins puis se prolongent, parallèlement en direction du nord-est sous la ferme de l’Hôtel-Dieu, puis se croisent et se divisent aussitôt en deux ruisseaux qui se jettent plus au nord dans la rivière du Chéran. Là où les chemins franchissent les ruisseaux devaient se trouver plusieurs points de franchissement (deux ou trois).

Le 12 décembre 1828, désignation des principaux hameaux de la commune de Cusy avec leur population : Chef-lieu (150) / Ballevaz (81) / Vauteret (61) / Meurat (32) / Filliard (41) / Les Rey (102) / Lachat (220) / Pételat (102) / Bogey (101) / Chavonnes (99) / Les Mièges (61) / Les Massettes (50) / Les Perrières (31) / La Tropaz (251) / Les Trez (80) / La Pallud (38). Soit un total de 1500.

Projet de construction d’une scierie sur le ruisseau de la Creuse en 1877 (Cf Annexe n° 2)

En 1877, Louis Milloz, fabricant de cannes demande l’autorisation de construire une scierie mue par une roue sur le ruisseau de la Creuse, lieu-dit à la Pallud, derrière l’auberge de la Pallud, sous la parcelle n° 256, commune de Cusy. Lors de l’enquête publique de 1878 le Sr Christollet et Madame Veuve Matrod s’oppose à toute déviation du ruisseau de la Creuse mais L. Milloz déclare qu’il maintiendra le cours du ruisseau à l’entrée de la propriété Matrod. Le règlement d’eau précise qu’il ne sera pas fait de barrage à la tête avale du ponceau, sous le chemin rural de l’église. Les eaux seront conduites sur la roue motrice par l'intermédiaire d'un chenal en bois dont la hauteur est laissée à la disposition du pétitionnaire. A la sortie de la roue motrice, les eaux seront rendues à la dérivation naturelle appelée le bief de la Creuse, par un canal de fuite dont le plafond à l'extrémité aval sera à 6,69 m du repère provisoire. Aucun établissement hydraulique n'existe en amont, mais en aval, un moulin à blé et un battoir, le premier à une distance de 330 mètres environ, et le second à 460 mètres se trouvent édifiés depuis longtemps sur la propriété appartenant aux héritiers de M. Matrod, ancien avoué de Lyon. Ces édifices ne fonctionnent plus depuis huit ans environ, mais une scierie à bois située sur le même cours d'eau, et à 760 mètres de distance en aval de l'usine à créer marche quotidiennement par les soins de Christollet Jean, de Cusy, à qui elle appartient. (Cf Ill. n° IVR84_20207400137NUCA à 140 NUCA)

1890

Propriétaires par lieux-dits

Les marais de la Pallud :

* Paccard Jean Marie, maréchal-ferrant à la Pallud (262, jardin / 263, bâtiment et cour)

* Hospices civils de Chambéry (264, bâtiment et cour)

Pallud (la)

* Grellier Camille (303, maison)

* Décarse Antoine, charpentier à la Pallud (303 / maison (2 pièces au 1er étage) / 305, maison / 306, jardin)

* Collomb Etienne (304, maison)

* La commune de Cusy (309, hangar des pompes)

* Paccard Jean, maréchal-ferrant à la Pallud (310, forge, maison)

* Hospices civils de Chambéry (311, jardin / 312, maison / 313, jardin)

* Brunier Honoré, négociant à la Pallud (307, maison / 308, emplacement / 319, jardin / 327, bâtiment et cour / 328, maison)

* Brunier Raymond, aubergiste à la Pallud (320, jardin / 321, maison / 341, bâtiment et cour)

* Bogey Jean, fils de Charles, négociant à la Pallud (324, jardin / 325, maison / 326, maison)

* Boissat Gaillat, société de la fruitière de la Pallud (329, maison)

* Dagand Jean Claude le cadet (332, maison / 333, jardin)

La matrice cadastrale pointe les importantes propriétés de l’Hôtel-Dieu sur l’écart de la Pallud à cheval sur les sections B2, B3, B5 (Cf annexe X et Plan) et de plusieurs autres personnes travaillant à la Pallud : Brunier Honoré, négociant, Brunier Raymond, aubergiste et Bogey Jean, négociant. D’autres artisans sont également présents sur le hameau : Boissat Gaillat qui est propriétaire de la société de la fruitière, Paccard Jean, maréchal-ferrant, Décarse Antoine, charpentier. Finalement ce sont 15 bâtiments (dont plusieurs sont mitoyens (n° 303, 304, 305 et 325, 327, 328) qui sont aux mains de 11 propriétaires différents. De nombreux jardins jouxtent les habitations puis prés et champs (parfois de grande étendue) ceinturent l’écart au parcellaire bâti assez dense. (Cf Ill. n° IVR84_20207400117NUCA à 122 NUCA)

Le cadastre de 1890 pointe également la présence d’un hangar aux pompes municipal (n° 309), d’une croix dite de la Pallud à l’intersection de la route départementale n° 17 d’Aix-les-Bains (actuellement route d’Aix-les-Bains puis route des Bauges) et du chemin du Chef-Lieu (actuellement Montée du Chef-Lieu), d’un pont dit de la Pallud enjambant le ruisseau des Massettes.

Du bâti présent en 1732, la maison des hospices (n° 312), et la maison (n° 693), dont on retrouve ses traces dans la partie nord de la parcelle 295 et celle portant le numéro 1125, demeurent en place.

Le réseau viaire est assez proche de celui de celui de 1732, principale modification : l’aménagement d’un îlot central, au carrefour des différentes routes sur lequel ont pris place le hangar aux pompes et la croix de chemin.

Le réseau hydraulique, quant à lui a sensiblement changé. Si nous retrouvons le ruisseau de Chez les Bogeys circulant au travers de marais (comme en 1732), ainsi que le ruisseau des Massettes d’orientation est-ouest, ces deux cours d’eau ne repartent pas parallèlement au nord-est mais se rejoignent au niveau du pont de la Pallud pour former le ruisseau de la Creusaz qui oblique à l’est puis, faisant un angle de 90°, file au nord pour rejoindre le Chéran ; au niveau de la boucle, un petit ruisseau, parallèle à celui de la Creusaz, se jette dans celui-ci. (Cf Ill. n° IVR84_20207400138NUCA)

Au 20e siècle

De 1848 à 1911, un seul hameau s’est nettement étoffé, la Pallud passe de 28 à 67 habitants, en position plus centrale que le chef-lieu, à un carrefour commerçant.

Carrefour commerçant

7 juillet 1867. Le maire pointe au conseil que la position centrale de cette commune, son étendue, sa population, le grand nombre d'étrangers qui la fréquentent journalièrement ; la facilité de son accès par toutes les communes circonvoisines et surtout l'importance des routes qui la traversent (la route départementale n° 17 de Saint-Pierre d'Albigny à Aix-les-Bains, et la route de grande communication n° 4 de Rumilly à Cusy ; enfin l'importance croissante qu'elle acquiert chaque jour, étant desservie quotidiennement par deux services régulier d'Aix au Châtelard (une voiture omnibus et une autre de dépêches) en font une localité admirablement située pour y établir fructueusement un marché de céréales, légumes secs et frais, volailles, beurre, œufs, fromages, bois à brûler etc... avantageux non seulement pour cette commune mais pour toute la vallée des Bauges et le versant d'Aix-les-Bains. Les diligences sont remplacées dès 1898 par un service postal automobile et de voyageurs. L’activité croissante de la gare de chemin de fer de Grésy-sur-Aix renforce l’attrait du hameau. (2D)

Carrefour et marché, la commune et donc le hameau de la Pallud est situé à un carrefour qui le prédestine à devenir un lieu d’échanges selon deux axes : l’axe nord-sud qui traverse le Chéran, dite la route des Bauges, et l’axe est-ouest qui longe le Chéran, dite la route d’Aix-les-Bains. La création du pont de l’Abyme en 1884 devient un trait d’union entre Gruffy et Cusy mais également entre les deux chefs-lieux des deux Savoies ; la nouvelle voie entre Annecy et Aix-les-Bains est très fréquentée par les voyageurs et touristes désireux de profiter des points de vue variés et pittoresques

Considérant que cette commune en fut déjà pourvue autrefois, avant la Révolution de 1789. Le conseil délibère en 1867 d'ouvrir un marché au chef-lieu soit au hameau de La Pallud dont la place actuelle sera fournie gratuitement par le propriétaire et à devoir retenir les vendredis de chaque semaine. En 1868 le marché du vendredi est créé sur Cusy, en 1869 il est accordé un marché mensuel aux bestiaux le 1er vendredi de chaque mois. De plus, Cusy, qui bénéficiait d’une longue foire annuelle aux bestiaux chaque 26 juillet, en réclame une seconde en 1880 le 3ème lundi d’octobre qui lui est accordée en 1891 du fait de sa position centrale, son étendue, sa population, le grand nombre d’étrangers qui la fréquente journellement, la facilité de son accès par toutes les communes voisines et surtout l'importance des routes qui la traversent, la RD n° 17 de Saint-Pierre d'Albigny à Aix-les-Bains et la route de grande communication n° 4 de Rumilly à Cusy, la construction du pont de l’Abyme.

Renforcement des établissements commerciaux

Les domaines de l’Hôtel-Dieu de Chambéry sont immenses sur la commune, la ferme de la Pallud, une de ses dépendances, a un vaste domaine agricole à Cusy (Cf annexe n° 3). Les terres sont travaillées par des tenanciers dans de sévères conditions qui ne les enrichissent pas et c’est seulement avant et après la Grande Guerre que les cultivateurs de Cusy se réapproprieront le foncier. Détachées de la ferme de la Pallud, ces parcelles deviennent le support de nouveaux commerces et services au cœur du principal bourg de Cusy dont l’importance grandit de jour en jour.

Ainsi en 1898, 8 lots de terrain à bâtir et couvrant 4000 m² sont proposés à la vente pour la somme totale de 7 720 F ; la commune, la société fruitière de Cusy et plusieurs particuliers en bénéficieront. Les constructions nouvelles, support de nouveaux commerces et services serviront le développement du hameau de la Pallud. Café, maréchal-ferrant, quincailler, café-boulangerie-épicerie auparavant puis nouvellement restaurant, auberge, épicerie, boucherie, auberge, notaire, fruitière puis porcherie, marchand de tabac établissent leur boutique le long des routes (voir dossiers ci-dessous énumérés). Les hospices de Chambéry cèdent gracieusement une parcelle de terrain au centre du hameau pour y construire vers 1925 un hangar à pompes ; en 1899 un bureau de poste érigé par l’architecte Raillon est érigé au niveau du carrefour du hameau (détruit au tournant du 21e siècle) (Cf Ill. n° IVR84_20207400097NUCA et 98NUCA) et à la même époque le devis pour un pont à bascule est établi par l’entreprise Guillaumin et approuvé en 1903. (Cf Ill. n° IVR84_20207400126NUCA et 127 NUCA)

Dossiers étudiés

* IA74002580 : restaurant la Charmotte, avant 1890 – 2017. Brunier Raymond, aubergiste à la Pallud

* IA74002581 : boucherie - épicerie, maison, avant 1890 – 2017. Bogey Jean, fils de Charles, négociant à la Pallud IA74002582 : notaire, avant 1890 – 2017. Brunier Raymond, aubergiste à la Pallud, Brunier Honoré, négociant à la Pallud

* IA74002583 : coopérative agricole, fruitière, 1885 – 1992. Jules Paccard comme fruitier. Dès 1887 la société s’engage à faire construire une porcherie.

* IA74002584 : commerce marchand de tabac, entre 1923 et 1931.IA74002585 : ferme de la Pallud, 15e siècle.

* IA74002588 : Commerce, actuellement office notarial, avant 1890. Brunier Honoré, négociant à la Pallud

* IA74002589 : commerces, après 1898 (hospices). Joseph Davoine.

* IA74002590 : bar et quincaillerie, 1908 (hospices). Alexis Gaime.

* IA74002591 : café, après 1898 (hospices). Jean-Claude Paccard.

* IA74002592 : ferme puis boulangerie (fermée en 1956) (hospices). Jean-Claude Paccard.

* IA74002595 : villa clos Maryse, 1939. Mme Fossorier

Finalement Cusy, en 1911, possède 4 débits de boisson, sans compter la vingtaine qui fonctionnent sous licence attribuée à des cultivateurs, 5 auberges dont celle de la Charmotte qui entre 1860 et la Grande Guerre a été la propriété des maires Etienne puis Raymond Brunier ; l’hôtel du Semnoz de la Tropaz, construite avant la guerre est le seul établissement de sa catégorie.

Dans le même temps, la commune souhaitant valoriser et assainir les espaces disponibles dans les hameaux, l’assèchement des zones marécageuses comme les marais de la Curiaz et de la Pallud (existant déjà sur le cadastre de 1732 puis encore sur celui de 1890) est engagé en 1885, ajourné et repris dans les années 30, le captage des eaux de source est programmé, et pour parvenir au desséchement des marais, on cure, on redresse le canal de la Curriaz. L’opération sera concluante pour la Pallud, espace actuellement urbanisé, mais pas pour la Curiraz.

D’autres projets plus tardifs se dessinent au sud-ouest de la Pallud par suite de l’assèchement des marais de cette partie de la commune dénommée les Marais de la Pallud : aménagement du carrefour de la Pallud, projet d’édification d’une salle des sports et loisirs en 1971 (2015 B5 2253), construction d’une salle omnisport en avril 1974, un foyer communal réalisé en régie en 1977. Sur le même espace l’hôtel-restaurant de la « truite vivante » est construit dans le deuxième quart du 19e siècle (2015 B5 2154) (Cf Ill. n° IVR84_20207400097NUCA et 99NUCA et 2014 NUCA)

2015

Le parcellaire bâti actuel conserve une part importante de celui de 1890. Quelques bâtiments ont disparu : une des maisons du négociant Bogey Jean située en arrière de son autre maison sur rue (n° 326), le bâtiment excentré de l’aubergiste Brunier Raymond (n° 341) et les propriétés du maréchal-ferrant Paccard (les parcelles 1890 B11 263 et 310) du fait de la disparition de l’îlot central situé au carrefour de l’écart, disparition qui a également emporté le hangar aux pompes et la croix de chemin. Le bâti ancien du 19e siècle a conservé un certain intérêt patrimonial (plus de sept bâtiments ont été étudiés mais trois de ceux-ci ont été détruits)

De part et d’autre de la route d’Aix-les-Bains les nombreuses maisons avec commerces, établissements alimentaires du début du 20e siècle (lieux-dits le Fay-Est et les Marais de la Pallud) sont encore en place mais avec d’importantes rénovations qui les ont dénaturés, hormis la succession de bâtiments qui se développe au nord de la route d’Aix-les-Bains à partir du carrefour du hameau. Plusieurs de ces constructions ont fait l’objet d’un dossier.

Récemment une petite zone d’activité a vu le jour au sud du carrefour du hameau, au lieu-dit les Marais de la Pallud, et il y a seulement quelques années, les trois bâtiments (296, 1321, 2267, d’anciens commerces) ont été rasés pour faire place à une Zone d’Activité Concertée. Au centre du village, un nouveau restaurant (la Charmotte) a remplacé l’ancien établissement du même nom qui se situait le long de la route des Bauges, aujourd’hui disparu (2267). Le long de la route des Bauges, à l’est du hameau, plusieurs autres constructions récentes se sont également construites comme l’actuelle boulangerie.

Le réseau viaire, en dehors du réaménagement du carrefour, n’a pas changé alors que le réseau hydraulique a été entièrement canalisé en souterrain sous l’espace central du hameau ; on retrouve, au-delà, les ruisseaux de la Creusaz, de Chez les Bogey et des Massettes. C’est sur ce dernier cours d’eau, à l’entrée du hameau et avant de disparaître qu’un lavoir (banquette inclinée en calcaire sur sa rive droite) s’est fixé. (Cf Ill. n° IVR84_20207400129NUCA et 130 NUCA)

L’intérêt de ce hameau était certain, plusieurs maisons caractéristiques des bourgs savoyards (maisons de gros volume avec d’importants toits) sont encore en place, l’ancienne ferme de la Pallud du 18e siècle conserve plusieurs baies anciennes du 16e siècle, mais la disparition de certaines de ces grosses maisons et la construction de nouvelles maisons récentes ont passablement dénaturé l’aspect général de ce hameau où la circulation est très importante.

Appellationsla Pallud
Dénominationsécart
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Cusy
Lieu-dit : la Pallud
Cadastre :

L’écart de la Pallud, en 1732 n’est qu’un lieu-dit constitué de rares bâtiments, dont la ferme de la Pallud, appartenant à l’hôtel-Dieu de Chambéry, et possédant un important domaine. La commune de Cusy, et plus particulièrement la Pallud est située à un carrefour qui le prédestine à devenir un lieu d’échanges selon deux axes : l’axe nord-sud qui traverse le Chéran, dite la route des Bauges, et l’axe est-ouest qui longe le Chéran, dite la route d’Aix-les-Bains. La création du pont de l’Abyme en 1884 devient un trait d’union entre Gruffy et Cusy mais également entre les deux chefs-lieux des deux Savoies ; la nouvelle voie entre Annecy et Aix-les-Bains est très fréquentée par les voyageurs et touristes désireux de profiter des points de vue variés et pittoresques. Très rapidement boutiques d’artisans et commerces se développent, accélérés par la vente en 1898, par les Hospices, de 8 lots qui verront s’installer de nouveaux commerces, une fruitière, et un peu plus tardivement un bureau de poste. Au début du 20e siècle un hangar aux pompes, une bascule s’installent au centre du hameau et l’assèchement des marais qui se trouvaient au sud-ouest du hameau permet à plusieurs constructions de s’y établir : le restaurant « A la Truite Vivante » et plus tardivement d’un garage, d’une salle des sports, un foyer communal.

Depuis quelques années, une zone d’activité s’est installée à l’emplacement de l’ancienne poste constituée de bâtiments modernes et plus récemment encore, en 2017, d’autres maisons-commerces importantes (restaurant-hôtel la Charmotte, ancienne boucherie-épicerie Petit et la maison de notaire Julliand) ont disparu pour laisser place à une ZAC à venir.

L’intérêt du hameau, ayant perdu ses alignements de rues, se trouve amoindri.

Période(s)Principale : 15e siècle , daté par travaux historiques
Principale : milieu 19e siècle
Principale : limite 19e siècle 20e siècle
Principale : 1er quart 21e siècle

Le hameau de la Pallud s’organise au carrefour des routes d’Héry, d’Aix-les-Bains et des Bauges. Les constructions s’alignent en bordure de ces deux dernières routes. Son étendue est à cheval sur plusieurs sections B3, la Fay-Est et B5 la Pallud, les marais de la Pallud et Boissard-Gaillat. Les bâtiments, hormis la ferme dit de la Pallud qui remonte au 15e ou 16e siècle, sont du milieu du 19e siècle à l’est du hameau, et du début du 20e siècle à l’ouest. Les maisons, constructions massives avec un étage carré et des boutiques au rez-de-chaussée, ont un important et volumineux toit couvert de tuiles plates mécaniques, avec un large avant-toit au droit des façades principales avec leurs devantures de boutiques qui s’ouvrent sur la rue. Le carrefour, où s’établissait auparavant deux constructions, supporte encore une croix de chemin. Le lieu-dit les Marais de la Pallud comporte des maisons modernes (limite 20e siècle 21e siècle) à l’angle des routes d’Aix-les-Bains et des Bauges, maisons récentes qui se retrouvent aux extrémités du hameau. En 2017, plusieurs grosses bâtisses sont détruites à l’angle des routes d’Héry et des Bauges.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile plate mécanique
Étagesrez-de-chaussée, 1 étage carré, comble à surcroît
Couverturestoit à longs pans demi-croupe
toit à longs pans croupe
Escaliersescalier dans-oeuvre
Statut de la propriétépropriété privée

Annexes

  • Historique, descriptif et archives du bureau de poste (AD 74, série 2O 2411, Cusy, édifices administratifs et scolaires. La Poste).

    Historique du bureau de poste

    Le 17 décembre 1898, Vente par les Hospices civils de Chambéry à la commune de Cusy des parcelles n° B 265 et 266 au Marais de la Pallud, pour un montant de 760 francs et pour y construire un bureau de poste (origine de propriété : legs de François Charvet par testament du 10 juillet 1700). L’année suivante, le 25 février 1899, Fleury Raillon, architecte d’Annecy, dresse les devis estimatif et plan, et le cahier des charges du futur bureau de poste. Le 14 mars de la même année, l’adjudication des travaux revient à Joseph Fort, entrepreneur à Cusy et le 9 septembre 1900, F. Raillon dresse le procès-verbal de réception définitive des travaux qui s’élèvent à 8 685,78 F (le montant initial était de 7 510,12 F).

    Le 15 octobre 1908 des travaux de réparations et de clôture du jardin de la poste sont réalisés par Antoine Gibello, entrepreneur à Cusy (adjudication du 7 août 1907) d’après le projet de Louis Gaime, géomètre à Héry.

    Description du bureau de poste (Cf

    (Cf Ill. n° IVR84_20207400097NUCA et 98NUCA)

    Devis estimatif de Fleury Raillon du 10 janvier 1899 : Maçonnerie en moellon de roche dure, hourdée en mortier de chaux lourde (fondation) ou hydraulique (murs). Pierre de taille : portes, seuils, marches, angles. Encadrements en bloc de ciment moulé assemblé par crosses et lancis : fenêtres, 2 portes ; escalier cave en béton. Cheminées des 2 chambres : encadrements en marbre, chenets en molasse (…)

    D'après le plan de Fleury Raillon de 1899 (Cf ill n° IVR84_20207400044NUCA_P.jpg). Construction de plan carré comprenant quatre niveaux : un sous-sol accessible par un escalier intérieur tournant à jour central qui dessert les quatre niveaux ; un rez-de-chaussée abritant un espace public composé d’un espace pour le public et d’un bureau de poste, et un espace privé : une cuisine adossée à l’escalier ; un étage carré comportant un salon et une première chambre avec cheminée d’encoignure et une seconde chambre, au-dessus de la cuisine ; enfin un grenier sous le toit en pavillon couvert de tuiles plates mécaniques.

    AD 74, série 2O 2411, Cusy, édifices administratifs et scolaires. La Poste.

    17 décembre 1898. Vente par les Hospices civils de Chambéry à la commune de Cusy. Pierre Petit-Barra notaire à Chambéry. Vente des n° B 265 et 266 au Marais de la Pallud, pour y construire le bureau de poste. Origine de propriété : legs de François Charvet par testament du 10 juillet 1700. 760 F.

    10 janvier 1899. Construction d’un bureau de poste. Devis estimatif. 10451,66 F. En-tête F. Raillon architecte départemental diplômé par le gouvernement Annecy.Maçonnerie en moellon de roche dure hourdée en mortier de chaux lourde (fondation) ou hydraulique (murs). Pierre de taille : portes, seuils, marches, angles. Encadrements en bloc de ciment moulé assemblé par crosses et lancis : fenêtres, 2 portes ; escalier cave en béton. Cheminées des 2 chambres : encadrements en marbre, chenets en molasse (…)

    10 janvier 1899. Construction d’un bureau de poste. Devis instructif et cahier des charges. Idem.

    Plan 1899. Commune de Cusy. Construction d’un bureau de poste / Fleury Raillon, architecte. 1 dess. : tirage de plan bleu. Ech. 1 :100. 30,5 x 41,6 cm. [1899]. (Cf ill n° IVR84_20207400044NUCA_P.jpg)

    14 mars 1899. PV adjudication. Construction bureau de poste. Projet de l’architecte Raillon du 25 février 1899, 9049,06 F. Adjugé à Joseph Fort, de Cusy, rabais de 17% (autres propositions de rabais : Antoine Gibello, de Cusy, 12% et Jean Balada, d’Albens, 13%). Donc 7510,12 F.

    9 septembre 1900. Poste. Procès-verbal de réception définitive par Raillon. Décompte des travaux. 8685,78 F

    7 octobre 1900. Poste Délib. Solde des sommes dues à l’entrepreneur Fort, les travaux ayant été exécutés conformément au devis.

    1908. Poste. Travaux de réparation et clôture du jardin en 1908, réalisés par Antoine Gibello entrepreneur à Cusy. Projet par Louis Gaime géomètre à Héry. Procès-verbal d’adjudication le 4 août 1907 (8%). Procès-verbal de réception définitive le 15 octobre 1908.

  • Projet de construction par Louis Milloz d’une scierie sur le ruisseau de la Creuse (1877), hameau de la Pallud

    Synthèse du projet de construction d’une scierie sur le ruisseau de la Creuse (1877)

    En 1877, Louis Milloz, fabricant de cannes demande l’autorisation de construire une scierie mue par une roue sur le ruisseau de la Creuse, lieu-dit à la Pallud, derrière l’auberge de la Pallud, sous la parcelle n° 256, commune de Cusy. Lors de l’enquête publique de 1878 le Sr Christollet et Madame Veuve Matrod s’oppose à toute déviation du ruisseau de la Creuse mais L. Milloz déclare qu’il maintiendra le cours du ruisseau à l’entrée de la propriété Matrod. Le règlement d’eau précise qu’il ne sera pas fait de barrage à la tête avale du ponceau, sous le chemin rural de l’église. Les eaux seront conduites sur la roue motrice par l'intermédiaire d'un chenal en bois dont la hauteur est laissée à la disposition du pétitionnaire. A la sortie de la roue motrice, les eaux seront rendues à la dérivation naturelle appelée le bief de la Creuse, par un canal de fuite dont le plafond à l'extrémité aval sera à 6,69 m du repère provisoire.

    Aucun établissement hydraulique n'existe en amont, mais en aval, un moulin à blé et un battoir, le premier à une distance de 330 mètres environ, et le second à 460 mètres se trouvent édifiés depuis longtemps sur la propriété appartenant aux héritiers de M. Matrod, ancien avoué de Lyon. Ces édifices ne fonctionnent plus depuis huit ans environ, mais une scierie à bois située sur le même cours d'eau, et à 760 mètres de distance en aval de l'usine à créer marche quotidiennement par les soins de Christollet Jean, de Cusy, à qui elle appartient.

    L'usine projetée est principalement destinée au sciage des bois de toutes espèces, et la durée des travaux d'exécution sera de 15 mois environ. Ci joint le consentement écrit du propriétaire du sol M. Brunier Etienne de Cusy. [Terrain acquis à Bruniet Etienne, feu Jean, propriétaire, le 2 mai 1877]

    Archives du projet de construction d’une scierie sur le ruisseau de la Creuse (1877). AD 74, cote 6S 58, Cusy.

    Cusy – Prise d'eau Milloz – Ruisseau de la Creuse

    * 6 mai 1877. Direction régionale des Forêts. Rapport. La scierie que le sieur Milloz Louis de Cusy se propose de créer sera établie derrière l'auberge de la Pallud...

    * Non daté (1877). Lettre de Milloz Louis au préfet. Le sieur Milloz souhaite construire une scierie sur le cours d'eau de la Creuse, lieu-dit à la Pallud, sous la parcelle n° 256. Aucun établissement hydraulique n'existe en amont, mais qu'en aval, un moulin à blé et un battoir, le premier à une distance de 330 mètres environ, et le second à 460 mètres se trouvent édifiés depuis longtemps sur la propriété appartenant aux héritiers de M. Matrod, ancien avoué de Lyon. Ces édifices ne fonctionnent plus depuis huit ans environ, mais une scierie à bois située sur le même cours d'eau, et à 760 mètres de distance en aval de l'usine à créer marche quotidiennement par les soins de Christollet Jean, de Cusy, à qui elle appartient.L'usine projetée est principalement destinée au sciage des bois de toutes espèces, et la durée des travaux d'exécution sera de 15 mois environ. Ci joint le consentement écrit du propriétaire du sol M. Brunier Étienne de Cusy. [Terrain acquis à Bruniet Étienne, feu Jean, propriétaire, le 2 mai 1877]

    * 17 septembre 1877. Procès-verbal de visite des lieux par Charvier, agent voyer. Le ruisseau de la Creuse prend sa source dans les marais de la Pallud situés sur le côté gauche de la RD n° 17. Il va alimenter plus bas une dérivation qui traverse la propriété Matrod. Le pétitionnaire souhaite prendre l'eau de la Creuse au niveau du ponceau, sous le chemin de l'église, et la conduire sur ses artifices par l'intermédiaire d'un canal en bois supporté par des chevalets...

    * 15 février 1878. Ss-Préfet de la Haute-Savoie. Pétition par laquelle le sieur Milloz Louis, fabricant de cannes demande l'autorisation de construire une scierie sur le ruisseau de la Creuse, lieu-dit à la Pallud, commune de Cusy. Considérant que la scierie sera établie au centre du village, qu'elle fera dès lors partie d'une population agglomérée et jouira... Considérant que lors de l'enquête une opposition a été faite par le Sr Christollet et la dame Vve Matrod dans le but d'empêcher toute déviation du ruisseau de la creuse, que le pétitionnaire déclare qu'il maintiendra le cours du ruisseau à l'entrée de la propriété Matrod dans les conditions où il existe aujourd'hui...

    Règlement d'eau. Projet de règlement.

    Art. 1. Le présent règlement s'applique à l'établissement d'une scierie mue par une roue hydraulique que le sieur Milloz Louis, fabricant de cannes, désire construire sur le torrent de la Creuse, lieu-dit à la Pallud.

    Art. 3. La prise d'eau se fera sans barrage à la tête aval du ponceau, sous le chemin rural de l'église. Les eaux seront conduites sur la roue motrice par l'intermédiaire d'un chenal en bois dont la hauteur est laissée à la disposition du pétitionnaire.

    Art. 4. A la sortie de la roue motrice, les eaux seront rendues à la dérivation naturelle appelée le bief de la Creuse, par un canal de fuite dont le plafond à l'extrémité aval sera à 6,69 m du repère provisoire.

    Plan

    Ponts et Chaussées / Département de la Haute-Savoie / Arrondissement d'Annecy / Signataires M. Courtois / Ingénieur ordinaire M. Boeswillwald / Service Hydraulique / Usine / Le sieur Milloz Louis, Pétitionnaire / Plan général / dressé par l'ingénieur soussigné à Annecy le 15 février 1878 / Courtois / Vérifié et présenté par l'ingénieur en chef soussigné / Á Annecy le 22 février 1878 / Boeswillwald. / Échelle de 1/2372 pour mètre.Plan encre noire et rouge sur papier dessin. Rehauts bleu, vert, orangé. Dimensions : H = 31,4 ; La = 63, 4.

    Plan

    Profil en long

    Plan

    Profil en travers... (Idem dessus). Encre noire, bleue, rouge sur papier calque tissé. (Deux détails photographiés). Dim : H = 29,7 ; La = 126,5

  • Hôtel-Dieu de Chambéry, propriétés à Cusy

    Hôtel-Dieu de Chambéry

    [in JANIN Bernard. La vie à Cusy, de l’annexion à la Grande Guerre. 1860-1918, pp. 27, 28, 87, 88]

    Au début du 19e siècle les habitants de Cusy ne sont propriétaires que de peu de terrain ; le tiers des fonds de la commune est possédé par les administrateurs de l’Hôtel-Dieu de Chambéry, qui tirent tous les revenus des plus gros domaines de la paroisse… l’hôtel-Dieu de Chambéry possède plus de 100 Ha que lui a donné par testament (10 juillet 1700) François Charvet, opulent propriétaire de Cusy et bourgeois de Chambéry, avocat au Sénat. Les terres sont travaillées par des tenanciers dans de sévères conditions qui ne les enrichissent pas : c’est seulement avant et après la Grande Guerre que les cultivateurs de Cusy se réapproprieront le foncier.

    Les terrains des hospices civils de Chambéry. La valorisation des espaces s’accompagne d’un transfert foncier où se combinent les actions de la municipalité et celles des Hospices civils de Chambéry. Ces derniers se dessaisissent peu à peu des terres dont ils étaient propriétaires, parfois depuis plus de deux siècles, et ces biens passent le plus souvent aux mains des cultivateurs locaux. Ainsi, en janvier 1918 le domaine de Châteaupair est-il mis en vente par adjudication publique au prix de 37 600F pour 19Ha (bâtiments, terres, prés, marais, bois, pâtures, friches). Mais de plus en plus souvent une partie des terres agricoles sont destinées à la construction. Ainsi en 1898 sont proposés, pour la somme totale de 7 720F, 8 lots de terrain à bâtir couvrant ensemble 4 000 m², dont certains reviennent à la commune de Cusy, et à la société fruitière de Cusy, à Jean-Claude Paccard, Alexis Gaime, Joseph Davoine, Raymond Brunier, Jean-Marie Paccard. Détachées de la ferme de la Pallud, ces parcelles deviennent le support de nouveaux commerces et services au cœur du principal bourg de Cusy dont l’importance grandit de jour en jour.

    Ainsi, il en est du bistrot de la Jeanne dont le mari, Jean-Claude Paccard, ferrait ; la quincaillerie Gaime, le café-boulangerie-épicerie de Jean et Jean-Claude Bogey passé à Claudius Paccard et à sa femme ; de l’autre côté de la rue la Charmotte de Raymond Brunier, l’ancienne boucherie et l’épicerie Petit, puis de la maison notariale (Julliand depuis 4 générations déjà), puis plus loin l’ancienne fruitière devenue magasin de vente qui voisine avec l’ancien bureau de tabac et avant encore la laiterie Tournaire d’époque sarde.

    Situés en centre-ville, certains aménagements sont réalisés pour ne pas trop gêner : la porcherie a été construite zone des Crêts, à l’écart des habitations, auquel la relie une conduite souterraine qui lui apporte le petit lait de la fruitière. En 1908 le boucher Clerc Antoine est autorisé à poursuivre l’utilisation de l’abattoir construit par ses prédécesseurs pour l’abattage annuel prévu de 52 vaches, 52 veaux, 25 moutons et 20 porcs.

    Le 5° lot de la Pallud est dévolu au bureau de poste qui mit une décennie à voir le jour : le conseil municipal du 12 août 1888 s’engage à fournir gratuitement pendant 18 ans un local si le principe de création d’un bureau de poste et télégraphe est retenu. A la fin de la même année, ce bureau est institué chez un particulier Jean-Claude Dagand. En 1898, la transaction avec les hospices a lieu, approuvée aussitôt, el le 16 février 1899 le conseil municipal ratifie le projet de construction du bureau postal et télégraphique élaboré par l’architecte Raillon. Les travaux, dont le montant prévu et de 10 451,60 F, seront réalisés par Joseph Fort, entrepreneur à Cusy.

    Mai 1898, 8 lots à bâtir :

    • 1 : 2018 B5 134 (J.-C. Paccard)

    • 2 : 2018 B5 1594, 1595 (J.-C. Paccard)

    • 3 : 2018 B5 136 (Alexis Gaime)

    • 4 : 2018 B5 1219 (Joseph Davoine)

    • 5 : bureau de poste (Commune de Cusy)

    • 6 : 2018 B5 2249 (Raymond Brunier)

    • 7 : 2018 B5 2043 (Société fruitière de Cusy)

    • 8 : 2018 B5 2247(partie) (J.-M. Paccard)

Références documentaires

Documents d'archives
  • AC Cusy. Délibérations des conseils municipaux. Marais, Pompes à incendie, constructions diverses.

    20 décembre 1922. Marais : projet d'assèchement des marais (La Pallud).

    28 juin 1925. Marais : curage des marais.

    12 février 1928. Assèchement des marais. Un syndicat doit se former dans le but d'entreprendre le dessèchement des marais de la Pallud et de la Tusiaz (?)

    Janvier 1925. Pompes : projet de construction de hangars à pompes.

    16 août 1930. Achat d'une moto-pompe pour la Cie des sapeurs-pompiers. La commune demande la vente de coupes de bois pour l'acheter (30 000 F) et pour payer une partie du projet d'adduction d'eau

    21 janvier 1933. Bail de la poste. Celui-ci arrive à expiration le 25 décembre 1933, il doit être renouvelé. Son montant est de 2 200 F annuel.

    17 février 1960. M. Paccard Jean souhaitait vendre sa maison à la commune. Après acceptation de la commune, l'architecte conseille de la démolir car elle ne peut pas être utilisée, il sera donc proposé 1 750 000 F pour l'achat de la maison. Cette destruction permettra la création d'une place publique, dans le triangle formé par la nationale 511 et la départementale. [L'adjudication concernant sa démolition sera effectuée entre le 10 février et le 15 mars 1961]

    10 mars 1961. Le pont à bascule sera réparé. Le conseil décide de supprimer la taxe sur les chiens. M. Estiévent a démoli la maison de Jean Paccard pour la somme de 5 000 NF.

    12 octobre 1968 : Projet de carrefour à "La Pallud".

    23 juillet 1971 : Projet d'édification d'une salle des sports et loisirs. Le conseil décide de prendre en charge les frais de la chapelle de Lachat et qu'elle sera intégrée dans les biens communaux.

    5 avril 1974. E de terrain entre M. Brunier Maxime et la commune : terrain (section B. 263, 282 et 284) au lieu-dit " Les marais de La Pallud" (3002m²) pour la construction d'une salle salle omnisportsmanur manifestations sportives, culturelles, folklo, bals.

    1977 : l'alpage du "Trousset" étant en cours de reboisement, le conseil municipal décide de ne plus le donner en location.Travaux au foyer communal confiés et réalisés en régie avec ma participaticipation bénévole des Sociétés locales et des habitants.

    AC Cusy
Bibliographie
  • JANIN Bernard. La vie à Cusy, de l’annexion à la Grande Guerre. 1860-1918. Ed : Cicero, 2009. 284 p.

  • ROCHET Sabine, GARCIN Catherine, CHATILLON Marie-Jo. Chronique d’un village et de son canton. Viuz-la-Chiésaz, raconte-moi ton histoire ! Tome 2, Agriculture – Métiers. Viuz-la-Chiésaz : La Vicusienne. 303p.

    pp. 118, 119, 193, 209, 348
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