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Église paroissiale Saint-Ennemond

Dossier IA42001492 inclus dans Village de Verrières-en-Forez réalisé en 2005

Fiche

Œuvres contenues

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VocablesSaint-Ennemond
Dénominationséglise paroissiale
Aire d'étude et cantonMontbrison
AdresseCommune : Verrières-en-Forez
Lieu-dit : le Bourg
Cadastre : 1810 D 35 ; 1986 AH 102

L´église est citée dès 984 dans les possessions de l´église de Lyon ; elle est alors dédiée à la Vierge. L´édifice est entièrement reconstruit dans la 1ère moitié du 16e siècle, la date 1541 portée sur la Piéta du trumeau est cohérente avec la fin des travaux. Les armoiries sculptées sur la clef de voûte de la chapelle de la Vierge rappellent le rôle certainement joué dans ce chantier par la famille de Talaru-Chalmazel, Gaspard de Talaru-Chalmazel, sa femme Marguerite de Rolin de Beauchamp et leur fils Louis de Chalmazel. Le vocable de saint Ennemond (ou saint Chamond), évêque de Lyon au 7e siècle, apparaît, associé à celui de la Vierge, au milieu du 17e siècle. L´église a connu plusieurs phases de travaux à partir des années 1830, qui ont peu affecté l´allure de l´édifice, mis à part l´agrandissement des fenêtres du collatéral sud ; celles prévues par Dulac en 1846 dans le collatéral nord n´ont pas été percées.

Période(s)Principale : 1ère moitié 16e siècle
Dates1541, porte la date
Auteur(s)Personnalité : Talaru-Chalmazel Gaspard de commanditaire (?)
Personnalité : Chalmazel Louis de commanditaire (?)

L´église présente un plan allongé sans transept débordant avec une nef de trois travées, flanquée de collatéraux, précédée d´une travée formant la base du clocher-porche à quatre niveaux, et terminée par un choeur à cinq pans. Elle est construite en granite appareillé en pierre de taille de moyen ou petit appareil (à l´exception du mur du collatéral nord, de la moitié ouest de la dernière travée jusqu´au clocher, et des faces est et nord du clocher au-dessous de l´étage des cloches), avec corniche à cavet et contreforts terminés par un petit toit en bâtière concave. Les contreforts du clocher sont le support d´un décor sculpté. L´accès principal se fait par le clocher, avec un portail à l´ouest (étudié) et une porte au sud. Une 3e porte est située au milieu du collatéral nord. L´intérieur est voûté d´ogives, avec des clefs de voûtes sculptées et peintes. Les moulurations des ogives viennent mourir sans démarcation sur les supports constitués de quatre colonnes imbriquées avec quatre colonnettes aux angles ; seul l´arc triomphal du choeur est supporté par des culots sculptés.

Mursgranite
moellon
moyen appareil
Toittuile creuse
Plansplan allongé
Étages3 vaisseaux
Couvrementsvoûte d'ogives
Couverturestoit à longs pans
toit en pavillon
appentis
Escaliersescalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
Techniquessculpture
peinture
sculpture
Précision représentations

Décor sculpté du portail : étudiée dans la base Palissy. Décor sculpté sur les contreforts du clocher (pinacles, niches en coquille, tête humaine, croix) et clefs de voûtes sculptées (armoiries, ornements géométriques) : voir annexe n°1. Traces de peintures murales : faux appareil gris sur les ogives, croix surmontée d'un oiseau (coq ?), peints en rouge, à sur une lunette. Placard peint dans le choeur, mur nord de la travée droite (derrière une porte du lambris) : niche parallélépipédique (h=113,5 ; la=65 ; pr=48,5), décor peint en camaïeu bleu : au-dessus de la niche, frise de balustres ; dans le fond de la niche, vase d'oeillets ; sur les parois latérales, bouquets de fleurs et tulipes.

Eglise représentative du gothique forézien, possédant un clocher particulièrement élevé.

Statut de la propriétépropriété de la commune
Intérêt de l'œuvreà signaler
Protectionsclassé MH, 1938/08/29

Annexes

  • Historique détaillé

    L´église est citée dès 984 dans les possessions de l´église de Lyon ; elle est alors dédiée à la Vierge. Plusieurs auteurs mentionnent sa reconstruction en 1223 par Guy IV (Thiollier, Ogier, Faure). Cet édifice est entièrement reconstruit au début du 16e siècle : la date portée sur la Piéta du trumeau et l´identification et l´analyse des armoiries de la clef de voûte de la chapelle de la Vierge (fonds Brassart, cote 5102) laissent supposer une reconstruction entre les dernières années du 15e siècle et 1541, grâce au financement de la famille de Chalmazel, en particulier Gaspard de Talaru-Chalmazel et sa femme Marguerite de Rolin de Beauchamp, puis leur fils Louis de Chalmazel, qui obtient en 1541 la tenue de foires à Verrières. Les armes de France sont présentes dans la travée est de la nef et dans la travée ouest du bas-côté sud (le Forez a été réuni au domaine royal après 1531). Lors de la visite pastorale du 16 juin 1662, l´église est citée sous le double patronage de Notre-Dame et de saint Ennemond (ou saint Chamond), évêque de Lyon au 7e siècle. Elle est alors 'grande, belle, voûtée', avec une 'chapelle Sainte-Anne à côté du choeur, où un nommé Soleillant a fondé une messe', et une 'chapelle Saint-Georges côté est'. Il y a plusieurs prébendes, dont une de Beauvoir.

    Les élévations actuelles s'accordent avec une construction homogène de l'édifice. Seul le mur nord, de la moitié ouest de la dernière travée du collatéral au clocher (ainsi que le façade est du clocher entre le toit de la nef et l'étage des cloches) est en moellon de granite. L'état de ce mur, manifestement repris à plusieurs époques, peut être dû à un effondrement ancien de cette partie de l'édifice, ou au fait que des bâtiments ont longtemps été adossés à cet endroit : le plan schématique du fonds Brassart y place le presbytère dès le 16e siècle, il s'y trouve encore au milieu du 20e siècle (voir dossiers presbytère et petit séminaire de Verrières).

    Au 19e siècle, l´église connaît une première phase de travaux dans les années 1830, sous l´impulsion de l´abbé Joseph Verrier. Un projet de travaux pour la reconstruction de la toiture est dressé par l´architecte Haoür, qui devait être exécuté en régie, et auquel le maire a souhaité ajouter la pose de nouveaux vitraux et la réfection du dallage du choeur (AD, V 917, 22 mars 1834 et AD, V 917, 20 mai 1833). L´éclairage intérieur est l´un des problèmes de cette église qui est relativement sombre du fait de l´absence de fenêtres au nord. Les trois fenêtres du bas-côté sud ont ainsi été agrandies entre 1833 et 1835. En 1833, le curé propose de faire agrandir la fenêtre de la chapelle de la Vierge (au sud) pour la porter aux dimensions de celle de la chapelle de saint Ennemond (Délibération du conseil de fabrique, 14 avril 1833, cité par C. Halm). En 1835, le curé est 'prié de faire la même chose que pour les deux autres croisées à la croisée du milieu' afin d´améliorer la luminosité (Délibération du conseil de fabrique, 26 avril 1835, cité par C. Halm). Ces travaux semblent avoir été menés en parallèle de la réfection des verrières (AD, O 1597, 14 mai 1834). En 1836, la commune réclame un secours pour la réparation de l´église (demande est appuyée par le député Lachèze fils, AD, V 917, 18 mars 1836).

    Dix ans plus tard, une nouvelle campagne de travaux est envisagée 'pour la conservation et l´appropriation de l´église paroissiale', qui doit concerner tout particulièrement une nouvelle intervention sur la toiture ('la charpente des combles de l´église menace ruine et est établie de manière à compromettre tout l´édifice'), l´assainissement par décaissement de l´église et le percement de fenêtres dans le collatéral nord (AD, V 917, 19 avril 1846). Un devis est dressé par Dulac, agent voyer secondaire, le 10 mai 1846 (9 240 F ; transcription partielle en annexe). Un secours de 3000 F est accordé à la commune pour ces travaux, auxquels participent largement les paroissiens (fourniture de bois de construction, souscription). (AD, V 917, 26 juin 1847 et 2 juillet 1847). Le devis n´est cependant pas totalement réalisé : l´église est bien dégagée sur son côté sud, avec construction d´un mur de soutènement, mais les fenêtres nord ne sont pas percées (le presbytère est encore adossé à l'église).

    Par la suite, la façade est rejointée en 1872 et 1894 (Délibérations du conseil de fabrique, 7 avril 1872 et 1er avril 1894, cité par C. Halm), le plancher des étages du clocher est refait en 1875 (Délibération du conseil de fabrique, 4 avril 1875, cité par C. Halm), le dallage repris en 1890 (élimination d´une petite marche dans le fond de l'église, Délibération du conseil de fabrique, 15 avril 1890, cité par C. Halm). Le portail occidental et le parvis ont sans doute fait l'objet de travaux à la fin du 19e siècle : une photographie de Félix Thiollier, sans doute prise entre les deux rejointiements de façade, montre le portail avec ses anciens vantaux et le parvis à un niveau plus haut qu'actuellement et avec une tombe (?) dans l'axe de l'entrée.

    Cependant les sources ne mentionnent pas de gros travaux à l'église jusqu'à la fin des années 1930 : en 1938, la toiture du clocher est refaite et sa façade nord crépie (AC 20 novembre 1938), puis en 1939 l´architecte Chauliat donne un projet de travaux sur les toitures, le clocher et la nef (AC, 2 avril 1939), approuvé par le directeur général des Beaux-Arts, car entre-temps l´église, dont la qualité architecturale est reconnue par la commune dès 1846 (AD, V 917 12 mai 1846), a été classée MH (la commune demande l´inscription en 1932, l´église est classée MH le 29 août 1938).

    En 1950 des travaux ont lieux sur la porte nord (AC, 11 juin 1950), et en 1958 sur la toiture (réfection complète ; AC, 16 mars 1958).

    Le beffroi :

    Des travaux sont réalisés sur le beffroi en dehors des grosses campagnes d´entretien de l´église : il est refait dès 1821 (Délibération du conseil de fabrique, 15 juillet 1821, cité par C. Halm). De nouveaux travaux sont réalisés par André Pérat, entrepreneur à Montbrison, en 1905 (AD, O 1597, 26 septembre 1905), en 1913-1915 (architecte Joanny Thévenet, de Montbrison) (AC, 10 août 1913 ; A Par 19 mai 1914, A Par., 10 août 1913, A Par., 17 juin 1915).

    Description complémentaire

    L´église présente un plan allongé sans transept débordant (dimensions données par Thiollier : 31 m de long, 14,60 m de large), avec une nef de trois travées, flanquée de collatéraux, précédée d´une travée formant la base du clocher-porche, et terminée par un choeur à cinq pans. Elle est construite en granite appareillé en pierre de taille de moyen ou petit appareil, à l´exception du mur du collatéral nord (de la moitié ouest de la dernière travée jusqu´au clocher), et les faces est et nord du clocher (au-dessous de l´étage des cloches). Une corniche à cavet en granite court tout autour de l´édifice. Les travées sont scandées de contreforts terminés par un petit toit en bâtière concave dessinant un trilobe au sommet. Les deux contreforts médians du mur nord (entre celui situé à l'angle nord-est du collatéral et celui de l'angle nord-est du clocher) ne semblent pas liés à cette maçonnerie ; l'un d'eux a perdu son couronnement, certainement à la suite des travaux réalisés sur la porte en 1950 (AC).

    Les parties supérieures des murs (les deux derniers rangs sous la corniche pour les parties en pierre de taille) ont été reprises, certainement lors des travaux de toiture du 19e siècle. Les trilobes d'aération de la charpente du choeur ont certainement été placés à cette occasion.

    L´accès principal se fait par le clocher, avec un portail à l´ouest et une porte au sud (cf. infra). Une 3e porte est située au milieu du collatéral nord : la porte actuelle, à linteau droit et arc de décharge en brique, a été percée après-coup dans le mur ; elle succède à une porte à linteau en accolade, murée, dont les jambages ont été perturbés par la construction du contrefort ouest de la travée médiane et par le percement de la nouvelle porte. Une dernière porte, dans le mur sud de la travée droite du choeur, donne dans la sacristie à deux niveaux appuyée entre le choeur et l´extrémité du collatéral sud. Les façades de la sacristie sont enduites, avec un faux appareil gravé dans l´enduit. Le choeur est éclairé par trois hautes fenêtres en arc brisé, le collatéral sud, par trois fenêtres en arc brisé percées dans le mur sud, et le collatéral nord par une seule fenêtre dans son mur est. Il a enfin existé une porte ou une fenêtre dont on devine l'arc de décharge à côté du contrefort ouest de la dernière travée du collatéral nord.

    L´intérieur est voûté d´ogives (hauteur sous voûte donnée par Thiollier : 9 m), avec des clefs de voûtes sculptées et peintes. Les moulurations des ogives viennent mourir sans démarcation sur les supports constitués de quatre colonnes imbriquées avec quatre colonnettes aux angles ; seul l´arc triomphal du choeur est supporté par des culots ornés de feuilles de choux frisés. Un banc de pierre court intérieurement autour des collatéraux

    Description des clefs de voûte (voir plan de localisation) :

    1 : losanges concaves entrecroisés dans un cadre circulaire orné de feuilles de vigne et pommes de pin alternées ; un quatrefeuille au centre (fig. 24).

    2 : quadrilobes ajouré avec des feuilles de choux frisé entre les lobes, contenant un écusson armorié : d'azur à trois étoiles d'or (fig. 25).

    3 : cadre circulaire en forme de branche écotée, contenant un polygone à face concaves et un écusson aux armes de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or) (fig. 26).

    4 : cadre circulaire de feuilles et fleurs, avec un écusson : armes de Gaspard de Talaru-Chalmazel et de Marguerite de Rolin de Beauchamp identifiées par Eleuthère ou Gabriel Brassart (Fonds Brassart, voir documentation). Lecture en 2005 : parti, au 1, coupé : au 1, au lion couronné et lampassé de gueules ; au 3, au chef de vair ; au 2, à 3 clefs d'argent. L'ensemble du champ est d'azur semé de mollettes d'or (fig. 27).

    5 : cadre circulaire perlé, emboîtement de polygones à faces concaves, motif circulaire au centre.

    6 : cadre circulaire rouge à perles blanches, emboîtement de polygones à faces concaves, fond bleu, une fleur au centre (fig. 28).

    7 : un écusson sans décor (peint en bleu, peut-être barré ?) dans un cadre carré biseauté et perlé (fig. 29).

    8 : un cadre circulaire divisé par une croix avec un quadrilobe.

    9 : cadre circulaire perlé, emboîtement de polygones à faces concaves (aux extrémités : fleurs de lys et fleurs rondes altermées), IHS doré sur fond bleu au centre (fig. 30).

    10 : cadre circulaire torsadé, contenant un polygone à face concaves et un écusson aux armes de France (d'azur à trois fleurs de lys d'or) (fig. 31).

    11 : cadre circulaire, emboîtement de polygones à faces concaves, une fleur au centre.

    Le clocher

    Le clocher est en granite appareillé en pierre de taille pour les faces ouest et sud, l´ensemble du dernier niveau et les contreforts ; les niveaux inférieurs des faces est et nord sont en moellons avec quelques assis en pierre de taille. L´élévation extérieure a quatre niveaux marquant un léger retrait à chaque étage, soulignés par un larmier qui court sur les contreforts angulaires. Un larmier supplémentaire vient interrompre le premier niveau des contreforts. Au deuxième niveau, du côté ouest, ceux-ci portent un décor en bas-relief formé de trois pinacles à crochets de section carrée posée sur la pointe, séparés par des niches en coquille, et surmontés d´une tête d´animal stylisé ; le couronnement du pinacle central est tronqué (contrefort nord-ouest) ou absent (contrefort sud-ouest). Du côté est, le décor est réduit sur le contrefort sud-est (pinacles plus courts et sans niche ; motifs décoratifs comprenant des visages) et absent sur le contrefort nord-est. A l´étage supérieur, le retrait des contreforts est surmonté d´un couronnement de pinacle en saillie (refait pour l´angle nord-est), et à l´étage du beffroi, les contreforts se terminent par un toit en bâtière incurvée surmonté d´un couronnement de pinacle en saillie. Le rez-de-chaussée a deux percements : le portail occidental, et une porte au sud, à encadrement à tore et moulurations prismatiques, larmier à crossettes (sous un arc de décharge en arc segmentaire). Le premier et le deuxième étage sont éclairés par une fenêtre en arc brisé dans la face sud. L´étage des cloches est ouvert sut ses quatre faces de baies géminées en arc brisé à moulurations prismatiques et imposte feuillagée, surmontées de pinacles. Une corniche à profil en doucine supportée par une rangée de modillons couronne la maçonnerie. Une gargouille à tête de chien fait saillie sur les quatre faces des deux derniers niveaux. Les étages sont desservis par un escalier en vis demi-hors-oeuvre plaqué contre la façade nord. La porte donnant dans le rez-de-chaussée a un encadrement avec piédroits à arêtes arrondies et linteau en accolade à cavet. La première salle haute a une porte à encadrement avec piédroits à arêtes arrondies et linteau à cavet ; elle est plafonnée. La deuxième salle haute a une porte à encadrement chanfreiné à congés moulurés ; les angles présentent des départs d´ogive. Une cabine en bois, montée sur des pilots qui la portent sous le plancher du beffroi, y est aménagée pour l´horloge (étudiée). Le dernier niveau est celui du beffroi ; sa porte a un encadrement chanfreiné à congés en pyramide. Le beffroi porte plusieurs inscriptions : sur la poutre médiane de la charpente : EN 1829 P. DUMAS. Sur la poutre sommitale occidentale : sur le dessus : VIAL ; sur la face ouest : VICTOIRE ET PAIX MAI 1945.

  • AD Loire. V 917. Verrières. Département de la Loire. Commune de Verrières. Devis sommaire des travaux de construction et reconstruction à exécuter pour mettre en bon état l´église de cette commune. 9 240 F, signé Dulac, agent voyer secondaire, 10 mai 1846. Devis dressé à la demande de la fabrique et adressé au conseil municipal.

    Transcription partielle.

    Observations sur ce projet.

    1. Dans l´état actuel le dallage de l´église se trouve en contrebas du sol extérieur (terrain ordinaire et rocher), de 0,40 m vers le portail et de près de 2 m vers la chapelle de la Sainte Vierge, ce qui amène de l´humidité dans l´intérieur de l´édifice et en rend même le séjour malsain. Il faudra déblayer toute l´aisance lavée en jaune autour de l´église... l´exécution de ce déblai devra entraîner nécessairement la démolition du mur d´enceinte de l´aisance, il faudra donc le reconstruire à neuf.

    D´un autre côté dans la partie au nord de l´église se trouve adossée une partie des vieux bâtiments du séminaire de Verrières, dont la démolition se trouve indiquée dans un projet que l´on se propose d´exécuter incessamment pour la reconstruction desdits bâtiments et d´après lesquels on pourra percer les 3 fenêtres indiquées sur le dessin.

    2. la charpente des combles qui se trouve en très mauvais état a été construite de manière que les fermes embrassent toute la largeur de l´édifice et font tangeante avec l´extrados des voûtes de la grande nef, ce qui en compromet la solidité et empêche qu´on ne puisse pénétrer dans ce comble pour y visiter les gouttières. Toute la charpente mérite d´être refaite. La solidité des voûtes et des piliers ne laisse rien à désirer. On va construire des exhaussements de maçonnerie de façon à établir une nouvelle charpente dont les fermes n´auront que la largeur de la nef ; sur les collatéraux, demi fermes reposant sur les exhaussements et sur les murs gouttereaux.

    La toiture en tuile creuse sera refaite.

    Les trois planchers du clocher seront refaits en sapin.

    3. Tout le badigeonnage à l´intérieur de l´église a besoin d´être refait.

    4. autres ouvrages de menuiserie et vitrerie.

    Métré et estimations.

    Démolition de maçonnerie : pour l´ouverture d´une fenêtre dans le mur nord. Et pour l´ouverture de deux autres fenêtres semblables dans la même nef. Celle des jambages et du linteau de la petite porte d´entrée latérale, qui sera le résultat de l´enlèvement des 5 marches qui sont des .10 m au dessus du niveau à prendre [sic].

    Maçonnerie ordinaire. Mur de soutènement avec parapet à construire pour clore l´aisance qui est autour de l´église. Maçonnerie à faire entre le clocher et le choeur au-dessus des voûtes latérales à la grande nef pour supporter le nouveau comble. Pierre provenant en grande partie des démolitions.

    Maçonnerie en pierre de taille des carrières de Saint-Etienne. Pour les 3 fenêtres à créer. Chaperon d´un contrefort du côté nord. Et deux autres semblables.

    Combles et planchers. Bois des forêts des environs de Verrières, et bois de remploi.

    La pente de la nouvelle toiture sera plus forte.

    Les abat-vent des 8 baies du clocher sont refaits, en sapin, avec peinture des parements extérieurs.

    Le badigeonnage intérieur est refait dans son entier.

    300 m² de peinture au vernis à passer sur les vieilles peintures de toutes les boiseries à l´intérieur de l´église.

    'La restauration de chaque fenêtre de la petite nef exécutée récemment avec des vitraux peints a coûté, compris le fer et le plomb employés pour la pose, 165 F. Ainsi le vitrail des 3 fenêtres à ouvrir sur la nef du côté nord coûtera ... 495 F.

    Réparation de quelques parties du dallage, pose de plusieurs marches pour descendre de la place publique sur l´aisance autour de l´église, restauration des deux chapelles de la Sainte-Vierge et Saint-Ennemond.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Loire. Série O : 1597 (Verrières-en-Forez). 1834-1892. 14 mai 1834 : Lettre du curé Verrier au préfet. Les vitraux de l´église tombent de vétusté. Demande de secours de 200 F qui payeraient 100 jours qui paraissent nécessaires pour avancer l´ouvrage commencé.

  • AD Loire. Série O : 1597 (Verrières-en-Forez). 1834-1892. 26 septembre 1905. Remboursement du cautionnement versé par André Pérat entrepreneur à Montbrison, pour la réparation du beffroi et du clocher.

  • AD Loire. Série V : 917. Verrières. 20 mai 1833. Lettre du curé Verrier au préfet. Demande de secours pour réparations majeures à l´église (toiture).

  • AD Loire. Série V : 917. Verrières. 22 mars 1834. Lettre du maire au préfet. Un projet régulier de travaux pour la reconstruction de la toiture de notre église a été dressé dans le temps par M. Haoür... avec autorisation de le faire exécuter par voie de simple régie. Le maire a fait ajouter à ce devis des dépenses : nouvelle pose de vitraux et dallage du choeur ; il demande encore à pouvoir les exécuter en régie.

  • AD Loire. Série V : 917. Verrières. 18 mars 1836. Lettre du chef de la division de culte catholique, pour le ministre de la justice et des cultes, au préfet. La commune de Verrières réclame un secours pour la réparation de l´église et cette demande est appuyée par le député Lachèze fils.

  • AD Loire. Série V : 917. Verrières. 19 avril 1846. Procès-verbal de la séance du conseil de fabrique de Verrières adressé au conseil municipal. Réparations urgentes à faire pour la conservation et l´appropriation de l´église paroissiale : - l´exhaussement du terrain qui entoure l´église produit une grande humidité et détériore les murs ainsi que les boiseries. - la charpente des combles de l´église menace ruine et est établie de manière à compromettre tout l´édifice. - plusieurs autres réparations telles que le percement de croisées sur la nef du nord, nécessaires pour la salubrité et (phrase pas finie) paraissent d´une nécessité indispensable.

  • AD Loire. Série V : 917. Verrières. Département de la Loire. Commune de Verrières. Devis sommaire des travaux de construction et reconstruction à exécuter pour mettre en bon état l´église de cette commune. 9 240 F, signé Dulac, agent voyer secondaire, 10 mai 1846. Devis dressé à la demande de la fabrique et adressé au conseil municipal. (transcription partielle en annexe).

  • AD Loire. Série V : 917. Verrières. 12 mai 1846. Délibération du conseil municipal. Le conseil a pris connaissance de la délibération du conseil de fabrique et du devis de Dulac. En outre, l´église paroissiale de Verrières est un édifice qui mérite, par la richesse de sa construction, d´être conservé comme monument d´architecture religieuse´.

  • AD Loire. Série V : 917. Verrières. 26 juin 1847. Lettre du maire au préfet. Le ministre des Cultes vient d´accorder un secours de 3000 F pour les travaux. 'L´empressement et le zèle des habitants pour participer à ces travaux est digne d´éloge. 36 voitures de grosses pièces [de bois] données gratuitement ont été amenées mercredi passé sur la place'.

  • AD Loire. Série V : 917. Verrières. 2 juillet 1847. Lettre du maire au préfet. La commune remplace l´impôt prévu pour couvrir les dépenses des travaux par une souscription volontaire qui pèsera pour la plus grande part sur les habitants les plus aisés.

  • AD Loire. Série 1111 VT : 294. Fonds Louis Bernard. Verrières, église. Dossier établi en 1974. Date sur l´écusson sous la Piéta : MVC / XXXXI. Le clocher daterait de la fin 15e, le reste de l´église vers 1540 (raccord maladroit entre les deux). La Piéta n'a certainement pas été sculptée pour cet emplacement. La tête du Christ gênait le passage. La tête de la Vierge a été cassée et recollée.

  • AC Verrières-en-Forez. Registres de délibérations du conseil municipal, 1er novembre 1906-25 mai 1941. Délibération du 10 août 1913. Réparation au beffroi et cloches : architecte Joanny Thévenet, de Montbrison, 1500 F. devis approuvé le 28 décembre 1913. Travaux réglés à André Pérat entrepreneur à Montbrison en octobre 1915.

  • AC Verrières-en-Forez. Registres de délibérations du conseil municipal, 1er novembre 1906-25 mai 1941. Délibération du 21 août 1932. La commune demande que l´église soit inscrite MH.

  • AC Verrières-en-Forez. Registres de délibérations du conseil municipal, 1er novembre 1906-25 mai 1941. Délibération du 20 novembre 1938. Réparation nécessaire à la toiture du clocher et crépissage du mur nord du clocher. L´église est classée MH depuis le 29 août 1938.

  • AC Verrières-en-Forez. Registres de délibérations du conseil municipal, 1er novembre 1906-25 mai 1941. Délibération du 2 avril 1939. Grosses réparations à l´église : devis établi le 2 février 1939 par Chauliat architecte, approuvé par le directeur général des Beaux-Arts (surtout toitures, clocher et nef).

  • AC Verrières-en-Forez. Registres de délibérations du conseil municipal, 15 août 1941-5 mai 1963. Délibération du 11 juin 1950. Danger présenté par la porte nord de l´église, avoisinant la cour de l´école publique. Si nous démolissons cette construction de manière à supprimer la cause du danger, un éperon de l´église à l´est de cette porte risque de s´écrouler, ce qui amènerait des conséquences désastreuses pour notre monument historique [...] l´administration des beaux-arts doit diriger ces travaux.

  • AC Verrières-en-Forez. Registres de délibérations du conseil municipal, 15 août 1941-5 mai 1963. Délibération du 16 mars 1958. Eglise : devis pour la réfection complète de la toiture de l´église.

  • A paroissiales Verrières-en-Forez (sacristie de l´église). Beffroi. 19 mai 1914. Pérat André, entrepreneur de travaux publics à Montbrison, rue de la Caserne a évalué ses travaux à réaliser au beffroi et clocher de l´église de Verrières à 1150 F. Adjudication en date du 17 mai 1914.

  • A paroissiales Verrières-en-Forez (sacristie de l´église). Beffroi. 10 août 1913. Devis dressé par l´architecte Joanny Thevenet pour réparations au beffroi et cloches de l´église de verrières : réparations aux pans de bois du beffroi comprenant enlèvement et remplacement des parties mauvaises, toutes fournitures de bois neuf de premier choix et de fers destinés à les contreventer, et tous assemblages.

  • A paroissiales Verrières-en-Forez (sacristie de l'église). 18 octobre 1935. Devis et croquis d'exécution pour un projet de réalisation d´un luminaire pour la statue de sainte Thérèse, établis par l'Atelier d´apprentissage, 339 rue Garibaldi à Lyon.

  • A paroissiales Verrières-en-Forez (sacristie de l´église). Beffroi. 17 juin 1915. Réception définitive des réparations.

  • Bibl. Diana, Montbrison. Procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur Camille de Neuville, 1658-1662. Transcription réalisée par l'abbé Merle, milieu 20e siècle

Documents figurés
  • Eglise. [Vue d'ensemble intérieure de l'église vers le choeur.]. Carte postale N&B. Début 20e siècle [Coll. Part. L. Tissier]

  • Souvenirs de Verrières. 13 juin 1905.Le Clocher. [Vue d'ensemble de la place et de l'église, du sud-ouest.] Carte postale N&B. Début 20e siècle [Coll. Part. L. Tissier]

  • Bibl. Diana, Montbrison. Fonds Brassart : cote 5102. Verrières. Eglise paroissiale. Eglise et cloche. Plan schématique légendé de l´église : A et A´ : armes de France en relief à la clef. B : à la clef, armes parties au 1er de Chalmazel coupé de Lavieu, au 2ème de Rolin ou Raulin de Beauchamp. Chalmazel : de sable semé de molettes d´or au lien de même. Lavieu : de gueules (à l´étoile d´or pour les cadets) au chef de vair. Rolin : d´azur à 3 clefs d´or rangées en pal. Ce sont vraisemblablement les armes de Gaspard de Talaru-Chalmazel et de Marguerite de Rolin de Beauchamp, nièce du chevalier et fille de Marie de Lévis-Cousan. D´après les Chenaye-Dubois, ce mariage daterait de 1493 ; d´après Gras, de 1503. On n´a pas la date de leur décès : on sait seulement qu´en octobre 1541, Louis de Chalmazel, leurs fils et héritier, marié en 1524 à Claudine Mitte de Chevrières et mort en 1557, obtint de François 1er l´établissement de deux foires à Verrières dont il était alors le seigneur (Catalogue des actes de François 1er, 12266). Ces indications sembleraient assigner à l´église de Verrières une date entre 1526 et 1541. C : à la clef de voûte : armes en relief d´azur à 3 étoiles d´argent (ou d´or). Ce ne sont les armes ni des Beraud, ni des Saint-Maurice ni des Chatillon qui ont possédé le Soleillant au XVIe siècle, serait-ce celles inconnues de la famille du Soleillant qui possédait ce fief au commencement du même siècle. En tous cas, ce ne sont point les armes des Beauvoir de Rochefort, alors seigneurs dudit fief.

  • AD Loire. V 917. Verrières. Département de la Loire. Commune de Verrières. Plans, coupe et élévation de l´église de cette commune, faisant connaître les ouvrages à exécuter pour la mettre en bon état l´église de cette commune. Dressé par l´agent voyer secondaire de la partie sud de l´arrondissement de Montbrison, signé Dulac, 16 mai 1846. Échelle 0,002 m pour 1 m. Encre, plume et lavis coloré sur calque, 57,5x66,5. Les parties en jaune sont à démolir ou déblayer, celles en rouge à construite, celles en noir à conserver.

  • [Vue d'ensemble du portail de l'église de Verrières-en-Forez] / Félix Thiollier (photographe). 1 photogr. pos. : tirage argentique moderne d'après un négatif sur plaque de verre. [s.d.], 4e quart 19e siècle (?). Coll. Part. Thiollier-Sénéclauze, n° 44b / 6.

Bibliographie
  • DUFOUR, J.-E. Dictionnaire topographique du Forez et des paroisses du Lyonnais et du Beaujolais formant le département de la Loire. Mâcon : imprimerie Protat frères, 1946.

    col. 1044
  • FAURE, Roger. L'ancienne église de Lézigneux de 1713 à 1885. s.d., 11 p., dactyl.

  • HALM, Cindy. Les églises du Forez au 19e siècle et leur importance dans le tissus social. T. 2. canton de Montbrison et Noirétable. Montbrison : la Diana (Recueil de mémoires et documents sur le Forez ; 43), 2006

    p. 50, 52, 54
  • OGIER, Théodore. Verrières. In La France par cantons et par communes : département de la Loire. Paris-Lyon : Salay et Conchon, 1856, 528 p. Accès Internet :

  • THIOLLIER, Félix. Le Forez pittoresque et monumental, histoire et description du département de la Loire et de ses confins, ouvrage illustré de 980 gravures ou eaux-fortes, publié sous les auspices de la Diana... Lyon : Imprimerie A. Waltener, 1889 (2 vol.)

    p. 287, 288
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