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Secteur urbain dit Presqu'île Perrache, puis Derrière les voûtes

Dossier IA69000215 réalisé en 2000

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TEXTE COMPLÉMENTAIRE

1. Historique

Jusqu´au milieu du XVIIe siècle, c´est au sud immédiat d´Ainay que se faisait le confluent de la Saône et du Rhône (Lyon, les dessous de la presqu´île... ; des. 1, fig. 9, 10, 13 ; cf. DOSSIER Ville, chapitre Confluent). Au-delà les bras du Rhône dessinaient plusieurs îles, aux contours changeants, régulièrement submergées lors des crues des deux cours d´eau. Préoccupés par l´exiguïté du territoire urbain habitable, édiles et urbanistes cherchaient à agrandir la ville vers l´est ou le sud, en stabilisant le cours du Rhône et en gagnant des terrains constructibles sur les terres marécageuses.

Les projets antérieurs à Perrache

Le premier projet connu d´extension de la ville au sud de la presqu´île est celui de Jules Hardouin-Mansart adressé au gouverneur de Lyon, le marquis de Villeroy, le 17 septembre 1677 (RIVET, F., p. 1-21) : il préconise le comblement du bras du Rhône entre l´île Mogniat et la rive gauche, dessine un plan d´urbanisme sur une largeur de 620 m au sud de l´actuelle rue Condé, secteur où il prévoit l´installation de dix-huit édifices publics. L´ensemble est conçu comme un vaste parc avec différences de niveaux, jets d´eau et cascades (fig. 11, 12).

Le Consulat acquiert l´île Mogniat en 1735 et le domaine d´Ainay au sud de l´enceinte en 1738, avec l´intention d´y installer les "établissements qui incommodent et embarrassent le reste de la ville" : chantiers de bois, établissements de teinturiers, etc. (AC Lyon : DD 274 / 1 ; fig. 14)

En décembre de la même année, Guillaume Delorme présente son Projet pour la jonction de l´Isle Mogniat à la ville de Lyon sur un plan proposé (AC Lyon : DD 275/1 ; fig. 15) : le confluent, reporté à l´extrémité de l´île Mogniat, serait relié à la ville par deux larges chaussées ; un bassin serait construit entre le Rhône et la Saône, au sud de l´enceinte d´Ainay, alimenté par des canaux dont les eaux entraîneraient des moulins à blé, des ateliers, des chantiers ; une centaine de maisons "analogues à celles de Bellecour" permettraient de loger plus de 10 000 personnes ; enfin les terrains les plus au sud seraient réservés aux jardins et promenades (AC Lyon : DD 274/1 ; RIVET, F., p. 1-21). En janvier 1739, Delorme chiffre une partie de la dépense nécessaire (AC Lyon : DD 274/68). Le 29 décembre 1740, le consulat opte pour un programme plus modeste : il loue l´île Mogniat et la maison en dépendant à Joseph Gras, pour 20 ans à compter du 1er janvier 1741, à charge d´en niveler le sol, d´y planter des arbres (peupliers et saules) et d´y aménager une promenade, selon le plan symétrique dressé par l´agent voyer Berthaud (AC Lyon : DD 274/1). Des moulins à bateaux sont installés dans les lônes. Cependant constructions et moulins sont menacés ou détruits tant par les crues (novembre 1744) que par les glaces (hiver 1765-1766) (AC Lyon : DD 274/2 ; DD 274 / 3 ; DD 274 / 4).

Les projets de Perrache (cf. DOSSIER Secteur urbain concerté dit Entreprise Perrache)

C´est dans ce contexte qu´intervient Antoine-Michel Perrache. Son projet de 1770, qui reprend en partie celui de Delorme, est accepté par le consulat et approuvé par lettres patentes : une chaussée surélevée (cf. DOSSIER Quai Perrache) longera la rive droite du Rhône prolongée vers le sud, et se poursuivra par un pont franchissant la Saône à la Mulatière (cf. DOSSIER Pont de la Mulatière). Les terrains au sud des remparts d´Ainay (jusqu´à l´actuel cours de Verdun) seront viabilisés et bâtis. Au-delà une gare d´eau et un système de canaux fourniront l´énergie nécessaire à tout un ensemble de moulins ; le projet, soutenu par J.-G. Soufflot et revu par lui en 1773, est approuvé par le consulat (fig. 20, 21).

En septembre 1771, A.-M. Perrache crée une société par actions : la Compagnie Perrache ou Compagnie des intéressés aux travaux du Midi. Mais les inondations retardent les travaux ; le remblai est difficile à faire et à maintenir en place. A la mort de Perrache, en octobre 1779, la direction de la Compagnie est reprise par sa sœur Anne-Marie, puis en 1782 par le comte Espérance de Laurencin ; l´entreprise ne résiste pas aux destructions engendrées par la crue de janvier 1783, qui emporte le pont de la Mulatière et ravine berges et jardins. Par le traité du 23 septembre 1784, le comte de Laurencin cède au roi la seigneurie directe sur l´ensemble des terrains depuis l´ancienne enceinte d´Ainay jusqu´à la Mulatière ; le roi s´engage à faire réaliser les remblais dans les deux ans, reconstruire le pont de la Mulatière en pierre, et prête 300 000 livres aux actionnaires pour rembourser leurs dettes.

Le froid considérable de l´hiver 1788-1789, puis les troubles révolutionnaires stoppent les travaux.

Un plan de 1791 et le plan général de 1799 donnent vraisemblablement un bon état de la situation à la fin du XVIIIe siècle (fig. 22). La presqu´île est nettement partagée par l´ancienne gare d´eau. Au nord, le futur "quartier neuf" est encore fortement boisé ; une promenade est-ouest (cours de Verdun actuel) est dessinée et plantée ; la rive droite du Rhône est bordée d´un quai rectiligne à l´extrémité sud duquel se trouve la porte de la ville et la barrière d´octroi (à la hauteur de l´actuel cours de Verdun).

La gare d´eau, en demi-lune, est pratiquement comblée, ainsi que les canaux vers le Rhône et la Saône, et vraisemblablement aussi le canal des Moulins, maçonné en partie et qui se prolonge jusqu´au confluent.

Au-delà, la "presqu´île Perrache" comprend trois secteurs : au sud, côté Saône, l´île de la Verrerie, fréquemment recouverte par les eaux ; au nord, entre la Saône et le canal des Moulins, une zone de jardins privés inondables ; entre le canal et le Rhône, un secteur mêlant terres agricoles, broussailles et graviers. La chaussée Perrache entièrement plantée borde le fleuve jusqu´au pont de la Mulatière. Plusieurs chemins, mouvants et inondables, relient les terres cultivées et les constructions. Un certain nombre d´édifices sont bâtis en bordure de la chaussée Perrache : maisons particulières, hôpital militaire au sud, maison des ingénieurs des Ponts et Chaussées près du pont. Les descriptions de plusieurs de ces maisons (sans qu´il soit possible de les localiser exactement) indiquent pour plusieurs d´entre elles des constructions soignées, en pierre, de 2 ou 3 étages. D´autre constructions, probablement plus modestes, se dressent près de la gare d´eau et du canal des Moulins. Le cadastre napoléonien et les plans de la ville de 1844 et 1847 conservent le souvenirs de ces petits bâtiments édifiés au bord du bassin (des. 2 à 4, fig. 24, 27, 37). Enfin, à l´ouest, une grosse ferme, "le Gros Domaine", rappelle la première exploitation de l´île Mogniat, la ferme de Joseph Gras.

Les réalisations du XIXe siècle

Les contemporains distinguent le "quartier neuf de Perrache" correspondant aux premiers lotissements réalisés entre l´ancienne enceinte et la gare d´eau, et la "presqu´île Perrache", nom donné aux terrains non encore remblayés au sud de la gare. La préoccupation première du début du siècle porte sur l´aménagement de promenades publiques au sud de la ville et sur l´assainissement du secteur.

Le 4 ventôse an XI, l´ingénieur Emile Sain-Rousset de Vauxonne, maire de la division du Midi, souligne l´état marécageux et insalubre du quartier neuf (au sud de l´enceinte d´Ainay) et suggère un plan de colonisation agricole (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances publiés par la municipalité..., t. 1, p. 369 ; RIVET, F., p. 24-25) : sur une idée du préfet Jean-Xavier Bureaux de Pusy, il propose à l´extrémité de la presqu´île une promenade ombragée, avec des allées plantées le long de la Saône et du Rhône et des plantations transversales qui formeraient un cours spacieux et ombragé reliant la Saône et le Rhône, faisant masse avec une autre plantation dite l´Elysée. Le tout serait lié à la promenade déjà existante. Une commission comprenant Laroue et Petit est chargée d´en étudier l´opportunité. La Société de médecine consultée insiste sur les effets néfastes des eaux stagnantes qui rendent les épidémies de fièvres endémiques. Le projet de Sain-Rousset est approuvé par le conseil municipal le 5 germinal an XI. Dans sa séance du 4 fructidor an XII, le conseil constate que "... par les soins du maire du Midi, une superbe promenade embellit la partie méridionale des quais, des digues en talus, construites avec solidité, opposent sur l´une et l´autre rive, une barrière aux excursions du Rhône et assurent la navigation en le contenant dans son lit...". Parallèlement les opérations de remblais sont intensifiées : un décret impérial du 1er floréal décide le remblai de l´ancien lit du Rhône, entre la Saône et la digue Perrache, travaux commencés l´an XIII dans la partie en dedans de la muraille élevée pour la perception de l´octroi (BM Lyon : Fds Coste ms 113 079 ; Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 1, séance du 19 floréal). Le 21 ventôse an XIII, l´ingénieur Curten transmet à la Ville un nouveau projet d´embellissement urbain, dont l´examen est ajourné.

A. Le projet de palais impérial (cf. DOSSIER palais dit Palais impérial)

En 1805, Napoléon lors de son séjour à Lyon, est séduit par le site du confluent ; il envisage d´y faire édifier une résidence impériale, comme dans d´autres grandes villes de France (AN : 02287 D ; fig. 25).

En 1806, l´architecte Fontaine est envoyé à Lyon pour élaborer un plan d´assèchement des marais et un projet de palais impérial.

Le 11 mars 1806, le conseil municipal approuve les deux conventions passées le 8 mars entre la Ville et Espérance de Laurencin, directeur général des travaux du Midi, l´une concernant l´achat de la presqu´île Perrache par la Ville, c´est à dire des terrains "à partir du mur des octrois près de la gare [gare d´eau], entre la chaussée le long du Rhône et de la Saône... jusqu´au confluent", et l´autre la cession gratuite en sa faveur de l´emplacement nécessaire à la construction du palais impérial, à prendre entre le mur de l´octroi et l´ancienne enceinte d´Ainay (emplacement de l´actuelle place Carnot), terrain qu´elle se propose d´offrir à l´empereur. La loi du 10 mai 1806 autorise la Ville à faire cette acquisition (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 2, p. 21 ; BM Lyon : Fds Coste ms 113 079). Un dessin de Baron réalisé en 1807 et repris par J. Drevet (dont rien ne permet de vérifier l´exactitude) représente un paysage de la presqu´île avec un bras du Rhône (une lône) franchie par un pont de pierre, avec quelques constructions de part et d´autre ; les lavandières évoquent une des activités importantes de la vie fluviale (VINGTRINIER, E. ; fig. 84).

Par l´acte de vente du 7 août, la Compagnie des travaux du Midi cède à la ville les terrains nécessaires à la construction du Palais impérial, lui vend les autres terrains, à l´exception de 347 592 pieds² (36 678 m²) possédés par divers particuliers, sous réserve du respect par la ville du plan de 1782, quant à la distribution du quartier neuf (RIVET, F., p. 23-29 ; CLERC, p. 37).

Le grenoblois Curten aîné représente son projet d´aménagement de la presqu´île en jardin paysager en y intégrant le palais impérial (fig. 25 et 26).

Les premiers travaux du palais impérial consistent dans l´établissement de la digue de la rive gauche de la Saône, le comblement de la partie orientale du canal des Moulins, ainsi que du canal parallèle et des mares proches (AD Rhône : S 1837) : l´adjudicataire Gastaldi les commence à la fin de 1810, par la construction de la digue le long de la Saône, ouvrage qui doit racheter une hauteur de 5m 60.

Par ailleurs la ville se préoccupe de la continuation du perré le long du Rhône (cf. DOSSIER quai Perrache), qui permettrait de prolonger la promenade du cours Napoléon, plantée d´arbres par les soins du maire de Vauxonne entre l´hôpital de la Charité et la rue Sala. Le rapport Guerre est présenté au conseil municipal le 1er juillet 1811 : "Lyon a peu de promenades publiques : après le bois de Bellecour, vient celle qui règne sur la rive droite du Rhône, du pont de la Guillotière jusqu´à la porte de Perrache, et qui porte le nom de cours Napoléon. Les plantations d´arbres qui la bordent d´un côté, la beauté des édifices qui ont déjà été et qui doivent être exécutés de l´autre côté, et en face de ces arbres son prolongement par la chaussée Perrache jusqu´au Confluent des deux fleuves, entre deux autres rangées d´arbres, ... font ... de cette avenue magnifique les délices des citoyens..." (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 3, p. 124). Cette impression est confirmée par les écrits des contemporains (annexe 1). Les travaux s´engagent activement. Les remblais proviennent en partie des décombres du quartier Bourgneuf, ainsi que de terrains au-dessus du chemin des Étroits. Le nombre de bateaux affrétés pour le transport des graviers est considérable : près de soixante bateaux, effectuant un voyage par jour, sont comptés en 1811, pour la traversée du Rhône ou de la Saône ; en 1812, jusqu´à 3000 ouvriers et manœuvres sont employés aux travaux. Le pont de la gare, côté Saône, est démoli en novembre 1811 (AD Rhône : S 1837). Cependant, en février 1812, un rapport des ingénieurs des Ponts et Chaussées constate la malfaçon des remblais comportant trop de pierres et indiquent que l´entrepreneur Gastaldi a dû être remplacé par Pierre Chalard et Jacques Vesin depuis le 9 août 1811 (AD Rhône : S 1836).

En 1813, les mares les plus rapprochées de la ville sont comblées à la hauteur moyenne des eaux de la Saône et du Rhône. Le préfet arrête le plan du quartier : tous les terrains situés au sud du cours du Midi appartiendront à la Ville et à la Compagnie des travaux du Midi dans la proportion arrêtée en 1806 ; la Ville s´engage à remblayer les rues et la place d´armes ; aucune construction ne pourra se faire sur cette place qui doit être plantée (BM Lyon : Fds Coste ms 113 079).

La chute de l´Empire arrête les travaux : les remblais s´arrêtent à la hauteur de la gare d´eau, la digue n´est construite qu´aux deux tiers. L´ensemble reste insalubre et accueille pourtant un hôpital provisoire, établi sur la chaussée Perrache, près du pont de la Mulatière, ainsi qu´une fonderie de suif et une tannerie (RIVET, F., p. 23-29 ; CLERC, p. 12).

B. La reprise du projet Perrache : l´urbanisation de la presqu´île

En 1814 une polémique s´engage à propos des droits de la Compagnie des travaux du Midi sur les terrains de la presqu´île. Pierre Deyrieu publie un rapport tendant à démontrer que les droits de la Compagnie, héritière d´Antoine-Michel Perrache, sont nuls car le projet n´a pas reçu d´exécution (BM Lyon : Fds Coste ms 113 079). Dans sa séance du 19 avril 1816 (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 4, p. 249), le conseil reconnaît formellement l´existence de la compagnie Perrache, représentée par Espérance de Laurencin, demande qu´il ne soit pas donné suite au don gratuit de l´île au gouvernement et que la Ville soit autorisée à vendre les terrains. Le maire présente un rapport sur la distribution des quartiers neuf du Midi : il constate que les idées qui sous-tendaient le plan dressé en 1782 ont été profondément modifiées suite aux travaux réalisés pour le projet de palais impérial : la démolition des moulins, de la demi-lune et de la gare d´eau, l´établissement d´une nouvelle promenade sur les terrains récemment remblayés, ont changé les idées de l´administration. Deux projets sont soumis au conseil municipal : le premier propose une distribution totalement nouvelle des quartiers méridionaux et un nouveau plan pour les quais, places et rues depuis le pont de l´Archevêché jusqu´à celui de La Mulatière, ne tenant pas compte des constructions déjà établies. Le maire souligne que l´exécution de ce plan entraînerait des frais immenses. Il souligne "qu´importe que l´axe parte plutôt de tel point que de tel autre ? Qu´importe que les rues dans un quartier neuf aillent du Rhône à la Saône dans telle direction de préférence à telle autre ? La chose essentielle c´est que les rues soient droites, bien alignées, d´une largeur suffisante, et que leur direction du Rhône à la Saône ne soit pas interrompue". Il appuie donc le second projet qui propose de conserver tout ce qui a été fait jusqu´à présent, en le raccordant avec la promenade dite "Cours du Midi" (cours de Verdun actuel), récemment établie. Les changements ne portent que sur les terrains et non sur les constructions. Ainsi, la grande place projetée, au lieu d´être établie dans le centre des terrains, serait rapprochée et attenante au cours du Midi. Le conseil adopte ce plan.

En 1816, la ville obtient la rétrocession de la presqu´île et s´engage soit à la vendre par lots, soit à la rendre à la Compagnie Perrache (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 4, p. 249, séance du 19 avril 1816). Le 28 janvier 1819, la Compagnie accepte le nouveau plan d´urbanisation établi par la ville : il s´inspire du plan de 1782, mais prévoit une grande place (place Carnot ?) et la modification de quelques voies, projet présenté plus précisément dans le rapport de l´ingénieur en chef des Ponts et Chaussées du 10 juillet 1819 (A.D. Rhône : VII S ; Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 4, p. 249, séance du 19 avril 1816 et t. 5, p. 235, séance du 6 juillet 1819 ; CLERC, p. 37 ; fig. 27).

Dans sa séance du 16 février 1821, le conseil insiste auprès du gouvernement, propriétaire du pont de la Mulatière, pour qu´il s´engage à faire achever par les ingénieurs des Ponts et Chaussées, dans un délai de six ans, le glacis ou digue de ceinture qu´il a déjà fait commencer sur la rive gauche de la Saône et qui doit prendre du pont d´Ainay au pont de la Mulatière, ce qui permettrait d´établir un chemin de halage, pour lequel la Ville cèderait le terrain nécessaire de la barrière de la ville à Ainay au pont de la Mulatière (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 5, p. 467).

En 1821, Laurent Dignoscyo édite un de ses premiers plan de Lyon : on y remarque l´aspect fortement boisé de la presqu´île : la gare d´eau et le canal des Moulins, ainsi que la chaussée Perrache avec les bâtiments de la vitriolerie de Claude Perret au sud, sont en place ; on peut s´interroger sur la réalité des plantations régulières de l´ouest autour de l´ancienne ferme Perrache (fig. 28).

En 1824, le quai d´Occident qui va du pont d´Ainay à la barrière de la Saône, vient d´être terminé ; il doit se prolonger jusqu´au pont de la Mulatière, lorsque la digue de ceinture dont les travaux viennent de reprendre, sera achevée. Le conseil municipal décide de donner le nom de Rambaud à ce quai (cf. DOSSIER quai Rambaud ; Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances... , t. 6, p. 173).

A partir de 1824, les consultations se multiplient entre la Ville et le gouvernement au sujet de l´utilisation des terrains de la presqu´île. Devant le conseil municipal, le maire dresse la liste des établissements à y établir : une école royale d´artillerie, avec arsenal, atelier de charronnage et fonderie de canons ; une caserne de cavalerie et un champ de manœuvres ; une prison civile ; les abattoirs publics (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 6, p. 155, séance du 4 juin 1824). Le ministère de la guerre souhaite installer l´arsenal dans le quartier neuf de Perrache ; le conseil municipal s´y oppose car les îlots choisis sont déjà construits. Par contre il reste favorable aux installations dans la presqu´île (casernes de cavalerie, d´artillerie à cheval et à pied, magasin à fourrages, champ de manœuvre de 600 m de long sur 300 de large, magasin à poudre isolé au centre), sous réserve que cela ne gêne pas les constructions civiles projetées (prison, abattoir, entrepôt des vins et autres liquides, manège, moulins à vapeur) (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 6, p. 232, séance du 27 août 1824). Un plan non daté présente ce projet d´aménagement de la presqu´île en deux parties : la partie nord offre un plan quadrillé autour d´une place centrale rectangulaire (îlots destinés à l´habitat ?), et la partie sud est consacrée aux activités militaires : champ de mars, arsenal, casernes (fig. 29). Mais le ministère de la guerre refuse le projet car Lyon est dépourvu de fortifications. Les implantations se réduisent à un quartier de cavalerie et un magasin à fourrages (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 6, p. 531, séance du 14 juillet 1826).

Cependant le maire Jean de Lacroix-Laval a d´autres ambitions pour la presqu´île dont il souhaite faire le pôle industriel de la ville (cf. DOSSIER Secteur urbain concerté dit Distribution de la presqu´île). Dans la séance du conseil municipal du 16 décembre 1825, il présente la soumission qu´il a reçu de MM Perrier, de Paris, et Bodin frères et Gonon, de Lyon, qui demandent deux masses de terrain le long de la Saône pour "l´établissement de moulins à moudre le blé, mis en mouvement par des pompes à feu, d´après le système perfectionné des moutures anglaises" (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 6, p. 424). Le conseil arrête alors qu´une commission, présidée par Basset de la Pape, proposera un plan total de distribution des terrains de la presqu´île, qu´aussitôt après l´adoption de ce plan, le maire sera invité à faire ouvrir sur-le-champ les rues, percées, places, quais et promenades, qu´il fera planter "en fortes pièces de bois de chêne" des poteaux indicatifs de la direction et des dimensions des rues ; enfin la commission devra également rapporter sur les établissements publics à implanter dans ce nouveau quartier.

Deux plans sont présentés au conseil municipal le 20 janvier 1826 (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 6, p. 425 ; CLERC, p. 41 ; fig. 30 et 31). Le nouveau plan de distribution est figuré en surimpression sur les réalisations antérieures. La municipalité opte pour un projet sans gare d´eau, mais le ministre de l´Intérieur choisit le second projet : la moitié nord est divisée en lots réguliers (« masses ») de 130 x 92 m ; une gare d´eau ovale est dessinée au sud. Ce projet est organisé autour de la jonction entre les voies de transport traditionnelles, Rhône et Saône, et le nouveau chemin de fer mis en place par les frères Seguin à partir de Saint-Étienne, jonction qui devrait se faire à hauteur de la gare d´eau. Une convention est passée entre la ville et la Compagnie Seguin le 31 mai 1826, suivi d´un traité présenté au conseil municipal le 2 juin 1826 (Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances..., t. 6, p.302 ; CLERC, p. 16 ; fig. 32, 33) : la ville cède 283 000 m² de terrains à la Compagnie à charge de construire la gare d´eau, de remblayer à ses frais l´ensemble des voies comprises dans son lot, d´établir dans la gare quatre ponts pour assurer les communications, d´y faire venir le futur chemin de fer et d´y implanter quatorze usines dans les quinze ans.

A cette date, trois masses, le long de la Saône, ont déjà été concédées par la Ville à des industriels, MM. Perrier, Bodin frères, et Gonon, marchand de fer ; Claude Perret a édifié son usine de vitriol le long du Rhône. Le terminus de la voie de chemin de fer doit être construit dans la presqu´île, et la Compagnie construira le nouveau pont de la Mulatière.

Dès l´été 1826, plusieurs industriels soumissionnent pour s´installer au sud du cours du Midi. Le plan d´aménagement trace un réseau viaire orthogonal où la largeur de chaque rue est prévue (cf. DOSSIER Voirie) ; les contrats d´acquisition des masses prévoit des règles d´alignement pour les élévations des façades sur rue.

L´achèvement de la digue ouest (cours Rambaud) est confié à Chanel et Médail par adjudication de 1827 (AN : F14bis 6712 ; A.D. Rhône : VII S). Le cours Rambaud devient une chaussée insubmersible.

La gare d´eau prévue dans la convention passée avec les frères Seguin est creusée (cf. DOSSIER Gare d´eau). Un premier embarcadère pour la voie de chemin de fer est construit en 1827 (A.D. Rhône : VIII S ; cf. DOSSIER Gare du Bourbonnais).

Cependant les Lyonnais se plaignent toujours des pestilences du quartier, en dépit des remblais effectués entre 1807 et 1812 (DUPASQUIER, A. Rapport..., p. 5-11). Les soldats casernés dans l´ancien hôpital près du pont de la Mulatière, ainsi que Claude Perret récemment installé quai Perrache, se plaignent des fièvres occasionnées par l´eau non potable et l´humidité.

Le remblai se poursuit : en 1827-1828, plusieurs traités sont passés avec des entrepreneurs : avec Aguettant, le 11 juin 1827, pour la construction d´un pont de bois sur la Saône, au niveau du cours du Midi, pour remplacer le transport par bateau de Gastaldi ; avec Forobert, installé au niveau du cours Suchet ; avec de Chazourne, installé au niveau du chemin des Étroits.

La première locomotive à vapeur, tractant 4 wagons, est lancée dans la presqu´île le 7 novembre 1829, mais ce n´est qu´à partir de 1832 qu´un trafic régulier est établi entre Saint-Étienne et Lyon. Cependant, les autres travaux s´enlisent ; la masse des terrains à vendre reste importante ; la Compagnie Seguin ne peut réaliser toutes les constructions prévues par le traité (A.D. Rhône : VII S) ; la digue n´est pas achevée en 1830 (AC Lyon : séance du conseil municipal du 29 mars 1830). Le nouveau traité passé entre la Ville et la Compagnie réduisant le nombre des constructions à réaliser, ne peut éviter la faillite des frères Seguin qui doivent vendre leurs terrains à la Compagnie du chemin de fer de Saint-Etienne à Lyon, le 1er décembre 1831.

Le nouveau quartier accueille en priorité les équipements que la ville rejette ou qui nécessite de vastes surfaces : la prison Saint-Joseph en 1831, l´usine à gaz, le marché aux bestiaux et les abattoirs en 1840 (détruits en 1933), l´entrepôt des liquides en 1839, l´arsenal en 1843, divers entrepôts et usines (vitriolerie, usine de plâtre, fabrique de couvertures...). Cependant, dans le nord du quartier, habitat soigné et promenades sont privilégiés (cours du Midi, quai Perrache). Depuis 1841, il y a une paroisse à Perrache, et le culte est célébré dans une chapelle provisoire au sud de la place de l´Hippodrome (fig. 34, 37). Plusieurs projets de construction d´église sont avancés, en particulier celui d´Ennemond-François Hotelard et René Dardel, pour un monument à l´est de la place de l´Hippodrome, à l´emplacement du futur orphelinat Saint-Charles (fig. 35, 36). Mais il faudra attendre 1869 pour voir la construction de l´église Sainte-Blandine (cf. DOSSIER).

En 1850, des plantations sont réalisées le long des principales artères (AC Lyon : 1420 WP 007)

Les ponts enjambant la Saône et le Rhône de part et d´autre du cours du Midi sont prévus dès 1842 : la Compagnie Jules Seguin obtient la construction d´un pont suspendu sur le Rhône (cf. DOSSIER).

En 1843-1846, une nouvelle gare, dite gare du Bourbonnais, est implantée quai Perrache (cf. DOSSIER gare dite gare du Bourbonnais).

Le 9 mai 1844, les entrepreneurs Médaill et Perret dépose un avant-projet pour la construction d´un pont suspendu sur le Rhône dans l´axe du cours Suchet ; le projet est repoussé, car ce pont est trop proche (350 m) du pont adjugé à la Cie Jules Seguin dans l´axe du cours Napoléon (A. Chambre de commerce de Lyon : délibérations du conseil de la chambre de commerce, 9 mai 1844).

En 1846, le pont de La Mulatière est reconstruit en fer sur 4 arches (cf. DOSSIER pont de la Mulatière).

Le plan de 1847 montre les 2 nouveaux ponts sur le Rhône (pont du Midi) et la Saône (actuel Kitchener) (des. 2 à 4, fig. 38).

C. La gare PLM (cf. DOSSIER Voie ferrée)

L´évolution de l´urbanisme de la presqu´île Perrache, à partir du milieu du XIXe siècle, va être étroitement liée à l´implantation du chemin de fer dans la ville.

Alors que la ligne Saint-Étienne - Lyon continue d´être exploitée par la Compagnie du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon, la construction de la ligne de Paris-Lyon-Avignon est confiée, le 16 juillet 1845, à deux autres compagnies : la compagnie de Paris à Lyon, et la Compagnie Lyon-Méditerranée.

Plusieurs polémiques divisent la ville quant au choix de l´implantation et au nombre des gares : si une majorité se prononce pour le choix de Perrache dès 1845, ce n´est que le 28 décembre 1849 que le conseil municipal décide qu´il n´y aura qu´un seul débarcadère pour les deux lignes, Paris-Lyon et Lyon-Avignon (MICHEL, p. 20-44). Plusieurs projets de traversée de la presqu´île sont proposés entre 1847 et 1851, qui tous perturbent plus ou moins profondément le paysage urbain. Un projet de 1847 (fig. 39) prévoit l´établissement de l´embarcadère au coeur de la presqu´île, sur la place Louis-Philippe (ancien hippodrome) ; un autre projet (de la même date ?) conserve la gare du Bourbonnais, mais envisage des embranchements franchissant par des ponts le quai du Dauphin (au sud de la gare d´eau) et le cours Bayard (fig. 40), ou bien longeant le quai Rambaud sur un viaduc (fig. 41). A partir de 1849, les projets bouleversent encore plus le tissu urbain, avec une large emprise ferroviaire parallèle au cours Charlemagne (fig. 43 à 46), voire en écharpe (fig. 42) ; un projet prévoit même le déplacement complet du cours Charlemagne, vers l´est, dans une direction nord-ouest - sud-est (fig. 47). Le 11 mars 1851, le conseil municipal tranche pour la construction d´une gare parallèle au cours du Midi et cède les terrains nécessaires à la Compagnie des chemins de fer (AC Lyon ; fig. 45). Le 1er juin 1853, la ville vend plus de 300 000 m² de terrains à la Compagnie pour la construction de la gare et le raccordement avec la ligne de Saint-Etienne ; un plan de 1853 indique les terrains appartenant à la Compagnie du Bourbonnais et ceux de la Compagnie des chemins de fer (AC Lyon : délibération du conseil municipal, 18 mars 1852 ; fig. 48 à 53, 54 à 70). On distingue désormais Perrache 1 (gare de voyageurs), et Perrache 2 (gare de triage et de marchandises).

Le 11 avril 1857, les Compagnies de Paris à Lyon, de Lyon-Méditerranée et du Bourbonnais fusionnent dans la Compagnie Paris-Lyon-Méditerranée et la nouvelle gare de Perrache est inaugurée le 1er juin 1857 (cf. DOSSIER Gare de Perrache). La gare d´eau perd de son importance et n´occupe plus que les trois quarts de son anneau ; l´emprise des voies ferrées et de leurs annexes à l´est de la presqu´île et sur toute sa longueur est imposante (fig. 71, 72). La presqu´île Perrache est désormais coupée du reste de la ville par la voie ferrée qui se franchit par trois tunnels passant sous la gare (fig. 107, 112 à 114) ; le quartier est alors dénommé par ses habitants "Derrière les voûtes".

Le 14 juin 1858, l´ingénieur en chef de la voirie présente un rapport sur les modifications induites par l´installation de la gare, et celles qui en découlent (annexe 2) : des rues ont été supprimées (toute la partie nord du cours Charlemagne, des rues Smith, Gilibert et du Chemin-de-fer, la partie centrale du cours Bayard et de la rue Casimir-Perier, une grande partie du quai du Dauphin qui entourait la gare d´eau par suite de la suppression du tiers nord-ouest de cette gare), l´immense place de l´Hippodrome, dont l´utilisation n´a jamais bien été gérée, doit être lotie (des. 5 à 7 ; cf. DOSSIER Place de l'Hippodrome). Le conseil municipal du 23 juillet 1858 arrête un nouveau plan de distribution de la presqu´île, avec le lotissement de la place de l´Hippodrome en 6 masses inégales, quatre de 8717m²50 et deux de 5200m² (annexe 3). Le 21 janvier 1861, l´entrepreneur Lombard s´engage à remblayer le terrain compris entre les cours Suchet et Charlemagne, les rues Smith et Marc-Antoine-Petit, jusqu´à 1 mètre en contrebas des voies publiques (AC Lyon : 0331WP 013). Le plan de 1863 montre ces nouveaux aménagements (des. 5, à 7 ; fig. 71 à 73). De nouveaux équipements sont implantés : la prison Saint-Paul en 1865, à côté de la prison Saint-Joseph (cf. DOSSIER Prison), l´église Sainte-Blandine construite en 1863-1869 par Clair Tisseur sur la nouvelle place (cf. DOSSIER Eglise paroissiale Sainte-Blandine).

De nouvelles rues nord-sud découpent les masses trop profondes pour de l´habitat (cf. DOSSIER Voirie ; fig. 76) : en 1874, la rue Seguin est percée au travers des masses situées à l´ouest du cours Charlemagne, entre le cours Suchet et le quai du Dauphin (AC Lyon : 0321 WP 202).

Cependant l´élan de prospérité donné un moment à ce quartier par la construction de la gare retombe rapidement après 1884. La coupure entre la ville et sa presqu´île se marque de plus en plus ; les nouveaux quartiers de Vaise ou de la Mouche attirent les industries. En 1891, le conseil municipal prévoit un nouveau plan d´urbanisation avec le percement d´une nouvelle rue, la rue Quivogne, et la poursuite du remblai des terrains (annexe 4 ; fig. 116, 117). Mais ces mesures n´enrayent pas la dépréciation des terrains dont le prix ne cessent de baisser (annexe 5).

A la fin du XIXe siècle, de nouvelles transformations vont de nouveau modifier l´urbanisme de la presqu´île. En effet, la Compagnie PLM, soucieuse de favoriser les transports ferroviaires plutôt que les transports fluviaux, restreint peu à peu l´utilisation de la gare d´eau, en appliquant à la lettre le traité de 1827 entre la Ville et la Compagnie Seguin (cf. DOSSIER Gare d´eau). En 1891, la Ville fait approuver par le préfet un plan d´alignement concernant le sud de la presqu´île et prévoyant le comblement et la suppression de cette gare. L´opposition de la Chambre de Commerce de Lyon retarde cette décision qui est finalement prise en 1907 (fig. 78) et entraîne le prolongement du cours Charlemagne (AC Lyon : 0476 WP 020).

Durant toute la seconde moitié du XIXe siècle, la question du remblai des îlots reste à l´ordre du jour, liée à des problèmes d´assainissement des terrains non encore affectés, comme les parties nouvellement loties de l´Hippodrome (annexes 6, 7, 8). La Ville insiste particulièrement sur ce point et renouvelle en 1884 l´obligation pour les bailleurs de fonds de remblayer leur terrain au niveau des rues (annexe 3).

Ces conditions influent naturellement sur l´habitat : en 1890, l´ingénieur Henri Satre, propriétaire d´un atelier de constructions mécaniques cours Rambaud, dénonce l´état de l´habitat dans une lettre adressée au maire de Lyon : "bouges infects, espèces de caves et de locaux pourris d´humidité et de saleté, éclairés par un soupirail sur la rue et de l´autre par une porte donnant dans un fossé de remblais" (cité par CLERC, p. 22). Entre les rues Smith et Delandine, le cours Suchet et la rue Marc-Antoine-Petit, des terrains mal remblayés abritent "des masures en planches ou en plotais" (Id.). Une politique de logements social va être lancée à partir de 1894, tant sur des initiatives privées (Mangini) que municipales (cf. DOSSIER Ensemble des logements sociaux).

Le XXe siècle

Une nouvelle impulsion est donnée au quartier avec la construction du port Rambaud le long de la Saône à partir de 1918 (cf. DOSSIER Port Rambaud), et l´ouverture du pont Pasteur sur le Rhône en 1921 (cf. DOSSIER Pont Pasteur). Le plan de la ville de 1922 indique ces nouvelles constructions et maintient l´option du lotissement par masses dans les secteurs gagnés sur le comblement de la gare d´eau (fig. 79). Le réseau ferroviaire est renforcé par l´extension de la gare de marchandise dite Perrache 2 en 1928. Les cartes postales et les vues aériennes illustrent l´évolution de l´extrémité de la presqu´île : site presque sauvage au début du XXe siècle avec le remblai de la gare d´eau et l´usine à gaz en pleine activité, il se construit peu à peu et change complètement avec la construction du viaduc et de l´écluse de la Mulatière et du port Rambaud qui lui donne son aspect actuel (fig. 88, 91 à 108, 129 à 132).

Le 26 mai 1944, Lyon est bombardé par l´aviation alliée : les ponts sont détruits, ainsi qu´une partie du port Rambaud (en particulier le port pétrolier ; fig. 118, 119). Quelques immeubles du quai Perrache sont également ébranlés (cf. DOSSIERS Immeuble 2 et 3 quai Perrache).

De nouvelles transformations affectent le quartier dans la seconde moitié du XXe siècle. Le marché de gros est construit à l´emplacement de la gare d´eau en 1961 (cf. DOSSIER Marché de gros ; fig. 120, 121). Le percement du tunnel sous Fourvière est décidé en 1963 ; le ministère de l´équipement suggère le passage provisoire par ce tunnel de l´autoroute Paris-Lyon-Marseille.

Le ministère de la construction (1963-1965) met en place un groupe d´études, présidé par Charles Delfante, pour la restructuration du centre ville. C. Delfante préconise l´implantation d´un nouveau centre décisionnel à l´emplacement de la caserne de la Part-Dieu, et plaide en faveur de la création d´une nouvelle gare centrale dans ce quartier ; mais en 1965, la SNCF emporte la décision de conserver la gare centrale à Perrache.

En 1969, René Gagès présente son projet de "gare pont urbain", repoussé par la SNCF.

Le projet définitif du centre d´échanges (cf. DOSSIER) est adopté en 1971, en même temps que l´ouverture du tunnel sous Fourvière (fig. 122, 123). La traversée de la presqu´île par l´autoroute perturbe pour de longues années l´urbanisme de la presqu´île (fig. 130 à 134).

Le PUD adopté en 1971 prévoyait de conforter les activités existantes et envisageait également l´ouverture d´un troisième tube dans le tunnel de Fourvière, le LY3, qui devait déboucher sur le cours Suchet, projet subordonné à la disparition des prisons.

Le centre d´échanges est inauguré en 1976.

Le métro, occupant pour son terminus la voûte centrale de la gare, arrive à Perrache en 1978.

Le POS de 1978 s´inscrit en opposition du PUD de 1971 : pour remédier à la sous-occupation du confluent, il préconise de classer la plupart des terrains en zone à vocation d´habitat différé.

En juillet 1981, l´aménagement de la passerelle de la gare de Perrache et de la sortie Perrache sud par l´escalier mécanique du cours Charlemagne est décidé. Les médias soulignent le désenclavement de la presqu´île, lors de l´inauguration de l´aménagement de la gare de Perrache le 19 octobre 1981, puis de la passerelle et de l´escalier du cours Charlemagne le 8 juillet 1982 (fig. 135).

En 1982, le plan de référence Perrache-Charlemagne propose un équilibre entre les plans d´urbanisme précédents : maintenir l´emploi en conservant une zone d´activité au sud de la rue Casimir-Perier, avec un effort paysager ; rééquilibrer les fonctions urbaines en créant une ZAC au sud-ouest du quartier, entre la rue Dugas-Montbel au nord, l´emprise SNCF à l´est et celle d´EDF-GDF au sud : ce plan, qui prévoyait la disparition des anciens ateliers Satre (cf. DOSSIER Atelier de constructions navales), sera stoppé après les constructions de la nouvelle gendarmerie, quai Rambaud, à l´emplacement de l´arsenal qui brûle le 20 juillet 1982 (fig. 140), et du CES (cf. DOSSIER).

En octobre 1995, un nouveau plan de développement pour le confluent est lancé. Le 6 juillet 1998, c´est le projet Bohigas-Melot qui est d´abord retenu ([Exposition. Lyon. 1998.] Lyon Confluence 1998/99. Projet urbain). Ce projet qui remodelait profondément la physionomie de ce secteur est abandonné en 2000 ; un nouveau plan de développement, moins drastique, est alors confié à l´urbaniste François Grether.

Le tramway arrive à Perrache en 2000. Les archives municipales sont installées dans l´ancien centre de tri postal en 2001 ; une place est en cours de création à l´est de ce bâtiment avec la démolition de plusieurs immeubles de part et d´autre du cours Charlemagne (fig. 179). Le marché de gros doit également être déménagé ; d´autres projets devraient toucher les prisons, et le déplacement de l´autoroute vers l´ouest lyonnais permettre une nouvelle urbanisation.

Un musée, le musée des Confluences, sera construit à l´extrémité du confluent, selon le projet "Cristal Nuage" de Coop Himmelblau. Le site du confluent a de tous temps inspiré des projets souvent grandioses. Les architectes Charles Laforge et Paul Feugier avait envisagé d´ériger un immeuble-tour de 16 étages à la jonction du cours Charlemagne et du quai Perrache (AC Lyon : 1097 WP 98 ; fig. 125 à 127). Un volet de l´exposition Lyon Confluence de 1998 (catalogue, p. 42-46) présentait les plus prestigieux de ces projets, depuis le concours lancé par la Société d´Embellissement de Lyon en 1908, tels les projets de Charles Condamine en 1908 ou 1925 reprenant l´idée du plan radial du 26 janvier 1826, celui d´un monument aux morts (1920) ou d´un cinéma (1924) par Tony Garnier, d´un monument genre fanal par Paul Cuminal en 1927, ou d´une roseraie avec restaurant d´été par Antonin Giroud (AC Lyon : 0007 S 00058). Ce n´est qu´en 1968 que l´idée d´occuper le confluent sera reprise, surtout à partir de 1979 avec le concours lancé par la Compagnie nationale du Rhône pour une construction monumentale à l´extrémité de la presqu´île : projets de Louis et Salendre, de M. de Camaret, de P. Alexandre, C. Sandoz et Shamaï Haber. En 1983, René Gagès propose une recomposition totale du paysage urbain. La réalisation prévue du musée des Confluences s´inscrit dans cette évolution.

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II. DESCRIPTION

Des. 8

Passée la "barrière" du Centre d´Échanges et de la gare SNCF, le quartier frappe par la largeur de son réseau viaire orthogonal. On sent la volonté des édiles du 2e quart du XIXe siècle de rompre avec l´urbanisme traditionnel de la presqu´île : rues étroites et hautes façades. La largeur des rues permet des plantations d´arbres plus importantes que dans d´autres quartiers de la ville (cf. DOSSIER Voirie ; fig. 145).

La taille des îlots (80 x 120 m) a entraîné de nombreuses constructions en cœur d´îlot, soit immeubles d´habitations sur cour, soit petits ateliers artisanaux (fig. 161, 164). L´urbanisation du XIXe siècle préconisait les alignements de façades sur rue, percées de portes cochères pour desservir les cœurs d´îlots (cours Charlemagne, fig. 146 ; cours Suchet). Cette réglementation, mise en brèche dès la fin du XIXe siècle avec l´ouverture de la rue Quivogne où ateliers et hangars ouvraient directement sur la rue (fig. 116, 117, 152), n´a pas résisté aux transformations du XXe siècle (constructions de cités ouvrant des perspectives sur les cours et jardins, fig. 157, 158), et aux reconstructions plus récentes en retrait d´alignement (fig. 152, 153). Parallèlement les parcelles rectangulaires profondes ont fait place à des parcelles présentant leur plus long côté sur les rues (fig. 160).

Des alignements d´immeubles de deux étages subsistent le long du cours Charlemagne ou des rues transversales (fig. 154, 156), auxquels ont succédé à partir des années 1860 des immeubles de 4 ou 5 étages. Les transformations de la seconde moitié du XXe siècle les ont souvent fait disparaître au profit d´immeubles de rapport dont le nombre d´étages casse la physionomie du quartier. Plusieurs demandes de dérogations de hauteur ont ainsi été acceptées (42 cours Charlemagne).

Le quartier a conservé sa dualité habitat / industrie, même si la limite de zone s´est déplacée vers le sud à la hauteur de la rue Casimir-Perier. Sur les 115 ha du quartier, seuls 30, concentrés dans le nord-est du secteur, sont consacrés à l´habitat. Au-delà de la rue Casimir-Perier, les grandes parcelles industrielles ont souvent fait place aux entreprises commerciales ou de service (132-140 cours Charlemagne ou 30 rue Seguin), ainsi qu´aux équipements sportifs : patinoire, stade, boulodrome (fig. 142, 148, 149). Le secteur se caractérise également par un fort pourcentage de logements sociaux (56 % des logements sociaux du 2e arrondissement sont situés dans le quartier ; cf. DOSSIER Ensemble des logements sociaux) et de locaux d´assistance : aide aux plus défavorisés, aux familles de détenus, aux demandeurs d´asile... On retrouve dans les archives les mentions de plusieurs immeubles dits « garnis » dont un certain nombre ont été détruits dans la seconde moitié du XXe siècle ; quelques uns subsistent et présentent derrière une façade souvent soignée une distribution de logements très sommaires et encore souvent dépourvus d´équipements sanitaires (cf. DOSSIER Immeubles).

L´extrémité de la presqu´île offre encore un paysage naturel (fig. 172 à 174), en dépit de l´édification du monument des enfants de l´an 2000 (cf. DOSSIER Monument), paysage qui risque de disparaître avec l´édification du musée.

AppellationsPresqu'île Perrache, puis Derrière les voûtes
Dénominationssecteur urbain
Aire d'étude et cantonLyon Confluent
AdresseCommune : Lyon 2e
Lieu-dit : Confluent
Cadastre : 1831 Y ; 1998 AY, AZ, BC, BD, BE, BH, BO, BP

Au milieu du XVIIIe siècle, on ne voyait encore au confluent du Rhône et de la Saône que quelques îles, mouvantes selon les fluctuations des bras du Rhône. En 1770, Antoine-Michel Perrache dresse un projet de comblement des bras abandonnés du fleuve, et prévoit d'y installer une gare d'eau, des moulins et diverses industries. Le projet, plusieurs fois modifié, ralenti autant par les difficultés naturelles que par les soubresauts politiques, est relancé en 1826 par le maire Lacroix-Laval qui projette d'y installer le quartier industriel lyonnais. Un plan orthogonal est tracé prévoyant une zone d'habitat au nord et une zone industrielle au sud, avec une vaste gare d'eau et l'arrivée du chemin de fer de Saint-Étienne à Lyon. Ce plan est modifié en 1853 par le raccordement entre les voies ferrées Paris-Lyon et Lyon-Méditerranée qui coupe la presqu'île à la hauteur du cours de Verdun et supprime une grande partie de la gare d'eau. A partir de 1907, le comblement de la gare d'eau entraîne la prolongation du cours Charlemagne et la création d'un vaste terrain occupé par le marché-gare en 1961 ; en 1918, la création du port Rambaud modifie profondément les berges de la Saône. La presqu'île est touchée par la guerre de 39-45, d'abord par les bombardements de l'aviation alliée du 26 mai 1944 (port Rambaud, cours Charlemagne, quai Perrache), puis par les dynamitages des ponts par l'armée allemande les 1er et 2 septembre 1944. Dans la seconde moitié du 20e siècle, plusieurs projets de réhabilitation du quartier sont présentés. Son urbanisme est de nouveau modifié par le passage de l'autoroute du Sud le long du quai Perrache et la construction du centre d'échanges sur le cours de Verdun. Un nouveau programme d'urbanisme est en cours de réalisation avec la nouvelle place des Archives au sud de la gare, la création d'un nouveau pôle habitat - loisirs le long du quai Rambaud et l'implantation du musée des Confluences, à l'extrémité du confluent.

Période(s)Principale : 4e quart 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Dates1677, daté par source
1738
1766
1770
1778
1806
1810
1826
1851
Auteur(s)Auteur : auteur inconnu

Si le quai Perrache et le cours de Verdun sont des héritiers directs du projet d'Antoine-Michel Perrache, le plan général du quartier est issu du plan de distribution de la presqu'île de 1826 : plan orthogonal rythmé par des voies fortes et des voies secondaires. La distinction entre habitat au nord et industries au sud est toujours perceptible, accentuée par la coupure nord-sud tracé par la voie ferrée au milieu du 19e siècle. Les masses à lotir dessinées par le plan de 1826, trop profondes, ont été redécoupées pour certaines par le percement de nouvelles rues. La présence de nombreuses industries a entraîné la construction de logements ouvriers, immeubles individuels ou regroupés en cités. Dans la 2e moitié du 20e siècle, le quartier a connu un assez grand nombre de reconstructions, sans schéma d'urbanisme planifié, entraînant en particulier la disparition d'activités artisanales remplacées par des immeubles de logements.

Annexes

  • [MAZADE D´AVEZE.] Lettres à ma fille..., 1810, t. 3, p. 18 ss.

    La chaussée Perrache, plantée de peupliers "... dans la vigueur de l´âge..., qui forme la plus belle allée que je connaisse, semble placée comme par enchantement, d´un côté sur les bords du Rhône qui baigne les glacis qui la supportent, et de l´autre au milieu des jardins potagers et des pépinières auxquelles ce terrain est favorable. D´espace en espace sont bâties plusieurs guinguettes qui, pendant l´été, sont remplies tous les dimanches d´un peuple immense. Une infinité de voitures couvertes, qu´on appelle des carrioles, le transporte à peu de frais dans ces rendez-vous de plaisir...

    C´est sur le local qu´occupait le bras du Rhône qu´on a jeté les fondements du Palais Impérial... "

  • Rapport de l´ingénieur en chef de la voirie urbaine au sénateur Claude-Marius Vaïsse, 14 juin 1858 (AC Lyon : 1420 WP 007)

    "... L´installation des gares de chemin de fer à Perrache, les ventes de terrain qui en ont été la conséquence, nécessitent le remaniement du plan officiel de ce quartier. Non seulement il faut en faire disparaître les rues qui ont été supprimées, et dont le sol est aujourd´hui réuni soit à la gare de marchandises soit à la gare de voyageurs, mais il est nécessaire de prendre un parti relativement au maintien ou à la suppression de l´ancien hippodrome.

    Cette immense place publique qui a reçu des destinations très diverses mais toujours assez mal définies, occupe une superficie d´environ 7 hectares qui est hors de toutes proportions avec l´importance actuelle du quartier de Perrache. J´ai déjà expliqué dans mon rapport sur la vente des terrains faite en 1856 au chemin de fer du Bourbonnais qu´il me paraissait convenable de diviser ce bel emplacement en 6 masses qu´on livrerait à la construction, en réservant au centre une place publique d´un hectare et demi, plus que suffisant pour servir de promenade aux habitants de ce quartier et pour la tenue du marché aux chevaux, qu´il y a de fortes raisons de ne pas déplacer.

    La réalisation de ce projet permettra de livrer au commerce environ 4500 mètres carrés de terrains qui seront parfaitement placés puisqu´ils sont riverains du cours Charlemagne qui est la plus belle avenue de ce quartier. En les évaluant à 40 f le mètre carré, ils représentent un capital de 1 800 000 F. Il me paraît d´autant plus utile de prendre immédiatement ce parti qu´il serait impossible, si l´ancienne disposition des plans n´étaient pas modifiée, de ne pas s´occuper prochainement du pavage et de l´éclairage des voies publiques qui entourent l´hippodrome. Ce quartier tend en effet à se peupler. Le voisinage des gares y attire un certain mouvement d´hommes et de marchandises et on ne peut pas laisser sans les éclairer des emplacements aussi considérables que ceux de l´hippodrome. Il y a donc là un avenir de dépenses important et sans compensation aucune si les anciens plans du quartier Perrache ne sont pas profondément modifiés.

    J´ai indiqué sur le plan ci-joint que je soumets à votre approbation la division de l´hippodrome en masses, telle que je la comprend.

    J´appelle en même temps votre attention sur la nécessité d´apporter quelques modifications au nom des rues de la presqu´île si ces projets sont adoptés. Ainsi la rue Denuzière et la rue Gilbert (sic) ne portaient des noms différents que parce qu´elles étaient séparées par l´Hippodrome. Elles devront à l´avenir porter le même nom. Les parties des rues Casimir-Perier et Bayard qui sont séparées par la gare de la partie principale de ces rues devront recevoir des dénominations différentes. Peut être même pourrait-on réduire la largeur de la partie du cours Bayard qui sépare l´usine à gaz de l´arsenal et qui n´a aujourd´hui que fort peu d´importance..."

  • Délibération du conseil municipal, 23 juillet 1858

    Délibération du conseil municipal, 23 juillet 1858 (AC Lyon : 1420 WP 007)

    "... Vu le plan de distribution des terrains de Perrache arrêté par l´ordonnance royale du 7 mars 1827 ;

    vu le plan des lieux occupés à Perrache par les établissements du chemin de fer de Paris à Lyon par le Bourbonnais ;

    vu le rapport présenté par M. l´ingénieur en chef du service municipal à M. le sénateur en date du 14 juin 1858 ;

    vu le rapport de M. le sénateur du 18 du même mois proposant une nouvelle distribution des terrains de Perrache et le plan annexé,

    La commission des intérêts public entendue,

    attendu que l´occupation par le chemin de fer de Paris à Lyon par le Bourbonnais de la majeure partie des terrains de Perrache depuis l´extrémité de la presqu´île jusqu´à la gare a eu pour effet de supprimer plusieurs rues, de détruire les communications entre les rives du Rhône et celle de la Saône, et de faire disparaître toute l´économie du plan primitif ;

    attendu que l´ancien hippodrome, dominé au nord et à l´ouest par les remblais effectués par la Compagnie du chemin de fer, a perdu ses communications principales ; qu´il n´a jamais pu remplir sa destination et qu´aujourd´hui sa dimension comme place publique n´est plus en rapport avec le resserrement des espaces libres qui l´avoisinent ;

    attendu qu´il convient de lier ensemble ces espaces libres par des communications nouvelles et de donner plus de vie à l´espace inerte occupé par l´hippodrome en en consacrant une partie à l´habitation de nombreux employés et ouvriers occupés par le chemin de fer ;

    attendu qu´il suffit de laisser au milieu une place de 146 mètres de longueur sur cent mètres de largeur soit pour le marché aux chevaux, soit pour la promenade des habitants et que tout le surplus peut être très utilement consacré à être vendu pour constructions ;

    attendu que les emplacements destinés aux constructions autour de cette place formeront six masses parfaitement desservies et d´une forme régulière présentant les superficies suivantes :

    4 de 8717 mètres 50 soit en totalité 34 870 m

    2 de 5100 mètres soit en totalité 10 200 m

    ensemble 45 070 m ;

    attendu que ces six masses pourront être mises en vente et procurer à la caisse municipales une ressource notable pour les améliorations d´exécution ;

    attendu dès lors que la mesure proposée réunit le double avantage de satisfaire aux besoins publics et de servir l´intérêt municipal ;

    délibère

    qu´il y a lieu d´approuver le plan de distribution des terrains de Perrache proposé par M. le sénateur et de le soumettre à l´enquête conformément à la loi..."

  • Rapport de l´adjoint Bouillin devant le conseil municipal, 24 décembre 1891

    Rapport de l´adjoint Bouillin devant le conseil municipal, 24 décembre 1891. (AC Lyon : 0923 WP 020)

    "... Les terrains que la ville de Lyon possède dans la presqu´île Perrache proviennent des alluvions du Rhône conquis sur le fleuve par la Société Perrache et de Laurencin. La Ville en est devenue propriétaire par suite de la faillite de ces derniers qui n´avaient pu achever les travaux dont ils avaient obtenu la concession. Le sol a été remblayé à une assez grande hauteur en sorte que les fondations des maisons y sont assez coûteuses. On a pu s´en rendre compte lors de la construction du groupe scolaire du cours Charlemagne où l´on a du fonder à une grande profondeur pour trouver le terrain solide.

    Dans leur traité avec l´Etat et la Ville, les concessionnaires de la société Perrache avaient obtenu des lettres patentes exonérant d´impôt pendant vingt ans les terrains conquis par eux sur le Rhône. Dans les premières années où la ville à eu à exploiter ces terrains, le bénéfice de cette immunité a attiré un assez grand nombre de locataires. L´établissement sur ce point de la gare du chemin de fer avait plus tard fait naître l´espoir chimérique de donner une grande valeur à ces terrains, tandis que les voûtes de cette gare sur le cours Charlemagne ont été au contraire une cause de moins value.

    De 1854 à 1884, la presqu´île Perrache avait néanmoins joui d´une prospérité relative. Les marchands de charbons, les usines de produits chimiques Perret et de chaudronnerie Chevallier et Grenier ; la batellerie de la gare d´eau ; les abattoirs, les moulins à vapeur ; l´usine à gaz ; l´arsenal ; le marché aux chevaux, la gare des marchandises n° 2 ; la douane ; les usines Satre et Averly, avaient attiré là un grand nombre d´ouvriers ; mais de 1884 à 1892, cette prospérité a commencé à décroître. L´usine Perret (aujourd´hui St Gobin) a été supprimée. MM Chevallier et Grenier ont liquidé et cédé leur usine à Mr Martin qui l´exploite dans des conditions beaucoup moins importantes. Les marchands de charbons ont en grande partie quitté la presqu´île Perrache pour aller s´établir dans le voisinage des gares de marchandises des chemins de fer, soit à Vaise, soit aux Brotteaux ou à la Mouche. Les ateliers de fabrication et les entrepôts des rails, roues et coussinets ont quitté les magasins de Perrache pour aller s´établir à Oullins où ils sont à l´abri des droits d´entrée qui les frappaient à Lyon. La batellerie de la gare d´eau de Perrache n´existe plus. Les estacades qui servaient à décharger les wagons du chemin de fer dans les bateaux du canal ont été supprimées. Le conseil municipal a décidé la suppression des abattoirs de Perrache et leur établissement à Vaise et dans le quartier de la Mouche. Un nouvel arsenal a été créé également à la Mouche et Mr le ministre de la Guerre vient, par raison d´économie, de supprimer les ouvriers civils dans les arsenaux. La Compagnie du gaz a aussi acquis à la Mouche 400 000 mètres carrés de terrain pour y établir une nouvelle usine.

    Telles sont les principales raisons qui ont ralenti d´abord et arrêté ensuite complètement l´essor des locations des terrains de la ville dans la presqu´île Perrache ; mais d´autres causes y ont contribué encore plus. Ainsi depuis quelques années l´Etat a jugé à propos de supprimer l´immunité d´impôts pendant 20 ans dont les lettres patentes avaient exemptés les dits terrains. Enfin la reconstruction du pont du Midi et le prolongement de l´avenue de Saxe jusqu´à l´avenue des Ponts viennent de mettre en valeur des terrains particuliers qui font une grande concurrence à ceux de Perrache.

    D´un autre côté le conseil municipal a décidé que toutes les masses devraient être désormais remblayées au niveau des voies publiques. Cette mesure qui est excellente au point de vue de l´hygiène est absolument ruineuse pour certains locataires de la Ville dont les constructions ont été élevées au niveau de l´ancien sol. Dès les renouvellements des baux qui ont lieu en 1884, une clause inscrite dans chaque bail prescrivait l´obligation de remblayer les cours des terrains loués ; mais cette mesure rencontra une certaine réticence, tolérée par l´administration ensuite des réclamations des locataires. En 1893, époque du renouvellement général des baux des terrains de Perrache, on tendra la main à ce que tous les terrains soient remblayés au niveau des rues. L´exécution rigoureuse de cette clause privera la Ville d´un certain nombre de locations. Ainsi le bail Trabet relatif à un terrain de 1325 mètres carrés à l´angle des rues Marc-Antoine-Petit et Delandine ne sera pas renouvelé pour ce motif. On démolit en ce moment les constructions. M. Bosi, locataire de 2 parcelles à l´angle du cours Suchet et de la rue Smith ne gardera que l´une d´elles. Mme Vve Dupoux déclare qu´en remblayant sa cour, ses constructions seront entièrement perdues et elle hésite à demander le renouvellement de son bail. Enfin Mme Monessin née Jeanne Faure vient de vous écrire qu´elle abandonne la location dont elle sollicitait le renouvellement à l´angle du cours Suchet et de la rue Delandine si la Ville l´oblige à remblayer.

    Toutes les raisons qui précèdent sont si graves pour la Ville que nous avons dû chercher un moyen capable d´améliorer la situation.

    Les masses de Perrache sont trop profondes ; elles varient comme suit : à l´ouest du cours Charlemagne elles ont 79m 25 de profondeur ; à l est de ce cours, jusqu´au Rhône elles ont invariablement 82m 50.

    Frappés de cet inconvénient nous avons proposé et fait approuver la création de la rue Seguin qui a séparé en deux les masses à l´est (sic) du dit cours ; l´expérience a admirablement réussi ; la plupart des parcelles ont été louées à des prix variant de 1F 70 à 1F 80 le mètre et la Ville a pu vendre la majeure partie de ces terrains.

    Encouragés par la réussite de cette première opération nous croyons qu´il convient d´appliquer la même amélioration entre les rues Smith et Delandine.

    Les masses de terrain communaux comprises entre la rue Smith, le cours Suchet et les rues Delandine et Casimir-Perier ont comme nous l´avons dit 82m 50 de profondeur. Chaque locataire a donc 41m 25 pour sa part. La majeure partie de ces terrains n´a jamais été louée à cause de cette trop grande dimension et plusieurs parcelles qui étaient affermées ont été abandonnées par leurs locataires.

    Pour donner une nouvelle impulsion aux terrains de Perrache, nous avons proposé de créer une nouvelle rue dans l´axe des masses comprises entre les rues Seguin (sic pour Smith) et Delandine. Son point de départ aurait lieu sur le cours Suchet et son point d´arrivée à la rue Casimir-Perier sauf à la prolonger plus tard au sud si le chemin de fer y consentait. Cette rue aurait une largeur de 10 mètres comme celle de la rue Seguin. En retranchant 10 m de 82m 50, il resterait à bâtir 72 m 50, soit 36m 25 pour chacune des nouvelles masses, lesquelles seraient divisées en deux parties jusqu´à leur axe, ce qui attribueraient à tous les terrains à louer sur les rues Smith et Delandine une profondeur uniforme de 18 m 125 tandis que les terrains de la rue Seguin n´ont que 17m 31 de profondeur.

    Les nouvelles parcelles de 18m 125 recevraient sur chaque rue des constructions d´environ 14 m de profondeur laissant à chaque parcelle une cour de 4m 125 soit en combinant les deux cours contiguës un vide de 8m 25 qui constituerait dans chaque masse un espace dépassant de 0m25 la largeur de la rue St-Dominique.

    Tous les immeubles compris sur le parcours de cette nouvelle rue ne sont pas la propriété de la Ville ; mais, sauf cinq parcelles de peu d´importance, le reste lui appartient. Il ne serait du reste pas nécessaire de les acquérir pour le moment ; il suffirait de faire déclarer cette voie d´utilité publique, de l´ouvrir sur tout le terrain de la Ville, indiqué sur le plan ci-joint, par des teintes roses pour les terrains à louer et jaunes pour les terrains à convertir en voie publique.

    L´exécution de cette voie nécessiterait l´abandon à la voie publique :

    1° d´une superficie de terrains communaux de 3642 m

    2° de terrains appartenant à des particuliers d´une contenance approximative de 958 m.

    Tous les terrains de la Ville qui sont affermés seront à fin de bail au 24 juin 1893 à l´exception de celui de MM Guilhet, Brosset, rue Marc-Antoine-Petit, dont le bail n´échoit qu´au 1er juillet 1897, en sorte que cette rue pourrait être livrée en partie à la circulation au 24 juin 1893.

    Les propriétaires des 958 m de terrains particuliers ont tellement intérêt à voir ouvrir cette rue, que nous espérons obtenir d´eux la cession gratuite à la ville de Lyon de terrains non bâtis qui leur permettraient de gagner des façades sur la nouvelle rue.

    ...

    L´ouverture de cette nouvelle rue aurait pour effet de faciliter le remblaiement de tous les terrains encore en contrebas des rues. Les locataires ayant deux façades au lieu d´une bâtiraient de nouvelles maisons sur la rue nouvelle ce qui entraînerait le remblai de la cour restant entre les deux constructions..."

  • Rapport de l´agent voyer, 18 octobre 1895

    Rapport de l´agent voyer, 18 octobre 1895 (AC Lyon : 0321 WP 119)

    "... Dans une note du 14 mars 1895, ... nous avons émis l´avis qu´en raison de la situation industrielle de cette presqu´île qui, depuis quelques années, était allée sans cesse périclitant, ce qui avait eu pour effet de diminuer sa population et de déprécier les immeubles, on pouvait abaisser à 45 francs le prix de vente moyen des terrains communaux de ce quartier, et nous citions à l´appui de cet avis le prix de 30 francs qui venait d´être payé par la Société des Logements économiques à angle du cours Bayard et de la rue des Echevins..."

  • Lettre de l´ingénieur en chef de la voirie municipale au colonel directeur de l´Arsenal, 26 février 1878

    Lettre de l´ingénieur en chef de la voirie municipale au colonel directeur de l´Arsenal, 26 février 1878 (AC Lyon : 925 WP 38).

    "... L´emplacement choisi par l´arsenal pour déposer la sciure de bois et les copeaux est la partie en contrebas de la place de l´Hippodrome située à l´ouest du cours Charlemagne entre le cours Suchet et la rue Bichat. Cet emplacement est affecté à la tenue du marché aux chevaux qui a lieu tous les samedis de chaque semaine et le remblai déposé par l´Arsenal rend tout à fait impraticable ce bas-fonds surtout en temps de pluie. Le fermier du marché se plaint à juste titre de cette situation, et demande que ces matériaux soient déposés en un autre point.

    Sans augmenter beaucoup la distance du transport, je crois que les sciures et copeaux pourraient être déposés dans la masse à bâtir située au sud de l´église en face de l´Hippodrome, qui est très en contrebas du sol des rues et qui n´est offerte à aucune destination spéciale, et qui sert actuellement de décharge publique..."

  • Lettre de l´ingénieur en chef, directeur du service municipal de la voirie, au maire de Lyon, 19 février 1887

    Lettre de l´ingénieur en chef, directeur du service municipal de la voirie, au maire de Lyon, 19 février 1887 (AC Lyon : 925 WP 38).

    "... Le colonel directeur de l´artillerie demande l´autorisation de déposer environ 30000 m3 de déblais à provenir de l´arsenal, sur la masse située au sud-ouest de la place de l´Hippodrome qui sert actuellement de décharge publique.

    J´ai l´honneur de vous faire connaître... que la masse située au sud-ouest de la place de l´Hippodrome est traversée par la rue Seguin prolongée dont le remblaiement a été opéré par les terres apportées des décharges publiques. Cette opération étant aujourd´hui à peu près terminée, il serait de toute impossibilité de recevoir sur ce point les déblais que demande à y déposer Monsieur le directeur de l´Arsenal.

    Comme d´un autre côté, il n´existe plus aucune rue à remblayer dans le quartier de Perrache, la décharge publique se trouve nécessairement reportée dès à présent sur le terrain communal situé près du bout de la Mulatière entre le cours Perrache et la digue séparative du Rhône et de la Saône..."

  • Lettre de l´adjoint au maire à l´ingénieur en chef de la voirie, 20 novembre 1887

    Lettre de l´adjoint au maire à l´ingénieur en chef de la voirie, 20 novembre 1887 (AC Lyon : 925 WP 38).

    "... Je suis informé par M. Cumin, architecte, chargé de construire pour le compte de la ville un asile de nuit sur le terrain communal situé cours Bayard entre les rues Seguin et Gilibert, que ce terrain qui était il y a un an à 4 m en contrebas du sol des rues avoisinantes a été complètement remblayé soit par les décharges publiques, soit par les apports de terre provenant de l´arsenal.

    En me signalant ce fait qui va occasionner à la ville une dépense de plus de 7000 Francs pour enlèvement de déblais, Mr Cumin me fait remarquer en outre que les terrains creux situés aux environs du cours Bayard continuent à recevoir journellement de nouveaux remblais venant en majeure partie de l´arsenal, et que bientôt ces terrains étant entièrement comblés, il ne restera plus de place pour les déblais à provenir de l´asile de nuit, lesquels devront transportés beaucoup plus loin, ce qui occasionnera sur ces travaux un nouvel excédent de dépense..."

Références documentaires

Documents d'archives
  • AN : F14bis 6712 (rapport sur le projet de la 3e et dernière partie de la digue, 25 août 1826)

    AN : F14bis 6712
  • AD Rhône. C 97

  • AD Rhône. S 1836 à S 1841. Navigation - Travaux neufs et grosses réparations, Lyon : presqu'île Perrache, an VIII-1838

  • AC Lyon. DD 274 / 1 à 4. Extrait des registres consulaires, 29 décembre 1740, 31 décembre 1744, 23 décembre 1751, 31 janvier 1754

  • AC Lyon. DD 274 / 68. Etat de la dépense pour la construction de deux chaussées avec leurs revêtemens, canaux, pertuis, écluse et fortifications, ainsi que pour un port avec son bassin, soixante ateliers ou chantiers, avec un quai au-dessus, de même que pour le revêtement et pour les promenades de l'Ile Mogniat / Guillaume Delorme : janvier 1739

  • AC Lyon. DD 275/1. Projet pour la jonction de l´Isle Mogniat à la ville de Lyon sur un plan proposé / Guillaume Delorme, décembre 1738

  • AC Lyon. 0321 WP 202. Ouverture de la rue Seguin dans les terrains communaux de la presqu'île Perrache, entre le cours Suchet et la rue Marc Antoine Petit, 1874-1898

  • AC Lyon. 0331 WP 013. Voirie urbaine : dossiers par rue, Gr - I, 1826-1906

  • AC Lyon. 0476 WP 020. Ecole maternelle, rue Gilibert, 1886-1911

  • AC Lyon. 0923 WP 020. Percement de la rue Quivogne, 1892-1928

  • AC Lyon. 0925 WP 038. Améliorations dans le 2e arrondissement. Acquisitions et ventes dans les masses de Perrache

    AC Lyon
  • AC Lyon. 1420 WP 007. Voirie urbaine : - Presqu'île Perrache, 1813-1858

  • A. Chambre de commerce, Lyon : Registres de délibérations du conseil de la chambre de commerce, 25 février 1841, 26 mai 1842

  • COMMUNAUTE URBAINE DE LYON. Plan de référence - Perrache - Charlemagne, octobre 1982. Lyon : Agence d´urbanisme pour le développement de l´agglomération lyonnaise, 1982. 141 p. ; 30 cm.

  • DEYRIEU, P. De l'inexécution de l'entreprise Perrache ou exposé des droits de propriétés conservés par la ville de Lyon sur les terrains concédés à l'auteur du projet et à sa compagnie, et de ceux que l'administrateur doit exercer contre les personnes qui prétendent représenter la Société éteinte et disposent sous ce faux prétexte des propriétés communales. 27 sept. 1814. / P. Deyrieu. Lyon : J. Buynand née Bruyset, 1814. 46 p. ; 26 cm (BM Lyon : Fds Coste ms 113 079)

  • DUPASQUIER, Alphonse. Rapport sur les inconvénients que peuvent présenter plusieurs manufactures de produits chimiques qu´on a le projet d´établir dans la presqu´île Perrache. Lyon : impr. C. Coque, 1827. 40 p.

  • Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances, publiés par la municipalité d´après les manuscrits originaux 1800-1870. T. 1 an IX-an XIV. Lyon : Impr. nouvelle lyonnaise,

    séance du 19 floréal
  • Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances, publiés par la municipalité d´après les manuscrits originaux 1800-1870. T. 2 1806-1810 (27 janvier 1806-29 novembre 1810). Lyon : Impr. nouvelle lyonnaise, 1917. 659 p.

  • Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances, publiés par la municipalité d´après les manuscrits originaux 1800-1870. T. 3 1810-1813 (5 décembre 1810-6 décembre 1813). Lyon : Impr. nouvelle lyonnaise, 1923. 441 p.

    p. 124
  • Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances, publiés par la municipalité d´après les manuscrits originaux 1800-1870. T. 4 1814-1817 (30 mars 1814-20 décembre 1817). Lyon : Impr. nouvelle lyonnaise, 1923. 402 p.

    p. 249 ss
  • Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances, publiés par la municipalité d´après les manuscrits originaux 1800-1870. T. 5 1818-1822 (19 février 1818-27 décembre 1822). Lyon : Impr. nouvelle lyonnaise, 1931. 686 p.

    p. 235, 467
  • Ville de Lyon. Conseil municipal. Procès-verbaux des séances, publiés par la municipalité d´après les manuscrits originaux 1800-1870. T. 6. 1823-1826 (31 janvier 1823-19 décembre 1826). Lyon : Impr. nouvelle lyonnaise, 1935

    p. 155, 173, 232, 302, 424, 425, 531, 541
Documents figurés
  • Lugdunum [dit : Grande Vue] / Simon Maupin del., David van Velthem fecit. 1625. Lyon : Claude Savary et Barthélemy Gaultier, 1626. 1 est. (gravure sur cuivre) ; 63,4 x 123,2 cm (Musée Gadagne. [9] 60.6.1)

    Musées Gadagne Lyon : [9] 60.6.1
  • Description au naturel de la Ville de Lyon et paisages alentours d'icelle / [Simon] Maupin, cuivre original 1659. 3e édition corrigée vers 1714. Froment (éditeur) marchand imagier, rue Mercière, Guigout (V.) graveur. Grav. sur cuivre. 8 f.pap. collées en une 1,355 x 0,840. 1 ; 4.320 (150 toises de roi = 0,063) (AC Lyon. 1 S 171)

    AC Lyon : 1 S 171
  • [Projet d'une cité administrative dans un jardin public, dédié au marquis de Villeroy, gouverneur du Lyonnais] / Jules Hardouin-Mansard, 17 septembre 1677 (AC Lyon : 00001 S 000113)

  • Plan méridional de la ville de Lion avec des augmentations et des changemens proposés tracés en rouge / [Guillaume Delorme : 1738]. Dessin, encre. Ech. de 200 toises de roi [=12,3 cm]. 43,7 x 56,7 cm (AC Lyon : DD 275/2)

  • Plan méridional de la ville de Lion avec des augmentations et des changemens proposés tracés en rouge / [Guillaume Delorme : 1738]. Dessin, encre, aq. Ech. de 200 toises de roi ( A. Académie d'Architecture de Lyon : ms 307, fol. 159)

  • Plan géométral et proportionel de la ville de Lyon où sont désignés ses 28 quartiers ou pennonages avec deux tables : l'une alphabétique et numérale qui indique le nom et emplacement de chaque rüe, l'autre les maisons qui limitent les quartiers / C. Jacquemin, 1747. 100 toises pied de roi [= 2,9 cm]. Grav. (AC Lyon : 0003 S 00693)

    AC Lyon : 0003S00693
  • Plan géométral de l'isle Mogniat avec une partie de la ville / s.n., s.d. [XVIIIe siècle]. Dessin, encre. Ech de 1000 pieds de la ville de Lyon (AC Lyon : 0001 S 00028)

  • Plan géométral des Iles et Breteaux Mogniat et autres avec partie de la ville de Lyon levé en 1753 / s.n., s.d. [XVIIIe siècle]. Dessin, encre, aq. (Musée Gadagne, Lyon : N 4169.1)

  • Plan géométral des isles et broteaux Mogniat et autres avec partie de la ville de Lyon, levé en 1753. Ech. de 200 toises. Avec rabattant [projet d'aménagement de la presqu'île en jardin] (AC Lyon : 0001 S 00104)

  • Plan général de la ville de Lyon, assujetti aux nouveaux alignements augmenté des quartiers neufs et enrichi des bâtiments principaux, année 1773 / Louis-Martin-Roch Joubert, impr. Daudet et Joubert. 125 toises du roy [= 3,5 cm] (AC Lyon : 0001 S 00090)

    AC Lyon : 0001S00090
  • Plan des projets Morand et Perrache / s.n., [vers 1780]. Lithogr. (Musée Gadagne, Lyon : N 3502 13)

  • Plan du quartier neuf à la partie méridionale de la ville de Lyon, en 1782 / Meunier sculps., 1782. Ech. de 200 toises de France (1: 3000 env.) (AD Rhône : 3 Pl 472 ; AC Lyon : 0003 S 00142)

  • Plan géométral de la partie méridional de la ville de Lyon levé en 1791 / S.n., 1791. Ech. de 150 pas géométriques (AC Lyon : 0001 S 00025)

  • Plan général de la ville de Lyon et de ses environs, dessiné et levé par le citoyen Villionne, adjoint du génie, certifié conforme à l´original, fait par moi, levé avec l´aide du citoyen Flacheron, garde des fortifications / Jars, 1799. Vu par le directeur des fortifications Trudaine. Ms, encre, lavis. Ech. 1 : 7600 env. (A. Service historique de l´Armée de Terre)

  • Plan de la Ville et faubourgs de Lyon, revu et corrigé suivant les nouveaux changements par Rudemare / Rudemare - Delamonce, architecte, C. Inselin, graveur - A. Paris, chez Jean, [vers 1805]. 1 : 7000 env. 48,5 x 36,1 cm (AC Lyon : 0003 S 00121)

  • [Plan de la presqu'île de Perrache avec le projet du palais impérial et du tombeau] / [Curten aîné], [1807]. 1 :2 600. Encre, lavis. 50,5 x 23,8 cm (AC Lyon : 0003 S 00227)

  • Plan de la Presqu'île de Perrache, située au midi de la ville de Lyon au confluent du Rhône et de la Saône / Curten aîné, architecte et ingénieur de jardins, 1807. Estampe. In : Essai sur les jardins / Curten, l'aîné (Musée Gadagne, Lyon : N 3504.26)

  • [Plan de la presqu'île Perrache entre le cours du Midi et le confluent] / S. n., 1819 (AC Lyon : 0001 S 00159)

  • Plan, 22 avril 1819 (AD Rhône : 3 Pl 470)

  • Nouveau plan géométrique de Lyon, seconde ville du royaume de France, avec ses projets d'agrandissement et d'embellissement / Laurent Dignoscyo, 1821. 1 : 6250. Pap., encre, lavis, aq. (AC Lyon : 0002 S 00020)

    AC Lyon : 0002S00020
  • Esquisse indicative de l'emplacement proposé pour un grand établissement militaire sur des terrains de l'Ile de Perrache, et de ceux que la ville se réservent pour ses propres établissements [non réalisé]. [vers 1823]. 1 : 600. Encre, lavis. 75 x 52 cm (AC Lyon : 0002 S 00307)

  • Plan de distribution de la presqu´île Perrache. 9 janvier 1826. 1 : 2000. Encre, lavis. 1305 x 525 cm. Avec en superposition l´état ancien de la presqu´île (AC Lyon : 0001 S 00026)

  • [Plan de distribution de la presqu´île Perrache]. 26 janvier 1826. 1 : 2000. Encre, lavis (AC Lyon : 0001 S 00161)

  • [Plan de la presqu´île Perrache avec le projet d´une gare d´eau]. 31 mai 1826. 1 : 2000. Encre, lavis. En superposition état des lieux et projets. "Le présent plan a été reconnu contradictoirement entre Mr le Maire de la Ville de Lyon et MMrs Marc et Paul Seguin pour être annexé à la convention passée à la date de ce jour et dont il a été déclaré faire partie intégrante" (AC Lyon : 0002 S 00239)

  • [Projet d'aménagement de l'extrémité de la presqu'île de Perrache] / H. Brunet et Cie, imprimeur, [vers 1830]. 1 : 2000. Lithogr. 43 x 35 cm (AC Lyon : 0003 S 00147)

  • Plan général des travaux projetés pour l'endiguement du Rhône / Dausses, 10 août 1830. 1 : 20000. Pap., encre, lavis, aq. (AC Lyon : 0001 S 00098)

  • Plan d'une chapelle provisoire projetée pour Perrache. Plan, coupe, élévation, [vers 1840]. Encre, lavis, aq. (AC Lyon. 5 Ph 42663)

  • Eglise de Sainte-Blandine à Perrache. Projet présenté par la commission du Monument, adopté par S. E. Mgr le cardinal de Bonald, archevêque de Lyon, Mr Terme, maire, et le conseil municipal de la ville de Lyon, Mr Jaÿr, conseiller d'Etat, préfet du Rhône, approuvé par le conseil des Bâtiments civils / [Ennemond-François] Hotelard et [René] Dardel, [J.H.] Fugère, sculp., 1842. Plan, coupe, élévation. Grav., éch. 0,088 m = 108 pieds de roi ; 1 : 400. 34,6 x 50, 5 cm (AC Lyon. 3 S 1495)

  • Plan des fondations en béton par l'entrepreneur Guichard, Dardel et Hotelard architectes, Hatté géomètre, 1844-1845 (AC Lyon. 0475 WP 011)

  • Nouveau plan topographique et pittoresque de la ville de Lyon / J.-B. Noëllat, 1844. 1 : 8300. Lithogr. (AC Lyon : 0003 S 00125)

  • Plan topographique de la Ville de Lyon et de ses environs / Eugène Rembielinski et Laurent Dignoscyo, 1847. 1 : 10000. 1 est. : lithogr. ; 65 x 89,9 cm (AC Lyon : 2 S 574)

    AC Lyon : 2 S 574
  • Plan général des terrains de la presqu´île Perrache. Projet de débarcadère pour le chemin de fer de Paris à Marseille / Administration du chemin de fer de St-Etienne à Lyon, 3 juin 1847. Impr. Louis Perrin. 1 : 2000 (AC Lyon : 0002 S 00241a)

  • Plan général des terrains de la presqu´île Perrache / Administration du chemin de fer de St-Etienne à Lyon, [vers 1847]. Impr. Louis Perrin. 1 : 2000 (AC Lyon : 0002 S 00241b)

  • Plan général des terrains de la presqu´île Perrache / Administration du chemin de fer de St-Etienne à Lyon, [vers 1847]. Impr. Louis Perrin. 1 : 2000 (AC Lyon : 0002 S 00241c)

  • Plan général des terrains de la presqu´île Perrache. 1849. Projet d´embarcadère pour le chemin de fer de Paris à Avignon, dans la presqu´île de Perrache / Administration du chemin de fer de St-Etienne à Lyon, 18 octobre 1849. Impr. Rey-Sézanne. 1 : 2000 (AC Lyon : 0002 S 0242)

  • Plan général des terrains de la presqu´île Perrache. 1849. Projet d´embarcadère pour le chemin de fer de Paris à Avignon, dans la presqu´île de Perrache / Administration du chemin de fer de St-Etienne à Lyon, 20 octobre 1849. Impr. Rey-Sézanne. 1 : 2000 (AC Lyon : 0002 S 0242a)

  • Plan général des terrains de la presqu´île Perrache. 1849. Projet d´embarcadère pour le chemin de fer de Paris à Avignon, dans la presqu´île de Perrache / Administration du chemin de fer de St-Etienne à Lyon, 20 décembre 1849. Impr. Rey-Sézanne. 1 : 2000 (AC Lyon : 0002 S 0242b)

  • Plan général des terrains de la presqu´île Perrache. 1849. Projet de raccordement du chemin de fer de Paris à Avignon avec celui de St-Etienne, dans la presqu´île Perrache / Administration du chemin de fer de St-Etienne à Lyon, 20 novembre 1851. Impr. Rey-Sézanne. 1 : 2000 (AC Lyon : 0002 S 0242c)

  • Plan topographique de la Ville de Lyon... / Dardel, 1853. 1 : 10000. Lithogr. (AC Lyon : 1541 WP 030)

  • Plan général des terrains de la presqu´île Perrache. 1849 / Administration du chemin de fer de St-Etienne à Lyon, 25 décembre 1854. Impr. Rey-Sézanne. 1 : 2000 (AC Lyon : 0002 S 0242d)

    AC Lyon : 0002 S 0242d
  • Plan général des terrains de la presqu´île Perrache. 1849 / Administration du chemin de fer de St-Etienne à Lyon, [1854]. Impr. Rey-Sézanne. 1 : 2000 (AC Lyon : 0002 S 0242e)

  • Plan général des terrains de la presqu'île Perrache dressé par l'administration des chemins de fer de St-Etienne à Lyon / [s.n.], [1856]. Dessin, lavis, aq. In : Atlas de Perrache, 1856. (Musée Gadagne, Lyon : (9) 63.10.287)

  • Plan topographique de la ville de Lyon et de ses environs, en 6 feuilles / Laurent et Claude-Joseph Dignoscyo, 1861. 1 : 5000. Lithogr. 140 x 165 cm (AC Lyon : 1541 WP 015)

  • Plan de la presqu'île Perrache / lith. Langlumé, Paris, 15 octobre 1863. 1 : 2000. 121 x 41 cm (AC Lyon : 0002 S 00528)

  • Plan de la ville de Lyon, dressé en 1872 par Mrs de Dignoscyo et E. Rembielinski, auteurs des cartes du cours général du Rhône et de la Saône. 1 : 10000. Lemercier impr. 83 x 54 cm (AC Lyon : 0002 S 00178)

    AC Lyon : 2 S 178
  • Lyon pittoresque et monumental publié par Félix Devaux, avec les dessins de Pierre Reithofer. 1892. Impr. J. Alex Dumont et Chauvet (AC Lyon : 0002 S 00333)

    AC Lyon : 2 S 333
  • Plan général de la commune de Lyon/ Voirie municipale, 1900. 1 : 10000. Impr. Lemercier, Paris. 1095 x 971 cm (AC Lyon : 0001 S 00008a)

  • Lyon. Nouveau plan topographique de la ville de Lyon, comprenant et indiquant toutes les améliorations en projet et en voie d'exécution / Ehrard Frères grav. Agence Fournier, [vers 1918]. 1 : 10000 (AC Lyon : 0002 S 00332)

    AC Lyon : 2S00332
  • Plan de la Ville de Lyon édité par le service municipal de Voirie / Chalumeau, ingénieur en chef, 1922. 1 : 10000. Impr. réunies, Lyon : et Saint Denis, Lyon. 1097 x 976 cm (AC Lyon : 0001 S 00004)

  • Plan de la ville de Lyon, dressé en 1958, année du bimillénaire, sous la direction des Services techniques de la ville / Paul Gsell et Louis Bavozet. Société nouvelle Photoplan impr. 1 : 10000 (AC Lyon : 0001 S 00013)

    AC Lyon
  • Prosp. de la ville de Lyon du côté de Septentrio / Merian. Copie de Silvestre, 1650. Estampe. 18 x 24 cm (AC Lyon : 0001 PH 00220)

  • Vue d'une partie de la ville de Lion, et de la rivière de la Sone / Israël excudit [Israël Silvestre], 16.. (Musée Gadagne : N 169.3)

  • Confluent du Rhône et de la Saône / dessiné par Jacottet d'après Xavier Leprince, lith. de Langlumé, 1er quart XIXe siècle (BM Lyon. Fonds Coste 209, Vidéralp n° 6610)

  • Junction of the Rhône and Saône, an roman ruins, near Lyons. Chromolithographie / R.C., imprimé / C. Hullmandel, s.d. [début XIXe siècle]. 31,2 x 24,3 cm (AC Trévoux, Ain)

  • Aqueducs romains vus des hauteurs de Saint-Just / Michel Grobon, 1806. Huile sur toile. 70 x 102 (Musée des Beaux-Arts. Lyon. A 159)

  • Pont sur une ancienne lône à Perrache (d'après un croquis de Baron fait en 1807) / Joannès Drevet. Dans :VINGTRINIER, Emmanuel. "Le Lyon de nos pères". Lyon : Bernoux, Cumin et Masson, 1901, p. 123.

  • Atelier d'artifices sauté à Perrache, lundi 15 octobre à 4hres du soir / H. Brunet, [vers 1840]. Lithographie de H. Brunet et Cie (Musée Gadagne, Lyon : N 3014.17)

  • Aux rivières [Vue de l'extrémité de la presqu'île depuis la rive gauche du Rhône] / Julie H. W., 5 août 1846. Dessin (Musée Gadagne, Lyon. 64 123)

  • Ancienne chaussée de Perrache à Lyon / François-Amédée Gabillot, [milieu XIXe siècle]. Dessin (Musée Gadagne, Lyon : (9) 53.191)

  • Le quai Rambaud depuis la rive droite / [s.n.], [2e moitié XIXe siècle]. Dessin, lavis (Musée Gadagne, Lyon : 1288.2)

  • Confluent du Rhône et de la Saône en 1876 et le pont de la Mulatière. Photogr. (BM Lyon. Coll. Sylvestre S 1848, Vidéralp n° 11187)

  • Plan de la passerelle de l'exposition universelle. 1894 (AD Rhône)

  • 8338. Lyon. Pont du Midi -Quai du Rhône. [Lyon] : Ed. Giletta, [vers 1894-1920]. Carte postale (AC Lyon : 0004 Fi 03403)

  • 5001. Lyon - Confluent du Rhône et de la Saône à la Mulatière/B.F., [vers 1900]. Carte postale

  • Vue aérienne du confluent depuis le sud, l'écluse de la Mulatière au premier plan, [vers 1900]. Carte postale (AC Lyon : 0004 Fi 02684)

  • 241. Lyon - Confluent du Rhône et de la Saône, l'écluse de la Mulatière, [vers 1900]. Carte postale (AC Lyon. 4 Fi 02654 ; BM Lyon. Vidéralp n° 02747)

  • 5042. Lyon - Confluent du Rhône et de la Saône, [vers 1900]. Carte postale (AC Lyon : 0004 Fi 02675 ; BM Lyon. Vidéralp n° 02769)

  • 21. Lyon - Jonction du Rhône et de la Saône. [Lyon] : Ed. Goutagny, [vers 1912]. Carte postale (AC Lyon : 0004 Fi 02677 ; BM Lyon. Vidéralp n° 02771)

  • Vue de l'écluse de la Mulatière depuis le sud. S.n., [2e quart XXe siècle]. Photogr. nég. sur verre ; 18 x 24 cm (AC Lyon : 0038 PH 1/050)

  • 118. Lyon - Le confluent, [vers 1930]. Carte postale

  • [Vue de la pointe du confluent depuis le sud]. S.n., [vers 1920-1940]. Photogr. (AC Lyon : 0038 PH 1/053)

  • 72 - Lyon - La gare de Perrache. ND Phot., [1er quart XXe siècle]. Carte postale

  • 568 - Lyon - Gare de Perrache, vue prise de l'Hôtel Terminus. The Perrache station, taken from the Terminus Hotel / LL. Selecta, [1er quart XXe siècle]. Carte postale (AC Lyon : 0004 Fi 00820 ; BM Lyon. Vidéralp)

  • Le retour des omnibus Perrache-Brotteaux / [Gustave Garnier], [début XXe siècle]. Dessin, plume (Musée Gadagne, Lyon : N 427.27)

  • 5015 - Lyon - Cours Charlemagne/ SF, [1er quart XXe siècle]. Carte postale,

  • 5610. Lyon. - Chapelle des prisons St Paul et St-Joseph. Cours Suchet, [1er quart XXe siècle]. Carte postale

  • 119. Lyon. Cours Charlemagne. Eglise Ste-Blandine. S.l. : E. R., [1er quart XXe siècle]. Carte postale.

  • [Gare de Perrache, à Lyon : vue de l'esplanade du cours de Verdun], [vers 1935]. Photogr. nég. sur verre ; 10 x 15 cm (AC Lyon : 0003 PH 394)

  • Vue aérienne de la gare. [milieu XXe siècle]. Carte postale, éd. La Cigogne.

  • Vue aérienne du quartier Presqu'île Perrache depuis le sud. Photogr., [s.n.s.d. vers 1955] ( AC Lyon. 0505 WP 021-11)

  • Vue aérienne du quartier Presqu'île Perrache depuis l'est-sud-est. Photogr., [s.n.s.d. vers 1955] ( AC Lyon. 0505 WP 021-10)

  • Vue aérienne du quartier Presqu'île Perrache depuis l'est. Photogr., [s.n.s.d. vers 1955] ( AC Lyon. 0505 WP 021-9)

  • Les voûtes de Perrache / S.n., [milieu XXe siècle]. Photogr.

  • Les voûtes de Perrache / S.n., [milieu XXe siècle]. Photogr.

  • Le port Rambaud (port pétrolier) détruit après l'incendie de 1940. Photogr. Sylvestre (BM Lyon : S 846. N° vidéralp 10185)

  • Bombardement de Lyon par l'aviation alliée, le 26 mai 1944 : rue Smith, n° 48-50. Photogr. Nég. sur verre (AC Lyon : 3 Ph 27)

  • Vue aérienne du confluent depuis l'est. S.n., 19 septembre 1947 (AC Lyon : 0006 PH 00892)

  • Vue des entrepôts et dépôts le long du cours Charlemagne, avant la construction du marché de gros. Photogr., [vers 1960] (AC Lyon : 0015 PH 2/044)

  • Vue des entrepôts et dépôts à l'emplacement de la gare d'eau, avant la construction du marché de gros. Photogr., [vers 1960] (AC Lyon : 0015 PH 2/050)

  • [Port Rambeau depuis la rive droite de la Saône, au second plan confluent du Rhône et de la Saône] / [E. Poix ou Edmond Pernet], [vers 1965]. Photogr. : négatif sur film souple N.B. ; 13 x 18 cm (AC Lyon : 0008 PH 02141)

  • La roseraie lyonnaise : [vue perspective] / A[ntonin] Giroud. [S.l. : s.n., s.d., 1er tiers du XXe siècle]. Aq. 154 x 60,5 cm (AC Lyon : 0007 S 00058)

  • La roseraie lyonnaise : [plan d'ensemble] / A[ntonin] Giroud. [S.l. : s.n., s.d., 1er tiers du XXe siècle]. 1 : 2000. Encre, lavis. 54 x 36 cm (AC Lyon : 0003 S 01514)

  • Dossier de plan. Immeuble tour. Avant-projet, par Charles Laforge, architecte, et Paul Feugier collaborateur, 25-27 janvier 1958. Plan de situation, 1 : 5000 ; Coupe, élévations, 1 :100 (AC Lyon : 1097 WP 98 fichiers sanitaires quai Perrache 31-90)

  • Immeuble tour. Avant-projet. Façade sud / Charles Laforge et Paul Feugier, 27 janvier 1958. Elévation. 1 : 100. Tirage ozalyd (AC Lyon : 1097 WP 98 fichiers sanitaires quai Perrache 31-90)

  • Immeuble tour. Avant-projet. Façade est / Charles Laforge et Paul Feugier, 27 janvier 1958. Elévation. 1 : 100. Tirage ozalyd (AC Lyon : 1097 WP 98 fichiers sanitaires quai Perrache 31-90)

  • Immeuble tour. Avant-projet. Façade ouest / Charles Laforge et Paul Feugier, 27 janvier 1958. Elévation. 1 : 100. Tirage ozalyd (AC Lyon : 1097 WP 98 fichiers sanitaires quai Perrache 31-90)

Bibliographie
  • [MAZADE D'AVEZE.] Lettres à ma fille sur mes promenades à Lyon. Lyon : Yverneau et Cabin, 1810. 4 t. en 2 vol., XVI-246-242 p., XII-202-218 p. ; 14 cm.

    t. 3, p. 18 ss.
  • PELAGAUD, F., SEIVE, F. Lyon en avion. S.l.n.d. [1926]. 21 pl. (BM Lyon : 210529)

    pl. 16, 18, 20
  • CLERC, Pascal. L'urbanisation du quartier Perrache, 1766-1934. Lyon : s.n., 1983. 296 p. ; 30 cm (Maîtrise. Univ. Lyon 2. 1983.)

  • ESPINOSA-BEAURAIN, Alexandra. Quartier Sainte-Blandine. Analyse morphologique de l'état actuel. Lyon : Lyon Confluence, 2001. Non pag. ; 42 cm

  • [Exposition. Lyon. 1975.] Plans et esquisses pour un quartier : de Perrache à Carnot, 1750-1922. Exposition, Lyon, décembre 1975. Catalogue / Jean-Claude Pérez. [S.l.] : Service information et relations publiques de la caisse des dépôts et de ses filiales, [1975]. Non paginé : ill. ; 21 cm.

    nos 1, 2, 10, 15
  • [Exposition. Lyon. 1998.] Lyon Confluence 1998/99. Projet urbain. Lyon : Communauté urbaine de Lyon, 1998. 50 p. : ill

  • [Exposition. Lyon. Musée d'histoire naturelle. 2001]Musée des confluences : E 7°09'24'' N 45° 43'55'' : exposition des maquettes du concours architectural, Muséum d'histoire naturelle, 22 mars-27 mai 2001. Lyon : Muséum d'histoire naturelle de Lyon, 2001. 34 p. : ill. ; 30 cm

  • Lyon, les dessous de la presqu'île, Bourse - République - Célestins - Terreaux, site Lyon Parc Auto / Catherine Arlaud dir. Lyon : Ministère de la Culture et de la Communication, 2000. 280 p. : ill. (Documents d'Archéologie en Rhône-Alpes ; 20)

  • MICHEL, Serge. Chemins de fer en lyonnais 1827-1957. Lyon : Presses Universitaires de Lyon, 1986. 189 p. : ill. ; 23 cm

    p. 20-44
  • RIVET, Félix. Le quartier Perrache (1766-1946). Etude d'histoire et de géographie urbaines. Lyon : Audin, 1951. 126 p.-46 f. de pl. : ill., plan dont 1 dépl. ; 24 cm. (Institut des Etudes rhodaniennes de l'Université de Lyon. Mémoires et documents ; 6.)

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