Conservatrice du patrimoine, chercheuse de 1994 à 2023 au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel (Clermont-Ferrand).
- enquête thématique régionale, Patrimoine des lycées
- © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Auvergne-Rhône-Alpes - Le Puy-en-Velay 4
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Commune
Le Puy-en-Velay
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Adresse
1 rue du Général-Lafayette
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Cadastre
1808
D-u
242
;
2019
AE
255
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Dénominationscollège, école, lycée
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Genrede clercs réguliers de la compagnie de Jésus, de garçons
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Précision dénominationécole centrale, école secondaire communale, collège communal, collège royal, lycée impérial
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AppellationsGrand collège, Charles-et-Adrien Dupuy, Lafayette
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Parties constituantes étudiées
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Parties constituantes non étudiéescour, gymnase, préau
I. Installation des jésuites au Puy1
En 1571, les consuls de la ville du Puy achètent à Jehan Jourdain, bourgeois, une maison où se trouvent les étuves dites de la Chèvrerie, à proximité de la place de la Calade2, de celle de la Monnaie et de la porte dite Portalet3 (voir plan du Puy au Moyen Age, ill. ci-après). Ils y font construire en 1576 par Pons Bordel, dit Irailh, un collège " fort ample et spacieux " pourvu d'une chapelle et font venir de Paris un " docteur et maître " pour le diriger4. Sollicités en 1584, les jésuites, représentés par le père Louis Richeome, provincial de la province de Lyon et le père Coyssard d'Estienne, nommé recteur du collège, signent en 1588 en deux temps (le 9 mai puis le 7 novembre) un contrat avec la ville, qui leur attribue un revenu annuel de 4000 livres, dont 1500 provenant des prieurés de Solignac et Polignac cédés par la vicomtesse de Polignac. Ce contrat leur accorde le monopole de l'enseignement pour toute la ville, et un droit de regard sur tout recrutement de maîtres particuliers par les familles ; il est approuvé par Rome le 12 juillet 15905. Six classes sont alors créées : quatre de grammaire, une d'humanités et une de rhétorique ; s'y ajoutera en 1603 une classe de philosophie.
Les jésuites, que la commune loge d'abord au nord-ouest de la ville dans la maison du Faucon rue des Farges, n'agréant pas les locaux du collège existant, les consuls s'engagent à financer l'érection d'un nouveau collège et d'une église " à la façon de ladite Société [de Jésus] " en un lieu qui convienne aux deux parties. Les pères Richeome et Coyssard suggèrent dans un premier temps de l'établir sur le site de la maison du Doyenné et des maisons adjacentes en annexant l'église Saint-Agrève à l'usage du collège6. Soit sur la partie la plus élevée de la ville, à proximité immédiate de la cathédrale Notre-Dame et à l'est de cette dernière, et longeant le rempart. Un site peu urbanisé qui non seulement offre un air salubre et une visibilité depuis les alentours (une configuration que l'on retrouve au collège de Vienne fondé en 1604), mais aussi une facilité d'accès depuis la porte de Vienne (ill. ci-dessous). C'est sur ce site que s'installera le grand séminaire, ouvert en 16517.
Compte tenu des réticences des consuls, arguant que la récente construction de leur collège a été dispendieuse, le choix se porte finalement sur un ensemble de maisons formant l'île (îlot) Chambon ou de Favefrèze8 (plan ci-dessous), borné par les rues Favefrèze, de la Sabaterie Vieille9, du Bessat et Chaussade et jouxtant collège existant. La commune se réserve le revenu des maisons avec boutiques aboutissant à la rue Chaussade, qui ne seront pas incluses dans le projet de construction, et installe les jésuites dans une maison dite de la Campane, propriété du Sr André Mage, plus proche du collège car située place de la Monnaie10.
Plan de la ville du Puy en 1544 : sous le n° XVIII, l'île Chambon (AD Haute-Loire, 1 FI LE PUY 52)
Pierre Delattre11, se référant à un mémoire du père Coyssard conservé dans les archives de la Compagnie de Jésus à Rome12, affirme que l'évêque du Puy Antoine de Saint-Nectaire en avait déjà acquis une partie en 1576, en vue d'y installer un collège qui serait confié aux jésuites. Cet îlot très dense, au contraire des îlots de taille plus restreinte et entrecoupés de nombreuses rues du secteur de la Chèvrerie, a pu être préféré pour les possibilités d'extension ultérieure qu'il offrait sans avoir à intervenir sur le réseau viaire. Une vue de la ville dessinée par Martellange en 1607 rend bien compte de la forte densité d'une ville resserrée dans ses remparts et s'étalant à flanc de colline au pied de la cathédrale Notre-Dame (ill. ci-dessous).
Vue de la ville du Puy en 1607 par E. Martellange (BnF, Est., RESERVE UB-9-BOITE FT 4, f. 135)
Dans un premier temps, l'enseignement est donc dispensé dans le collège existant, remis en état et réaménagé13. Les premiers élèves y sont accueillis le 6 mars 1588 et des représentations théâtrales y sont données dès le 13 février 158914 ; d'autres représentations sont attestées à partir de 1608, d'abord à l'extérieur du collège, au Cluzel, puis à partir de 1640 " dans la basse cour des Pères jésuites "15.
Les maisons de l'île Chambon, dont certaines possèdent un jardin, sont progressivement acquises par les jésuites à partir de décembre 1588, régulièrement jusqu'en 161216 puis ponctuellement jusqu'en 163217, notamment pour construire le mur de clôture qui doit séparer le collège des maisons situées rue Chaussade. Certains actes de vente comportent, pour ces dernières, une clause stipulant que leurs parties conservées en bordure de rue ne devront ni être rehaussées, ni avoir de fenêtres du côté du collège, ni y déverser leurs eaux pluviales18. En 1626, le montant total de ces acquisitions est arrêté à 44 557 livres, dont une partie seulement a été remboursée par la commune19. Trois dernières sont acquises en 163520, mettant un point final à l'extension foncière des jésuites sur l'île Chambon.
En janvier 1605, le projet architectural pour les nouveaux bâtiments du collège et son église est confié au frère Etienne Martellange, architecte de la Compagnie de Jésus. Les travaux commencent par l'église, élevée entre 1607 et 1618 (la façade est achevée en 1635). La construction du collège est entreprise en 1624 et s'achève en 1646, avec un pic d'activité dans les années 1636-1638.
II. Construction du collège
1. Démarrage du chantier et premiers travaux (1624-1626)
La date de 1624 est traditionnellement avancée pour le démarrage du chantier21. Celui s'accompagne d'une démolition progressive du vieux collège22, dont les matériaux (pierre et charpente) sont en partie remployés pour la construction du nouveau. L'un des trois toisés du frère Martellange identifiés par Adriana Sénard-Kiernan et datés par elle de 161723, année du dernier passage de l'architecte au Puy, en atteste. Ce toisé décrit les fondations à réaliser pour les salles correspondant au rez-de-chaussée du futur corps de logis nord de la cour des pères (réfectoire, lave mains, salle neuve) : partant de l’église du vieux collège (dont Martellangge a peut-être levé le plan conservé à la B.n.F., ill. IVR84_20254300061NUCA), elles doivent ensuite passer au-dessus d'une cave existante qui doit être conservée, se poursuivre jusqu'à la chambre d'un père donnant sur un petit jardin, et se prolonger encore pour aboutir au mur marquant l'emplacement du futur réfectoire, que doit jouxter le lave-main24 ; les fondations de la cuisine et de la boulangerie sont mentionnées sans que leur emplacement soit clairement identifiable.
Les jésuites, que le père Gabriel Poussounnel dit en 1746 avoir été pendant trente ans fort mal logés25, ont ainsi privilégié la construction du bâtiment qui leur était destiné à celle des bâtiments devant accueillir leurs élèves. Si le chantier a commencé par celui-ci, c'est aussi sans doute parce qu'ils disposaient des terrains nécessaires au nord-est de l'île Chambon, les premières acquisitions de maisons ayant été réalisées du côté des rues Favefrèze et Sabaterie. Ce corps de logis est probablement achevé en 162626, mais son aménagement est toujours en cours en 1641, date à laquelle le menuisier Nicolas, de Monastier, livre des tables pour le réfectoire27.
Il se peut donc que ce soit le vieux collège que Martellange a représenté sur le dessin de 1617, qu'il a annoté à droite, sur le pignon d'une maison : " Partie du collège du Puy et de l'Eglise de Notre-Dame " (ill. ci-dessous ; la vue est prise depuis le sud, probablement depuis une maison de la rue Chaussade, avec la cathédrale Notre-Dame à l'arrière plan). Ce dessin à la plume et encre brune avec rehauts de lavis présente en effet des traits sous-jacents à la mine de plomb sans doute tracés sur le vif. On y voit sur la gauche la nouvelle église en cours de construction, érigée sur un podium massif et s'élevant jusqu'à hauteur du départ des voûtes, et sur la droite ce qui pourrait être le vieux collège clos de murs, un jardin au-devant, dont l'élévation est ornée d'un cartouche portant le monogramme IHS. Sur le toit de la maison en retour d'équerre est par ailleurs représenté un campanile qui pourrait être celui portant la cloche du collège (voir détail du dessin ci-dessous, ill. IVR84_20254300056NUCA).
Il faut sans doute également attribuer à Martellange le dessin de l'élévation ordonnancée de la galerie couverte de la cour des classes précédée d'un escalier à volée double convergente qui permettait d'accéder au premier étage de cette galerie et par là à l'église pour les élèves et à la sacristie pour l'officiant28 (le collège étant construit sur un terrain à forte déclivité, le niveau de l'église se trouve de ce fait surélevé par rapport à celui des bâtiments). On peut peut-être également lui attribuer le dessin de la porte principale du collège rue du Bessat et des deux portes fermant le passage entre la cour des classes et celle des pères. Quant aux plans pour le rez-de-chaussée et premier étage du collège, dont Martellange est à n'en pas douter l'auteur et dont Léon Charvet et Joseph Denais mentionnent l'existence29, ils sont vraisemblablement perdus30 mais le plan daté de 1628 attribué au frère Jean Claus, attaché au collège en tant que faber lignarius31 (c'est-à-dire menuisier ou charpentier) et publié par Léon Charvet en 187432 (ill. ci-dessous) pourrait en être une copie.
Ce plan consigne ainsi un état des bâtiments déjà construits (l'église et le corps de bâtiment nord de la cour des pères) et ceux qui doivent encore l'être : les trois corps de bâtiments et la galerie de la cour des classes, ainsi que les corps de bâtiments est et sud de la cour des pères. Il comporte cependant quelques incohérences. Ainsi l'escalier à volée double et deux escaliers droits latéraux qui permet d'accéder de la cour des classes à l'église est-il placé à l'intérieur du portique qui conduit de l'entrée du collège à la cour des pères, ce qui est structurellement impossible.
L'avancée des travaux est entravée par les difficultés que rencontrent les jésuites à percevoir les fonds annuels promis par la ville, dont ils n'obtiennent le paiement — partiel — qu'à partir des années 163033. La plus grande partie est réalisée entre 1636 et 1646, le chantier redémarrant après l'acquisition en 1635 des trois dernières maisons de l'île Chambon34 et la signature d'un accord avec les consuls pour son financement35.
2. Construction de la chapelle de la congrégation des Messieurs (avant 1632)
Il existait au sein du collège plusieurs congrégations mariales : celle des écoliers, créée dès l'ouverture des classes (v.1588-89) et placée sous le vocable de l'Annonciation, celle des Messieurs, créée peu après et rassemblant les notables (bourgeois et marchands) de la ville, placée sous le vocable de l'Assomption, et celle des artisans, créée en 1623 et placée sous le vocable de l'Immaculée Conception. En 1640 s'ajoutera celle des Saints Anges pour les petites classes.
Celle des Messieurs est la première à posséder une chapelle particulière, construite à leurs frais peu avant 163236, à proximité de l'église du collège. La congrégation souhaite en effet disposer d'un lieu fixe où s'assembler et ne plus être soumise aux fréquents déménagements que leur impose la démolition progressive des salles du vieux collège qui leur étaient attribuées pour se réunir. Cette chapelle, qui se trouvait toujours au même emplacement en 174637, correspond au corps de bâtiment est de la cour des classes, séparant cette dernière de la cour des pères. Elle était ornée d'un retable en bois doré décoré de deux statues de saint Joachim et saint Joseph, selon un prix fait passé en 1673 par devant maître Mathieu Rome notaire au Puy pour réparation dudit retable par le maître doreur sculpteur Gabriel Crouzet38. Ce retable a probablement été exécuté en 1642, en même temps qu'étaient posés les lambris de la chapelle (voir § 3 ci-dessous).
3. Reprise des travaux (1635-1646)
Un rapport d'expertise de juillet 1633 établi sur requête des jésuites par les maîtres maçon ponot Barthélémy Roffiac et charpentier Benoît Gravier rend compte de l' " éminente ruine " des salles de classes du vieux collège, où l'enseignement est toujours dispensé39. Forts de ces constations, ils enjoignent les consuls de tenir sans plus tarder l'engagement pris en 1588 de construire un nouveau collège40, dont le financement sera en partie assuré par le prélèvement, autorisé par le pouvoir royal la même année, d'une taxe pour toute charge de vin étranger entrant dans la ville41. L'évêque du Puy Just de Serres fait office de médiateur dans la transaction signée le 3 novembre 1634, par laquelle la commune s'engage à rembourser aux jésuites les frais qu'ils ont jusqu'à présent engagés pour l'acquisition des maisons et la construction des premiers bâtiments du nouveau collège, d'un montant de 32 250 livres, en échange de quoi elle n'aurait plus à s'acquitter que d'une pension annuelle de 1000 livres pour l'entretien du collège, étant entendu qu'elle continuerait à percevoir le revenu de la location des boutiques de la rue Chaussade42.
Deux maîtres d’œuvre interviennent sur ce chantier (dont la préparation commence en septembre 1635 par deux commande de bois effectuées par le père Dominique Gabriel, procureur et syndic du collège43) : les frères Antoine Jusans entre 1636 et 164344 et Pierre Pinèdre en 1636-37. La construction est confiée à Barthélémy Roffiac, maître maçon au Puy (prix faits des 3 mars, 8 avril et 8 août 1636 et mémoire pour la fourniture de pierre du 30 mai 163645) et Benoît Gravier maître charpentier (prix fait du 28 avril 1636)46. Elle concerne les trois corps de bâtiment bordant la cour des classes comprenant à l'ouest, longeant la rue du Bessat, des salles de classe, une salle des déclamations et une salle pour les congrégations à l'étage (à l'angle sud-ouest) ; au sud, des salles de classe parallèles aux maisons conservées rue Chaussade et séparées de ces dernières par une clôture, ainsi qu'un mur de soutènement entre le jardin de la cour des pères et la basse cour ; à l'est, la jonction entre la chapelle de la " grande congrégation " construite avant 1632 et la galerie à arcades en pierre de taille longeant au nord de la cour l'église avec " degrés à deux montées "47.
Un toisé réalisé le 28 octobre 164348 accompagné d'un prix fait pour les voûtes du grenier et un Mémoire sur l'état présent de la bâtisse du 5 décembre 164349 nous renseignement sur l'avancement du chantier, qui se poursuit par l'édification à l'est d'un petit corps de logis bordé d'une galerie le long du jardin (la cour des pères est divisée en quatre carrés de jardin) comprenant la cuisine, la boulangerie et à l'étage des chambres et une infirmerie. Ce dernier est flanqué d'un donjon (ailleurs dénommé belvédère)50 édifié jusqu'au niveau du grenier et couvert en pavillon, dont la porte sur cour surmontée d'un œil-de-bœuf est en cours de réalisation. Le frère Antoine Jusans assure la conduite du chantier, les travaux étant toujours réalisés par Barthélémy Roffiac et Benoît Gravier, lequel pose les charpentes, les planchers, les balustres et garde-corps de l'escalier du donjon et les lambris de la chapelle des Messieurs (ces derniers exécutés en 1642). La pierre de taille utilisée pour les éléments portants (voûtes et arcs) provient de la carrière de Vals-près-le-Puy, les murs sont enduits à la chaux. Les artisans sont payés soit en numéraire soit en nature (cartons de blé ou de seigle). Les travaux sont probablement achevés en 1646, date à laquelle un contrat pour la vente de 3000 tuiles est passé avec le menuisier Laurent Bonnet51. Le collège et ses cours occupant cependant un espace relativement restreint en regard du nombre des occupants, les jésuites achètent en 1653 la terre et le château d'Ours destinés à leur servir de maison de récréation52. Un plan partiel de son jardin est conservé dans le manuscrit du père Gabriel Poussounel53 (ill. IVR84_20254300054NUCA).
4. Projets et travaux après l'achèvement de la construction (1646-1762)
Au début des années 1680, en même temps que sont entrepris les travaux d'achèvement du clocher et de la façade de l'église, on projette de modifier l'escalier rampe sur rampe situé à l'angle nord-ouest du corps de bâtiment nord de la cour des pères, dont le rez-de-chaussée est trop sombre, et de le remplacer par un " grand degré à repos " et jour central. La dépense ayant été jugée excessive (voir Annexe 3), une solution plus économique est retenue, consistant à remplacer les dernières volées en pierre, dont les voûtes sont démolies, par des volées en charpente54. De la même période semble dater un plan partiel de la cour des pères qui correspond à un projet d'aménagement de cette partie du collège le long de la rue Chaussade, en contrebas et au sud du jardin en terrasse de la cour des pères. Ce dernier devait être délimité par une balustrade et un mur de soutènement, un escalier à trois volées permettant d'accéder à une basse cour bordée au sud par des maisons (ill. ci-dessous).
Plan partiel du collège : projet d'agrandissement, 4e quart 17e s. (?) (AD Haute-Loire, 1 D 30)
Des achats de maisons situées rue Chaussade en 1642 et 1653 pourraient être liés à ce projet, qui viendrait achever l'exécution du plan en grille originel, d'autant que la commune cède aux jésuites en 1659 la propriété des quatre qu'elle avait conservées rue Chaussade et dont elle percevait le loyer des boutiques, à titre compensatoire des 32 250 livres qu'elle leur devait toujours55. Ainsi que le rapporte le père Poussounel en 1746, ces derniers envisageaient effectivement de créer une nouvelle entrée pour le collège et de rebâtir les maisons à l'alignement, dans une démarche que l'on peut apparenter à une opération de promotion immobilière : " l'intention du collège (...) étoit d'acheter toutes les maisons de la rue de la Chaussade qui sont de notre côté depuis la porte des Chevrètes jusqu'au coin de celle qui va au collège afin qu'on pût faire l'entrée du collège du côté de la Chaussade et de faire bâtir [l'] avant [de] toutes les autres maisons qui ne serviroient point pour l'entrée du collège d'une manière uniforme afin de les louer ensuite aux divers particuliers. Idée chimérique vu les dettes qui écrasent ce collège et dont l'exécution auroit coûté plus de 40 000 livres "56. Faut-il lier ce projet d'embellissement à l'érection de l'établissement en "grand collège " en 1698, à la suite de la création d'une chaire de théologie, de scolastique et de cas de conscience et de l'engagement de trois professeurs pour en occuper la charge57 ?
L'entretien des bâtiments est cependant une lourde charge : en 1702, un mur s'effondre du côté de la rue Sabaterie Vieille (actuelle rue Saint-François-Régis), qu'il faut refaire en consolidant la partie restée debout58 ; en 1734, le corps de logis des lieux communs (latrines) connaît le même sort. Il est reconstruit et renforcé par un éperon et un arc en pierre de taille. Cet effondrement est attribué à un défaut de conception pour l'évacuation des eaux usées ; il est alors envisagé de créer un conduit qui permettrait de collecter les eaux pluviales descendant de la ville haute pour nettoyer la fosse d'aisance du collège59.
Par ailleurs, le collège vend en 1729 les huit maisons qu'il possède rue Chaussade pour financer la construction d'un nouveau corps de logis " où sont les écuries, la charpente, la boucherie et le laboratoire et faire faire la muraille de séparation qui est entre le collège et les maisons vendues " ; jusqu'alors, la séparation entre l'arrière de certaines ces maisons et le collège était constituée soit de torchis soit de planches. Le produit de cette vente permet également de remplacer l'escalier en bois et en vis allant de la cave à l'infirmerie par un en pierre60. Puis en 1735, une seconde bibliothèque est aménagée au-dessus du grand réfectoire, dans le corps de bâtiment est de la cour des pères, réunissant des livres jusqu'alors été entreposés " pêle-mêle dans une salle au dessus du grand degré de pierre "61.
Enfin en 1742, les jésuites cèdent à la congrégation des artisans un emplacement situé entre la congrégation des écoliers (cette dernière se trouvant au premier étage à l'angle des corps de bâtiment ouest et sud de la cour des classes) et le pavillon qui sert de grenier pour y bâtir une nouvelle chapelle, et récupèrent par échange le local où se trouvait leur chapelle initiale ; cette nouvelle chapelle est bénie par l'évêque du Puy le 10 mai 174462.
Il s'agit là des derniers travaux entrepris sous le directorat des jésuites ; cette nouvelle chapelle des artisans est difficile à localiser aujourd'hui en raison des nombreuses mutations qu'ont subies les bâtiments, mais elle se trouvait sans doute dans le prolongement de celle de la congrégation des écoliers, dans le corps de bâtiment sud de la cour des classes. L'état des lieux dressé en 1762 au moment de l'expulsion des jésuites, une mention du dortoir dans une description datant de 1787 (voir Annexe 4) et une description datant de 1789 (voir Annexe 5) ne permettent en effet de restituer qu'en partie la distribution originelle.
5. Organisation du collège et distribution aux 17e siècle et 18e siècles.
Le plan du frère Jean Claus dressé en 1628 détermine un état projeté du collège dont seule une partie a été réalisée à cette date : l'église et probablement le corps de logis nord de la cour des pères63. En l'absence de plans d'état des lieux du collège avant celui établi par Louis Charles Le Maire en 1862, on ne peut que conjecturer sur l'aspect des bâtiments et leur distribution au temps des jésuites, d'autant que le procès-verbal d'état des lieux et inventaire du mobilier dressé le 9 juillet 176264 est relativement imprécis. Le plan de 1862 peut cependant nous servir de guide pour cet essai de restitution.
La visite de juillet 1762 débute par la petite aile longeant le corps de bâtiment est auquel on accède par la basse-cour pourvue d'une entrée de service côté rue Chaussade. Dans cette aile se trouvent l'écurie, un grenier à foin au-dessus et des chambres de domestiques, une cave pourvue de 36 tonneaux et trois bûchers. Poussounel évoque également un " laboratoire " dans cette zone ; s'agit-il d'une pharmacie, d'un lieu où sont entreposées des plantes médicinales qui pourraient avoir été cultivées dans le jardin du collège ?). La cuisine et ses dépendances (dont une boulangerie au sous-sol se trouvent à l'extrémité sud du corps de bâtiment est, ouvrant également sur la basse-cour ; elle jouxte le réfectoire (actuel CDI) à côté duquel se trouvent le lave-mains (" une fontaine en cuivre dans la salle à plein pied "), le chauffoir pourvu d'un petit autel et décoré de tableaux représentant " des pères jésuites, un st Jacques et un st Jérôme ". Au premier étage de ce corps de bâtiment, au-dessus du réfectoire, se trouve la salle aménagée en bibliothèque en 1735, une salle d'archives et le bureau du procureur-syndic ; la lingerie se situe probablement dans ce corps de bâtiment, au-dessus de la cuisine. La visite se poursuit en parcourant les dortoirs et chambres, l'appartement du recteur (non localisable) dans lequel sont recensés un grand nombre de livres, enfin la grande bibliothèque, située au premier étage du corps de bâtiment ouest de la cour des classes, à côté de laquelle se trouvent trois chambres. En 1876, Joseph Denais la décrit ainsi : " la bibliothèque publique qui de nos jours est encore installée dans cette même grande salle dont la voûte est décorée de caissons de bois ajustés dans le goût du 17e siècle et dans laquelle la bibliothèque du collège était placée65 ". L'infirmerie, composée de trois pièces dont deux chambres pour les infirmiers, est également mentionnée mais non localisée. Dans les corps de bâtiment de la cour des classes (non visitées) sont mentionnées les trois chapelles de congrégation (deux au premier étage du corps de bâtiment sud : écoliers et artisans, une constituant le corps de bâtiment est : Messieurs), la salle des actions scholastiques, pourvue de boiseries ornées de tableaux enchâssés, et la préfecture, jouxtant le passage entre les cours des classes et des pères.
Toutes les pièces en rez-de-chaussée sont voûtées d'arêtes et ouvrent sur la cour sur laquelle elles donnent, à l'exception du corps de bâtiment nord de la cour des pères, dont les pièces sont également desservies côté nord par un couloir, disposition que l'on retrouve dans les étages. Au premier étage de ce dernier, deux portes à son extrémité ouest permettent d'accéder à l'église, l'une ouvrant sur la petite sacristie, au nord, l'autre sur le premier étage de la galerie de la cour des classes, lequel communique avec le bas-côté sud (IVR84_20194300103NUCA et IVR84_20194300104NUCA). A l'exception du corps de bâtiment nord de la cour des pères, qui s'élève sur trois niveaux, tous les autres ne comportent que deux niveaux d'élévation. Deux escaliers principaux desservent les étages : dans la cour des classes, un escalier relativement étroit en maçonnerie à l'extrémité sud du corps de bâtiment ouest, tournant à retour sans jour avec cartouche au-dessus de la porte sur cour, donnant accès à la congrégation des écoliers (et à celle des artisans à partir du 18e siècle) ; dans la cour des pères, dans le pavillon est, un escalier plus large également en maçonnerie, tournant à retours sans jour montant jusqu'au dernier niveau du corps de bâtiment nord. La porte située à côté de l'église rue Saint-François-Régis, que l'on peut probablement dater du 17e siècle, lui faisait peut-être face ; elle permettait aux pères d'entrer et de sortir du collège depuis le premier étage du corps de bâtiment où ils logeaient sans avoir à passer par la cour des classes ou par celle des cuisines. Un troisième escalier en vis après une première volée droite à l'extrémité ouest du corps de bâtiment nord de la cour des pères desservait également tous les étages.
3. Le collège de l'expulsion des jésuites à la Révolution (1763-1794)
Après le départ définitif des jésuites en avril 1763 et la saisie de leurs biens66, le collège est confirmé par lettres patentes du roi Louis XV le 30 avril 1767. Tous les biens du collège restent propriété de la commune à laquelle reviennent également, contrairement à ce qui se produit pour nombre d'autres établissements jésuites, les domaines et prieurés qui lui étaient attachés et les revenus qu'ils produisent. L'article 5 des lettres patentes stipule par ailleurs qu'un pensionnat pourra y être établi67 ; il en sera créé un en 1781, installé " dans les locaux de l'ancienne congrégation "68 (probablement dans le corps de bâtiment sud de la cour des classes ; en 1862, un dortoir est toujours présent à cet emplacement). Auparavant, les élèves étaient logés en ville chez des particuliers ou dans de petites pensions sur lesquelles les pères jésuites avaient un droit de surveillance69. La direction du collège est assurée par un bureau à la tête duquel siègent les évêques Jean-Georges Le Franc de Pompignan, jusqu'en 1774, puis Marie-Joseph Galart de Terraube jusqu'en 179170. Fait notoire sa bibliothèque, dont le fonds a été reconstitué, est ouverte au public en 1781 à l'initiative de l'évêque. En 1792, déserté par maîtres et élèves, le collège abrite temporairement le tribunal civil (dont la salle d'audience est vraisemblablement aménagée à l'emplacement de la bibliothèque) et la Société des amis de la République. Il ferme définitivement en 1794 ; des magasins militaires sont aménagés dans des locaux du rez-de-chaussée, et y restent plusieurs années.
III. L'école centrale (1799-1804)
Le collège rouvre ses portes avec la création de l'école centrale du département de la Haute-Loire par arrêté du 21 germinal an IV / 10 avril 1796. L'ingénieur-en-chef du département Pierre O' Farrell71 est alors invité à étudier la nouvelle organisation des locaux, et le " préposé à la conservation des monuments et des objets de science et d'arts ", à dresser l'inventaire du fonds de la bibliothèque et des instruments de physique et de chimie de l'ancien collège72, dont une partie a été dispersée dans certaines communes du département de la Haute-Loire73. L'école devant disposer d'un jardin botanique, ce dernier est installé dans l'ancien enclos du couvent des capucins74 qui paraît mieux convenir par sa disposition et la surface de ses plantations à l'enseignement de l'histoire naturelle, et dispose par ailleurs d'une source et d'un bassin. Un jardinier est recruté pour son entretien et chargé d'assister le professeur d'histoire naturelle pour les cours de botanique75. Le 22 nivôse an IX, le jardin est prêt à recevoir 3000 plants, dont une partie sont demandés au Museum d'histoire naturelle de Paris76.
Le fonds de la bibliothèque de l'école centrale est constitué d'ouvrages provenant des saisies révolutionnaires s'ajoutant à ceux de l'ancien collège. La bibliothèque est réinstallée en 1799 à son emplacement d'origine au premier étage du corps de bâtiment ouest de la cour des classes77 et mise à la disposition des habitants du Puy en 180078. Dans la même salle sont rassemblés les peintures et fragments de sculpture disséminés dans l'établissement, des tableaux provenant de la galerie du Palais-Royal (collection des ducs d'Orléans) achetés par le préfet et des spécimens d'ornithologie, de botanique et de minéralogie offerts par le Jardin des plantes, noyau de la collection du musée municipal du Puy (actuel musée Crozatier).
Le réaménagement et la remise en état des locaux sont assurés par l'entrepreneur Vauzelles, après le départ du tribunal civil et des magasins militaires dont l'installation dans le collège ont fortement altéré la distribution primitive. Ils portent essentiellement sur l'aménagement des classes et de la salle de démonstration de physique, où doit être construite une cheminée, sur l'aménagement de la bibliothèque et de l'appartement du bibliothécaire et sur les logements des professeurs79. Un plan et deux devis établis (non conservés) sont transmis au Conseil des Bâtiments civils le 3 floréal an VII et approuvés le 28 germinal suivant80.
L'inauguration de l'école a lieu le 1er floréal an VII / 20 avril 1798 et les élèves font leur première rentrée le 15 brumaire an VII / 15 novembre 1798. Des travaux se poursuivent les deux années suivantes, assurés par le charpentier Marcelin Ranchet, auquel est confié le remaniement du toit au-dessus de la bibliothèque et la réfection de son plancher, ainsi qu'un réaménagement du " temple de la Réunion dans l'intérieur de la maison du ci-devant collège " (le temple avait probablement été installé dans l'ancienne chapelle des Messieurs, qui redeviendra chapelle au 19e siècle), pour lequel il crée une tribune supportée par quatre montants et une rampe d'escalier pour y accéder (visibles sur les plans de 1861, ill. IVR84_20254300024NUCA et IVR84_20254300025NUCA), après avoir abattu l'ancienne tribune.
IV. De l'école secondaire communale au lycée de garçons, 1804-1889
1. Un difficile changement de statut : école, collège, lycée, petit séminaire ?
a. Premières demandes d'érection en lycée (1802-1812)
La loi du 11 floréal an X portant création des lycées incite en 1802 les " pères de famille " du Puy à adresser au gouvernement un mémoire en faveur de l'érection en lycée de l'école centrale, alors que le conseil général du département a de son côté émis en 1801 le vœu que l'école retrouve son ancien statut de collège, avec un mode de fonctionnement similaire à celui qui existait avant la Révolution. Ceci n'empêche nullement par ailleurs le maire et le préfet Lamothe d'adresser conjointement au Premier consul en septembre 1803 une pétition soutenant la demande d'érection en lycée81, et à Fourcroy, alors directeur général de l'Instruction publique, un mémoire et un plan des bâtiments (non retrouvés) pour le " mettre à même d'apprécier la beauté, l'étendue et le besoin d'employer les bâtiments qui peuvent être affectés au lycée "82 (il est possible que ce plan ait été levé par un dénommé Roux, mentionné dans un relevé des dépenses de l'an XI83).
Le gouvernement ne répond à aucune de ces demandes : par un arrêté du 30 fructidor an XII / 17 septembre 180484, il décide d'établir le lycée à Clermont-Ferrand et de fermer à compter du 1er frimaire an XIII / 22 novembre 1804 les écoles centrales du Puy-de-Dôme, de la Corrèze et de la Haute-Loire, ces deux dernières devenant à cette date écoles secondaires communales. La prise en compte du cadre départemental dans la répartition des lycées nouvellement créés n’est en effet pas suffisante, et d'autres facteurs sont pris en compte pour leur implantation, afin d'éviter une concurrence trop forte entre les établissement. Et notamment la distance qui sépare les chefs lieux de départements limitrophes, ce qui est ici le cas. La ville du Puy semble avoir répugné à voir son établissement rétrogradé au statut d'école secondaire : dans tous les documents d'archives de cette période, le nom de collège lui reste attaché. Autre conséquence de la fermeture de l'école centrale : sa bibliothèque, qui était ouverte au public, est également condamnée à fermer et son fonds est transféré à la commune85.
A la suite du décret impérial du 15 novembre 1811 modifiant le régime de l'Université, lequel comprend l'établissement de nouveaux lycées sur le territoire national, la commune engage une nouvelle fois en janvier 1812 des démarches en vue de l'érection de son collège en lycée, et envisage de contracter un emprunt de 40 000 frs pour les frais de première installation86, sans plus de succès.
b. Tentative de " restauration de l'ordre ancien " (1815)
Le retour de la monarchie en 1815 semble au Puy servir de catalyseur à un projet de rétablissement de l'ordre ancien dans le domaine de l'instruction. Bien que le collège ait été maintenu par une ordonnance royale du 15 août 1815, la commune envisage dès l'automne de la même année d'installer dans ses locaux l'école ecclésiastique qu'elle vient de créer au lieu nommé Goutteron et qu'elle souhaite voir transformée en petit séminaire, excluant de ce fait le principal et les membres du corps enseignant pour les remplacer par des membres du clergé. La pression des " pères de famille " et de la municipalité prônant ce retour à l'ancienne organisation de l'enseignement secondaire, arguant des " abus inhérents à l'institution collégiale actuelle "87, est assez forte pour que le préfet prenne dans les jours qui suivent la délibération municipale un arrêté avec avis approbatif qu'il transmet au bureau de l'instruction publique du ministère de l'Intérieur le 16 octobre 1815. Mais la commune essuie un refus sans appel de cette démarche : par un arrêté du 28 novembre 1815, le ministre annule la délibération du conseil municipal, rappelant que l’enseignement public est du ressort exclusif de l’Université et qu'aucun établissement d’instruction ne peut être formé hors de cette dernière et sans l’autorisation de son chef, estimant par ailleurs que le projet de remplacement du collège par un petit séminaire est en opposition complète avec les lois et ordonnances régissant le corps enseignant88. Sans pour autant exclure la possibilité que soit créé, à côté du collège, un petit séminaire, lequel pourrait être dirigé par le même chef d'établissement. Quant à l'école ecclésiastique du Goutteron, défense lui est faite de s’ingérer dans l’enseignement public et d'accueillir externes et demi-pensionnaires.
2. Devenir des bâtiments : nouveaux aménagements, premier agrandissement (1817-1834)
a. Remise en état des bâtiments (1817-1823)
La remise des bâtiments à la commune est tardivement actée par un arrêté du 2 décembre 1815, à condition que ceux-ci restent affectés à l'enseignement. De nouveaux travaux de remise en état sont entrepris entre 1817 et 182289, relevant essentiellement de l'entretien courant (réfection des logements des professeurs et de l'enduit de la cuisine), à l'exception du rétablissement de la chapelle à l'emplacement du " temple de la Réunion ". L'amphithéâtre qui l'occupait est démoli et un emmarchement créé pour y installer un autel. Ces travaux sont exécutés par l'entrepreneur Pierre-Simon Chabrier et supervisés par l'architecte communal Montrobert. Les salles d'étude et le dortoir sont également réaménagés, ce dernier en 28 alcôves de 4 m2 séparées par une cloison en brique, dont les murs sont blanchis ainsi que l'escalier qui y conduit90, ce qui permet de rouvrir le pensionnat à la rentrée de 181891. La réception des travaux, réalisés par l'entrepreneur Vidal, est assurée en 1819 par l'architecte communal L. Girard92. Des acquisitions de mobilier suivent en 1823. Des coûts que la commune ne semble pas être en mesure d'assumer seule : dans une lettre qu'il adresse au préfet le 12 janvier 1829, le maire rappelle qu'elle ne peut pourvoir qu'aux besoins ordinaires de l'école et que l'aide du département reste nécessaire quand il s'agit de dépenses extraordinaires93.
b. Erection en collège royal et travaux d'appropriation (1830-1834)
Ce n'est qu'avec l'avènement de la Monarchie de Juillet que le collège change de statut : il est érigé collège royal par ordonnance du 16 mai 183094, à condition que ses bâtiments soient réparés et appropriés à leur nouvelle destination et soient pourvus du mobilier nécessaire. Les travaux, que la commune doit financer par un emprunt de 75000 frs, comprennent d'une part la construction d'un nouveau bâtiment devant abriter une salle de récréation d'hiver et un second dortoir de 26 lits, d'autre part la réparation des logements de fonction, des salles d'étude, de la lingerie et des vestiaires95.
Un premier projet élaboré par l'architecte communal Moiselet en 1827 et examiné par le Conseil général des Bâtiments civils (C.G.B.C.) le 3 août 1830, ne reçoit pas l'aval de ce dernier, le rapporteur Charles-Pierre Gourlier ayant estimé qu' " on aurait dû dresser un programme pour l'architecte. Nombreuses pièces manquent au dossier. Bâtiment neuf mal placé, mal distribué notamment latrines, fenêtres manquent pour le dortoir. Devis trop sommaire. Les autorités locales doivent s'assurer de la compétence de l'architecte "96.
Une seconde version prévoyant " l'éclairement et l'aération du dortoir comptant deux étages de lits dont celui du haut est desservi par des galeries en bois montées sur poteaux " présentée au C.G.B.C. le 9 novembre 1830 ne connaît pas meilleur sort. Le rapporteur (toujours Gourlier ?) établit un constat sévère : " Observations du Conseil mal comprises par l'architecte. A cru qu'il s'agissait de la sécurité (incendie) alors que s'agissait de salubrité. L'emplacement du bâtiment à construire est irrémédiablement inacceptable pour des raisons d'aération et d'éclairement ; le placer dans le prolongement du bâtiment existant offrant ainsi l'avantage de s'aligner sur la ruelle. Remarques sur des distributions intérieures : le grands nombre de lits sur 2 niveaux est une raison de plus pour prévoir davantage de fenêtres au dortoir; le plancher devra être assez résistant pour 2 étages de lits et de galeries ; prévoir des appuis intermédiaires au-dessous. Devis trop sommaire; inconcevable que l'architecte n'ait pas tenu compte des observations faites sur ces devis ; en toute rigueur, exiger la production de nouveaux projet et devis si toutefois les travaux ne sont pas urgents ; dans le cas contraire, le préfet pourra autoriser les réparations et travaux d'appropriation ; bâtiment neuf: nouveau projet et devis indispensables ". Avis est donné à l'architecte communal de surélever les combles pour augmenter le volume d'air ou de reporter ailleurs le surplus de lits97.
Un nouveau projet est donc établi l'année suivante sur la base de ces observations : il comprend d'importantes modifications qui, entraînant un surcoût, n'emporte pas l'adhésion du conseil municipal (séance du 22 août 1831). Les nouveaux plans et devis n'en sont pas moins adoptés par les élus communaux afin de ne pas retarder le démarrage des travaux et transmis au préfet de la Haute-Loire le 1er septembre98. La nouvelle construction est prévue au même emplacement que dans le précédent projet : un bâtiment éloigné de 2 à 4 mètres des maisons voisines, du côté desquelles il aurait des jours importants et comportant un seul grand étage réduit en deux étages par espèce de soupente, l'étage inférieur étant haut de 4 mètres et le supérieur de 2,30 mètres. Gourlier est à nouveau rapporteur du projet au C.G.B.C. en sa séance du 7 octobre 1831. Il préconise de placer le bâtiment " en prolongement du bâtiment en aile de la cour " afin de ne pas diminuer son étendue, de supprimer " les jours de la partie des bâtiments auxquels les extrémités du nouveau bâtiment seront appliquées " et de donner une hauteur suffisante à l'étage supérieur99.
Malgré ces quelques réserves, le projet est approuvé et les travaux réalisés entre août 1832 et octobre 1834100. Le chantier est suivi de près par le ministère et le rectorat : il reçoit à deux reprises la visite des inspecteurs généraux Naudet et Poulet-Delisle, lesquels demandent des améliorations (notamment en juin 1833 le renforcement des voûtes et murs du nouveau bâtiment) et définissent avec le maire le plan d'agencement et de distribution, finalisé en septembre 1834101, juste avant le début de la nouvelle année scolaire et la mise en activité du nouveau collège102.
Le chantier connaît quelques aléas, notamment en raison de la nécessité de rétablir pour le nouveau bâtiment un ancien canal d'écoulement des eaux pluviales qui débouchait rue Chaussade. Or plusieurs maisons de particuliers contigües aux bâtiments du collège sont grevées d'une servitude de passage de ce canal, que le propriétaire de l'une d'entre elles103 a détruit sur la partie qu'il possède et refuse de faire rétablir, ce qui lui vaut l'engagement de poursuites judiciaires autorisées par le préfet le 18 décembre 1833104.
Un second contentieux oppose la commune à la paroisse Saint-Georges et découle du nouveau plan d'agencement et de distribution validé en septembre 1834. Soutenu par le ministère de l'Instruction publique, le recteur de l'académie de Clermont-Ferrand exige en effet que la pièce située au premier étage du pavillon ouest, concédée en 1823 par la commune à la paroisse pour servir de sacristie, soit de nouveau affectée au collège pour le logement du censeur105, arguant que cette concession n'était qu'une disposition provisoire106. Une lettre du principal du collège au recteur de l'académie rappelle la fonction originelle de cette pièce, qui faisait office de passage entre le corps de logis des pères jésuites et les bâtiments du collège et faisait pendant à la sacristie située au nord du choeur107. En 1823, le curé avait donc fait percer le mur séparant cette partie des bâtiments de l'église pour y ménager un accès et fait ouvrir une fenêtre dans l'élévation sur cour du pavillon (ancienne cour des pères, devenue " cour du pensionnat "). La pièce est finalement rendue au collège le 17 octobre 1834 et est effectivement destinée au logement du censeur, où ce dernier se trouve toujours en 1862 (voir ill. ci-dessous).
C'est donc probablement en 1834 qu'est aménagée une nouvelle sacristie au premier étage de la galerie nord de la cour des classes, dans l'axe de la chapelle du transept sud de l'église (où elle se trouve toujours), les autres piècess de ce niveau étant affectées à une classe primaire préparatoire dotée d'une salle de récréation et d'une chambre de maître (n°41, 42 et 43 du plan de 1862).
A l'issue du chantier, le collège est donc doté d'un nouveau corps de bâtiment au sud de l'ancienne cour des pères et dans le prolongement du corps de bâtiment sud de l'ancienne cour des classes, comprenant entre autres au rez-de-chaussée la salle de récréation d'hiver et deux étages de dortoirs auxquels on accède par un escalier situé à son extrémité ouest.
Aucun des plans datant de cette période n'a été retrouvé et étrangement, ce nouveau corps de bâtiment n'est pas représenté sur certains plans ultérieurs à sa construction (Plan général de la ville, 1843-1848, ill. IVR84_20134300022NUC4A et plan d'alignement, mêmes dates, IVR84_20134300024NUC4A ) ; les premiers sur lesquels il apparaît sont ceux réalisés par Louis-Charles Le Maire en 1862 (plan masse : ill. ci-dessous et IVR84_20254300020NUCA à IVR84_20254300026NUCA). Les architectes communaux se sont-ils contentés de redessiner le plan masse du collège sur la base du plan cadastral de 1810 ?
c. Création d'un cours industriel annexé au collège (1843)
En 1840, le collège et la commune s'associent pour solliciter la création d'un cours industriel pour des élèves âgés de 14 ans et plus, actée en 1843. A cette occasion, le proviseur fait imprimer un prospectus relatif à l'organisation des enseignements, sous forme d'une lettre intitulée Le Proviseur au collège royal du Puy à M. Le Préfet de la Haute-Loire108. Trois salles distinctes pour les trois cours industriels ainsi que trois salles de classe pour l’écriture ou le dessin sont aménagées dans les salles de dessin et de musique du collège, ces dernières étant provisoirement déplacées dans une autre partie des bâtiments jusqu’à ce que la ville puisse mettre à disposition le local occupé par la bibliothèque publique (arrangement qui ne sera pas réalisé). En 1862, ces salles de cours se trouvent dans le corps de bâtiment sud de l'ancienne cour des classes, et la salle de dessin industriel à proximité, dans le corps de bâtiment sud de l'ancienne cour des pères. Les collections et instruments des cabinets de physique, de chimie et d'histoire naturelle du collège sont également mis à disposition de ce nouveau cours industriel, cette mutualisation permettant de réduire les frais d'installation
En 1848 le collège devient lycée national, puis lycée impérial sous le Second Empire. Dans la deuxième moitié du 19e siècle, le nombre d'élèves diminue en raison de la loi Falloux, qui entraîne le départ de certains vers l'enseignement privé, et de la création d'une école industrielle indépendante en 1851.
3. Le nouveau projet d'agrandissement : une longue et lente élaboration (1862-1889)
a. Première proposition : Victor Bellut, 1862-1863
En 1857, certains bâtiments sont tellement dégradés qu'une reconstruction partielle est envisagée sur la base de plans et devis établis par le surveillant des travaux communaux109. Ce n'est toutefois qu'en 1862 que prend réellement forme un projet d'agrandissement et d'assainissement du lycée, à la demande du ministère de l'Instruction publique. La commission municipale mise en place à cet effet présente ses conclusions en séance du conseil municipal le 2 septembre 1862 : elle propose une extension du côté de la rue Chaussade qui, après acquisition et démolition d'un ensemble de maisons longeant la rue aux n°s 43, 45, 47, 49 et 51110, permettrait de rendre le lycée plus visible dans l'espace urbain, d'y apporter air et lumière et de créer une troisième cour de récréation pour les plus jeunes élèves, se conformant ainsi aux directives du ministère en matière d'organisation structurelle des lycées. De fait, le projet reprend sous une nouvelle forme celui qu'envisageaient déjà les jésuites au début du 18e siècle, à savoir de déplacer l'entrée principale de leur collège du côté de la rue Chaussade et d'uniformiser les façades des maisons dans son prolongement afin de créer un effet visuel plus harmonieux (voir plus haut, § II.4.) Il reste dès lors à établir un projet et des devis pour estimer les coûts et solliciter Etat et département pour leur financement.
Sur la base de cette commande, l'architecte voyer Victor Bellut établit le 15 mai 1863 un projet pour la construction d'une cour en terrasse au-dessus d'un rez-de-chaussée voûté (ill. IVR84_20254300037NUCA à IVR84_20254300039NUCA, et ci-dessous), afin de créer un dégagement pour les bâtiments de service longeant l'îlot nord de la Chaussade, d'aménager une cour de service pour les classes industrielles qui en sont dépourvues avec entrée indépendante (représentée sur l'élévation ci-dessous) et de créer une grande cour de 1220 m2 sans communication avec le lycée et susceptible d'être utilisée " dans un intérêt communal ".
Projet d'agrandissement par V. Bellut, 1863 : plan d'ensemble (AD Haute-Loire, 157 O 4-7/1)
b. Deuxième proposition : Antoine Martin, 1875-1881
Le coût des expropriations rue Chaussade a-t-il été jugé trop élevé, les propriétaires des maisons concernées ayant estimé les offres d'achat de la municipalité insuffisantes ? C'est finalement à l'est de la parcelle que l'extension est entreprise, avec l'édification d'un nouveau corps de bâtiment et la création d'une cour fermée par une galerie à arcades prolongée par un corps de bâtiment à rez-de-chaussée, et d'une nouvelle l'entrée pour le lycée au croisement des rues Général-Lafayette et Chaussade ; le dessin en élévation de cette galerie à arcades reprend peu ou prou celle dessinée par Bellut en 1863.
Ce nouveau projet est élaboré à partir de 1875 à l'initiative du proviseur, M. Francolin, et du maire du Puy Louis-Camille Morel. Il vise à l'installation des classes du petit collège dans un nouveau bâtiment de deux étages à rez-de-chaussée à construire dans le prolongement du corps de bâtiment principal, au nord de la parcelle, la rue du Collège (actuelle rue Saint-François-Régis) devant être prolongée. Ce bâtiment doit comprendre cinq à six classes et un dortoir de 40 lit ; un préau couvert est prévu sur la portion annexée de la rue des Sept-Epées avec report de l'entrée principale de la rue du Bessat vers une nouvelle rue à ouvrir, dans la partie formant l'angle aigu du triangle réuni aux bâtiments du lycée existant111. La commune se propose en effet d'acquérir un ensemble d'immeubles faisant partie d'un îlot à l'est du lycée et d'en annexer le terrain en supprimant la rue des Sept-Epées devenue inutile depuis le percement de la nouvelle rue de la Ville-Haute112, rapidement rebaptisée rue Général-Lafayette. L'enquête de commodo et incommodo a lieu en 1876, une somme de 75 000 frs inscrite au budget de 1877 pour l'acquisition par expropriation des immeubles après déclaration d'utilité publique.
Un premier jeu de plans et un devis estimatif sont établis par l'architecte communal Antoine Martin le 21 décembre 1878 : les corps de bâtiment est et sud-est, qui abritaient les communs de l'ancien collège jésuite, sont modifiés et prolongés par deux nouvelles ailes dont l'une est constituée d'une suite de boutique en rez-de-chaussée. L'acquisition des terrains par expropriation a lieu au cours de l'année 1878, après déclaration d'utilité publique (enquête initiée par arrêté préfectoral du 5 septembre 1876) et saisine du ministère de l'Intérieur pour les propriétaires récalcitrants. L'opération, pour laquelle 150000 frs ont été provisionnés, est en partie subventionnée par l'Etat et concerne les îlots compris entre la rue du Collège prolongée au nord, la rue des Sept-Epées et la future rue Général-Lafayette, à l'est (voir ill. ci-dessous et IVR84_20254300040NUCA). Les démolitions d'immeubles ont lieu durant la même période, entrainant la suppression d'une partie des rues des Sept-Epées et Derrière la Boucherie.
Le projet, revu et modifié pour tenir compte des observations du ministère de l'Instruction publique113, est entériné par le conseil municipal le 19 avril 1879 ; l'inspecteur d'académie en rend compte au recteur le 18 mai suivant, et lui transmet les nouveaux plans et devis114. Ceux-ci comprennent la création d'une cour avec préau couvert longeant la rue du Général-Lafayette afin de faire écran aux maisons situées de l'autre côté de la rue. Ce préau est prolongé par une série de boutiques à hauteur de rez-de-chaussée faisant office de clôture, que la commune souhaite construire pour animer le quartier et y favoriser le commerce. Cet unique niveau d'élévation doit par ailleurs permettre à l'air et à la lumière de pénétrer jusque dans la cour. Le conseil municipal valide lors de la même séance les instructions du ministère en matière de distribution intérieure du nouveau bâtiment : des classes positionnées en rez-de-chaussée, des dortoirs ou des chambres de maîtres aux 1er et 2e étages, une lingerie au 3e.
Plans et devis reçoivent l'approbation du ministère le 12 juin 1879. La construction est financée par un emprunt au Crédit foncier de France de 400000 frs auxquels s'ajoute une subvention de l'Etat et est réalisée durant l'été et l'automne 1880. Le reste des bâtiments fait l'objet de travaux de réfection et d'entretien. Les travaux sont au plus tard achevés en 1884, date à laquelle la commune intente un procès à l'entrepreneur, contestant le montant du solde115.
Bien que les devis ne semblent pas avoir été conservés, on peut sur la base des plans et des documents d'archives établir quelles modifications ont été apportées aux bâtiments existants : démolition d'une partie du pavillon ouest de l'ancienne cour des pères où se trouvait l'économat (à côté du logement du censeur) pour y installer provisoirement la classe et le laboratoire de chimie, modification du corps de bâtiment est de la même cour pour en rectifier et régulariser l'élévation sur la nouvelle cour et remaniement de son extrémité sud pour édifier un nouveau corps de bâtiment haut de deux étages carrés. C'est accolée à ce bâtiment qu'est créée la nouvelle entrée du lycée, dont la porte monumentale à l'alignement de la rue Général-Lafayette magnifie le nouvel ensemble bâti. Au rez-de-chaussée sur cour, les classes exposées au sud conservent le dispositif de l'ancien collège jésuite (une seule entrée du côté de la cour), mais bénéficient de grandes baies permettant un passage optimal de la lumière. Le premier étage accueille les logements des maîtres répétiteurs " et autres " et le second un dortoir. La nouvelle cour le long de la rue Général-Lafayette est fermée par série de d'étroites boutiques inscrites dans une série de baies monumentales en plein cintre.
Les derniers travaux de la décennie portent sur l'aménagement de la salle de manipulations (de physique et de chimie), réalisé en août 1889 sur la base du devis estimatif du 4 octobre 1888 établi par A. Martin, qui en fournit également les plans (ill. IVR84_20254300044NUCA à IVR84_20254300046NUCA)116.
c. Transfert de la bibliothèque municipale (1897)
Dans la dernière décennie du siècle prend forme le projet de transfert de la bibliothèque municipal dans un nouvel édifice plus conforme aux standards de l'époque tant en matière d'accueil des lecteurs que de conservation des fonds. L'architecte communal Achille Proy est l'auteur de ce nouveau bâtiment construit au cœur de la ville, place de la Halle, et inauguré en 1897. La commune conserve cependant la propriété de l'ancien local, qu'elle fait transformer en 1901 en salle de banquets, de conférences, de réunions publiques et d'exposition117 (voir ill. IVR84_20254300033NUCA, IVR84_20254300034NUCA et IVR84_20254300064NUCA à IVR84_20254300066NUCA). La cloison entre les deux anciennes salles est démolie pour en créer une seule de 30 mètres de long, et le plancher refait pour rattraper la différence de niveau existant entre ces dernières.
V. Le 20e siècle, temps des remaniements
A l'issue des travaux d'agrandissement des années 1880, la configuration des bâtiments est telle qu'on la connaît aujourd'hui, même si la restructuration entreprise au début des années 2000 en a modifié les lignes par des extensions, notamment dans la cour 1 (actuelle cour d'entrée du collège Lafayette). Les réaménagements et remaniements qui s'échelonnent au long du 20e siècle reflètent essentiellement des changements en matière de pédagogie qui influent sur la disposition de certaines salles d'enseignement, et les progrès de l'hygiène et du confort collectif, quoiqu'avec un certain retard sur ce dernier point (le chauffage central n'est installé qu'après 1945).
Ainsi les premiers travaux du siècle, réalisés entre 1900 et 1901, concernent-ils l'installation de bains douches dans une salle au sud de la cour des grands (cour 2) : les plans et le devis établis par Achille Proy sont approuvés le 22 avril 1901118 (ill. IVR84_20254300060NUCA et IVR84_20254300062NUCA). Puis en 1902, la création d’une nouvelle étude et l'installation d’un nouveau dortoir dans le corps de bâtiment est de l'ancienne cour des classes119, consacrant la suppression de l'ancienne chapelle des Messieurs désormais entresolée avec classes en rez-de-chaussée et dortoir à l'étage ; une nouvelle chapelle est alors aménagée au premier étage du corps de bâtiment sud de la même cour, visible sur le plan d'état des lieux de 1907 (ill. ci-dessous). Le premier étage de la galerie longeant l'église est occupée dans sa partie ouest par deux classes enfantines, alors que dans sa partie est la surface de la sacristie semble avoir été augmentée en empiétant sur la chambre de maître qui existait en 1862.
En 1908, la commune cède au lycée le local de l'ancienne bibliothèque municipale pour y aménager trois salles de classes et une salle de dessin graphique120. Le projet est de nouveau confié à Achille Proy (ill. ci-dessous) et amendé pour tenir compte des observations de la Commission des lycées et collèges du ministère de l'Instruction publique, imposant d'exhausser les fenêtres jusqu'au niveau du plafond, de disposer les chaires des professeurs dans l'axe de la salle et que les bancs soient indépendants des tables et non fixés au sol121. Les travaux sont réalisés par l'entrepreneur ponot Henri Mouilhade et le charpentier François Gauthier122
Entre 1911 et 1914, des travaux d'amélioration sont engagés afin de réaménager les cuisines, leurs dépendances et la laverie, et de créer un nouvel économat en réhaussant d'un étage l'actuel bâtiment J (non réalisé ; ill. IVR84_20254300068NUCA) ; deux préaux couverts sont construits le long des murs arrières des boutiques côté rue Général-Lafayette, où se trouve la cour des moyens, et du corps de bâtiment sud de l'ancienne cour des pères (cour des grands). Le projet est établi par Achille Proy et soumis à l'approbation de l'architecte départemental Pierre Verdier123.
Les années 1920 et 1930 sont consacrées à des travaux de grosses réparations en partie subventionnés par l'Etat : réfection des toitures et des façades sur cours, restauration des intérieurs (grand escalier, réfectoire, classes et dortoirs), toujours sous la conduite d'Achille Proy (devis de 1925, 1928, 1931 et décompte définitif de 1934124).
En 1925, satisfaisant au vœu de l'association des anciens élèves et du conseil d'administration du lycée125, l'établissement prend le nom des frères Charles (1851-1923) et Adrien Dupuy (1854-1906)126. Originaires du Puy, tous deux avaient œuvré à la promotion de l'enseignement public, le premier en tant que ministre, le second en tant qu'inspecteur académique et auteur d'ouvrages sur la pédagogie.
L'après Seconde Guerre mondiale est une période relativement difficile pour le lycée, les projets de gros travaux ne se mettant en place que dans la deuxième moitié des années 1950. La plupart sont conduits par l'architecte municipal Etienne Grand. Après l'installation du chauffage central et des réaménagements des appartements de fonction, des lingerie et infirmerie et d'un dortoir (ill. IVR84_20254300257NUCA à IVR84_20254300259NUCA)127, un programme d'ensemble est établi en 1958. Il a pour but " la réorganisation de l'ensemble des bâtiments afin de regrouper les différents services ou de prévoir un aménagement plus rationnel des locaux existant "128. Le principe en est approuvé par le conseil municipal qui en décide l'exécution en cinq tranches. Il est notamment prévu de modifier les bâtiments donnant sur la rue Général-Lafayette et de donner congé aux locataires des boutiques en vue de les surélever d'un étage et d'opérer de même pour le corps de bâtiment longeant la rue du Bessat pour créer un second étage de classes. Autour de la cour ouest sont réparties au rez-de-chaussée les classes scientifiques ; autour de celle du centre la salle de gymnastique, la salle des fêtes (dans l'ancienne chapelle des Messieurs), les cuisines (avec leurs dépendances en sous-sol) et les réfectoires ainsi que la salle des professeurs deux petites salles de classe et une salle de musique au nord ; autour de la cour est, des salles de classes et d'étude.
Soumise au comité départemental des constructions scolaires le 13 mars 1958, l'esquisse (ill. IVR84_20254300260NUC à IVR84_20254300262NUC) est approuvée mais le comité demande à l'architecte de revoir sa copie. Le projet remanié est validé par le comité départemental le 17 avril suivant129, lequel souligne l'urgence à réaliser les travaux pour la rentrée 1959, notamment la rénovation des trois réfectoires et la création d'un nouveau dortoir.
En 1964, seules les deux premières tranches ont été réalisées (les seules qui aient été autorisées au titre des crédits déconcentrés), à savoir l'implantation d'un grand réfectoire et l'installation de douches près des dortoirs qui ont permis de doter l'internat d'aménagements convenables. Il reste encore à intervenir sur l'externat pour accroître sa capacité d'accueil ; en effet, de 308 élèves en 1945, l'établissement est passé à 550 en 1950 et 914 en 1965 dont 718 dans le second degré130. La solution la plus simple serait, explique le proviseur dans sa demande de travaux du 26 mai 1964131 de construire une nouvelle aile d'un étage remplaçant préaux et boutiques côté rue Général-Lafayette, où seraient installés les appartements du proviseur, du censeur et du surveillant-général, et au rez-de-chaussée la bibliothèque du lycée, la salle des professeurs et une salle de documentation. Les espaces ainsi libérés permettraient de créer de nouvelles salles de classes et d'un foyer pour les internes. Un avant-projet dessiné par Etienne Grand en rend compte (ill. IVR84_20254300263NUC) ; le devis est établi le 22 janvier 1965132 mais seule la réfection des façades de la cour Lafayette et de la cour des cuisines sont entreprises133.
En effet, à partir de 1965 la commune envisage de construire de nouveaux établissements secondaires de garçons, et va acquérir en 1966 au lieu-dit de la Roche-Arnaud la propriété Hintzy en vue d'y établir le nouveau lycée Charles-et-Adrien-Dupuy. Il devient dès lors logique d'affecter les bâtiments à un collège d'enseignement secondaire (CES) et de poursuivre la politique d'aménagements amorcée depuis plusieurs années par la municipalité. L'effort est porté sur les parties les plus vétustes, notamment le premier étage du corps de bâtiment ouest de la " cour du Bessat " et les locaux au 1er étage du bâtiment nord à la jonction des deux cours, reliés à la porte d'entrée de la rue Saint-François-Régis134.
L'autre chantier important des années 1950 concerne la chapelle du lycée, toujours située au premier étage du corps de bâtiment sud de la cour ouest et dont la sacristie prend jour sur le rue du Bessat. En réponse à une demande du Groupement des parents catholiques des élèves des lycées du Puy et de l'aumônier qui estiment difficiles les conditions de l’exercice du culte et de l’enseignement religieux catholiques au lycée en raison de son état de délabrement, est élaboré en 1953 un projet d'aménagement de la chapelle qui vise à en réduire la longueur pour créer une salle d’enseignement religieux en y adjoignant la sacristie et de la raccorder à l'installation de chauffage central du lycée (ill. IVR84_20254300264NUCA). Les travaux sont votés en séance extraordinaire du conseil municipale le 4 décembre 1953 et réalisés au cours de l'année 1954. par les entreprises de charpente et menuiserie Pierre Perre et de plâtrerie et peinture Dufay. Dix ans plus tard, la chapelle est transformée par Etienne Grand en salle d’évolution pour l’éducation physique tout en conservant sa vocation première de chapelle grâce à un dispositif mobile qui sépare l’autel du reste de la salle en semaine135 .
En 1966, les classes enfantines et primaires sont transférées dans de nouveaux locaux136, libérant de ce fait les espaces nécessaires et rendant caduc le projet de construction sur la cour Lafayette. Les deux salles de la galerie nord de la cour ouest qu'occupaient les classes enfantines sont alors cédées à l'église qui les transforme en salles d'accueil et de confession. Demeurent sur le site le collège d'enseignement secondaire créé en 1975137 et le lycée, qui s'installe la même année à la Roche-Arnaud, laissant seul sur place le collège, qui prend en 1977 le nom de Lafayette.
La restructuration de la fin des années 1990 a modifié l'aspect de certains bâtiments : création d'un gymnase au sud de la cour 2 avec mur vitré, création d'un hall d'accueil et d'une nouvelle façade (mur vitré) dans la cour 1, ajout d'une coursière au niveau du premier étage du bâtiment F dont la façade donne désormais sur le hall d'accueil et modification de la façade sur cour du corps de bâtiment H.
VI. Conclusion
Malgré les nombreux réaménagements et modifications structurelles qu'ont subis les bâtiments originels du collège, on en lit encore aisément le plan et la distribution dans la galerie nord et les corps de bâtiments ouest et sud de l’ancienne cour des classes (cour 3, bâtiments A, B et D) et dans les corps de bâtiments nord et est de l'ancienne cour des pères (cour 2, bâtiments E et F). En rez-de-chaussée, les classes ouvrant sur cour, certains couloirs ainsi que l'ancienne cuisine (aujourd'hui CDI) ont conservé leur voûtement, tout comme demeure au premier étage du corps de bâtiment C, dans les salles de SVT, le plafond à poutres et solives de l'ancienne chapelle des Messieurs. Cette dernière avait dans le collège une fonction originale, dans la mesure où elle faisait office d'élément structurant dans son organisation architecturale, assurant la séparation entre la cour des classes et celle des religieux, lesquelles ne communiquaent que par le passage ménagé au nord de la chapelle prolongeant la galerie nord de la cour des classes.
Il convient de noter par ailleurs que le corps de bâtiment principal abritant les logements des religieux comprend un niveau d'élévation supplémentaire qui le fait domine, par sa hauteur comme par sa masse le reste des bâtiments du collège, disposition que l'on retrouve au collège Jeanne de la Treihle d'Aurillac et au collège de Clermont. Au Puy, le choix d'une telle hauteur pourrait s'expliquer par le fait qu'il reprend la volumétrie du premier collège construit par la ville au même emplacement, par le souhait d'inscrire fortement l'édifice dans le paysage urbain en lui attribuant une position dominante par rapport au bâti environnant, l'inscrivant dans le prologement de l'église bâtie sur un podium. Et peut-être également par le fait qu'il héberge un nombre élevé de religieux, dont certains missionnaires, lequel oscille entre 30 et 38 personnes de 1605 à 1762.
Les travaux d'appropriation et les réaménagement successifs réalisés au cours du 19e siècle ont entraîné la disparition de toutes les anciennes chapelles de congrégations, aboutissant dans le dernier quart du 20e siècle à leur effacement pur et simple de l'espace scolaire. La plus importante par son volume et sa disposition, la chapelle des Messieurs, devenue chapelle du lycée au début du 19e siècle mais à cette date remaniée, laisse place en 1908 à un ensemble de salles de classe en rez-de-chaussée surmontées d'un dortoir à l'étage. La chapelle du lycée est alors transférée au premier étage du corps de bâtiment sud de la cour ouest (cour 3), où se trouvait au 18e siècle la chapelle de la congrégation des écoliers, laquelle a aussi laissé place à des salles de classe et des locaux techniques.
Fondé en 1588, le collège des jésuites du Puy est édifié à partir de 1624 sur des plans d'Etienne Martellange. Jean-François Régis y enseigne de 1636 à 1640. De 1763 à 1794, des prêtres séculiers en assurent la direction. De 1798 à 1804, l'édifice est utilisé pour l’école centrale. Il change de nom et de statut à plusieurs reprises au cours du 19e siècle : en 1804, il devient école secondaire communale, est érigé en collège royal en 1830, prend le nom de lycée national en 1848, impérial sous le Second Empire puis de lycée de garçons en 1878. Il est alors agrandi à l'initiative du proviseur et de la ville. Les nouveaux bâtiments sont édifiés du côté de la rue Général-Lafayette récemment percée, d'après les plans de l'architecte communal Antoine Martin. Il prend en 1925 le nom de Charles et Adrien Dupuy, anciens élèves du lycée. En 1975, le lycée est transféré sur le site de la Roche-Arnaud, alors que le collège d'enseignement secondaire reste sur place et prend le nom de Lafayette en 1977. Il a fait l'objet d'une restructuration entre 1997 et 1998.
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Période(s)
- Principale : 2e quart 17e siècle , daté par source
- Secondaire : 4e quart 19e siècle , daté par source
- Secondaire : 4e quart 20e siècle
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Dates
- 1624, daté par source, daté par travaux historiques
- 1646, daté par source
- 1881, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Martellange frère Etiennearchitecte, maître d'oeuvre attribution par sourceMartellange frère EtienneCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte de la Compagnie de Jésus
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Personnalité :
Régis Jean-François sainthabitant célèbre attribution par travaux historiquesRégis Jean-François saintCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Enseigne au collège des jésuites du Puy-en-Velay de 1636 à 1640 tout en menant une activité missionnaire. Béatifié en 1717, canonisé en 1737. Des reliques du saint sont conservées dans la chapelle placée sous son vocable dans l'église Saint-Georges-Saint-Régis du Puy-en-Velay, ancienne église du collège.
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Auteur :
Jusans Antoine Frèremaître de l'oeuvre attribution par sourceJusans Antoine FrèreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
Pinèdre Pierre Frèremaître d'oeuvre attribution par sourcePinèdre Pierre FrèreCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Auteur :
Roffiac Barthelémimaître maçon attribution par sourceRoffiac BarthelémiCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Maçon actif au Puy-en-Velay, 1ère moitié du 17e siècle
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Auteur :
Boudignon Philippearchitecte attribution par sourceBoudignon PhilippeCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte au Puy-en-Velay
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Auteur :
Bellut Clément Antoine Victorarchitecte communal attribution par sourceBellut Clément Antoine VictorCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né au Puy le 23 novembre 1840, fils de l'inspecteur des édifices diocésains du Puy. Ancien élève de l'école des Beaux-Arts (promotion 1863, élève de Questel). Sous-inspecteur de Janniard sur le chantier des Archives et du conservatoire de Musique (1863-64). De 1865 à 1867, il travaille avec son père à la cathédrale du Puy. Il est nommé rapporteur au Comité le 8 mars 1883. Il démissionne le 14 février 1900 en raison de son âge. Il est officier d'académie depuis le 29 décembre 1888 et officier d'Instruction publique depuis le 16 janvier 1895. Source : Répertoire des architectes diocésains du XIXe siècle et base Agorha
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Personnalité :
Dupuy Charlespersonnage célèbre attribution par sourceDupuy CharlesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Né le 5 novembre 1851 au Puy-en-Velay et mort le 23 juillet 1923 à Ille-sur-Têt, est un homme d'État français. Il occupe à plusieurs reprises la fonction de président du Conseil sous la IIIe République, entre 1893 et 1899. Il est également ministre de l'Instruction publique en 1892-1893 et président de la Chambre des députés de 1893 à 1894.
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Personnalité :
Dupuy Adrienpersonnage célèbre attribution par sourceDupuy AdrienCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Frère cadet de Charles Dupuy, professeur agrégé de lettres et inspecteur général de l'académie de Paris. A été également été le chef de cabinet de Charles lorsque celui-ci était président du Conseil. A publié des ouvrages de pédagogie et milité pour " le triomphe de l'enseignement public sur l'enseignement privé ".
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Auteur :
Martin Antoinearchitecte communal attribution par sourceMartin AntoineCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Architecte de la Ville du Puy de 1863 à 1895. Né au Puy, il étudie à l'école des Beaux Arts et a pour professeur l'architecte Constant-Dufeux. Auteur en 1881 notamment de modifications au plan d'alignement de 1843-1848. Il agrandit le musée Crozatier, réalise le théâtre, la maison d'arrêt, la malterie d'Ernest Rogue Distillerie Maurin-Vey qui deviendra la distillerie Maurin-Vey, la banque de France, certains immeubles du Puy et réalise l'agrandissement du lycée de garçons. Egalement auteur des plans du lycée de filles du Puy (1888-1892). (Source : plaquette du centenaire par A. Rivet et Monique Cubizolle).
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Auteur :
Gravier Benoîtmaître charpentier attribution par sourceGravier BenoîtCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Maître charpentier au Puy-en-Velay, 1ère moitié 17e siècle
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Auteur :
1. Situation
Au 17e siècle, le collège occupe l'îlot Chambon. En 1810 (plan parcellaire, AD Haute-Loire 3 P 2623), il est borné au nord par la rue de l'Enfer, par la suite rue du Collège puis rue Saint François-Régis, à l'est par la rue Fave-Frèze, plus tard rue des Sept Epées (disparue suite à l'agrandissement du lycée et au percement de la rue Général-Lafayette), à l'ouest par la rue du Bessat et au sud par la rue Chaussade. Agrandissement vers l'est en 1881 ; le lycée est désormais borné par la rue général-Lafayette, récemment ouverte.
2. Les bâtiments de l'ancien collège jésuite
Les bâtiments de l'ancien collège des jésuites s'élèvent sur deux niveau et, s'inscrivent dans un plan régulier composé à l'ouest de quatre corps de bâtiment encadrant la cour des classes, à l'est de deux corps de bâtiment en L (corps de logis des pères et communs) délimitant la cour des pères, fermée au sud par un mur de clôture. Une basse-cour dans l'angle sud-ouest fait office de cour de service. L'église est située au nord de la première cour ; son parvis est de même largeur que corps de bâtiment ouest longeant la rue du Bessat.
L'entrée principale, placée à l'extrémité nord du corps de bâtiment ouest, ouvre sur une galerie longeant l'église ; les classes sont en rez-de-chaussée des corps de bâtiment ouest et sud, à l'angle desquels est placée la salle des actions scholastiques, surmontée à l'étage par une chapelle de congrégation. Un escalier extérieur à volée double longeant la galerie nord permet d'accéder à l'église et à ses tribunes. Cet escalier est en partie démoli avant 1862 ; il conduisait au premier étage de la galerie et aux tribunes de l'église. La disparition de cet escalier explique l'état actuel du premier étage de cette galerie visuellement anarchique, mutilé par de multiples occultations et arrachements. Le traitement de la travée centrale de cet étage, encadrée de deux petits pilastres et surmontée d'un fronton cintré avec acrotères en forme de boule, qui paraît aujourd'hui incohérent, s'explique par le fait qu'il constituait un axe de symétrie par rapport auquel se répondaient les deux baies entièrement vitrées dotées d'une porte ouvrant sur le palier de l'escalier à volée double dessiné sur le plan de 1628 (bien que son emplacement sur le dessin, à l'intérieur de la galerie voûtée d'arêtes du rez-de-chaussée, soit sans doute erroné car matériellement impossible). Le relevé d'élévation de Louis-Charles Le Maire en 1862 (ill. ci-dessous) ainsi qu'une photographie du début du 20e siècle (ill. IVR84_20254300028NUCA) illustrent en partie cet état ancien.
La chapelle de la congrégation des Messieurs ferme la cour des classes à l'est et la sépare de la cour des pères ; sur le plan de 1628, elle est bordée sur son côté ouest d'arcades dont on ne sait si elles ont été réalisées. Au sud, un mur de clôture sépare l'ensemble des cours des maisons particulières situées rue Chaussade.
3. Les bâtiments aujourd'hui
Les bâtiments de l'ancien collège jésuite correspondent aux bâtiments A, C, D, délimitant la cour 3, quadrangulaire, et E et F du plan masse, formant un U et délimitant la cour 2. La galerie B longeant l'église fait office de passage depuis l'ancienne porte d'entrée du collège rue du Bessat vers la cour 2 ; son 1er niveau ne fait plus partie du collège et est rattaché à l'église. Au sud de la cour 2, l'actuel gymnase est inséré dans un corps de bâtiment érigé dans le deuxième quart du 19e s, remanié. La cour 1, de plan triangulaire, est délimitée au nord par le corps de bâtiment H (fortement remanié lors de la restructuration du collège), à l'est par le préau I présentant une suite d'arcades ouvertes sur l'extérieur longeant la rue Général-Lafayette et le corps de bâtiment J implanté à l'angle sud-est de la cour ; le tout correspond à l'agrandissement réalisé à la fin du 19e siècle, avec déplacement de l'entrée principale vers le bâtiment J. Aujourd'hui l'entrée est située à l'extrémité nord du préau I.
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Murs
- grès moellon sans chaîne en pierre de taille enduit
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Toitstuile
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Plansplan rectangulaire régulier
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Étagessous-sol, 1 étage carré, 3 étages carrés, étage en surcroît
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Couvrements
- voûte d'arêtes
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans croupe
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour en maçonnerie
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
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Autres organes de circulationascenseur
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État de conservationbon état, remanié
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- tête d'ange
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Précision représentations
Tête d'ange au centre de l'entablement de l'ancienne porte d'entrée du collège, rue du Bessat
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Précision dimensions
dimensions non prises
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Statut de la propriétépropriété de la commune, Mis à disposition du département par la commune
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Intérêt de l'œuvreà signaler
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Protectionsinscrit MH partiellement, 1972/04/06
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Précisions sur la protection
Façades et toitures des bâtiments entourant la cour au sud de la chapelle, portes à bossages des autres bâtiments (cad. AE 255)
-
Référence MH
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Documents d'archives
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AN : F/13/729
AN : F/13/729. Bâtiments civils. Travaux des départements : correspondance de la Commission des Travaux publics et de l'Intérieur [Haute-Loire, Loiret, Lys], an II - an VIII
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AN : F/17/1340 B
AN : F/17/134. Ecoles centrales - Vœux des députations pour le placement des écoles centrales, Le Puy [9056], an III
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AN : F/17/1340 B
AN : F/17/1340 B. Ecoles centrales - Placement des écoles centrales : circulaires et propositions du Comité d’instruction publique. - Tableau de placement des écoles centrales proposées par les départements, an III
fol. 2v° -
AN : F 17/1344/19
AN : F/17/1344/19. Conseil d'Instruction publique. Département de la Haute-Loire. École centrale du Puy-en-Velay : acquisition de l'enclos des capucins, relevé des dépenses pour l' an XI, bibliothèque centrale, 1795-1802
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AN : F/21/*/2473
AN : F/21/*/2473. Conseil général des Bâtiments civils, rapport du 2 ventôse an VII / 21 février 1799 (rapporteur : Mouchelet), 1799
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AN : F/17/1398
AN : F/17/1398. Papiers du Comité d'Instruction publique de la Législative et de la Convention. Transmission à Fourcroy d'un mémoire et d'un plan envoyé par le préfet pour l'établissement d'un collège [lycée] au Puy, 20 fructidor an X (7 septembre 1802)
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AN : F/17/13630
AN : F/17/13630. Conseil supérieur de l’Instruction publique. Fonctionnement, séances du conseil, activités. Originaux des procès-verbaux des séances, 1815
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AN : F/17/8532
AN : F/17/8532. Collèges communaux (Le Puy). Affaires générales. 19e siècle
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AN : F/21/*/2526
AN : F/21/*/2526. Conseil général des Bâtiments civils, rapport du 3 août 1830, dossier n°345 (rapporteur : Gourlier), 1830
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AN : F/21/*/2527
AN : F/21/*/2527. Conseil général des Bâtiments civils, rapport du 7 octobre 1831, dossier n°222 (rapporteur : Gourlier), 1831
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AN : F/17/7573/2
AN : F/17/7573/2. Le Puy-en-Velay [Le Puy]. Lycée. Etat descriptif, 1861-1862
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AD Haute-Loire : 1 D 1
AD Haute-Loire : 1 D 1. Fondation, bulles et privilèges : contrat de fondation du Collège du Puy, 7 novembre 1588, copie des bulles d’union du prieuré au collège d’Avignon (1593), lettre patente d'Henri IV pour le rétablissement de la Compagnie de Jésus en France (1603), 1588-1603
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AD Haute-Loire : 1 D 28
AD Haute-Loire : 1 D 28. Acquisitions de maisons rue Chaussade, rue du Bessat, rue de la Sabaterie-Vieille pour la construction du collège (1532-1758), financement par la ville du Puy : transaction et accord avec les consuls de la ville du Puy pour le paiement des travaux de constructions (1634-1636) et imposition de sommes nécessaires à l'achèvement de la bâtisse (1638), 1532-1758
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AD Haute-Loire : 1 D 29
AD Haute-Loire : 1 D 29. Construction du collège : contrat avec les ouvriers et les artisans : Laurens Bonnet, menuisier (1646), Pierre Sauveton, maître-maçon (1702) ; contrats pour des matériaux de constructions ou vente : tuiles (1646), pierres (1681), arbres (1684) ; comptes de la bâtisse du Collège : réparations, ouvrages, salaires des ouvriers et artisans (1681-1773).
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AD Haute-Loire : 1 D 30
AD Haute-Loire : 1 D 30. Mémoires touchant la construction de l'église du Collège par Étienne Martellange, architecte, comprenant un devis (1611), des contrats, conventions, transactions et accords avec les maîtres-maçons chargés des travaux (1607-1609), des contrats pour des matériaux (1635-1665). Plans pour la construction du Collège et de son église, 1607-1665
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AD Haute-Loire : 1 D 31
AD Haute-Loire : 1 D 31. Aménagements divers, 1609-1786
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AD Haute-Loire : 1 D 4
AD Haute-Loire : 1 D 4. Inventaire général du Collège des Jésuites du Puy : archives, état des maisons, 1762
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AD Haute-Loire : 1 D 5
AD Haute-Loire : 1 D 5. Etat de la maison du Puy, 1763
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AD Haute-Loire : 1 D 2
AD Haute-Loire : 1 D 2. Edit du roi pour la suppression de la Société de Jésus (1777). Transformation du Collège du Puy en Collège royal (1763-1767). Mémoire sur l'établissement du Collège (XVIIIe s. ). Règlement du Collège royal (1767), 1763-1777
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AD Haute-Loire : 1 D 3
AD Haute-Loire : 1 D 3. Inventaires du mobilier, 1782-1791
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AD Haute-Loire : 3 E 255/5
AD Haute-Loire : 3 E 255/5. Etude de Charles Demans, notaire au Puy : registre, 1630-1639
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AD Haute-Loire : 1 T 96
AD Haute-Loire : 1 T 96. Ecole centrale, puis Collège du Puy : courrier, affaires générales, 1803-1843
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AD Haute-Loire : 1 T 97
AD Haute-Loire : 1 T 97. Ecole centrale, puis Collège du Puy : courrier, comptes administratifs, 1803-1840
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AD Haute-Loire : 157 O 4-3
AD Haute-Loire : 157 O 4-3. Bibliothèques. - Ancienne bibliothèque publique englobée dans le Lycée Charles-et-Adrien Dupuy (1899-XXe). Bibliothèque populaire (1883-XXe). Bibliothèque municipale : bâtiments, halles aux grains et aux veaux (1894-XXe), dons, rapports, réintégrations et divers, 1808 - 20e s.
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/1
AD Haute-Loire : 157 O 4-7/1. Le Puy-en-Velay. Bâtiments et mobilier. Etablissement ayant porté successivement les noms de - Collège de garçons du Puy, - Lycée impérial du Puy, - Lycée de garçons du Puy, - Lycée Charles et Adrien Dupuy, 1815-1941
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/2
AD Haute-Loire : 157 O 4-7/2. Lycée Charles et Adrien Dupuy : bâtiments (1875-1899), bourses (1904-XXe), dénomination (1924-1925), 1875-1925
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AD Puy-de-Dôme : T 1177
AD Puy-de-Dôme : T 1177. Fonds du rectorat. Etats des constructions et travaux subventionnés par l'Etat (1901-1920) ; état des salles d'étude et des dortoirs (1894) ; enquête sur l'installation matérielle, les locaux de bains... (1884-1896), 1884-1920
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AD Puy-de-Dôme : T 3082
AD Puy-de-Dôme : T 3082. Haute-Loire. Lycée de garçons du Puy puis lycée Charles et Adrien Dupuy. Bâtiments, travaux, 1873-1894
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 213
AC Le Puy-en-Velay : 474 W 213. Lycée Charles et Adrien Dupuy. Projet d'agrandissement, travaux, 1952-1975
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 214
AC Le Puy-en-Velay : 474 W 214. Lycée Charles et Adrien Dupuy. Aménagement de la chapelle, 1952-1964
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 215
AC Le Puy-en-Velay : 474 W 215. Lycée Charles et Adrien Dupuy. Travaux d'agrandissement, 1957-1959
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 216
AC Le Puy-en-Velay : 474 W 216. Lycée Charles et Adrien Dupuy. Projet d'agrandissement. Plans, 1958-1965
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 222
AC Le Puy-en-Velay : 474 W 222. Lycée Charles et Adrien Dupuy. Correspondance,1962-1968
Bibliographie
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CHASSAING Augustin (éd.). Mémoires de Jean Burel, bourgeois du Puy / publiés au nom de la Société académique du Puy. Le Puy-en-Velay : Impr. de M.-P. Marchessou, 1875
p. 27, 106, 228, 312, 457 -
CHARVET, Léon. Etienne Martellange, 1569-1641. Lyon : Glairon-Mondet, 1874. 236 p., ill., 28 cm.
p. 15-17, 23-41, 51-53 -
COMPERE Marie-Madeleine, JULIA Dominique. Les collèges français, 16e-18e siècles. Répertoire 1 - France du Midi. Paris : I.n.r.p., 1984. (Bibliothèque de l'Histoire de l'Education, 10). [en ligne] URL : <www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_1984_ant_10_1_7003>
p. 352-357 -
DELATTRE, Pierre. Les établissements des Jésuites en France depuis quatre siècles ; répertoire topo-bibliographique publié à l’occasion du 4e centenaire de la compagnie de Jésus, 1540-1940. Enghien : Institut supérieur de théologie, 1949
t. 2, col. 1113, 1118-1122, 1130-1134 -
AD Haute-Loire : 8° G 116
Recherches historiques sur le collège du Puy-en-Velay, XVIe-XVIIIe siècles. In Tablettes historiques de la Haute-Loire, 6ème année, 1875-1876. Le Puy : J.-M. Freydier impr., Th. Bérard, libraire, 1876
p. 1-159 -
BnF : 4-V-10235
GAUTHERON E. Etudes sur l'histoire de l'art dans la Haute-Loire. Peintres et sculpteurs du Velay. Le Puy-en-Velay : impr. de la Haute-Loire, 1927.
p. 173 -
Jésuites en Haute-Loire : actes du colloque du Puy-en-Velay, 16-17 novembre 1990. [Le Puy-en-Velay] : Centre culturel départemental, Conseil général de la Haute-Loire, [1990]
Compte-rendu très critique par COMPERE Marie-Madeleine in Histoire de l'éducation,1993, n° 57, p. 118-119 quant au caractère scientifique de ce colloque
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BnF : 16-LC31-1098
[LAURENT abbé]. Almanach historique de la ville et du diocèse du Puy pour l'année 1787. Le Puy : éd. Lacombe, s.d.
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AD Haute-Loire : 1 T 96
Le Proviseur au collège royal du Puy à M. Le Préfet de la Haute-Loire. Le Puy-en-Velay : impr. Alexis Guilhaume, rue du Collège, 1843
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MOISY, Pierre. Les églises de l'ancienne assistance de France. Rome : 1958
p. 216-217 -
MOSNIER Henri. L'école centrale de la Haute-Loire. In Mémoires et procès-verbaux de la Société agricole et scientifique de la Haute-Loire, t. 2, 1879, p. 107-182.
Accès Gallica : <https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2293492>
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B Patrimoine CAM : ms 900
POUSSOUNEL père Gabriel. Journal du collège du Puy depuis sa fondation qui fut en 1588, contenant tout ce qui s'est passé de remarquable dans ce collège jusqu'en 1746. Manuscrit ; B Patrimoine CAM, ms 900, legs Paul Leblanc
Le père jésuite Gabriel Poussounel est procureur du collège du Puy de 1725 à 1746.
fol. 29-164 -
SÉNARD-KIERNAN, Adriana. Étienne Martellange (1569-1641) : un architecte visiteur de la Compagnie de Jésus à travers la France au temps de Henri IV et de Louis XIII. Thèse de doctorat de l'Université de Toulouse, Université Toulouse-II-Jean-Jaurès, 2015 (5 vol.)
vol. 1, p. 69 à 73 ; vol. 3 p. 175-183 -
SOULINGEAS Yves. L'église du collège des jésuites du Puy. Paris, Congrès archéologique de France 133e session, 1975 - Velay, 1976, p. 373-385
p. 373-375, 384
Documents figurés
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AD Haute-Loire : 1 Fi LE PUY 52
Plan de la ville du Puy en 1544. Îles / Martin, Antoine (architecte) ; extrait des Chroniques d'Etienne Médicis, t. II, par A. Chassaing, 1874. Ech. 1:5000 ; 47 x 30 cm (AD Haute-Loire, 1 Fi LE PUY 52)
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BnF, Est. : FOL-HD-4 (9)
[Collège du Puy-en-Velay, France : plan de l'ancienne église] / [Martellange frère Etienne] (?), v. 1605 (?). 1 dess. : plume, encre brune et lavis d'encre ; 38,5 x 30 cm ; Vallery-Radot n°725 (BnF, Est., FOL-HD-4 (9))
annoté au verso : Typus Ecclesia Collegis Aniciensis
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BnF, Est. : RESERVE UB-9-BOITE FT 4, f. 135
Aspet de la ville du Puy en Velay 1607 / Martellange, Étienne, 29 avril 1607. 1 dess. : mine de plomb, plume, encre brune, lavis brun et d’encre de Chine ; 39 x 54,5 cm (BnF, Est., RESERVE UB-9-BOITE FT 4, f. 135)
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BnF, Est. : RESERVE UB-9-BOITE FT 4
Veüe d'une partie du Collège du Puy, et de l'Eglise de Nôtre Dame, le 27 fev.er 1617 / Martellange, Étienne, 1617. 1 dess. : plume et encre brune, lavis brun et lavis d'encre de Chine ; 38,5 x 55 cm (BnF, Est., RESERVE UB-9-BOITE FT 4)
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AD Haute-Loire : 1 D 30
Plan partiel du rez-de-chaussée / 4e quart 17e s (?). 1 plan : papier, encre de chine (AD Haute-Loire, 1 D 30).
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B Patrimoine CAM : ms 900
[Plan du jardin du château d'Ours] / [17e s. ?]. 1 dess. : plume, encre noire, papier (B Patrimoine CAM, ms 900, fol.)
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AD Haute-Loire : 3 P 2623
Plan parcellaire, dit cadastre napoléonien, Le Puy, section D-u, 1810 / Ech . 1:625 (AD Haute-Loire, 3 P 2623)
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AD Haute-Loire : 1 T 96
Ouverture de l'école centrale [du département de la Haute-Loire] / 1798. 1 affiche : papier, impr. (AD Haute-Loire, 1 T 96)
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AC Puy-en-Velay : 3 P 2623
Plan d'alignement, 1843-1848 : détail (AC Le Puy-en-Velay, atlas, non coté)
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AN : CP/F/17/*/2569
Plans-atlas de lycées, exécutés pour la plupart entre 1860 et 1864 : lycée du Puy-en-Velay / Le Maire L. Ch. (architecte départemental), 12 novembre 1862. 8 Dess. : plume, encre noire, lavis, papier beige : plan de situation, plans des rez-de-chaussée, 1er et 2e étages, élévations, église : coupes transversale et longitudinale. Ech. plan de situation : 1:2500, plans de distribution : 1:200 (AN, CP/F/17/*/2569)
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/1
Projet d'assainissement et d'agrandissement du lycée impérial du Puy dressé par l'architecte voyer de la ville du Puy / Bellut Victor (architecte communal), 15 mai 1863. 1 plan : papier, encre noire, lavis, coul. Ech. 1:400 pour le plan d'ensemble et 1:100 pour le projet (AD Haute-Loire, 157 O 4-7/1)
Autre exemplaire (calque) conservé sous la même cote.
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AD Haute-Loire : 1 Fi LE PUY 1
Le Puy-en-Velay. Plan du Collège, XIXe siècle / [1863]. 1 tirage n. et b. ; photo d'après original : coll. AD Haute-Loire, série O, s.d. 30 x 40 cm (AD Haute-Loire, 1 Fi LE PUY 1)
Il s'agit en fait d'une reproduction photographique du plan d'ensemble dressé par Victor Bellut en mai 1863 pour l'agrandissement du lycée impérial du Puy conservé sous la cote 157 O 4-7/1.
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/1
Mairie de la Ville du Puy. Projet d'agrandissement du lycée. Plan parcellaire / Martin Antoine (architecte communal), 9 février 1876. 1 plan : papier, encre noire, coul. Ech. 1:200 (AD Haute-Loire, 157 O 4-7/1)
Existe en 2 exemplaires, l'un en mauvais état.
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AD Puy-de-Dôme : T 03082
Croquis pour rendre plus claire la proposition relative aux terrains à réserver pour l’agrandissement du lycée / 1877. 1 Dess. Papier beige, plume, encres bleue et rouge, lavis gris (AD Puy-de-Dôme, T 03082)
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/1
Projet d'agrandissement du lycée. - Plan d'ensemble du rez-de-chaussée. - Façade sur la cour des bâtiments à construire. - Clôture sur la rue Général Lafayette comprenant l'entrée des élèves, le logement du concierge, un gymnase couvert et des magasins pouvant être mis en location / Martin Antoine (architecte communal), 21 décembre 1878. 3 dess. : papier, encre noire, lavis, coul. Ech. 1:200 pour les plans et 1:100 pour les élévations (AD Haute-Loire, 157 O 4-7/1)
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/1
Lycée de la ville du Puy. Dessins relatifs à l'aménagement d'une salle de manipulations / Martin Antoine (architecte communal), 6 août 1889. 1 dess. : papier calque, encre noire, lavis, coul. Ech. 1:200 (AD Haute-Loire, 157 O 4-7/1)
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/2
Lycée de garçons. Aménagement d'une salle de douches dans la cour des Grands : plan d'ensemble, plan, coupe, élévation / Proy Achille (architecte communal), 6 décembre 1900. 2 dess. : papier, encre noire, lavis, coul. (AD Haute-Loire, 157 O 4-7/2)
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/2
Lycée de garçons. Aménagement du dessin graphique et de trois classes, état actuel : plan d'ensemble et plan, coupe, élévation / Proy Achille (architecte communal), 11 mai 1907. 2 bleus : papier, encre blanche (AD Haute-Loire, 157 O 4-7/2)
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/2
Lycée de garçons. Aménagement du dessin graphique et de trois classes : plan, coupe, élévation / Proy Achille (architecte communal), 11 mai 1907. 2 bleus : papier, encre blanche (AD Haute-Loire, 157 O 4-7/2)
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AD Haute-Loire : 157 O 4-7/1
Lycée de garçons. Aménagement de l'économat - Dépendances des cuisines - Bains de pieds - Préau couvert - Water-closets et urinoirs : plan d'ensemble, plans de détail, coupe, élévation / Proy Achille (architecte communal), 30 octobre 1911. 2 dess. : papier, encre noire, lavis, coul. (AD Haute-Loire, 157 O 4-7/1)
Autre jeu de plans en 157 O 4-7/2.
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AD Haute-Loire : 157 O 4-3
Ville du Puy. Aménagement de l'ancienne bibliothèque publique/ 4 décembre 1900. 1 plan : papier, encre noire. Ech. 1:50 (AD Haute-Loire, 157 O 4-3)
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Médiathèque de l'architecture et du patrimoine : 12R011382, 12R011431, 12R011433
[Vues photographiques du collège des jésuites du Puy] / s.d. [1er quart 20e s.]. 3 photogr. n. et b., tirages argentiques (Charenton-le-Pont, MPP, 12R011382, 12R011431, 12R011433)
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AD Haute-Loire : 7 Fi LE PUY 298
Photographie de classe de 1ère du lycée du Puy / David et Vallois (photographes), v. 1931-1932. 1 photogr. n. et b., tirage argentique (AD Haute-Loire, 7 Fi LE PUY 298)
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 214
Ville du Puy - Lycée de garçons - Transformation et réparation de la chapelle / Services techniques de la ville du Puy-en-Velay (dessinateur). 1 plan : papier, encre, coul. Ech. 1:100 (AC Le Puy-en-Velay, 474 W 214)
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 216
Ville du Puy - Lycée de garçons [plans d'état des lieux] / Grand Etienne (?) (architecte), [1958]. 4 plans : papier, encre, lavis. Ech. 1:200 (AC Le Puy-en-Velay, 474 W 216)
Le plan du 1er étage ne figure pas dans ce jeu de plans
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 216
Ville du Puy - Lycée de garçons Ch. et A. Dupuy [plans ; projet d'aménagements] / Grand Etienne (architecte), [1958]. 3 plans : papier, encre de chine. Ech. 1:200 (AC Le Puy-en-Velay, 474 W 216)
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 216
Ville du Puy - Lycée de garçons [plans du rez-de-chaussée, du 1er et du 2e étages, esquisses] / Grand Etienne (architecte), [mars 1958]. 3 plans : papier, encre de chine. Ech. 1:200 (AC Le Puy-en-Velay, 474 W 216)
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AC Le Puy-en-Velay : 474 W 216
Ville du Puy - Lycée de garçons - Avant-projet d'aménagement / Grand Etienne (architecte), [1958]. 1 plan : papier, encre de chine. Ech. 1:200 (AC Le Puy-en-Velay, 474 W 216)
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AD Haute-Loire : 8 Fi PUY (Le) 9
Le Puy-en-Velay, vue générale prise du sud [détail] / Henrard, Roger (photographe). 1 tirage n. et b. (AD Haute-Loire, collection Roger Henrard, 8 Fi PUY (Le) 9)
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AD Haute-Loire : 8 Fi PUY (Le) 1
Le Puy-en-Velay. Vue générale sud / Henrard Roger (photographe), ca. 1955-60. 1 positif n. et b. (AD Haute-Loire, 8 Fi PUY (Le) 1)
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AD Haute-Loire : 8 Fi PUY (Le) 2
Le Puy-en-Velay. Vue générale sud-est, place Michelet / Henrard Roger (photographe), ca. 1955-60. 1 positif n. et b. (AD Haute-Loire, 8 Fi PUY (Le) 2)
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AD Haute-Loire : 1 Fi LE PUY 12
Plan historique du Puy du Haut Moyen-Age au XXe siècle / s.d. ; 60 x 80 cm (AD Haute-Loire, 1 Fi LE PUY 12)
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AD Haute-Loire : 48 Fi 110
[Le Puy-en-Velay : vue aérienne depuis le sud-est] / Chevret, Marcel (photographe). La Haute-Loire vue du ciel, photographies aériennes (AD Haute-Loire, coll. Chevret, 48 Fi 110)
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Département de la Haute-Loire, Service Education et jeunesse
Le Puy-en-Velay, collège Lafayette : plans des rez-de-chaussée, 1er et 2e étages / Services techniques du département de la Haute-Loire (dessinateur), s. d. 1 plan numérique, impr. (Département de la Haute-Loire, Service Education et jeunesse)
Annexes
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Annexe 1 : Acte de fondation du collège, extrait concernant l'acquisition des maisons de l'Isle Chambon (AD Haute-Loire, 1 D 1)
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Annexe 2 : Fin de la grande affaire de la congrégation des Messieurs sous le titre de l'Assomption de la Vierge par transaction (POUSSOUNEL, G., 1746, fol. 100v°-101v°)
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Annexe 3 : Plan d'un grand degré à repos qu'on prétendait faire, d'une dépense de 2000 écus, à la place de celui qui commence au bas étage et qui monte à l'église et aux autres étages de la maison, 1681 (AD Haute-Loire, 1 D 30)
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Annexe 4 : Description du collège en 1787 par l'abbé Laurent, bibliothécaire du collège
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Annexe 5 : Description du collège en 1789
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Annexe 6 : Description du collège en 1874 (extrait de CHARVET, Léon, Etienne Martellange. Lyon : 1874, p. 36)
Chercheuse au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Auvergne-Rhône-Alpes (2006-...)
Conservatrice du patrimoine, chercheuse de 1994 à 2023 au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel (Clermont-Ferrand).
Chercheuse au service de l'Inventaire général du patrimoine culturel d'Auvergne-Rhône-Alpes (2006-...)