Dossier d’œuvre architecture IA63002871 | Réalisé par
Fougère Félicie (Contributeur)
Fougère Félicie

Conservatrice du patrimoine. Responsable de l'unité Ressources du Service Patrimoines et Inventaire général de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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  • inventaire topographique, La ceinture des boulevards de Clermont-Ferrand
Église paroissiale Sainte-Jeanne-d'Arc
Œuvre étudiée
Auteur
Copyright
  • © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Clermont-Auvergne-Métropole
  • Commune Clermont-Ferrand
  • Adresse place Littré
  • Cadastre 2022 HP 0567 1ière feuille ; 1831 L 200 1ière feuille
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Sainte-Jeanne-d'Arc
  • Parties constituantes non étudiées
    sacristie, salle des fêtes, chapelle funéraire

Les plans de situation de l'église dressés par Charles Marc en 1926 ne prennent en considération que les tracés de la rue Drelon et du boulevard Jean-Jaurès. L'église bénéficie d'un parvis à la confluence de ces deux voies, sans que la notion de place ne soit développée plus avant. Le parvis de l'église répond, dans ce schéma, à l'alignement des allées du parc de la demeure dite "château de Vallières" au carrefour du boulevard et de la rue de Vallières. Même si dès les plans de 1927 l'intention municipale est de configurer la place Littré en une étoile la plus régulière possible, le débordement du parc du "château de Vallières" sur l'emprise projetée de la place ainsi que le retard d'ouverture de la rue Roberval donne à cet espace jusque dans les années 1950 une conformation proche des plans de Charles Marc en 1926 (pour l'aménagement urbain de la propriété Bonhomme sur laquelle s'élevait le "château" de Vallières, voir dossier IA63002887). On peut souligner également que ces plans ne prennent en considération que l'église. Or, dès octobre 1926, l'architecte dépose la demande de permis de construire du presbytère implanté au n°54 rue Drelon. Cela renforce le pôle ecclésiastique occupant le débouché de la rue Drelon. Le corps de bâtiment en retour de pignon est articulé à la place tandis que la façade du presbytère est orientée vers l'église. L'architecture emprunte au vocabulaire des villas des années 1920, ainsi des linteaux en bâtière, de l'oculi à encadrement de briques, des demi-croupe, du perron de façade et du jardin aux dimensions généreuses tout en conservant un caractère austère, par l'absence de décor, soulignant sa fonction. Le presbytère est prévu à l'origine pour loger quatre curés, si l'on en croit le nombre de chambres de l'étage associées à des bureaux, dont un servant à recevoir au rez-de-chaussée (bureau-parloir). L'intendance est assurée par les deux domestiques dont les chambres se trouvent dans l'étage de comble et qui disposent d'une entrée ouvrant, depuis la cuisine, sur le jardin, en façade nord. Le caractère fonctionnel de la répartition de l'espace est également illustré par la buanderie, les trois caves, l'une à vin, l'autre à légumes et la dernière à charbon, en sous-sol et la présence d'une lingerie à l'étage des domestiques. Cet édifice est devenu la maison paroissiale de la paroisse Saint-Thomas, comprenant l'église Sainte-Jeanne-d 'Arc et l'église Saint-Jacques.

Le second édifice d'accompagnement de l'église s'implante au sud de cette dernière, le long du boulevard Jean-Jaurès. L'école ménagère Sainte-Jeanne-d 'Arc, édifiée au début des années 1930 par le même architecte que l'église et le presbytère, Charles Marc, est ceinte d'une clôture qui semble l'inclure au terrain de l'église. Dans ce cube à la façade traitée en symétrie et sur laquelle seul un auvent donne une touche néo-régionaliste, ne se lit plus l'intention moderne d'origine, visible en plan par le fronton en garde-corps du toit-terrasse, dont il n'est pas sûr qu'elle fut jamais réalisée (la photographie aérienne de 1953 donne la version à toit en pavillon avec étage supplémentaire). L'organisation intérieure est sensiblement la même que celle du presbytère : caves à vin, à charbon, fruitier et buanderie au sous-sol ; bureau, parloir, cuisine, salle à manger au rez-de-chaussée ; chambres, toutefois sans bureaux associés, à l'étage. La domesticité n'est pas perceptible. D'école, ce bâtiment n'en possède que le nom et il semble qu'il faille plutôt le considérer comme un internat à la capacité limité à sept pensionnaires. En revanche, alors qu'en 1947 la structure enseignante semble se distancier de sa tutelle religieuse puisqu'elle agit pour le compte de la Société civile Immobilière d'Immeubles familiaux, un immeuble conforme à son appellation d'école d'orientation professionnelle et ménagère est édifié de manière à communiquer avec le premier bâtiment (Jean Bosser architecte). Le sous-sol est occupé par un réfectoire, le rez-de-chaussée par une salle de classe et l'étage par un dortoir. Les ouvertures oblongues insistant sur l'horizontalité de la travée d'entrée en façade s'inscrivent dans le courant architectural des années 1950. Jean Bosser intervient de nouveau au début des années 1960 dotant l'école ménagère d'un nouveau bâtiment dont l'élévation d'entrée fait pendant au bâtiment précédent par le jeu des ouvertures oblongues. L'élévation structurée par des travées fortement marquées, horizontalité d'ailleurs nuancée par les vastes allèges, est en recul d'alignement sur le boulevard. Elle disparaît, au début des années 1990, derrière un bâtiment du lycée professionnel privé Anne Rodier, dont l'élévation latérale se place en alignement du boulevard et en mitoyenneté de la villa de l'architecte Albéric Aubert (voir dossier IA63002869).

Le mobilier, la chapelle funéraire formant le premier niveau de la tour clocher avec ses éléments de décor non plus que les vitraux signés de la maison Mauméjean frères n'ont été étudiés.

La première demande de permis de construire, déposée par l'architecte Charles Marc, date de 1925. La hauteur du clocher de 35 m implanté dans le massif (marqué A sur le plan) est acceptée par la Ville, la restriction à 20 m ne s'appliquant pas aux édifices publics (voir note du service technique en annexe). L'architecte fait ainsi parvenir une demande de permis en 1926 accompagnée des plans de 1925. L'année d'après, en octobre 1927, le même architecte, Charles Marc, dépose la demande de permis de construire du presbytère, au n°54 rue Drelon, soit à l'ouest de l'église. L'achat des parcelles pour le prolongement de la rue Drelon en 1928 ainsi que les demandes de permis de construire concernant l'église sont faites au nom du propriétaire, l'abbé Chassaigne, tandis que la demande de permis de construire du presbytère est faite au nom de l'abbé Coutarel. En 1928, Charles Marc dépose un permis pour l'édification des deux sacristies flanquant le chevet, déjà présentes sur le plan de 1926. La demande comprend également l'habillage de la façade. En 1932, Charles Marc dépose la demande de permis du premier bâtiment de l'école ménagère, au nom du chanoine Coutarel, dont il est précisé qu'il est le curé de la paroisse de Sainte-Jeanne-d 'Arc. L'abbé François Coutarel est inhumé dans la chapelle funéraire située à droite du porche d'entée, dite également chapelle du souvenir. La plaque funéraire précise qu'il était le curé fondateur de l'église Sainte-Jeanne-d 'Arc. En 1938, le soubassement du clocher de l'église est exécuté mais les travaux s'interrompent en 1940. Le permis pour parachever l'église par la construction de la façade et d'une tour clocher est déposé en 1942 par Albéric Aubert qui prévoit de couronner le clocher d'une statue de Jeanne-d 'Arc. Les plans qualifient l'église de "votive" et précise qu'elle est "dédiée aux morts de la guerre de 1914-18". Ces plans ne sont pas adoptés. Dans la demande suivant, en 1946, le massif disparait au profit d'un emmarchement menant à un porche et le clocher est éludé. Enfin, Albéric Aubert pose la dernière pierre de l'église en édifiant le clocher à la fin des années 1950 (demande permis le 20 mars 1958). L'édification de l'école ménagère se poursuit. En 1947, l'architecte Jean Bosser dépose une demande de permis pour construire un bâtiment en prolongement de celui édifié en 1932. Quelques années plus tard, l'école ménagère s'étoffe par l'édification d'un nouveau bâtiment à l'est des premiers bâtiments (Jean Bosser architecte). Enfin, à partir de 1981, les locaux de l'école ménagère sont englobés dans l'installation du lycée d'enseignement professionnel privé Anne Rodier. Cet ensemble a, depuis les années 2010, une fonction d'habitat.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
    • Secondaire : 2e quart 20e siècle , daté par source
    • Secondaire : 3e quart 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1926, daté par source
    • 1946, daté par source
    • 1958, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Marc Charles
      Marc Charles

      Architecte à Clermont-Ferrand, domicilié au 13 rue Rameau en 1923. Il est également l'auteur des plans de la maison du 3 boulevard Fleury, en 1923. En 1927, il édifie l'église Sainte-Jeanne-d'Arc, sur la place Littré. Ce chantier est suivi de la construction de la maison paroissiale au 54 rue Drelon (1927) et de celle de l'école ménagère Sainte-Jeanne-d'Arc au 54 boulevard Jean-Jaurès (1932). En 1931, il édifie, pour le compte de la société la "Prévoyance immobilière clermontoise" une maison au 21 boulevard Aristide-Briand. En 1933, il construit la maison mitoyenne, au n°19, en respectant le même retrait d'alignement et le principe du pignon sur rue. Il opère l'alignement de l'immeuble du 31 boulevard Jean-Jaurès en ajoutant une portion de bâtiment en angle de l'avenue de la Libération (1935).

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    • Auteur :
      Aubert Albéric
      Aubert Albéric

      Albéric Aubert, architecte SADG, devint architecte des Hospices de Clermont-Ferrand le 1er février 1930. Il occupa ce poste jusqu’au début des années 1950.

      Lorsqu'il dessine les plans de la villa du n°52 boulevard Jean-Jaurès, en 1933, il est domicilié au 19 rue Lamartine. Il est propriétaire du terrain et, si l'on en croit la présence de deux bureaux au rez-de-chaussée de la maison, il en fait son cabinet. De fait, en 1958, dans la demande de permis de construire du clocher de l'église sainte Jeanne-d'Arc, son adresse est le 52 boulevard Jean Jaurès. En 1933, il conçoit la villa du n°7 boulevard Jean-Jaurès. Cette réalisation, qui n'est pas sans rappeler le courant néo-régionaliste basque, formant ainsi contraste avec la morphologie épuré de la villa du n°52, est détruite au début des années 1980 pour céder la place à une résidence. Toujours en 1933, il dresse les plans de la maison située au 53 boulevard Jean-Jaurès. Le dessin de la façade figure une ordonnance classique rappelant les constructions bourgeoise de la fin du 19e siècle. La réalisation s'en écarte pour embrasser un style résolument moderne. Ces exemples de l'année 1933 montre l'étendue de la palette d'Albéric Aubert qui ne se fixe là sur aucun style en particulier. En 1947, il édifie pour le chirurgien Lecoq la villa sis au 36 bis boulevard Cote-Blatin qui sera rattachée à la cité universitaire (direction des relations internationales et service communication) ce qui entraine, en 2010, l'ajout d'un dispositif d'accès pour les personnes à mobilité réduite malheureusement implanté en façade.

      Il est également l’auteur de nombreux bâtiments publics dans le Puy-de-Dôme : projet de parachèvement de l'église sainte Jeanne-d'Arc sur la place Littré (façade, 1946 ; clocher 1958) ; hôpital-sanatorium Sabourin (1931-1934) ; architecte d'opération du lycée Roger-Claustres de Clermont-Ferrand, pour André-Vital Blanc, architecte domicilié à Paris.

      NB : de manière inattendue, car il n'est pas connu pour avoir fait oeuvre d'urbaniste, il est également l'auteur en 1936 d'un "Rapport sur les types de construction à adopter dans le plan d’embellissement de la ville de Royat". Ce court rapport est reproduit in extenso p. 164 de l'ouvrage Les villes en Auvergne [...], coll. "Cahiers du patrimoine", n°109.

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      architecte attribution par source

Les premiers plans de Charles Marc, en 1926, prévoient une église à nef unique développée sur 6 travées et flanquée de bas-côtés abritant trois chapelles de part et d'autre. Le transept n'est saillant qu'au niveau de la tribune. L'abside à pans coupés est flanquée au niveau de la crypte de salles de catéchisme et au niveau du chœur de sacristies. Dès le plan de 1928, la crypte est abandonnée au profit d'une salle des fêtes. Une scène occupe l'espace absidial, à l'aplomb du maître-autel, tandis que les deux salles de catéchisme semblent servir de loges (l'une porte le nom de "salle d'œuvres"). La seule évolution en plan est le traitement du massif d'entrée. En 1926, un perron menait à un clocher-porche (clocher indiqué A sur le plan) flanqué à droite de la cage d'escalier menant à la tribune d'orgue et à gauche d'un "baptistère", plus exactement d'une chapelle des fonts. Puis, sur le plan de 1942 repris en 1946 (Albéric Aubert architecte), un emmarchement aux degrés à pans précède le porche flanqué de tambours d'entrée eux-mêmes accotés à gauche à une chapelle des fonts et à droite à une chapelle funéraire hors-œuvre de plan centré.

L'élévation extérieure du porche d'entrée à trois arcades correspond au dernier état du plan. Cependant, si en 1946, la chapelle funéraire hors-œuvre, placée à droite du porche, ne comprend qu'un seul niveau, en 1958 une tour-clocher octogonale la surmonte. Le clocher est un élément onéreux qui, au XXe siècle, n'a plus qu'une vocation symbolique. L'adoption de la tour clocher hors-œuvre permet d'en différer la construction. Le premier projet de clocher date de 1936. Les archives évoquent cinq projets différents proposés entre novembre 1936 et août 1939 pour lesquels les dessins d'élévation ne nous sont pas systématiquement parvenus. La proposition de 1939 schématise la façade tout en proposant un clocher orné de verrières géométriques en mitre. En 1940, les verrières quittent le clocher pour prendre la largeur de la façade flanquée de tourelles à pans cannelés, dispositif que l'on retrouve pour le clocher dont l'ascension est scandé par des amortis. La déclinaison de 1941 donne au clocher une verticalité à ressaut qui n'est pas sans rappeler le profil d'un gratte-ciel tandis que la façade adopte des proportions plus sobres, sans quitter un intéressant parti moderne. Le programme, proposé en 1942, comprenant une statue de Jeanne d'Arc en ciment sculpté remplaçant les niveaux supérieur du clocher, est simplifié en 1945 sans doute pour des raisons financières. Cette simplification de la tour-clocher s'accompagne par ailleurs de l'adoption d'une façade néo-gothique sans grande originalité qui ne sera réalisée qu'en 1958. De l'esprit innovant du projet ne subsiste que le porche déparant ainsi légèrement. Les baies du niveau de sous-bassement en anse de panier de la salle semi-enterrée accueillant les activités qui, d'ordinaire, sont dévolues au centre paroissiale puisqu'elle comprend une salle des fêtes, sont essentiellement visibles depuis le parking qui borde le flan nord de l'église. L'espace vert dont la fonction est d'éloigner l'édifice de l'agitation urbaine ne se trouve ici ni en avant ni latéralement. C'est à peine si le chevet est longé d'un sentier en impasse tandis que le flan sud est rendu inaccessible par un clôture. L'accès visuel aux élévations extérieures (sacristies, chevet, bras du transept) se fait via des parkings parfois situés au cœur de résidence.

A l'intérieur, la nef voutée d'ogives au sol revêtu d'un simple granito relie librement la tribune d'orgue au maître autel placé sur une estrade à la croisée du transept précédant un chœur surélevé. Si l'on considère que la carte postale datée de 1910 (soit avant la construction de l'église!) représente bien l'église Sainte-Jeanne-d 'Arc du boulevard Jean-Jaurès, on constate le réaménagement du chœur liturgique. Le maître autel était alors installé dans l'abside, cette dernière étant délimitée par une table de communion. On assiste ainsi à une simplification de l'accès au sanctuaire par avancement de l'autel vers les fidèles et délimitation par un modeste emmarchement. Cet aménagement correspond aux préconisations de Vatican II et pourrait donc être postérieur à 1965. Contrairement aux observations faites sur les églises du XXe siècle dans la région de Toulouse, ça n'est pas la chapelle des fonts qui se singularise par sa saillie extérieure au plan de la nef mais la chapelle funéraire dite du souvenir, constituant le premier niveau de la tour clocher. Cependant, la présence de la chapelle des fonts, à gauche du porche d'entrée, atteste bien de l'importance accordée à ce sacrement au XXe siècle, au point d'ailleurs que les plans portent l'appellation de baptistère, individualisant ainsi cet espace. La disparition des fonts-baptismaux marque la déprise du rituel, l'emplacement de la cuve restant marqué au sol par un socle octogonal. La chapelle funéraire sert de sépulture à l'abbé Coutarel et, dans sa fonction mémorielle, est dédiée aux morts des deux guerres mondiales dont les noms font l'objet d'une inscription murale scandée par des motifs de cyprès stylisés. Le sol en granito porte l'inscription "Pax".

Le devis de l'architecte Charles Marc (fonds Hennebique, Cité de l'architecture et du patrimoine), en 1925, précise que les fondations sont consolidées par des semelles armées servant à "recevoir l'assise des murs latéraux" et à éviter toute déformation. Le sol des espaces intérieurs est "constitué par un plancher en ciment armé comportant des poutres correspondant aux lignes de fondations", de même que les voûtes d'arêtes ogivales, les arcs doubleaux, les nervures d'arêtes et les clefs, soit l'ensemble du couvrement. En revanche, les parements sont "exécutés en moellons de Volvic" ou un remplissage en brique (note 1926). De même, les "contreforts extérieurs, les jambages de toutes les croisées ainsi que les remplissages des baies du transept et du chœur, les corniches couronnant les murs de la nef et des bas-côtés, les pilastres intérieurs ainsi que leurs chapiteaux seront exécutés en pierre de taille blanche demie dure des "Estaillades". En 1943, un courrier de la société Hennebique daté du 29 avril 1943 précise que les parements du baptistère (chapelle des fonts) et du porche sont exécutés en maçonnerie "en raison des difficultés d'approvisionnement en ciment et acier". Les plans du clocher (1945) et de la tribune d'orgue (1948) sont réalisés par la société de béton armé Hennebique grâce aux données fournies par Albéric Aubert. Le 20 juin 1947 un courrier de la société Hennebique précise que le placage de pierre de taille qui devait habiller les parements en béton du clocher n'a pas été réalisé à cause de difficulté d'accroche qui rendait l'opération peu fiable dans le temps (risque de chute). Un enduit masque donc le matériau. Précédant les réalisations d'avant-garde d'après la seconde guerre mondiale, l'église Sainte-Jeanne-d 'Arc reste dans un style néo-gothique volontiers usité depuis le XIXe siècle. Elle représente une période de transition architecturale, le béton armé de son ossature est innovant tandis que l'usage de la pierre en maçonnerie ou en éléments d'architecture renvoie, comme l'occultation du béton sous un enduit imitant la pierre, à la tradition. Cette église illustre également une évolution de la liturgie, préservant des éléments traditionnels comme la chaire à prêcher, mettant en avant des rituels spécifiques comme le baptême avec la chapelle des fonts et innovant par le rapprochement entre l'officiant et les fidèles via le déplacement du maître-autel au plus près de la nef.

  • Murs
    • trachy-andésite moellon enduit
  • Toits
    tuile
  • Plans
    plan en croix latine
  • Étages
    3 vaisseaux
  • Couvrements
    • voûte d'ogives, en béton armé
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Edifice inscrit sur la liste des éléments identifiés au titre de patrimoine du PLUI Clermont-Auvergne-Métropole, juin 2024

Documents d'archives

  • AC Clermont-Ferrand. Série O216 : 789 17A. [Demande d'alignement église sainte Jeanne-d'Arc, place Littré]. 21 octobre 1925.

    AC Clermont-Ferrand : O216 789 17A
  • AC Clermont-Ferrand. Série O : 1 O 378. Acquisition d'un terrain à Monsieur l'Abbé Chassaigne pour l'alignement de la rue Drelon (plan d'alignement église Jeanne-d'Arc 1926, plan d'acquisition de terrain, délibération du 21 mars 1928, ventre Chassaigne, Ville de Clermont-Ferrand du 4 mars 1929, quittance du 14 mars 1930)). 1926-1930.

    AC Clermont-Ferrand : 1 O 378
  • A Cité de l'architecture et du patrimoine : 76 IFA 1788/31. Fonds Bétons armés Hennebique (BAH): bureau technique central. Etudes et réalisations en France: ancienne région Auvergne. Eglise Sainte-Jeanne-d'Arc, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Plans pliés (14 originaux et 21 tirages).

    A Cité de l'architecture et du patrimoine : 76 IFA 1788/31
  • A Cité de l'architecture et du patrimoine : 76 IFA 1789/1. Fonds Bétons armés Hennebique (BAH): bureau technique central. Etudes et réalisations en France: ancienne région Auvergne. Eglise Sainte-Jeanne-d'Arc, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). Eglise, 1926-1947: écrits et plans pliés (38 originaux et 14 tirages).

    A Cité de l'architecture et du patrimoine : 76 IFA 1789/1
  • AC Clermont-Ferrand. Série O216 : 1107 17A. [Demande d'alignement église sainte Jeanne-d'Arc, place Littré]. 26 décembre 1926.

    AC Clermont-Ferrand : O216 1107 17A
  • AC Clermont-Ferrand. Série O : 1 o 41. Alignement: quartier des Salins, place Emile Littré. 1927.

    AC Clermont-Ferrand : 1 O 41
  • AC Clermont-Ferrand. Série O216 : 1132 18A. [Demande d'alignement presbytère, 54 rue Drelon]. 4 octobre 1927.

    AC Clermont-Ferrand : O216 1132 18A
  • AC Clermont-Ferrand. Série O216 : 2210 18A. [Demande d'alignement sacristies église sainte Jeanne-d'Arc, place Littré]. 15 juin 1928.

    AC Clermont-Ferrand : O216 2210 18A
  • AC Clermont-Ferrand. Série O216 : 1884 21A. [Demande d'alignement école ménagère Sainte-Jeanne-d'Arc, 54 boulevard Jean-Jaurès]. 30 novembre 1932.

    AC Clermont-Ferrand : O216 1884 21A
  • AC Clermont-Ferrand. Série O216 : 2796 25A. [Demande d'alignement pour construction façade et clocher, église sainte Jeanne-d'Arc, place Littré]. 20 octobre 1942.

    AC Clermont-Ferrand : O216 2796 25A
  • AC Clermont-Ferrand. Série O216 : 3671 25A. [Demande d'alignement pour construction porche et façade, église sainte Jeanne-d'Arc, place Littré]. 17 août 1946.

    AC Clermont-Ferrand : O216 3671 25A
  • AC Clermont-Ferrand. Série O216 : 30 27A. [Demande d'extension école ménagère Sainte-Jeanne d'Arc, 54 boulevard Jean-Jaurès]. 17 juillet 1947.

    AC Clermont-Ferrand : O216 30 27A
  • AC Clermont-Ferrand. PC 3408. [Demande de permis de construire un clocher, église sainte Jeanne-d'Arc, place Littré]. 20 mars 1958.

    AC Clermont-Ferrand : PC 3408
  • AC Clermont-Ferrand. PC 5034. [Demande de permis de construire bâtiment école ménagère Sainte-Jeanne-d'Arc, 54 boulevard Jean-Jaurès]. 26 décembre 1962.

    AC Clermont-Ferrand : PC 5034
  • AC Clermont-Ferrand. PC 12779. [Demande de permis de construire bâtiment lycée d'enseignement professionnel Anne Rodier, 54 boulevard Jean-Jaurès]. 24 février 1981.

    AC Clermont-Ferrand : PC 12779
  • AC Clermont-Ferrand. PC 063113 91 Y 0279. [Demande d'extension ancienne école ménagère, actuel LEP Anna Roddier, 54 boulevard Jean-Jaurès]. 2 août 1991.

    AC Clermont-Ferrand : PC 063113 91 Y 0279

Bibliographie

  • HAUTE-GARONNE. CAUE 31. Architecture et urbanisme, Toulouse 45-75. La ville mise à jour. Dir. J.-L. MARFAING. Toulouse: Loubatières, 2009.

Documents figurés

  • Plan du calcul des surface dressé en conformité du plan d'alignement approuvé par décision de la commission départementale en date du 18 octobre 1913, boulevard sud (partie comprise entre le Pont de Naud et le boulevard Duclaux, expropriation des immeubles ou parties d'immeuble, droits de toutes natures et servitudes diverses) / Mairie de Clermont-Ferrand, voirie urbaine, Alignements. 0.002 pm. mars 1926. Dess. Extr de [liasse d'archives] "Expropriations: boulevard sud, 1921-1929", AC Clermont-Ferrand, série O : 1 O 224.

    AC Clermont-Ferrand : 1 O 224
  • Clermont-Ferrand. Eglise Sainte-Jeanne-d'Arc / AD Puy-de-Dôme, collection Louis Saugues. Ed. des Galeries Sainte-Jeanne-d'Arc, sans date (1930 -1940). Impr. photoméc (carte postale), réf. 507 Fi 4395.

    AD Puy-de-Dôme : 507 Fi 4395
  • [Boulevard Jean-Jaurès, secteur de la place Littré] / [extrait d'une vue aérienne] IGN, mission n°2531-0381, réf. C2531-0381_1953_CDP3726_0424. 1 : 4844. 19 mai 1953. Photogr. pos.

    IGN : C2531-0381_1953_CDP3726_0424
  • [Boulevard Jean-Jaurès, secteur de la place Littré] / [extrait d'une vue aérienne] IGN, mission n°2531-0361, réf. C2531-0361_1956_CDP1141_0533. 1 : 3458. 17 décembre 1956. Photogr. pos.

    IGN : C2531-0361_1956_CDP1141_0533

Annexes

  • Note concernant la hauteur du clocher
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2025
© Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
Fougère Félicie
Fougère Félicie

Conservatrice du patrimoine. Responsable de l'unité Ressources du Service Patrimoines et Inventaire général de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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