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Village de Cusy

Dossier IA74002482 réalisé en 2015

Fiche

Présentation du village de Cusy

1732

Cusy (liste des propriétaires d’après les tabelles de la mappe sarde de 1732)

Lieu-dit : Dessous le Puis

* Paris Jacques (20, pré foin de bœuf / 22, jardin / 24, grange)

* Montfalcon Claude Philibert (noble) (29, maison cour et grange en plaine)

* La Cure de Cusy (30, pré foin de bœufs / 31, grange et cour au-devant de l’église en pente douce)

* L’Hobbé Bastien (32, jardin / 33, maison grange et cour four en pleine)

Au Feys

* L’Hôpital de Dieu de Chambéry (35, Champ / 36, pré (foin de bœuf) / 37, jardin / 38, maison et court au Cimetière / 39, grange et cour en plaine / 42, jardin)

* Derolland Jean Baptiste (noble) (40, grange et placeage / 43, au-devant église grange et placeage / 44, maison cour et four / 45, jardin / 46, pré verger / 47, champ (mas du Fays))

* La Communauté de Cusy (41, placeage au-devant de ladite église / 62, placeage derrière l’église)

La Pallud

* L'Hôpital de Dieu de Chambéry (48, Chenevier / 49, Chenevier / 50, Chenevier / 51, masure / 52, maison et court au Cimetière / 53, jardin / 54, jardin / 55, masure et cour / 57, verger)

* Gros Jean Claude (58, pré verger au mas de la Pallud dit chez Duclos / 59, maison et cour / 60, jardin)

* La cure de Cusy (63, cimetière / 64, église / 65, jardin / 75, jardin / 76, cour maison / 77, placeage)

* Moineau Pierre (68, masure / 70, maison / 71, masure / 72, masure / 82, maison et cour / 83, pré verger)

* Dagand François (73, masure)

* Veuve Berod (79, maison et cour au village / 80, pré verger)

* Millos Blanc Jacques (81, maison et cour / 84, pré verger)

Le village de Cusy en 1732 regroupe un ensemble de maisons installées sur un petit promontoire avec l’église paroissiale ceinturée de son cimetière clos pour centre. Le parcellaire est assez lâche, peu ou pas de maisons mitoyennes existantes, et entouré d’importantes parcelles de pré et de vergers. A proximité immédiate des constructions se trouvent un grand nombre de jardins. (Cf. Ill. IVR84_20207400152NUCA)

L’église est de plan rectangulaire, avec deux excroissances contre la façade nord correspondant à une chapelle, un clocher, une sacristie, un contrefort ? (Cf réf. IA74003002 : Église Paroissiale Saint-Christophe)

La cure de Cusy détient une grange (n° 31), l’église et son cimetière (n° 64 et 63), un presbytère avec jardin (n° 76 et 75) et divers prés et jardins.

Les propriétés de « l’hôpital de Dieu de Chambéry » sont importantes, situées entre l’église et la ferme de la Pallud (Cf. Réf. : IA7002585) : la ferme constituée de trois bâtiments (n° 38 et 39, correspondant aux parcelles actuelles 107 et 1532, occupées par deux fermes) possède plusieurs champs et prés. L’Hôpital est alors de loin le plus important propriétaire terrien du village de Cusy dont les domaines sont gérés par des fermiers.

Le troisième propriétaire prédominant sur le village est Derolland Jean-Baptiste, noble, propriétaire d’une propriété réunissant deux granges, une maison et un four à pain (40, grange et placeage / 43, au-devant église grange et placeage / 44, maison cour et four), cette propriété sera partiellement rachetée au 19e siècle par la commune pour y construire une mairie-école (étudiée) ; la maison n° 44 possédait une tour circulaire. Enfin, la veuve Berod possède une propriété composée de quatre constructions, dont deux très petites (non identifiées)

Deux chemins se croisent au-devant de l’église, le premier d’orientation nord-est / sud est une dérivation de la route d’Aix-les-Bains, reliant les Mièges à la Pallud ; le second, au départ de l’église se dirige au nord pour rejoindre le hameau de Balevaz. Ainsi, le village de Cusy, situé en hauteur, est et restera en dehors des grands axes de circulation. Aucun ruisseau ne le traverse, le plus proche (ruisseau de la Creusaz ou Creuse) passe par la Palluz en contrebas.

19e siècle

Plusieurs transformations vont affecter le patrimoine du chef-lieu de Cusy. La population de la commune augmentant les communes se trouvent vite rattrapés par la nécessité d’agrandir et d’améliorer les bâtiments communaux. Au milieu du 19e siècle, les projets d’école et de mairie naissent, prennent forme sur le papier, puis sont modifiés et enfin remis en cause, trop souvent pour des raisons financières. Durant la seconde moitié du 19e siècle les projets sortent enfin de terre.

Le 9 septembre 1866 la commune s’est rendue adjudicataire de la propriété Collomb, au centre du village (1732 Su 44, propriété du noble Jean-Baptiste Derolland, pour la transformer en mairie-école. Le projet de réhabilitation de l’architecte chambérien Théodore Fivel est abandonné au profit d’une nouvelle construction. Le 30 mai 1873, André Bertin, entrepreneur de travaux publics à Chambéry, puis Joseph Bartone, entrepreneur de travaux publics à la Compôte-en-Bauges en 1875 exécute les travaux d’après les plans de Camille Ruphy ; le même réceptionne les travaux en 1877. Divers projets se succèdent, en 1906 une cantine est construite et en 1928 le conseil municipal décide d’agrandir l’école des filles et de construire des logements pour un 4° poste d'institutrice qui deviendra nécessaire sous peu à cause de l'effectif toujours croissant des élèves du chef-lieu, travaux réceptionnés en 1932. Le 24 juin 1983, le conseil envisage la création d'une école maternelle au groupe scolaire de Cusy (vote de la création le 8 janvier 1984). (Cf. Réf. : IA74002598 Groupe scolaire-mairie)

Dans le même temps, l'église étant devenue au milieu du 19e siècle trop petite et vétuste, il est envisagé, déjà en 1867, de la reconstruire. En 1883, le devis estimatif et les plans pour la reconstruction de l'église sont réalisés par l’architecte Camille Ruphy ; plusieurs suivront pour en réduire le coût. Les travaux sont adjugés à Charles Gibello, entrepreneur d'Alby-sur-Chéran en 1885. La réception définitive est réalisée le 25 janvier 1889. (Cf. Réf. : IA74003002 Église paroissiale Saint-Christophe)

Si l’on touche à l’église, le cimetière qui le ceinturait doit bouger c’est pourquoi en 1886 le transfert du cimetière est engagé. Envisagé dans un premier temps au lieu-dit les Daudes, il sera finalement établi au Fay, sur un terrain de 24 ares acheté à l'Hôtel Dieu de Chambéry pour la somme de 900 francs. Le procès-verbal définitif de réception est signé le 10 juillet 1890 mais dès janvier 1889 toute inhumation dans l'ancien cimetière est interdit. Dès 1953 l'agrandissement du cimetière est décidé. Les plans du projet sont confiés à l'architecte Albert Janin et les travaux terminés en 1955. La Croix de cimetière centrale, puis déportée porte l'inscription : "O Croix ! / Abrite nous / [tiret] / 1889". (Cf. Réf. : IA74002593 Cimetière et IA74002594 Croix de cimetière)

1890

Cusy (liste des propriétaires d’après la matrice cadastrale du cadastre napoléonien)

* Blanchet François, employé de commune à Lyon (68, maison / 69, maison / 70, maison)

* Grosjean Joseph dit Mornan (71, maison / 72,73, 74, 75, 76, jardin)

* Chabert Jean-Marie (77, jardin / 79, maison)

* Chabert Lucien, curé à École (80, bâtiment et cour)

* La commune de Cusy (82, cimetière / 83, Église / 84, emplacement / 125, jardin / 126, presbytère / 141 chemin du cimetière / 142 cimetière)

* Dagand Charles (85, four / 102, maison / 103, jardin)

* Carrier Antoine, charron à Cusy (87, maison)

* Laubé Jean-Claude, géomètre à Cusy (88, maison / 89, jardin)

* Brunier François dit Revêchat (90, jardin / 95, bâtiment et cour / 97, bâtiment et cour / 100, jardin)

* Brunier Joseph dit Revêchat (91, jardin)

* Brunier François employé de chemin de fer (92, emplacement / 98 bâtiment et cour)

* Brunier François employé de chemin de fer / Brunier François dit Revêchat (93, maison (1er étage et grenier) / 93, cave)

* Brunier Félix garçon d'hôtel à Paris (96, bâtiment et cour)

* Brunier François dit Revêchat / Brunier Joseph dit Revêchat (99, maison / 99, maison (1 pièce au 1er étage)

* La commune de Cusy (104, 105, jardin / 106, mairie-école / 107, école et logement de l'instituteur)

* Martin Jean-François garçon d'hôtel à Chambéry (108, jardin / 110, maison)

* Grosjean Marie-Louise domestique à Paris / Martin Jean-François garçon d'hôtel à Chambéry (111, cave / 111, maison (1er étage et grenier))

* Chappuis François / Martin Jean-François garçon d'hôtel à Chambéry (112, maison / 112, maison (1 pièce au 1er étage))

* Duffourd Étienne, géomètre à Grésy-sur-Aix / Chappuis François / Grosjean Marie-Louise, domestique à Paris (114, maison / 114, maison (2 pièces au 1er étage) / 114, maison (1 pièce au 1er étage))

* Chappuis / Duffourd (115, escalier)

* Duffourd Claude François sabotier à Cusy / Duffourd Étienne Constant et Duffourd Jean Marie cordonnier en indivis. (116, maison (rez-de-chaussée) / 116, maison (1er étage et grenier))

* Duffourd Étienne, géomètre à Grésy-sur-Aix / Grosjean Marie Louise domestique à Paris (117, maison (rez-de-chaussée) / maison (1er étage et grenier))

* Chappuis François (118, jardin / 123, maison)

* Duffourd Étienne Constant et Duffourd Jean Marie cordonnier en indivis. (119, jardin)

* Effrancey Louis, horloger à Paris (124, maison)

* Girod Jean-Marie, parfumeur à Paris (128, jardin / 131, maison)

* Collomb Honoré (130, bâtiment et cour / 133, jardin / 134, maison)

Les patronymes du village sont les Duffourd au nombre de 5 (Étienne, géomètre à Grésy-sur-Aix, Claude François sabotier à Cusy, Etienne Constant, Jean Marie cordonnier), les Brunier au nombre de 4 (François dit Revêchat, Joseph dit Revêchat, François employé de chemin de fer, Félix garçon d'hôtel à Paris), quelques autres au nombre de 2 ou bien seuls.

En 1890, La physionomie générale du village de Cusy est très proche de celle de 1732. Le nombre de constructions est identique, et l’emplacement de chacune d’elles se retrouve peu ou prou au même endroit avec cependant des parcellaires bâtis différents. Le premier, le plus visible est bien évidemment l’église reconstruite en 1889 qui possède encore quelques éléments de son ancien cimetière, lorsque dans le même temps le nouveau s’installe au lieu-dit la Fay-Sud dès 1890. Les bâtiments de l’école-mairie (étudiée) avant agrandissement, remplace la propriété de l’hôtel-Dieu de Chambéry. Le presbytère n’a pas changé et le grand jardin qui se trouvait au sud et en dépendait ne sont plus séparés par la route qui menait à Balevaz, celle-ci ayant été déportée le long de l’église. Enfin, la propriété éclatée de la veuve Berod a fait place à une ferme en ligne. (Cf. Ill. IVR84_20207400157NUCA)

En dehors de la route contournant le jardin du presbytère, les autres axes routiers n’ont pas changé.

Les longues fermes en ligne, à cette date-ci, sont divisées en plusieurs propriétaires n’ayant pas le même patronyme, et certaines ont des divisions par niveau, dont une a également une division au sein d’un même niveau.

Il en est ainsi de la ferme qui est divisée en sept parcelles : 110, 111, 112, 114, 115, 116 et 117, avec pour propriétaires : Martin Jean-François garçon d'hôtel à Chambéry (110, maison) et Grosjean Marie-Louise domestique à Paris / Martin Jean-François garçon d'hôtel à Chambéry (111, cave / 111, maison (1er étage et grenier)) et Chappuis François / Martin Jean-François garçon d'hôtel à Chambéry (112, maison / 112, maison (1 pièce au 1er étage)) et Duffourd Étienne, géomètre à Grésy-sur-Aix / Chappuis François / Grosjean Marie-Louise, domestique à Paris (114, maison / 114, maison (2 pièces au 1er étage) / 114, maison (1 pièce au 1er étage)) et Chappuis / Duffourd (115, escalier) et Duffourd Claude François sabotier à Cusy / Duffourd Étienne Constant et Duffourd Jean Marie cordonnier en indivis. (116, maison (rez-de-chaussée) / 116, maison (1er étage et grenier)) et Duffourd Étienne, géomètre à Grésy-sur-Aix / Chappuis François / Grosjean Marie-Louise, domestique à Paris (114, maison / 114, maison (2 pièces au 1er étage) / 114, maison (1 pièce au 1er étage)). (Cf. Réf. : IA74003003)

Au bourg de Cusy, point de commerce, d’auberge et une faible population par rapport au hameau de la Palluz, situé en contrebas de la montée au Chef-Lieu et où la vie économique foisonne et se développe. Il en sera ainsi tout du long du 20e siècle. Le bourg n’attirera que de rares constructions mais s’y concentreront les bâtiments publics comme l’église, les écoles (agrandissements de l’existante et projet dès 1983 d'une école maternelle au groupe scolaire de Cusy, vote de sa création le 8 janvier 1984. Concernant le monument aux morts, le 29 décembre 1920, Pierre Dufourd, maire de la commune de Cusy commandite Benoît Freiria, entrepreneur et tailleur de pierres à Anglefort (Ain) pour réaliser un monument commémoratif dont les plans sont dressés par Louis Luquet, architecte à Annecy. Le 10 septembre 1922, la réception définitive des travaux est signée et le 22 octobre suivant la commune inaugure le monument aux morts. Cet édicule, prévu initialement sur le côté nord de la place de la mairie est finalement édifié à sa place actuelle sur le parvis de l’église.Plus récemment la mairie, jusqu’alors intégrée à l’école primaire, est construite à l’emplacement de l’ancien presbytère, détruit à cette occasion. (Cf. Réf. : IA74002596 Monument aux morts)

2015

Le cadastre actuel reprend le réseau routier et l’ensemble du parcellaire de 1890 avec, pour certains édifices, quelques agrandissements à la marge et quelques modifications plus conséquentes comme la parcelle actuelle n° 74 qui regroupe deux bâtiments distincts, qui ne faisaient qu’un au 19e siècle, la partie centrale ayant disparue ; comme la ferme d’Effrancey Louis, horloger à Paris, constituée de deux corps de bâtiments voisins, qui portait le numéro 124 en 1890 et qui n’existe plus et comme enfin l’ancien presbytère qui portait le numéro 726, détruit aujourd’hui et remplacé par la mairie portant les numéros 80 et 81.

L’école primaire a été considérablement agrandie, intégrant encore ses bâtiments d’origine et l’ensemble de l’ancien parcellaire bâti, principalement des fermes de type à juxtaposition, a été considérablement remanié, quelques fermes seulement, en plus des bâtiments communaux, ont retenu notre attention, dont une construite au tournant du 20e siècle. La ferme la plus intéressante reste celle qui est divisée en trois parcelles (Cf. Réf. : IA74002603 Ensemble de deux maisons mitoyennes, Cusy, B2 62, 1147, 1148, 1954)

Ici, pas de grosses maisons de type savoyard, telles qu’elles existent à la Pallud (maisons bloc avec un toit volumineux et des boutiques au rez-de-chaussée des façades), mais bien des fermes généralement constituées d’un logis, situé au rez-de-chaussée surélevé et accessible par un escalier desservant une galerie, attenant à une grange-étable, le tout coiffé d’un toit à longs pans avec demi-croupe ou croupe recouvert de tuiles plates mécaniques. L’encadrement des baies, lorsqu’il n’est pas refait au ciment, est en calcaire. Point de décor porté.

Édifices étudiés

* IA74002593 : Cimetière, Fay-Est (le), B3 129.

* IA74002594 : Croix de cimetière, Fay-Est (le), B3 129 (partie).

* IA74002595 : Villa, Chapet-Sud (le), B2 1119.

* IA74002596 : Monument aux morts, Cusy, NC (vers B2 84)

* IA74002597 : Ferme, Cusy, B2 99.

* IA74002598 : Groupe scolaire-mairie, Cusy B2 104, 1285.

* IA74002599 : Villa Henry Les Rosiers, Cusy, B2 100.

* IA74002600 : Ferme, Cusy, B2 107, 1532.

* IA74002601 : Maison, Cusy, B2 65, 66.

* IA74002603 : Ensemble de deux maisons mitoyennes, Cusy, B2 62, 1147, 1148, 1954.

* IA74003002 : Eglise Paroissiale Saint-Christophe, Cusy, B2 84.

Édifices non étudiés.

* Cusy, 2015 B2 103, ferme. Ferme existante en 1890 (n° 102 : Dagand Charles, maison). Ancienne ferme à juxtaposition en ligne aux murs en calcaire enduits au ciment. Encadrement des baies au ciment (réfection des années 1960) de l’habitation, en calcaire pour la grange-étable et linteau IPN sur la grange. Ferme a trois niveaux avec cave en sous-sol, logis au rez-de-chaussée (façade principale ouvrant à l’est sur une cour centrale) et fenil dans le comble à surcroît. La façade Est comprend du sud au nord (de gauche à droite) : une habitation accessible par une porte encadrée de deux fenêtres, puis une grange-étable et enfin une remise. Au centre des commune, un corps de bâtiment en retour abrite des boxs pour chevaux. Sur la façade arrière du rez-de-chaussée, présence d’un jour à chanfrein. La toiture à longs pans et croupes est couverte en ardoise. La charpente désaxée génère de profonds avant-toits fermés. (Cf. Ill. IVR84_20207400162NUCA à 164NUCA)

* Cusy, 2015 B2 2168, 2170, ferme. Ancienne ferme existante en 1890 (n° 123 : Chappuis François, maison). Ferme à juxtaposition en ligne avec Logis sur cave attenant à une partie grange-étable remaniée. Présence d’un escalier avec galerie (déjà présent en 1890), toiture à longs pans et demi-croupes, tuiles plates mécaniques. Ferme aujourd’hui dénaturée.

* Cusy, 2015 B2 83, 86, ferme. Ancienne ferme existante en 1890 (n° 79 (Chabert Jean-Marie, maison), n° 80 (Chabert Lucien, curé à Ecole, bâtiment et cour), ancienne ferme divisée en deux (la partie logis (n° 79) et la partie communs (n° 80) mais qui devait être utilisée que par une seule personne : Chabert Jean-Marie, de la famille du curé d’Ecole. Le bâtiment existait vraisemblablement en 1732 ( Ferme à juxtaposition en ligne avec un logis sur cave (accès escalier et galerie, déjà présents en 1890)) attenant à une grange-étable aujourd’hui disparue et transforme en logement). Toit à longs pans et croupes, tuiles plates mécaniques en couverture, toit désaxé et avant-toit profond fermé au droit de la façade principale orientée au sud. (Cf. Ill. IVR84_20207400165NUCA et 166NUCA)

* Cusy, 2015 B2 91, 1508, ferme. Ferme existante en 1890 (agrandie depuis à l’ouest, trace de reprise et de chaîne d’angle) sous les n° 68 à 71 : Blanchet François, employé de commune à Lyon (68, maison / 69, maison / 70, maison) et Grosjean Joseph dit Mornan (71, maison / 72,73, 74, 75, 76, jardin). La ferme à juxtaposition en ligne comprend deux parties distinctes : un logis à l’ouest (agrandi) et une grange étable à l’est. Présence d’une cave sous le logis. Bâtiment surélevé (moellons de béton) abritant le fenil. Ferme encore en activité, très remaniée, dénaturée.

* Cusy, 2015 B2 74, maison. Ancienne ferme existante en 1890, reconstruite (?), bâtiment ancien qui réunissait les deux constructions qui sont actuellement sur la même parcelle : n° 130, 131, 134 (Girod Jean-Marie, parfumeur à Paris (128, jardin / 131, maison) et Collomb Honoré (130, bâtiment et cour / 133, jardin / 134, maison).

* Chapet-Sud (le), 2015 B2, villa. Villa des années 1960.

* Daudes (les), 2015 B2 1825, villa. Construction de la fin du 19e siècle (renseignement oral). Bâtiment de quatre niveaux : un étage de soubassement avec une cave accessible par l’extérieur (porte et escalier sur la façade latérale gauche) et l’intérieur ; un rez-de-chaussée surélevé accessible par la façade principale orientée au sud (porte centrale avec escalier en pierre desservant un couloir central desservant de part et d’autre quatre pièces ; escalier au bout du couloir) ; un étage carré abritant les chambres (balcon central au droit de la façade principale) ; un comble à surcroît. Les murs en moellon de calcaire sont enduits au ciment ; l’encadrement de la porte d’entrée est en calcaire, les autres baies sont en ciment (?). Le toit à longs pans et croupes est couvert de tuiles plates mécaniques ; un désaxement de la charpente engendre un profond avant-toit fermé au droit de la façade sud. L’entrée de la cour de la villa est encadrée de deux piliers à bossage. (Cf. Ill. IVR84_20207400167NUCA)

* Fay-Est (le), 2015 B3 2272, grange-étable. Construction du début du 20e siècle. Mur et chaîne d’angle en gros parpaings, surélévation en moellon de béton, pas enduite. Toit longs pans et demi-croupes en tuile plate mécanique, bardage bois des pignons. (Cf. Ill. IVR84_20207400173NUCA)

* Fay-Est (le), 2015 B3 1960, maison. Bâtiment construit par Louis Dagand vers 1955-1956. (Cf. Ill. IVR84_20207400170NUCA)

AppellationsCusy
Dénominationsvillage
Aire d'étude et cantonHauts de l'Albanais
AdresseCommune : Cusy

Le village de Cusy, chef-lieu de la commune, est, au 18e siècle, un petit écart rassemblant quelques maisons dispersées autour de l'ancienne église paroissiale ceinturée de son cimetière et situées sur un petit promontoire. De nombreuses propriétés sont la propriété de l’Hôtel-Dieu de Chambéry et d’autres de la cure, dont le presbytère. Les deux chemins qui se croisent devant l’église sont secondaires et le resteront durant les siècles suivants laissant le village à l’écart des échanges commerciaux de la commune. Ainsi, au 19e siècle, le cadastral de 1890 nous montre un parcellaire pratiquement identique nonobstant les modifications apportées à l’église (reconstruite en 1889), à la construction d’une école-mairie à la place d’une ancienne demeure avec tourelle en 1877 et quelques modifications parcellaires sur certains bâtiments ; le cimetière est transféré au lieu-dit le Fay-Est en 1890. Néanmoins le bâti ancien a quant à lui disparu (hormis la construction 2015 B2 62, 1147, 1148), les fermes présentes sur le cadastre napoléonien sont de type à juxtaposition en ligne, avec la présence d’un escalier desservant une galerie sur certaines façades. Le 20e siècle n’engendrera pas non plus de grands bouleversements parcellaires ; le bâti de 1890 se retrouve presque en totalité en place avec cependant de très nombreux remaniements. Au début du siècle, en 1922, un monument aux morts est érigé sur la place de l’église et l’école est agrandie à plusieurs reprises en 1906 et 1932. Le 24 juin 1983, le conseil envisage la création d'une école maternelle au groupe scolaire de Cusy (vote de la création le 8 janvier 1984) et très récemment le presbytère est détruit pour laisser la place à la nouvelle mairie. Enfin quelques fermes et villas s’érigent au village mais toujours au sein d’un parcellaire bâti lâche.

Période(s)Principale : 18e siècle , (détruit)
Principale : milieu 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle

Le village de Cusy s’organise en périphérie de l’église centrale, les bâtiments, en dehors des bâtiments publics (mairie, écoles) sont principalement des fermes à juxtaposition en ligne très remaniées, nombreuses sont celles qui possèdent un logis sur cave, accessible par un escalier desservant un balcon, tous deux en béton. Au logis, la grange-étable attenante a été transformée en habitation. Les constructions en moellon de calcaire sont enduites et coiffées d’un toit à longs pans avec croupes ou demi-croupes couvert de tuiles plates mécaniques. Quelques villas et maisons plus récentes sont venues diversifier l’habitat existant.

Murscalcaire moellon enduit
Toittuile plate mécanique
Étagesétage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
Couvrements
Couverturestoit à longs pans demi-croupe
toits à longs pans croupe
Escaliersescalier de distribution extérieur : escalier droit
escalier dans-oeuvre
Typologiesferme à juxtaposition

Annexes

  • Historique du presbytère de Cusy

    Synthèse historique

    Lettre au maire du 21 juillet 1908 qui précise que le presbytère jouit d’un statut très spécial, étant « une maison vendue au supérieur de Hautecombe (au 17e siècle) par François Charvet, avocat près le sénat de Chambéry, avec promesse de le laisser pour cure. Il s’en suit que la nue-propriété appartient au monastère et l’usage au curé de Cusy. Vous savez aussi que les Religieux de ce monastère, gardiens des tombeaux de la famille royale, sont sous le protectorat de S.M. le Roi d’Italie ». (Janin, p. 150)

    En juillet 1816 des réparations au presbytère sont entreprises : réfection à neuf du pavillon sur la montée des escaliers et réparer tout le couvert de la cure.

    En juillet 1841 des réparations urgentes sont réalisées au toit du presbytère. Les sieurs Barthélemy Duffourd et Joseph Effrancey, couvreurs, ont employés du chaume. Le 18 janvier 1857, le chaume est remplacé partiellement par des ardoises par Nicols Grelliet dit Torian, entrepreneur de travaux à Cusy d'après le procès-verbal d'attribution du 5 octobre 1856.

    En 1895 le devis estimatif et cahier des charges de l’architecte Mangé chiffre à 1 623,85 francs les travaux de restauration du presbytère. Le 15 octobre 1896 une lettre de l’archevêque au préfet donne son avis sur cette restauration projetée et attend de Rome le droit de céder à la commune le vieux presbytère à réparer qui était resté propriété de la fabrique. Le 28 octobre 1897 suivant, la Grande Chartreuse accord une aide de 1 500 F pour les travaux s’ils sont achevés avant mai 1898, le maire souhaite donc hâter les travaux prescrits par H. Mangé. Dès lors cette somme couvrant presque entièrement la dépense, le presbytère pourrait rester aux mains de la Fabrique. Le 1er mars 1898 l’adjudication des travaux s’effectue en faveur de l’entrepreneur Claude Duffourd. Le 10 avril 1899 les travaux sont achevés.

    Archives par série

    AD 74, série 6FS 118 et 119

    18 janvier 1857 : travaux à la toiture du presbytère : 220 ardoises à la place du chaume qui était en très mauvais état. Travaux effectués par Nicols Grelliet dit Torian, entrepreneur de travaux à Cusy d'après le procès-verbal d'attribution du 5 octobre 1856. Travaux achevés.

    AD 74, série E Dépôt Cusy 2 M 1 : Église, presbytère : construction, réparations, aménagements. Juillet 1816 – Février 1861

    Juillet 1816. Réparation au presbytère de la paroisse de Cusy. Il s'agit de refaire à neuf le pavillon sur la montée des escaliers et réparer tout le couvert de la cure.

    4 février 1824. Etat des dépenses faites par Georges Chapuis pour réparations d'entretien de l'église et du presbytère suivant convention passée avec le conseil le 7 février 1821. La table de communion était si caduque par sa vétusté et ne pouvant plus soutenir les personnes qui se disposaient à la réception du corps de notre Seigneur. Il a fallu pour cela placer une pièce de bois châtaignier sur laquelle on se met à genou et qui traverse le chœur de l'église. Puis deux gros plateaux en noyer dont un dessous et l'autre dessus qui forment la table avec 4 piliers en espèces de colonnes pour les supporter. Payé au maçon Daviet pour avoir taillé la molasse dans laquelle se trouve placée la dite table.

    27 juin 1841. Dépenses et avances faites par le syndic de Cusy pour les réparations urgentes exécutées aux toits de l'église et du presbytère. Il a fourni 12 quintaux de chaume, 30 livres. Il a payé aux sieurs Barthélemy Duffourd et Joseph Effrancey couvreurs qui ont employés le chaume, 7 livres, Il a payé au charpentier Claude Grosjean, 5 livres.

    AD 74. Cusy. Série 2O : 2413. Édifices religieux.

    1er juin 1893. Délibération. Réparations à faire au presbytère, 1000 F.

    20 novembre 1895. Travaux de restauration du presbytère. Devis estimatif et cahier des charges. 20 novembre 1895. Mangé architecte. 1623,85 F. Consolidation de la charpente, réparation de la couverture, remise en état du logement, réfection mur du jardin. Toiture : établir une demi-croupe côté pignon ; ardoise de Saint-Colomban des Villars.

    15 octobre 1896. Lettre de l’archevêque au préfet. Avis sur la restauration du presbytère. Attend de Rome le Beneplacitum apostolicum ou droit de céder à la commune le vieux presbytère à réparer qui était resté propriété de la fabrique.

    28 octobre 1897. Lettre du maire de Cusy Brunier au préfet. La grande chartreuse accorde une aide de 1500 F pour réparer le presbytère à condition que les travaux soient achevés pour mai 1898, sans quoi la somme ira au collège de Rumilly ; demande l’autorisation d’exécuter les travaux décris dans le devis du 20 novembre 1895 rédigé par l’architecte Mangé (1623,85 F). H Mangé ?

    28 octobre 1897. Lettre du maire de Cusy Brunier au préfet. La grande chartreuse accorde une aide de 1500 F pour réparer le presbytère à condition que les travaux soient achevés pour mai 1898, sans quoi la somme ira au collège de Rumilly ; demande l’autorisation d’exécuter les travaux décris dans le devis du 20 novembre 1895 rédigé par l’architecte Mangé (1623,85 F).

    6 novembre 1897. Papier à en-tête de François Hautin, archevêque de Chambéry. Les Pères chartreux ont promis au curé de Cusy 1500 F pour faire réparer le presbytère, ce qui couvrirait presqu’entièrement la dépense, et éviterait d’avoir à céder le presbytère à a commune, donc l’archevêque est favorable à cette solution.

    1er mars 1898. PV adjudication des travaux du presbytère à Claude Duffourd entrepreneur à Cusy (17%).

    10 avril 1899. Déclaration du maire de Cusy. Les travaux du presbytère sont achevés. Entrepreneur Claude Duffourd peut retirer son cautionnement de la Caisse des dépôts. Projet de l’architecte Mangé du 4 février, 1405,94 F.

    Bibliographie

    JANIN Bernard. La vie à Cusy, de l’annexion à la Grande Guerre. 1860-1918. Ed : Cicero, 2009. 284 p. p. 150.

    Cf Annexe n°2

    AD 74, série 2D. Devis des travaux des réparations à faire au presbytère de la paroisse de St-Christophe, commune de Cusy.

    Iconographie

    Illustrations n° :

  • AD 74, série 2D. Devis des travaux des réparations à faire au presbytère de la paroisse de St-Christophe, commune de Cusy.

    AD 74, série 2D. Devis des travaux des réparations à faire au presbytère de la paroisse de St-Christophe, commune de Cusy.

    Etat actuel du presbytère.

    Le presbytère de la paroisse de St-Christophe de Cusy, se compose actuellement de celliers, caves et chambre, greniers au rez-de-chaussée. A l’étage supérieur, d’une cuisine, d’une chambre pour Mr le Recteur, d’une chambre pour la domestique, et d’un petit cabinet servant de salle à manger, l’évier est dans les latrines. Le toit est couvert, partie en tuile, partie en chaume, il n’est pas en très bon état. Les murs sont intérieurement dégradés, les sous-pieds de tous les appartements sont en mauvais état.

    En un mot, cette maison ne présente un logement ni décent ni commode. D’où il suit que les réparations que le presbytère exige, sont presque dans toutes les parties, mais la commune n’a de fonds disponibles, ayant cette destination, qu’une somme de 715 livres 60 centimes.

    On doit donc se borner à décrire ici les seules réparations strictement nécessaires.

    Latrines

    Les latrines sont adossées au mur, part orient de la tour carrée. Pour ce on murera d’abord la fenêtre qui donne jour dans la cave part du nord, et on en ouvrira une autre vers l’angle nord-ouest de la même cave, et une autre encore vis-à-vis au mur nord de la tour carrée, plus basse, plus haute, plus large que la nouvelle fenêtre pratiquée à la cave, de manière que cette fenêtre puisse pendre un grand jour sous la tour, et que l’air y circule librement.

    Pour l’établissement des murs nord et levant des latrines, on placera un corbeau dans l’alignement extérieur du mur nord de la tour carrée, et pour prolonger ce mur sur une longueur de 4 pieds (1,399 m.) et établir un autre mur à l’équerre entre le précédent et le mur du presbytère, on creusera, après les avoir tracées de cette manière, les fondations de trois pieds de largeur sur autant de profondeur (0,975 m.) et même davantage si le sol l’exige. Les murs de fondation auront jusqu’au niveau du sol extérieur, deux pieds d’épaisseur (0 ,65 m., cette maçonnerie sera construite en gros blocs de pierres dures, posées rang par rang, alternativement en carreaux et boutisses, en bonne liaison entr’eux, garnis d’éclats de pierres, sans admettre aucun vide…

    [Réalisation d’une galerie] Sur les trois poutres devant servir à la galerie et au sous-pied des latrines, il sera fait un sous-pied en plancher de châtaignier, semblable aux sous-pieds du presbytère…des trous en forme de losange pour recevoir les bâtons servant à former la balustrade de la galerie… outre ces bâtons, la balustrade sera consolidée par deux piliers bois chêne…qui seront fixés perpendiculairement sur le sous-pied de la galerie…, l’un à l’angle nord-est de la galerie, l’autre à deux pieds et demi du mur du presbytère, de manière à laisser entre la balustrade et ce mur l’espace nécessaire pour un escalier extérieur…un escalier en bois chêne sera fixé à cette galerie pour aller à la cave et dans la cour derrière…

    Chambre de la domestique

    L’évier, le banc des latrines actuelles, le plancher, le sous-pied et les poutres qui en font partie seront enlevés de la tour carrée pour convertir cet endroit en un cabinet pour la domestique, il sera ensuite fait un plancher aussi élevé que les murs peuvent ls comporter, et un sous-pied au niveau de celui du corridor… Les ouvertures existantes dans les murs seront murées et il sera pratiqué une ouverture et placé une fenêtre en pierres de taille vers l’angle sud-ouest de ce cabinet, cette fenêtre sera garnie d’un châssis en bois noyer, fermant à crédence, vitré et ferré.

    Chambre de M. Le Curé

    On enlèvera les parois en planches et les portes avec leurs encadrements formant une alcôve, une soupente, un retirage et autres nids de rats…

    Le chambranle et les chenets de la cheminée seront enlevés. .. Ce chambranle sera remplacé par un autre en molasse, construit suivant l’architecture moderne, proprement taillé et poli et composé de deux montants verticaux, chacun de 0,85 cm de hauteur et de 0.15 cm de largeur, et d’une traverse ou linteau de 0.22 cm de hauteur formant à la partie supérieure tablette de 0.22 cm de largeur mesurée dès le trumeau de la cheminée, les montants verticaux présenteront dans l’âtre un renforcement à angles obtus, et seront exactement joints au contre-cœur soit plaqués : cet enfoncement rendu plus profond par la largeur des nouveaux linteaux et montants facilitera le tirage de la cheminée. Les vieux chenets seront également remplacés par d’autres chenets en molasse.

    Cuisine et évier.

    Pour pratiquer une porte dans le mur de refend entre la cuisine et la chambre de m. le vicaire, vers l’angle nord-est que forme ce mur avec la dépense, afin de faire communiquer la cuisine avec la cave, la salle à manger et au besoin avec la chambre de M. le vicaire ; on démolira et déblayera ce mur de refend dans toute son épaisseur sur une largeur d’un mètre et la hauteur de 2.50 m. : cette ouverture faite chacun des deux côtés latéraux sera maçonné et dressé à l’équerre, à la même hauteur que celle des vieilles portes…

    La pierre de l’évier sera placée dans le cabinet de la cuisine qui sert aujourd’hui de dépense, elle sera scellée dans le mur de refend au levant, et il sera pratiqué dans ce mur un conduit en plomb pour l’écoulement des eaux…

    Pour dès la cuisine communiquer avec la salle à manger…il sera fait un palier…entre ces deux appartements.

    Pour communiquer avec la cave, on fixera solidement à ce palier un escalier en chêne, entièrement construit comme il est prescrit pour celui de la galerie à faire au nord du presbytère, conduisant à la cour de derrière. Pour communiquer avec les galetas, on placera l’escalier qui obstrue le corridor à l’endroit où est aujourd’hui celui de la cave, de manière que ce dernier escalier, soit dessous celui du galetas et qu’entre eux deux ils n’occupent que le même espace vide entre la salle à manger et le mur de la cuisine.

    Salle à manger, Cabinet, chambre de M. le vicaire et sous-pied de la chambre de M. le curé.

    Les cloisons qui forment aujourd’hui la chambre de la domestique, celle de M. le vicaire et du cabinet servant de salle à manger, les boiseries qui y seront adossées, les sous-pieds avec leurs lambourdes de ces appartements seront d’abord enlevés et soigneusement redressés… on construira dans l’intérieur du mur au nord de la salle à manger, avec des tuffes ou briques, un canal de cheminée de 60 cm de longueur sur 25 cm de largeur intérieurement…L’âtre sera construit en molasse qui résistent au feu, le foyer sera formé de trois plaques de 1.10m de longueur sur 0.53 cm de largeur.. le contre-cœur sera formé d’une seule plaque ; le chambranle sera construit comme celui de la cheminée de M. le Curé…

    Les cloisons et boiseries actuelles enlevées présenterons un appartement de 24 pieds carrés, pour faire de cet appartement une salle à manger, une chambre pour m. le vicaire et un cabinet, on lui donnera ls nouvelles dimensions indiquées au plan, par d’autres cloisons qui seront construites l’une parallèle au mur nord, en sera distante de 12 pieds, elle formera le cabinet et la chambre de M. le vicaire. Une troisième parallèle au mur est du corridor, en sera distante de 3 pieds et demi et formera l’espace vide entre la salle à manger et la cuisine qui sera occupé par l’escalier de la cave et celui du galetas…

    On passera un encollage pour recevoir le vernis sur les plinthes et cimaises de la chambre de M. le Curé, de celles d M. le vicaire et du cabinet ; sur les plinthes du corridor, du cabinet de la domestique, de la cuisine et de la salle à manger ; comme encore sur les embrasures et chambranles et sur les deux faces des deux portes de la chambre de M. le curé, aussi les quatre portes de la salle à manger, de la porte du cabinet de la domestique, de celle de la cuisine, dans le corridor, et de celles du corridor sur la galerie conduisant aux latrines ; sur la face intérieure des châssis et sur les deux faces des volets intérieurs de la fenêtre du corridor, des deux fenêtres de la chambre de M. le Curé, de la fenêtre de la chambre du vicaire, de la fenêtre du cabinet au levant et des eux fenêtres de la salle à manger , enfin sur les chambranles et tablettes des cheminées de la chambre de M. le curé, de celle de M. le vicaire et de la salle à manger…

    Sur la face extérieure des châssis des sept fenêtres ci-dessus, sur les deux faces des châssis de la chambre de la domestique et des latrines, sur les deux faces de la porte d’entrée, sur les trois faces des chambranles et les deux faces des portes des latrines, de l’évier dans la cuisine, de la cuisine conduisant à la cave et du corridor au pied de l’escalier du galetas, on passera deux couches à l’huile…

    Les murs du corridor, de la chambre de la domestique, de la chambre de m. le curé, de la salle à manger, de la chambre du vicaire et du cabinet du levant seront recouverts de papier peint…(l colle sera faite avec de l’eau, de la farine et quelques têtes d’ail, on la fera cuire pour lui donner la consistance convenable)…

    On fera un plafond sous le plancher de la salle à manger ; pour ce on clouera sous les outres avec de fort clous renforcés à chaque rencontre des poutres, des liteaux de 5 cm sur 4 cm d’équarrissage espacés les uns des autres de centre à centre de 30 cm, sous ces liteaux on clouera avec de bonnes pointes d’autres liteaux d’un cm d’épaisseur, espacés les uns des autres d’un cm de centre à centre, ces liteaux après avoir été couverts de gypse détrempé seront crépis avec du mortier fait avec du sable fin, de la chaux et du gypse ensuite plâtrés avec le même mortier ; ce plâtrissage sera bien frotté uni et dressé au frottoir et ne présentera aucune fente ni gerçure, il sera ensuite étendu et recouvert de gypse uni avec la truelle de telles manière qu’il devra représenter une surface glacée.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD 74, série 2D. Devis des travaux des réparations à faire au presbytère de la paroisse de St-Christophe, commune de Cusy.

    AD Haute-Savoie : 2D
Bibliographie
  • JANIN Bernard. La vie à Cusy, de l’annexion à la Grande Guerre. 1860-1918. Ed : Cicero, 2009. 284 p.

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