Conservatrice du patrimoine. Responsable de l'unité Ressources du Service Patrimoines et Inventaire général de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
- inventaire topographique, La ceinture des boulevards de Clermont-Ferrand
- © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Clermont-Auvergne-Métropole
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Commune
Chamalières
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Adresse
6-10 boulevard Aristide-Briand
-
Cadastre
2022
AH
0073
;
1831
C1
76
;
1831
C1
78-80
;
1831
C1
82
-
Dénominationsimmeuble
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Appellationsrésidence Beaurepaire
L'immeuble du n°6-10 boulevard Aristide-Briand comble une dent creuse entre le n°4 (Ernet Pincot architecte, 1940, dossier IA63002897) et le n°12 (Valentin Vigneron architecte, 1939, dossier IA63002828). Lors de cette vingtaine d'années, le terrain est occupé par des garages pour automobiles. L'immeuble est à façade épaisse, structurée en ossature et composée de vitrages. L'intérêt de cette construction est l'adoption d'un principe de travées biaises qui l'inscrit dans une intention commune à ses deux mitoyens. Ainsi la dilatation chronologique de la phase de construction de cette séquence urbaine n'empêche que prévale un principe d'harmonie formelle. Cette dernière est, il est vrai, issue d'une contrainte parcellaire partagée. L'adoption de travées biaises peut en effet être interprétée comme une stratégie d'adaptation à la morphologie parcellaire. Entre le carrefour avec la rue Gourgouillon et celui de l'avenue Pasteur, la rive ouest du boulevard suit une ligne oblique par rapport à l'orientation des parcelles rectangulaires. Elles forment par conséquent des fonds trapézoïdaux. Les immeubles épousant les limites parcellaires doivent être dotés d'un volume s'inscrivant dans ces trapèzes, ils ne peuvent avoir une forme carrée ou rectangulaire régulière qu'en étant implanter en recul d'alignement oblique. L'emploi de ces deux solutions simultanées crée entre le n°45 et 53 boulevard Jean-Jaurès une implantation de façades en accordéon (voir dossier IA63002870). Le n°4 boulevard Aristide-Briand représente une solution hybride que reprend le n°6-10. Le plan global du bâtiment suit le trapèze de la limite parcellaire (voir la façade et les murs pignons tels que figurés en plan de rez-de-chaussée) tandis que les travées des étages sont implantées à angle droit des pignons, chacune d'entre elles s'inscrivant en un rectangle régulier dont le recul oblique est corrigé par le balcon filant en façade (voir le plan des étages). L'architecte des n°16 et 18 adopte une autre solution, celle d'une orientation différentielle des espaces intérieurs : les pièces sur la façade suivent son orientation biaise tandis que les pièces de l'arrière s'ordonne selon le rectangle du bâtiment, ce dernier s'inscrivant dans un trapèze-rectangle (voir dossier IA63002828 et dossier IA63002829).
Le boulevard traverse la parcelle de M. Audigier (Philippe Aubert sur le plan parcellaire d'expropriation) pour lequel une procédure d'expulsion est lancée en 1927. A l'est, le reliquat de terrain forme la pointe de l'îlot triangulaire sur laquelle se dresse une maison, déjà présente en 1928, transformée en immeuble en 1939. En 1956, M. Audigier dépose une demande de permis de construire des garages en bordure du boulevard, garages que l'on peut en effet observer sur la photographie aérienne de 1957. Une demande de construction de garages sur le reste de la parcelle, en 1959, est complétée six mois plus tard, en juillet 1960, par le projet de construction d'un immeuble au-devant de la parcelle et de garage sur l'arrière.
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Période(s)
- Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
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Dates
- 1960, daté par source
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Auteur(s)
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Auteur :
Faye et Tournaire (1960 - 1995)agence d'architecture attribution par sourceFaye et TournaireCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Michel Tournaire (Béziers, 13 avril 1929, Chamalières, 15 janvier 2018), architecte Dplg le 9 mars 1961, Paul Faye (1928-2021), agence Faye et Tournaire (Chamalières et Paris).
Paul Faye et Michel Tournaire étudièrent l’architecture à l’École des beaux-arts de Clermont-Ferrand et à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Paul Faye se forma également auprès de son père l’architecte Georges Faye. Paul Faye et Michel Tournaire s’associèrent vers 1960 pour former l’agence Faye et Tournaire, installée d’abord au n° 7 rue Baudry (adresse de l’agence de Georges Faye). Ils connurent rapidement le succès : leur agence prit de l’ampleur et reçut des commandes importantes, en Auvergne et dans le reste de la France. De nombreux étudiants architectes auvergnats se formèrent dans cette agence et quelques-uns, tel Jacques Moinard, devinrent « architectes collaborateurs ». En 1968-1972, Paul Faye et Michel Tournaire jouèrent un rôle important dans la transformation de « l’Atelier régional d’architecture » de l’École des beaux-arts de Clermont-Ferrand en Unité pédagogique d’architecture et d’urbanisme de Clermont-Ferrand.
Les œuvres de l’agence Faye et Tournaire sont très nombreuses. Le fonds d’archives de l’agence a été versé en plusieurs fois aux Archives départementales du Puy-de-Dôme (Fonds 51018). Le répertoire (établi par Solange Gauvin) présente près de 300 références d’opérations de tous types (architecture publique et privée, domestique, commerciale, aménagements urbains, etc.). Le fonds est toutefois lacunaire et un certain nombre de réalisations de Faye et Tournaire n’y sont pas documentées. Aucune étude d’ensemble n’a été entreprise à ce jour.
Le département du Puy-de-Dôme concentre de multiples opérations. L’agence Faye et Tournaire a notamment conçu des immeubles résidentiels à Clermont-Ferrand, Chamalières et Royat (parmi lesquels les résidences Plein Ciel, Californie, France, Europe, la Source Vive, etc.). Des dizaines d’œuvres se trouvent également à Super-Besse, le Mont-Dore et la Bourboule (chalets, hôtels, résidences, etc.). Outre le centre CCAS de Super-Besse, Faye et Tournaire sont les auteurs de nombreux villages vacances : Prade-Haute (Le Mont-Dore), Savines (Hautes-Alpes), Corrençon-en-Vercors (Isère), Saint-Jean-de-Sixt (Haute-Savoie), Pleaux (Cantal), Plouezec (Côtes-du-Nord), etc. Dans un tout autre domaine, il convient de citer également l’église Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours (Clermont-Ferrand, 1969-1973)
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Auteur :
Le plan de masse est coloré de façon à faire ressortir l'emprise du bâtiment, en rouge, celle de la cour, en bleu, qui se poursuit au-devant des garages par un espace non constructible, figuré en un triangle jaune. Les parements adossés aux mitoyens sont en aggloméré pleins de gravier et ciment, l'élévation postérieure est constituée de brique et de béton banché, la façade est essentiellement composée de vitrages maintenus par les huisseries reposant entre ossature, plancher et refends en béton. L'immeuble respecte la hauteur de son mitoyen droit (au nord) et ne dépasse que de peu celui de gauche (au sud). L'inscription dans le contexte urbain s'opère également par la façade épaisse à travées biaises. Ce principe de biseau donnant sur un balcon filant est celui que l'on observe en façade du mitoyen droit (voir dossier IA63002897), simplement réduit à la travée d'extrémité pour le mitoyen gauche (voir dossier IA63002828). La façade est ainsi pourvue de redents inscrits dans le quadrillage que produit l'ossature des planchers et poutres béton. Ces redents habillés de vastes baies vitrées ouvrent sur une loggia filante. Ils sont également présents en élévation postérieure cependant dénués de vitrage et de loggia.
Le rez-de-chaussée aveugle est allégé par l'effet de pilotis que procurent le retrait des garages à vélos et à voitures d'enfants avec leur décor de mosaïque ainsi que le passage d'accès à la cour intérieure. Le développement en longueur du bâtiment est également égayé par le commerce reprenant l'implantation des travées biaises des étages. L'accordéon de façade masque en définitive une stricte symétrie ordonnée de par et d'autre des deux cages d'escalier. Les appartements des deux extrémités disposent d'une pièce supplémentaire octroyée par l'inclusion de la travée en vis-à-vis des cages d'escalier. Les deux appartements centraux ne bénéficient par conséquent que de deux loggias sur le boulevard. Tous les appartements sont de type "double en profondeur", les pièces se répartissant autour d'un hall d'entrée.
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Murs
- béton parpaing de béton carrelage mural en céramique
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Toitsbitume
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Étages5 étages carrés
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Couvrements
- dalle de béton
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- terrasse
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour
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Techniques
- mosaïque
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
Immeuble inscrit sur la liste des éléments identifiés au titre de patrimoine du PLUI Clermont-Auvergne-Métropole, juin 2024
- © Ministère des finances et des comptes publics, www.cadastre.gouv.fr
- © Archives communales de Clermont-Ferrand
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- © Archives communales de Chamalières
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- © Région Auvergne-Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
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Documents d'archives
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AC Clermont-Ferrand : 1 O 1587
AC Clermont-Ferrand, 1 O 1587, Etablissement de bordures de trottoirs, boulevard Aristide-Briand· Déclaration d'utilité publique : délibération du 26 juin 1936, arrêté préfectoral du 6 août 1936. Plan, état de répartition, cahier des charges, détail estimatif, bordereau des prix : 1936
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AC Chamalières : PC 2096
AC Chamalières, PC 2096, [Demande construction immeuble, 16 boulevard Aristide-Briand]. 14 septembre 1938
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AC Chamalières : PC 3087
AC Chamalières, PC 3087, [Demande grandissement immeuble, 7 boulevard Aristide-Briand]. 21 juillet 1939.
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AC Chamalières : PC 3103
AC Chamalières, PC 3103, [Demande construction immeuble, 12 boulevard Aristide-Briand]. 6 octobre 1939.
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AC Chamalières : PC 3115
AC Chamalières, PC 3115, [Demande construction immeuble, 4 boulevard Aristide-Briand]. 8 août 1940.
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AC Chamalières : PC 3820
AC Chamalières, PC 3820, [Demande construction garages, 6-10 boulevard Aristide-Briand]. 29 mars 1956.
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AC Chamalières : PC 4117
AC Chamalières, PC 4117, [Demande construction garages, 6-10 boulevard Aristide-Briand]. 1er décembre 1959.
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AC Chamalières : PC 4173
AC Chamalières, PC 4173, [Demande construction immeuble, 6-10 boulevard Aristide-Briand]. 16 novembre 1960.
Documents figurés
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AC Clermont-Ferrand : 1 O 224
Plan du calcul des surface dressé en conformité du plan d'alignement approuvé par décision de la commission départementale en date du 18 octobre 1913, boulevard sud (partie comprise entre le Pont de Naud et le boulevard Duclaux, expropriation des immeubles ou parties d'immeuble, droits de toutes natures et servitudes diverses) / Mairie de Clermont-Ferrand, voirie urbaine, Alignements. 0.002 pm. mars 1926. Dess. Extr de [liasse d'archives] "Expropriations: boulevard sud, 1921-1929", AC Clermont-Ferrand, série O : 1 O 224.
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IGN : C2531-0331_1957_CDP1272_0402
[Extrémité nord du boulevard Aristide-Briand] / [extrait d'une vue aérienne] IGN, mission n°2531-0331, réf. C2531-0331_1957_CDP1272_0402. 1 : 1648. 28 octobre 1957. Photogr. pos.
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