Dossier d’œuvre architecture IA63002773 | Réalisé par
Fougère Félicie (Contributeur)
Fougère Félicie

Conservatrice du patrimoine. Responsable de l'unité Ressources du Service Patrimoines et Inventaire général de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

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  • inventaire topographique, La ceinture des boulevards de Clermont-Ferrand
Boulevard Fleury
Œuvre étudiée
Copyright
  • © Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Clermont-Auvergne-Métropole
  • Commune Clermont-Ferrand
  • Adresse boulevard Fleury
  • Cadastre
  • Dénominations
    boulevard

Les premiers projets d'ouverture du boulevard Fleury, en 1913 et 1914, le nomment boulevard sud ou boulevard de ronde sud. Il est la première étape à la constitution d'un réseau de contournement s'éloignant de la planification de la fin du XIXe siècle dont le projet était de raccorder l'avenue d'Italie à l'avenue des Paulines afin d'opérer une jonction à la hauteur du boulevard Duclaux (via les boulevards Gergovia et Pasteur). Le boulevard Fleury ne traverse qu'une seule vaste parcelle alors occupée par des jardins (terrains Chomette). L'opération, même si elle connaît un délai de réalisation sans doute dû à la Première Guerre mondiale, est donc simplifiée. Le propriétaire lotit le terrain après l'ouverture du boulevard, à partir de 1921, en mettant en œuvre une contrainte contractuelle à laquelle les acquéreurs sont censés se soumettre. Cette volonté d'exercer un contrôle sur la production du paysage urbain s'apparente à une démarche utopiste.

I. Création d'un paysage urbain

Le paysage n'avait à l'origine rien d'urbain. L'avenue des Paulines était bordée au nord par la caserne Gribeauval (actuel lycée Blaise-Pascal, dossier IA63002577), au sud par des entrepôts de stockage ou des ateliers d'artisans (bois et charbons du ferronnier Romeuf, ébéniste, dépôt de matériel de construction), enfin, au carrefour de la rue de l'Oradou par les ateliers de la manufacture de caoutchouc Fritisse et Nourry (dossier IA63002786). L'espace, alors occupé par les jardins du terrain Chomette, était longé par un bras de la Tiretaine et délimité par la tranchée de la voie de chemin de fer (voir l'image IVR84_20246300364NUCA, la Tirtaine est le tracé souligné en bleu, à l'heure actuelle son cours se lit encore dans l'allée de desserte du n°8 rue de l'Oradou1, et voir image IVR84_20246300338NUCA avec la ligne de chemin de fer). Ainsi l'idée de lotir ce terrain afin d'en faire une sorte de faubourg de villégiature bourgeoise contrevient au premier mouvement d'occupation de ce secteur. Aussi bien, le projet ne se réalisa qu'imparfaitement.

Quel est donc ce projet de lotissement du terrain Chomette? Il se matérialise par un contrat accompagnant l'acte notarié que signe l'acquéreur de la parcelle à construire (extrait versé en annexe). Il y a donc un engagement de la part du nouveau propriétaire. Ainsi se cristallise une adhésion commune sous la forme d'un respect du recul d'alignement (qui sera réactivée lors de la demande d'empiéter sur la bande de reculement en 1955, voir dossier IA63002790), recul occupé par un jardinet d'agrément clos d'un muret surmonté d'une grille, de l'édification d'habitation avec façade orientée vers le boulevard tandis que l'installation de dépendance (remises ou garages) doit se faire en fond de parcelle, d'une absence de commerce ou d'industrie (ce qui n'est pas anodin au vu de l'occupation des alentours à l'origine), avec toutefois la possibilité d'y exercer une profession libérale (d'où les immeubles à rez-de-chaussée indépendant, dossiers IA632787 et IA2788). Le nouveau propriétaire peut aussi s'en arranger. Ainsi, se marque, à contrario, un refus de la norme sociale imposée : la hauteur maximum de trois étages est parfois excédée, les édifices de type cottage ou villa qui devaient exclusivement garnir les rives prennent parfois la forme d'immeubles, qui peuvent n'avoir aucune composition architecturale spécifique (voir image IVR84_20246300421NUCA). Enfin on note un cas d'édification de garage sur la rive qui entraîne une rupture de la ligne des murets de jardinet (au n°13) (voir image IVR84_20246300383NUC4A, le garage et la rupture d'alignement sont au premier plan à droite, voir image ). On ne peut incriminer un phénomène de dilution des règles au fil du temps puisque certains immeubles sont érigés au début de la période d'édification (les n°17 à 11 dans la première moitié des années 1920) et à l'inverse certaines villas correspondant au modèle sont construites à la fin de cette période (les n°20, 1 et 1bis au début des années 1930). La présence d'immeubles frustes logeant des appartements modestes (les n°12 et 9, édifiés en vis-à-vis selon les mêmes plans, ainsi que vraisemblablement le n°19 appartenant au même propriétaire) s'écarte résolument du modèle social présent en filigrane du contrat d'occupation des parcelles. On pourrait interpréter les allégations de certains habitants comme une persistance du modèle d'origine : ils soulignent que le boulevard était planté d'arbres et pourvu de bancs, ce qui en faisait une promenade bourgeoise2; ils affirment que des édifices de fond de parcelle servaient d'écurie, alors qu'ils furent dès l'origine édifiés pour abriter des voitures. L'idée persiste de la chose idéale qui aurait été abîmée par le temps et les usages, cela n'est qu'en partie vrai.

Il n'en reste pas moins que le respect global de l'engagement contractuel entre individus (puisque la Ville n'est en rien concernée par ce règlement) a créé une forme urbaine d'autant plus homogène qu'elle se déploie sans carrefour ou débouché de rue. Seule la rue Michalias débouche sur la rive ouest du boulevard et semble moins interrompre une séquence que la clore, les deux immeubles (dossier IA63002791 et IA63002792) situés après ce débouché étant davantage intégrés à l'aménagement du carrefour avec le boulevard Lafayette qu'au boulevard Fleury proprement dit. L'expression architecturale des maisons s'individualisent cependant que leur alignement en recul régulier suscite un effet d'ordre. L'architecture de composition indépendante est en effet plus spécifiquement dévolue aux maisons (du n°1 au 3), à la séquence parfois entrecoupée d'un immeuble (du n°14 au n°20). Les cas de collocation3, produit par l'homogénéité de façade des immeubles, sont particulièrement nombreux (voir figure IVR84_20246300335NUDA). Les immeubles placés aux carrefours forment, malgré leur rupture d'échelle, des ensembles cohérents : à l'angle nord-est l'immeuble dit résidence Les Paulines s'adapte au gabarit de son mitoyen (dossier IA63002786) ; à l'angle sud-ouest, les n°22 et 24 (dossier IA63002791 et IA63002792) constitue à eux seuls un front d'îlot. Les immeubles de rives (du n°6 au 12, du n°5 au 9 et du n°13 au 19), à l'exception de l'immeuble du n°11 (dossier IA63002789) qui s'individualise tant dans sa forme que dans sa taille, pourraient être monotones s'ils ne se singularisaient pas par leur décor. Le seul cas d'hétérogénéité architecturale pour une séquence d'immeuble provient d'une adaptation malaisée au découpage parcellaire de carrefour (du n°2 au n°4)

II. Typologie des séquences d'édification

Le découpage parcellaire en lot régulier et relativement égaux, disposant chacun d'un devant de parcelle sur rive du boulevard, engendre une configuration cadastrale que l'on pourrait qualifier d'arête de poisson. Le boulevard forme une sorte d'épine dorsale commandant aux parcelles taillées en éventails (voir figure IVR84_20246300339NUDA). Un pré-découpage a été effectué par le propriétaire et les parcelles sont vendues par la suite sans connaître de modification d'emprise. Le plan de numérotage de 1925 figure déjà la partition actuelle, à l'exception d'une fragmentation affectant les n°1 et 2 d'où l'attribution de bis pour ces deux numéros (voir figure IVR84_20246300337NUCA). On peut considérer que le boulevard Fleury présente une unité de plan4. Si l'on excepte l'extrémité sud-ouest du boulevard rendue autonome par la césure de la rue Michalias, les deux rives sont édifiées entre 1922 et 1933, soit en une dizaine d'années. Le mode d'édification dominant est le damier (voir définition dans la grille typologique du dossier Présentation de l'opération d'inventaire des boulevards de ceinture de Clermont-Ferrand) traduisant le fait que les premiers acquéreurs privilégient des parcelles sans édifice mitoyen. Les suivants, à partir de 1925, s'établissent dans les dents creuses (voir figure IVR84_20246300334NUDA). Une séquence linéaire en chronologie s'établit du n°13 au 19 entre 1922 et les années 1930. L'édification de la partie située sur le carrefour avec l'avenue Lafayette, plus tardif, est en rupture d'échelle mais constitue une sorte d'isolat (puisque le front d'îlot est ici très réduit). Le seul cas de substitution concerne la parcelle de carrefour nord-est qui ne quitte sa destination industrielle qu'en 1997 pour devenir une résidence. Ainsi, la cristallisation rapide et la pérennité des constructions concourent à l'homogénéité urbaine de ce court boulevard.

1Voir l'ouvrage : DELAVEAU Jean-Michel, La tiretaine rivière secrète du grand Clermont, Edition des monts d'Auvergne, 1997. Notamment la reproduction de la carte des bras de la Tiretaire en rabat de couverture.2Les arbres disparaissent des vues aériennes de l'IGN entre 1953 et 1954, sans que nous n'en connaissons la raison.3"Composition, localisation et conception des aménagements urbains ou bâtiments nouveaux de façon à contribuer à une esthétique d'ensemble avec les aménagements urbains ou les bâtiments existants, en particulier par la reprise de leur alignement, de leur gabarit, de la structure de leur dessin de façade et de leur technique de construction" Gauthiez, Espace urbain. Vocabulaire et morphologie, p. 2764"Unité de plan : partie d'un plan d'agglomération présentant des caractères géométriques propres en termes de voierie, de parcellaire, et de bâti, avec une unité géométrique interne la distinguant de son environnement et permettant de lui attribuer une genèse particulière" Gauthiez, Espace urbain, vocabulaire et morphologie (p. 194)

Le premier plan parcellaire du projet d'ouverture d'une voie entre l'avenue des Paulines et la route nationale n°9 au Pont de Naud (actuel boulevard Lafayette) date de 1913. L'appellation est alors générique, il s'agit du premier tronçon du boulevard sud. La décision d'ouvrir des voies nouvelles dans les terrains Chomette, du nom de leur propriétaire, est entérinée par délibération du conseil municipal le 3 avril 1914. Le plan d'alignement présente le projet de ce qui deviendra le boulevard Fleury, coupant en diagonale la vaste parcelle 1257, section N (1ière feuille) du cadastre de 1831 occupée par des jardins, rejoint par la liaison avec l'avenue des Paulines qu'opère la rue Michalias. Ces deux appellations sont attribuées en 1921. Le projet est en effet retardé par la Première Guerre mondiale et l'acte de cession de l'emprise des voies à la Ville ne s'effectue qu'en 1921. Le lotissement par vente des parcelles débutent dans la foulée, les premières édifications datant de 1922, pour s'achever dans les années 1930 (les deux immeubles les plus tardifs construits en 1957 et 1997 se situent en périphérie sud et nord du secteur). Par la suite, les demandes concernent des maisons édifiées en fond de parcelles, pour servir d'annexe au n°14, en 1932 puis 1934, ou bien comme habitation autonome au n°8 en 1935, enfin avec un statut peu clair qui provoque des poursuites de la Ville au n°5 en 1956 puis 1961. Les demandes d'extension en retrait ou de construction en fond de parcelle pour des garages interviennent en 1954 (n°7) et 1990 (n°3). Le recours aux architectes est particulièrement élevé puisqu'il s'établit à 76%. On y voit l'intervention d'architectes alors en début de carrière comme Ernest Pincot, Marcel Depailler et Jean Bosser ainsi que celle d'architectes confirmés tels Emile Nivat et Marius Lanquette.

Le plan de numérotage est établi en 1925. Le projet d'installation d'un égout collecteur et les démarches pour branchement des particuliers débutent en juin 1926. Les travaux sont achevés en 1928.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle , daté par source
  • Dates
    • 1921, daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Faye George
      Faye George

      Architecte natif de Chamalières (1893-1964). Il est l'auteur, en collaboration avec L. Rouchon, des plans de l'immeuble du n°13 boulevard Fleury (en 1922, adresse: 21 rue Fontgiève)

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    • Auteur :
      Rouchon L.
      Rouchon L.

      Architecte, signataire des plans, avec Gustave Faye, de l'immeuble du n°13 boulevard Fleury, en 1922 (adresse: 21 rue Fontgiève). Il peut s'agir de l'architecte Louis Rouchon (1962-1926),

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    • Auteur :
      Pincot Ernest
      Pincot Ernest

      Architecte DPLG en 1921. Élève de Léon Jaussely à l'école des Beaux-Arts de Paris. Architecte de la Ville de Clermont-Ferrand de 1921 à 1930. Architecte en chef du département du Puy-de-Dôme en 1931.

      Notamment :

      Architecte du lycée Amédée-Gasquet de Clermont-Ferrand (à l'origine École pratique de commerce et d'industrie et École primaire supérieure de garçons), 1923-1925. En 1924, il signe les plans du sobre immeuble du 10 boulevard Fleury. Puis, en 1925, il est l'auteur des plans de l'immeuble du 11 boulevard Fleury (attribution d'après la signature, faite par Christophe Laurent). Il reprend le même parti architectural pour l'immeuble du n°18 rue Raynaud en 1926. En 1932, il lance le projet de l'immeuble en copropriété du 11 et 11 bis boulevard Duclaux, pour lequel il est à la fois commanditaire (propriétaire) et architecte (rôle de promoteur).

      Architecte secondaire au petit noviciat des frères des écoles chrétiennes (122 avenue de la République à Clermont-Ferrand), entre 1933 et 1937 (devis de sa main conservés aux Archives lassaliennes).

      En tant qu'architecte de la ville, a donné un plan en 1930 pour l'établissement du lycée Blaise-Pascal sur le site de la caserne Gribeauval.

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    • Auteur :
      Depailler Marcel
      Depailler Marcel

      L'architecte clermontois Marcel Depailler a cosigné avec Albéric Aubert et René Delayre les plans de la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Clermont-Ferrand (1948-1954). Cette cosignature répondait à une logique administrative : le rôle de Marcel Depailler dans ce projet demeura très limité.

      Marcel Depailler (Clermont-Ferrand, 20 août 1902 - idem, 16 octobre 1978) étudia à partir de 1921 dans la section architecture de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il obtint le diplôme d’architecte DPLG le 14 novembre 1928. C'est donc en tant que jeune architecte, qu'il livre les plans de l'immeuble du 7 boulevard Fleury. Nommé architecte de la ville de Clermont-Ferrand le 16 février 1931, il effectua toute sa carrière au sein de cette administration (directeur général de l’architecture le 26 avril 1945, architecte en chef le 1er janvier 1957). Il fut également architecte de l’université clermontoise.

      Marcel Depailler construisit dans la capitale auvergnate plusieurs édifices publics, dont la faculté des Lettres et Sciences (boulevard Carnot), le bâtiment de Chimie (très remanié, actuel UFR de psychologie), le groupe scolaire Nestor-Perret, la surélévation de la bibliothèque universitaire Lafayette, la caserne des sapeurs-pompiers Turgot. Il collabora avec Jean-Baptiste Mathon (seconde faculté mixte de médecine et de pharmacie, place Henri-Dunand) et avec Georges Noël (extension du lycée Jeanne-d’Arc). Il cessa son activité le 30 septembre 1972.

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    • Auteur :
      Pierre et Cédric Vigneron et Partenaires
      Pierre et Cédric Vigneron et Partenaires

      Agent d'architecture située au 3 rue Colbert en 1997. Réalise l'immeuble situé au carrefour de l'avenue des Paulines, du boulevard Fleury et de la rue de L'Oradou (résidence "Les Paulines"). Possible descendant de Valentin Vigneron.

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    • Auteur :
      Bardy Charles
      Bardy Charles

      Architecte domicilié au 17 rue Lecoq à Clermont-Ferrand en 1922. Auteur des plans de l'immeuble du 36 avenue des Paulines (angle du boulevard Fleury) à Clermont-Ferrand.

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    • Auteur :
      Dissard J.-M.
      Dissard J.-M.

      Architecte, successeur de B. SAUZET - archi du département, domicilié au 31 Rue Rameau CLERMONT-FD (63). Dans les années 1920, il effectue des travaux de restauration et décoration de la salle du conseil à l'hôtel de ville d'Arlanc (63). Auteur des plans de l'immeuble du n°5 boulevard Fleury en 1925

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    • Auteur :
      Marc Charles
      Marc Charles

      Architecte à Clermont-Ferrand, domicilié au 13 rue Rameau en 1923. Il est l'auteur d'églises dont celle du boulevard Jean-Jaurès (sainte Jean d'Arc, consacrée en 1927, place Littré). Il est également l'auteur des plans de la maison du 3 boulevard Fleury, en 1923.

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    • Auteur :
      Bertrand Jules
      Bertrand Jules

      Architecte clermontois. Il est l'auteur, en 1954, des premiers plans de l'immeuble du n°24 boulevard Fleury à Clermont-Ferrand. Il est alors domicilié au 16, rue Fontgiève. Les plans modificatifs, datés de 1955, sont signés du cabinet Bertrand.

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    • Auteur :
      Perrier F.
      Perrier F.

      Architecte à Clermont-Ferrand, domicilié au 4 rue d'Ambert en 1932. Auteur des plans de la maison du n°1 boulevard Fleury

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    • Auteur :
      Arnaud Maurice
      Arnaud Maurice

      Fils de l'architecte Charles Arnaud. Domicilié en 1931 au 86 avenue de Lyon, puis, en 1933 au 15 rue Sidoine Apollinaire à Clermont-Ferrand. Il est l'auteur, en 1931, du commerce avec étage d'habitation du n°59 bis boulevard Lafayette (Clermont-Ferrand), en 1933, de la maison et des bâtiments industriels du plombier-zingueur Prunin au n°6-8 avenue d'Italie (Clermont-Ferrand). Egalement l'auteur, la même année, des plans de l'immeuble situé au 2 bis boulevard Fleury (Clermont-Ferrand).

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    • Auteur :
      Carré J. Robert
      Carré J. Robert

      Architecte-Expert, en 1925 il produit les plans pour les immeuble du n°4 et du n°8 boulevard Fleury (à Clermont-Ferrand). Il est domicilié au 17 rue Lecoq puis au 15 rue Charles Fabre à Clermont-Ferrand

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    • Auteur :
      Loiselot
      Loiselot

      Architecte-entrepeneur à Clermont-Ferrand sous le Second Empire.

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    • Auteur :
      Bosser Jean
      Bosser Jean

      Jean Bosser (Clermont-Ferrand, 22 février 1902, idem, 21 octobre 1984) suivit des études d’architecture à l’École spéciale des Travaux publics de Paris puis à l’École des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand. Il exerça de 1926 à 1980 à Clermont-Ferrand et plus largement dans le Puy-de-Dôme.

      A conçu en particulier, en 1951, les plans de certaines des maisons "Castor" de la cité ouvrière Michelin du Clos-Chanturgue à Clermont-Ferrand. Aurait également travaillé à des projets pour l'établissement thermal du Mont-Dore à la fin des années 1940. En 1933, il dessine les plans de l'immeuble du 16 boulevard Fleury. En 1939, il est l'auteur du plan d'agrandissement de l'immeuble de la Caisse primaire de l'Union des sociétés de Secours mutuel, au 50 avenue d'Italie puis, au début des années 1960 de sa surélévation.

      Le milieu catholique lui assura des commandes importantes, parmi lesquelles, à Clermont-Ferrand, dans les années 1930, les chapelles de la Maîtrise (école Massillon) et de l’évêché (rue Pascal), et dans les années 1950-1960, les églises Notre-Dame de la Route, Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus (avec Jean-Louis Douat), Sainte-Bernadette et Saint-Austremoine.

      Il construisit aussi à Clermont-Ferrand trois cinémas : l’« ABC », « L’Ambiance », « Le Globe », ainsi que la salle Saint-Genès (à l’arrière du n° 9 place Michel-de-l’Hospital). Il fut enfin le maître d’œuvre de nombreuses maisons (certaines très modestes) et d’immeubles d’habitation (par exemple à Clermont-Ferrand n° 9 place Michel-de-l’Hospital et n° 13 avenue des États-Unis).

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    • Auteur :
      Nivat Emile
      Nivat Emile

      Architecte à Clermont-Ferrand. Fut vraisemblablement le commis de l'architecte Jules-Joseph Painchaux (1829-1900) dont le cabinet se trouvait au 12, rue Saint-Benoît; cabinet qu'Emile Nivat acquiert à la mort de Painchaux. En 1905, il est élu conseiller municipal. En 1908, il achève le chantier de l'immeuble du 77 boulevard Gergovia (actuellement 40 boulevard Charles-de-Gaulle) (source Geneanet). Cette même année 1908, il signe les plans de l'immeuble sis au 56 avenue d'Italie. En 1923, il dessine les plans de la maison du 18 boulevard Fleury.

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    • Auteur :
      Girard Gabriel
      Girard Gabriel

      Architecte SFA (société française d'architecture) à Clermont-Ferrand (58 avenue Julien). En 1933, il est l'auteur des plans de la maison du n°20 boulevard Fleury, Clermont-Ferrand

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    • Auteur :
      Lanquette Marius
      Lanquette Marius

      Architecte clermontois, membre de l'association provinciale des architectes français. Père de l'architecte Paul Lanquette et grand-père de l'architecte Jean-Paul Lanquette. Domicilié avenue de Beaumont à Clermont-Ferrand en 1929. Auteur, en 1929, de l'immeuble sis au 62 boulevard Lavoisier à Clermont-Ferrand. Domicilié au 25 avenue Julien, Clermont-Ferrand en 1937. Il signe les plans de l'immeuble du 22 boulevard Fleury en 1937.

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Le boulevard Fleury est une voie de 18 m de large. Il est, à l'heure actuelle, la seule portion de la circulaire des boulevards à n'être pas planté. Les arbres des deux rives disparaissent en effet entre 1953 et 1954 (voir image IVR84_20246300382NUCA, les arbres en 1953; ils disparaissent du cliché de l'année suivante). Des travaux ont été effectués en 2023 qui ont supprimé les places de parking et aménagé trois voies de circulation (deux réservées au bus et une en sens unique du sud au nord pour les voitures). Même si la limitation des hauteurs des bâtiments préconisée par la contrainte contractuelle du lotisseur (voir annexe) n'a pas été strictement respectée (certains immeubles l'excèdent d'un étage), les hauteurs sont suffisamment faibles pour que, rapportées à la largeur de la voie, on éprouve une "impression de vide" (Allain R., Morphologie urbaine, p. 145), impression que la présence d'arbres devait sans doute atténuer.

Le numérotage des immeubles commence au carrefour de l'avenue des Paulines. Les numéros pairs sont à droite, les numéros impairs à gauche. Le boulevard Fleury débute et s'achève sur d'importants carrefours, celui du nord en forme de X, celui du sud en Y. Dans ces deux cas, les avenues partant vers l'ouest donnent sur des perspectives animées par un site naturel (vue sur le puy de Gravenoire au bout de l'avenue des Paulines, vue sur le Puy-de-Dôme au bout de l'avenue Lafayette). La présence à l'est de la tranchée de voie de chemin de fer empêche toute ouverture de rue en rive impair (voir image IVR84_20246300372NUCA arrière des immeubles au-dessus de la tranchée de la voie de chemin de fer). La rive paire accueille le débouché de la rue Michalias joignant l'avenue des Paulines. Les rives se déploient donc en un continuum régulier.

Les angles sont par conséquent peu nombreux (seulement 6). La seule correspondance entre le bâti et la morphologie parcellaire concerne l'immeuble du carrefour de l'avenue des Paulines, du boulevard Fleury et de la rue de l'Oradou (dossier IA63002786) pour lequel l'arrondi du parement épouse l'arc de la limite parcellaire (voir image IVR84_20246300350NUC4A). Cet immeuble par la modulation croissante de son élévation est également un exemple d'architecture de connexion. Une autre parcelle d'angle de forme arrondie, bien qu'affectée d'un renfoncement irrégulier, se trouve à l'opposé du boulevard (au n°22). Cependant, l'architecture ne reprend cette forme que partiellement en outrepassant la limite parcellaire : l'angle du bâtiment s'orne d'une tour d'angle demi hors-œuvre surmontant le rez-de-chaussée traité en pan coupé (voir image IVR84_20246300353NUC4A). Ces deux immeubles marquent par leur échelle le début et la fin du boulevard Fleury et s'inscrivent dans la perspective cavalière du boulevard (voir image IVR84_20246300906NUCA, on distingue la toiture de l'immeuble à l'angle de la rue de l'Oradou). Le vis-à-vis du n°22, positionné sur l'autre rive de la rue Michalias, adopte un traitement architectural de l'angle par une tour carrée n'épousant pas le pan coupé parcellaire et se refusant à tout rôle de connexion (voir image IVR84_20246300355NUC4A). La position de recul par rapport à une parcelle à pan coupé se retrouve tant pour le n°1 que pour le n°2 du boulevard Fleury, le premier ébauchant une entre-coupe tandis que le second n'offre que des angles droits. Ces deux derniers constituent également les seuls édifices à ne présenter sur le boulevard qu'une élévation latéral (voir image IVR84_20236300294NUC4A, élévation latérale sur le boulevard du n°2). Ainsi, l'homogénéité du bâti de rive s'ouvre par un alignement désordonné particulièrement perceptible en rive occidentale. Le n°2 s'établit en diagonale par rapport à l'axe du boulevard tandis que le n°2 bis rattrape l'alignement. La rupture d'orientation des deux façades crée un renfoncement triangulaire. A l'opposé de cet ensemble, le pan tronqué de la parcelle d'extrémité sud-est (n°19) est certes reproduit par l'immeuble mais ce dernier adopte une position de recul qui brouille la lecture et offre un traitement d'angle par pignon aveugle (voir image IVR84_20236300296NUC4A, vue de l'élévation postérieure avec pignon aveugle donnant sur le carrefour). Ainsi, le boulevard s'achève également sur une cassure de rythme résultant de la proximité de la tranchée de voie de chemin de fer.

Le seul édifice entraînant une rupture d'alignement est le n°2 du boulevard Fleury, situé au carrefour de l'avenue des Paulines et privilégiant l'axe de cette dernière. Un seul édifice également forme une rupture de la régularité de l'alignement par élimination du muret de clôture (le n°13). Les 16 autres édifices respectent l'alignement par recul régulier, six d'entre eux se distinguent cependant par un espacement ménagé par des jardins d'angle, l'ajout d'une dépendance en renfoncement, ou l'ouverture d'une allée de desserte de fond de parcelle. On peut donc observer des élévations aveugles (entre les n°1bis et 3, entre les n°7 et 9, au n°2bis, entre les n°6 et 8, au n°16, entre n°18 et 20) ainsi qu'un mur d'héberge (au n°11).

A l'heure actuelle, les rives du boulevard Fleury comptent 25 parcelles. Toutes sont occupées par de l'habitat sans implantation de commerce en rez-de-chaussée, soit cinq maisons et vingt immeubles. La majorité de ces derniers sont des "immeubles-maison" ne comportant qu'un appartement par étages. Parmi eux se distinguent les n°4 et 8 (voir dossier IA63002787 et IA63002788) comportant un rez-de-chaussée indépendant desservi par une entrée distincte de celle des étages afin de permettre l'installation d'une profession libérale (phénomène que l'on retrouve de façon moins nette pour la maison du n°20, voir dossier IA63002790). On peut noter le recours à un type d'immeuble austère, sans effort de modénature ni de volume, dont les appartements se répartissent en grappe (les n°12, 9 et 19, édifiés sans architecte par le même propriétaire), forme que l'on s'attend davantage à trouver plus tardivement, d'autant que l'un d'entre eux à recours à un passage permettant l'accès des voitures à la cour arrière.

Les plans ne reflètent pas forcément l'aménagement effectif cependant ils indiquent une intention d'origine d'autant plus signifiante qu'ils désignent des pièces non habituelles. Les pièces à caractère spécifique nommées sur les plans peuvent être de nature professionnelle (cabinet médical ou bureau au n°20, n°24, n°18, n°10, n°1 et n°5 ; chambres de bonnes au n°22, n°14, n°11, n°10 et n°4 ). Lorsqu'elles revêtent un caractère d'agrément, ces pièces se font rares. Dans la maison annexe au n°14, construite en fond de parcelle en 1934, sont installés une serre couverte ainsi qu'un laboratoire de photographie, c'est là le seul exemple du boulevard. Dans ces années 1920-1930, on trouve encore cinq immeubles (25% du bâti) dont les cabinets d'aisance sont à usage collectif, soit implantés sur les paliers, soit à l'extérieur de la construction et dont les appartements ne disposent ni de salle de bain, ni de cabinet de toilette. Les maisons sont toutes dotées de cabinets d'aisance intérieurs et d'une salle de bain. On trouve dans la demande d'alignement de la maison du n°14, dont le propriétaire était ingénieur en chef du Génie rural, une description très précise de l'alternative d'évacuation des eaux usés en attendant la construction de l'égout, à savoir une fosse étanche pouvant se transformer en fosse sceptique dès achèvement du système de collecte publique (voir annexe Note sur l'évacuation des eaux résiduaires, M. Patrix, mai 1925).

  • Typologies
    alignement régulier ; Edification en damier ; Edification linéaire ; Collocation ; Composition indépendante