• enquête thématique régionale, Patrimoine industriel
Présentation de l'étude des emprises industrielles de la commune de Vénissieux
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  • © Métropole de Lyon

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lyon patrimoine industriel - Vénissieux
  • Commune Vénissieux
  • Adresse
  • Cadastre
  • Dénominations
    ville, ensemble industriel
  • Parties constituantes non étudiées
    maison du peuple, église paroissiale, château d'eau

A l'origine Vénissieux est un territoire agricole (maraîchage) assez isolé. A partir de la fin du XIXe siècle de nombreuses industries vont s'implanter à proximité de la voie ferrée. En 1888, est actée la séparation avec la commune de Saint-Fons à la demande de cette dernière. Dans la foulée un ensemble de cités ouvrières sont construites, ce qui va générer une extension urbaine sous forme de poches monofonctionnelles.

La guerre de 1914-1918 donne le signal d'une industrialisation à grande échelle de la rive gauche du Rhône. Vénissieux voit son développement industriel exploser entre 1917 et 1920 (Ph Videlier - thèse de 1982, p. 112) entraînant une grande concentration de main d’œuvre et d'outillage.

Les activités industrielles prospèrent dans le secteur de la chimie, de la métallurgie et du textile, et attirent de nouvelles populations. La ville connaît un accroissement démographique important, qui s’accompagne de la construction de nombreux de logements et d’équipements liés à l’industrialisation massive du territoire. Par ailleurs, le territoire de Vénissieux abrite de nombreuses plantations de rosiers, cultivés pour l’industrie de la soie. En région lyonnaise, plus d’une vingtaine de rosiéristes sont présents et développent des motifs et des couleurs utilisés par les industries textiles. Entre 1850 et 1950, les rosiéristes s’installent dans les quartiers de Parilly et du Moulin à Vent. Certains sont d’ailleurs célèbres et ont reçu des récompenses exceptionnelles grâce à leurs productions uniques, tels que Joseph Schwartz (1846-1885) ou Jean-Baptiste Croibier (1869-1939). Le plus illustre est Joseph Pernet-Ducher (1859-1928), surnommé le « magicien de Lyon» par ses pairs. En 1898, il quitte le quartier de Lyon-Montplaisir pour s’installer à Vénissieux dans une vaste roseraie du quartier de Parilly11. La même année, ce spécialiste des roses ébranle l’horticulture mondiale grâce à la création de la première rose de couleur jaune, « Soleil d’or » qui donnera naissance à une nouvelle variété qu’il nomme « Rosa Pernetiana »

Dans les années 1920, on dénombre 8 050 vénissians. En dix ans, la population a presque doublé. Vénissieux et Saint-Fons forment déjà la plus grosse concentration industrielle de toute la région lyonnaise. Autour des grandes usines vont s'élever alors les premières cités ouvrières. La construction de la Maison du peuple fut décidée en 1929 par le conseil municipal, alors présidé par le socialiste Eugène Peloux. La Maison du peuple et de la prévoyance sociale, des arts et des œuvres sociales, puisqu’elle fut appelée ainsi, fut inaugurée le 3 juin 1934. Une belle architecture art déco, réalisée par l’architecte vénissian Louis Weckerlin.

La commune va se développer autour de trois zones : le Bourg, Parilly et le Moulin à Vent. Puis, La ZUP des Minguettes est construite en 1963 sous le mandat de Marcel Houël, Maire de Vénissieux. De 1965 à 1973, 9 200 logements sont construits dans le cadre d'une zone à urbaniser en priorité (ZUP) de 270 hectares, créée par arrêté du 6 janvier 1960.Cette évolution urbaine s’effectue sous forme de poches monofonctionnelles, composées d’emprises industrielles, de cités ouvrières, d’immeubles H.B.M., de grands ensembles, de lotissements pavillonnaires et d’équipements, s’ajoutent les unes à côté des autres suivant une logique d’industrialisation (proximité des infrastructures, prix des terrains, possibilités d’extensions).

Ces poches sont desservies par les voies de communication qui se déploient sur tout le territoire et forment aujourd’hui les témoins de la transformation de Vénissieux à l’ère de l’industrialisation

En 1973, à la suite d'un symposium de sculpture organisé par Madeleine Lambert (plasticienne), alors conseillère artistique de la ville de Vénissieux, les élus décidèrent de doter leur commune d'un patrimoine artistique urbain qui marque la volonté municipale d'appliquer la loi du 1% artistique. Le Centre d’art Madeleine-Lambert est installé depuis 1991 dans l’ancienne salle de bal de la Maison du Peuple. Il organise 4 expositions par an, et constitue la partie visible d’un réseau d’actions en faveur de l’art qui se développe sur tout le territoire : enseignement artistique pour enfants, jeunes et adultes aux Ateliers Henri-Matisse, résidences d’artistes, diffusion de la collection municipale d’art moderne et contemporain, participation à des projets urbains.

(sources) : Histoire & Patrimoine / Vénissieux / Ma ville / Ville de Vénissieux (ville-venissieux.fr)

Pour information : A Vénissieux, le lycée Hélène Boucher, construit en 1962 sous la direction de René Bornarel, architecte-conseil de la ville de Vénissieux, a bénéficié d’une étude, ainsi que le 1% artistique dû à Georges Salendre également en 1962. De même, les lycées Marcel Sembat et Marc-Seguin, actuellement cité scolaire Sembat-Seguin, aux Minguettes datant de 1972 sont dus à l’architecte parisien Jacques Chauliat (1916-1994).

Développement dans le temps de cités ouvrières (SNCF, Gillet et autres) jusqu'aux grands ensembles (les Minguettes).

Typologie industrielle :

Au moment de la Première Guerre mondiale, l’activité industrielle se développe et va modifier l’économie, la société et le territoire. Le gigantisme des installations industrielles crée rapidement une rupture avec le paysage du village et de ses petits bourgs. Ces implantations ont des conséquences sur l’organisation spatiale du territoire. Le paysage industriel apparaît, dès lors, ponctué d’éléments de repère, des signaux horizontaux et verticaux plus ou moins visibles, caractéristiques de l’activité industrielle : grandes halles, cheminées et château d'eau.

D'un territoire rural, la trame territoriale est brusquement métamorphosée. Les sols sont structurés par les rails de raccordement des nouvelles voies ferrées, les hautes cheminées s’élèvent au-dessus de grandes halles et d’entrepôts aux toits en sheds. Des cités de logements sont construites sous forme de lotissement et de nombreux cantonnements sont installés à proximité des usines, sur des parcelles inoccupées, pour loger la main d’œuvre. les industries s’installent à proximité des réseaux déjà existants pour se connecter à ces voies de raccordement qui leur permettent d’être facilement desservies et de nouer des relations d’interdépendances.

Depuis le pont de l’avenue Pierre Semard, on surplombe plusieurs parcelles d’industries et le faisceau de l’ancien dépôt des machines P.L.M. (aujourd’hui site SNCF) dont la rotonde des locomotives persiste.

Les extensions s’ajoutent les unes aux autres, les matériaux se diversifient et se côtoient sans cohérence globale, les cheminées en briques sont remplacées par des cheminées en béton ou en acier, d’autres disparaissent de l’horizon... Par ailleurs, les rues qui desservent ces sites sont peu avenantes, les piétons sont rares et les aménagements urbains sont bien souvent sommaires voire inexistants.

Hautes d’environ 30 à 105 m, les cheminées dominent l’horizon (la plus haute cheminée de France en 1880 était celle de l’usine Saint-Gobain à Saint-Fons). Les sheds découpent le ciel avec une skyline en dents de scie. Les bâtiments, aujourd’hui vétustes ou transformés, laissent entrevoir sous les couches d’enduits les multitudes de matériaux. Le souci de l’esthétique est secondaire mais certains édifices possèdent de grandes qualités architecturales, notamment les bâtiments d’accueil ou administratifs, qui marquent la singularité du site et la richesse de l’industriel.

  • Typologies
    architecture industrielle
  • État de conservation
    bon état
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    chapelle
  • Protections

  • Précisions sur la protection

    La chapelle de semaine de l'église Epiphanie : Labellisé Architecture contemporaine remarquable en 2020 (réf notice MH (base Mérimée/POP : ACR0000155)

La chapelle de semaine de l'église Epiphanie : Labellisé Architecture contemporaine remarquable en 2020 (réf notice MH (base Mérimée/POP : ACR0000155)

Bibliographie

  • VIDELIER Philippe, Banlieue Sud : Vénissieux entre les deux guerres, thèse de doctorat, université Lyon 2, 1982.

  • OHANIAN Rajak, Notes vénissiannes : Vénissieux, 25 octobre-31 décembre 1983, Hôtel de ville, [exposition organisée par le] Service culturel municipal, Vénissieux : la Mairie, 1983

    B.M.L. : 6900 Z VEN

    BM Lyon : B.M.L. : 6900 Z VEN
  • Vénissieux art dans la ville, guide 2011, Ed. la Passe du Vent, Ville de Vénissieux.

    AP
  • Au fil des œuvres, parcours artistiques à Vénissieux, Ville de Vénissieux, centre d'art Madeleine Lambert, 2024. Topo guide

Annexes

  • Maison du peuple de Vénissieux
  • Centre d’art Madeleine Lambert : Collection – Fonds municipal d’art moderne et contemporain
  • Chapelle de semaine de l'église Epiphanie Vénissieux
  • Immigration
  • Annexe n°5
Date(s) d'enquête : 2022; Date(s) de rédaction : 2022
© Région Rhône-Alpes, Inventaire général du patrimoine culturel
Articulation des dossiers
Contient
Fait partie de